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		<title><![CDATA[Collectioncar.com - Gazette]]></title>
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			 <title><![CDATA[1969 Corvette Greenwood Cabriolet, novembre 1986, Tampa, Florida, USA...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor">&nbsp;
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;">1969 Corvette Greenwood Cabriolet,<br />novembre 1986, Tampa, Florida, USA...<br /></span>Il &eacute;tait 3h20 lorsque je poussai la porte du Tallahassee.<br />La nuit &eacute;tait torride, mon sweat-shirt me collait entre les omoplates et l'air conditionn&eacute; me fit un bien fou.<br />Charly, le barman,&nbsp;me fit un signe de la t&ecirc;te, me d&eacute;signant un tabouret &agrave; l'autre bout du bar ou se trouvait Richard Graddy...<br />Mais, pour y arriver il me fallait&nbsp;me d&eacute;gager de la flop&eacute;e de singes qui gesticulaient sur la piste de danse.<br /><em>&nbsp;</em></strong></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #333399;"><br /><em>"T'es presque en retard pour ton rendez-vous, de plus, t'as&nbsp;l'air vann&eacute;, Patrice, t'as encore fait des exc&egrave;s ?"</em></span><em>...,</em> me dit-il d'un ton plein de sous&shy;-entendus.<br />Il continua sans me laisser le temps de r&eacute;pondre : <br /><em><span style="color: #333399;">"Tiens &agrave; propos, Richard Graddy qui t'a donn&eacute; ce rancard, il a invit&eacute;&nbsp;quelques potes dont une personne que tu connais bien... et une autre qui devrait te changer les id&eacute;es"</span>...</em> </span></p>
<span style="font-size: small;">J'avais quitt&eacute; Savannah &agrave; 21 h la veille, apr&egrave;s un d&icirc;ner bien arros&eacute;. </span><br />
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">L'addition me restait encore en &shy;travers de la gorge.<br />Entre les lamp&eacute;es de champa&shy;gne fran&ccedil;ais, les tourn&eacute;es de homard et les bou&shy;dins d'&eacute;crevisse..., mes cornichons de banquiers avaient fait semblant de me parler affaires, chipotant sur des d&eacute;tails futiles d'un contrat qu'ils n'avaient pas l'intention de signer. <br />Les salauds m'avaient promen&eacute; comme un d&eacute;butant, mais ils me le payeraient cher un de ces jours dans pas longtemps. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Je les avais plant&eacute; sur le perron de l'Holiday Inn, serrant leurs mains moites de businessmen v&eacute;reux pendant que le voiturier allait chercher ma Stingray'69 cabriolet&nbsp;bleue </span><span style="font-size: small;">au parking souterrain. <br />Lorsque la Corvette&nbsp;s'approcha </span><span style="font-size: small;">de la marquise, ils firent tous une bouche en rond </span><span style="font-size: small;">et des remarques imb&eacute;ciles du genre : <em>"Shit Man"...</em> :<em>&nbsp;"Q</em></span><span style="font-size: small;"><em>uelle chignole"</em>... :&nbsp;ou alors :&nbsp;<em>"Ouaaouw, la gueule de l'engin"... </em><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">D&eacute;bile ! <br />Z'avaient jamais vu une&nbsp;Corvette Greenwood&nbsp;ou quoi ? <br />J'ai fil&eacute; un vert au voiturier et j'ai d&eacute;marr&eacute; comme une bombe en leur envoyant une bonne gicl&eacute;e de graviers en pleine tronche. <br /></span><span style="font-size: small;">Savannah-Tampa, la route &eacute;tait longue pour arriver &agrave; temps au bar Thallahasee ou Richard Graddy m'avait invit&eacute; pour un : <em>"super swing de r&ecirc;ve, &agrave; l'aube"...</em> <br />Je m'&eacute;tais en&shy;gag&eacute; sur la Highway de Brunswick en pensant &agrave; une gentille petite qui avait am&eacute;nag&eacute; r&eacute;cem&shy;ment &agrave; c&ocirc;t&eacute; de chez moi..., elle avait tout ce qu'il faut (aux bons endroits) pour r&eacute;ussir une belle car&shy;ri&egrave;re. <br />Un peu timide au d&eacute;but, elle s'&eacute;tait rapidement r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &ecirc;tre une partenaire sexuelle plei&shy;ne d'humour et sans aucune inhibition. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Le ruban de bitume d&eacute;filait monotone dans le fais&shy;ceau des phares. <br />55 miles &agrave; l'heure, c'est pas foli&shy;chon lorsqu'on est press&eacute; d'arriver &agrave; un rendez-vous important. <br />Sur&shy;tout lorsqu'on pilote une Stingray un rien chatouil&shy;l&eacute;e. <br />Mon gros V8 ronronnait gentiment &agrave; 2500 tours et je repensais, en enfilant la bretelle autorouti&egrave;re de Jacksonville, au paquet d'oseille que ses 500 CV m'avaient co&ucirc;t&eacute; chez John Greenwood. <br />Oh, je n'avais aucun regret, sinon celui de ne pas pouvoir d&eacute;brider ma cavalerie plus souvent. <br />Ma Stingray '69&nbsp;&eacute;tait fiable, le moteur ne m'avait jamais donn&eacute; le moindre probl&egrave;me et le radiateur double-faisceau tenait la m&eacute;canique au frais dans les pires embouteillages de Tampa. <br />&Eacute;videmment, je m'&eacute;tais laiss&eacute; poss&eacute;der pour un kit de carrosse&shy;rie. <br />Il fallait de toutes fa&ccedil;ons le capot sp&eacute;cial, avec bossage sur&eacute;lev&eacute; et prise d'air suppl&eacute;mentaire. <br />Il fallait le pont renforc&eacute; et les pneus larges pour transmettre toute la puissance au sol..., alors, John Greenwood avait &eacute;t&eacute; tellement persuasif que j'avais dit : <em>"OK pour un kit de base"...</em> <br />Un nez court, des ailes &eacute;largies, surtout &agrave; l'arri&egrave;re, des jantes alu Centerline&nbsp;et les pneus ad-hoc, bref, le grand jeu qui ne passe pas inaper&ccedil;u. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">J'avais fait tout repeindre en&nbsp;bleu m&eacute;tal&nbsp;pour faire plus discret, mais c'&eacute;tait r&acirc;p&eacute;. <br />Le bruit des &eacute;chap&shy;pements &eacute;tait tellement rauque et grave que les flics m'arr&ecirc;taient de toutes fa&ccedil;ons, juste pour v&eacute;ri&shy;fier mes papiers et me faire soulever le capot pour se rincer l'&oelig;il. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Pass&eacute; Jacksonville, il &eacute;tait 23h00 et le trafic se faisait rare. <br />La nuit &eacute;tait vraiment noire et j'allais traverser la Floride en diagonale &agrave; la lueur blafarde de mes Sealed-Beam. <br />Ces foutus r&egrave;glements US qui interdisaient dans ces ann&eacute;es-l&agrave; les phares &agrave; iode &eacute;taient vraiment faits pour les couche-t&ocirc;t. <br />Moi qui roulais souvent la nuit, &ccedil;a me rongeait. <br />Bref, question de faire une moyenne convenable, je montais le r&eacute;gime &agrave; 3800 tours... et, le dos bien cal&eacute; dans mon baquet, j'enfilais quelques centaines de bor&shy;nes en ligne droite &agrave; un bon 150 km/h !&nbsp;</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Pas un seul <em>"cop"</em> en vue, peu de trafic en sens inverse, l'air conditionn&eacute; &agrave; fond et les phares plein-&shy;pot, je me payais quelques pointes &agrave; 200 sans beaucoup de risques. <br />La Stingray marchait com&shy;me un r&ecirc;ve, coll&eacute;e &agrave; la route sur ses gros boudins bien chauds. <br />Un trajet sans anicroche, deux ar&shy;r&ecirc;ts-essence, un petit appoint d'huile routinier, un burger et un coke &agrave; mi-chemin... et Tampa &eacute;tait en vue &agrave; 3h du matin. <br />J'&eacute;tais crev&eacute;, mais content d'avoir pu <em>"ouvrir"</em> un peu sur cette route noire et d&eacute;serte. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Quand je suis enfin arriv&eacute; au Thallahassee, le&nbsp;bar se vidait peu &agrave; peu. <br />La piste de danse s'&eacute;claircissait... et la fum&eacute;e remontait peu &agrave; peu vers le plafond. <br />Charly </span><span style="font-size: small;">essayait depuis dix ans de me faire avaler une de ses mixtures aux couleurs chatoyan&shy;tes, avec parasol japonais, olives noires et tranche de kiwi&nbsp;et zestes de banane &agrave; la menthe. <br /></span><span style="font-size: small;">Il prit son air cachottier en m'apportant un Mojito,&nbsp;ma boisson pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e </span><span style="font-size: small;">qu'il avait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;par&eacute;, avant de me dire avec un air conspirateur et un demi-sourire nar&shy;quois : <em>"<span style="color: #333399;">Richard Graddy t'attend..., tu ne devineras jamais qui va arriver ! John Greenwood en personne...,&nbsp;figure-toi qu'ils se sont organis&eacute; un petit d&eacute;fi dans le genre Cannonball, une petite confrontation amicale &agrave; l'aube, suite &agrave; un pari stupide entre-eux, tu me refileras quelques billets si tu sais participer &agrave; leur corrida"</span>....</em> </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Je r&eacute;fl&eacute;chis rapidement. <br />Mes m&eacute;ninges fatigu&eacute;es passaient en overdrive. <br />Ce barman de malheur </span><span style="font-size: small;">avait encore une fois trouv&eacute; le moyen de se faire un peu de monnaie &agrave; mes d&eacute;pens. Le dernier pari qu'il avait pris sans me consulter m'avait laiss&eacute; un go&ucirc;t amer : 700 $ c'est vrai..., mais j'avais d&ucirc; courser une Pontiac Trans-Am &agrave; compresseur. <br />Je m'en sou&shy;viens comme si c'&eacute;tait hier: en pleine nuit, une travers&eacute;e de la ville de bout en bout, risquer la collision &agrave; chaque carrefour, griller une dizaine de feux rouges pour distancer un type saoul qui devait &ecirc;tre daltonien. <br />Non franchement, je n'&eacute;tais pas chaud pour refaire ce genre de cin&eacute;ma, risquer ma Stingray'69 Greenwood Cabriolet dans un carton d'envergure, risquer ma peau pour quelques billets..., c'&eacute;tait trop dange&shy;reux. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Bigrement excitant pourtant ! <br />Avec ce petit c&ocirc;t&eacute; outlaw qui ne me d&eacute;plaisait pas. <br />Comme Charly sentait que je n'&eacute;tais pas chaud, il attaqua sous la ceintu&shy;re : <em><span style="color: #333399;">"H&eacute; dis donc Patrice, tu vas pas te d&eacute;gonfler quand m&ecirc;me ! Cette fois, c'est une course &agrave; la r&eacute;guli&egrave;re, Corvette contre Corvette, tu risques rien. Tu connais la ville comme ta poche, les rues sont d&eacute;sertes, il n'a pas plu depuis un mois et il fera clair dans une petite heure ... , alors, t'as peur de quoi ?"</span>...</em> </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Il souriait, s&ucirc;r de lui, on aurait dit qu'il jubilait d'avance, comme si j'&eacute;tais d&eacute;j&agrave; tomb&eacute; dans le panneau. <br />C'est alors que John Greenwood est entr&eacute;...<br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Il m'a reconnu, est venu me serrer la pince, a regard&eacute; alentours, a vu son pote Richard Graddy avec qui j'avais rendez-vous, lui a fait signe, puis m'a entrain&eacute; au fond du bar... et m'a mis dans la confidence !</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">J'ai de suite senti qu'il y avait une arnaque l&agrave;-dessous, car en fait de rendez-vous avec Richard Graddy, c'&eacute;tait plut&ocirc;t John Greenwood qui menait le bal...</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Il m'a alors expliqu&eacute;...<br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Alors l&agrave;, question de pav&eacute; dans la marre, j'en ava&shy;lais de travers. <br /><em>"Gulp ! Quoi ? ... Qu'est-ce que tu dis, John ?&nbsp; Hol&agrave; dis donc, tu n'es pas en train de me dire que tu as pari&eacute; faire un mini Cannonball, hein ? C'est pas vrai ? J'ai mal compris ou alors tu... non ? Nooon !"...</em>&nbsp;</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Ses traits s'&eacute;taient fig&eacute;s. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Je me levais soudain, renversant le tabouret com&shy;me si j'avais re&ccedil;u une d&eacute;charge &eacute;lectrique.<br />J'en profitais pour examiner la salle. <br />Le Tallahassee &eacute;tait maintenant pratiquement d&eacute;sert. <br />Seuls quelques couples discrets poursuivaient dans la p&eacute;nombre leurs cours du soir d'anatomie appliqu&eacute;e. <br />La musique jouait en sourdine, l'air &eacute;tait devenu respirable. <br />Je me r&eacute;installais au bar, la t&ecirc;te entre les mains.<br />John et Richard, avaient invit&eacute; quelques amis pour un mini Cannonball avant l'aube, uniquement entre propri&eacute;taires de Corvette's Greenwood... et j'&eacute;tais arriv&eacute; dans ce foutoir sans savoir...</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Il me regardait droit dans les yeux, les sourcils en accents circonflexes, un grand point d'interroga&shy;tion dans ses yeux brillants. <br />Visiblement, il ne com&shy;prenait pas mes scrupules. <br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Il cherchait &agrave; encha&icirc;&shy;ner, il fouillait dans son attirail d'arguments foireux une bonne excuse qui me ferait changer d'avis.<br /><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: small;">"Le Championnat IMSA est devenu tr&egrave;s populaire aux Etats-Unis, les courses en circuit attirent de plus en plus de monde, la pr&eacute;paration des voitures est devenue tr&egrave;s sophistiqu&eacute;e et les construc</span><span style="font-size: small;">teurs en retirent beaucoup de publicit&eacute; ! </span><span style="font-size: small;">Je me souviens qu'il y a plusieurs ann&eacute;es, nous avions pr&eacute;par&eacute; deux Corvette's identiques, tou&shy;tes deux peintes aux couleurs du drapeau am&eacute;ri&shy;cain pour participer aux 6 Heures de Mid-Ohio. Nous &eacute;tions sponsoris&eacute;s par BF-Goodrich, et nos Corvette's roulaient donc sur des pneus COMP T/A. Ce sont des pneus remarquables, mais ce sont des pneus de tourisme qui nous co&ucirc;taient 10 secondes au tour par rapport aux voitures &eacute;qui&shy;p&eacute;es en slicks de course... </span><span style="font-size: small;">Notre tactique &eacute;tait donc simple : il fallait rouler &agrave; fond partout pendant 6 heures pour compenser cet handicap et nos temps aux essais chronom&eacute;&shy;tr&eacute;s nous pla&ccedil;aient &agrave; 2 et 4 secondes de nos adversaires..., pas mal du tout car nous les au&shy;rions ridiculis&eacute;s si nous &eacute;tions en &laquo; slicks &raquo; comme eux ! </span></em></span><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;"><em>Toujours pour compenser au maximum notre han&shy;dicap de pneus, il fallait que nos arr&ecirc;ts au stand soient hyper-rapides, comme dans les courses Nascar. J'ai donc engag&eacute; Mario Rossi, un des meilleurs chefs de stand du Circuit Nascar. Juste avant la course de Mid-Ohio, nous avions &eacute;quip&eacute; nos Corvette de moyeux radicalement nouveaux, avec des guides et des goujons sp&eacute;&shy;ciaux. Le diam&egrave;tre de ces goujons de roue &eacute;tait port&eacute; &agrave; 5/8&egrave;mes et les volutes inhabituelles des premiers filets du pas de vis &eacute;taient destin&eacute;s &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer les changements de roues. Howard Hurd, qui fournissait toutes les &eacute;quipes de stock-car, nous avait procur&eacute; des boulonneuses &agrave; air com&shy;prim&eacute;, avec des tuyaux d'air extra-larges et des r&eacute;gulateurs de pression. Nous avions &eacute;galement des crics rapides... trois coups de pompe et la voiture &eacute;tait en l'air"</em> </span>!<br /></span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;"><em>"Ou veux-tu en venir, John"</em>, lui ai-je dit en baillant...<br /></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;"><em><span style="color: #800000;">"Attend, attend, laisse-moi finir"</span>..</em>.<br /><em>"Ok, d&eacute;p&ecirc;ches-toi, je fatigue de toutes ces histoires de bagnoles"...</em><br /><span style="color: #800000;"><em>"</em></span></span><span style="color: #800000;"><em><span style="font-size: small;">En discutant avec Mario, nous avions soigneuse&shy;ment mis au point tous les arr&ecirc;ts au stand. Nous avions litt&eacute;ralement chor&eacute;graphi&eacute; chaque mouve&shy;ment de tous les m&eacute;canos, sur papier, et chaque &eacute;quipier a &eacute;tudi&eacute; par c&oelig;ur ses trajectoires chro&shy;nom&eacute;tr&eacute;es. Le week-end suivant, nous r&eacute;unis&shy;sions tout le monde derri&egrave;re l'atelier pour deux journ&eacute;es de r&eacute;p&eacute;titions intensives. Rien n'&eacute;tait laiss&eacute; au hasard, les diff&eacute;rentes interventions &eacute;taient r&eacute;p&eacute;t&eacute;es encore et encore, Mario hurlait ses ordres comme un entra&icirc;neur d'une &eacute;quipe de foot, encore et encore jusqu'&agrave; ce que tout soit parfait, que personne ne se bouscule ou ne se courre dans les jambes. </span></em></span><span style="color: #800000; font-size: small;"><em>Notre syst&egrave;me de moyeu sp&eacute;cial nous faisait ga&shy;gner un temps pr&eacute;cieux. Les cinq &eacute;crous des roues &eacute;taient l&eacute;g&egrave;rement coll&eacute;s &agrave; la jante, le moyeu de roue &eacute;tait pourvu d'un c&ocirc;ne pour faciliter le guida&shy;ge de la roue au montage, il suffisait donc d'aligner les &eacute;crous sur les goujons et de pousser la jante vers le moyeu"...</em><br /></span><em><span style="color: #800000; font-size: small;">"C'est le pas de vis sp&eacute;cial des goujons qui rendait cette man&oelig;uvre possible ?"...<br />"Oui, car avec un pas de vis conventionnel les &eacute;crous se seraient engag&eacute;s de travers une fois sur deux ! </span><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Le d&eacute;montage des roues &eacute;tait aussi rapide. Tou&shy;jours sans rel&acirc;cher la g&acirc;chette de la boulonneuse, un habile mouvement du poignet faisait sortir l'&eacute;crou de la douille en tourbillonnant. Si jamais l'&eacute;crou restait coinc&eacute; dans la douille, il s'&eacute;jectait une fraction de seconde plus tard gr&acirc;ce &agrave; une tige mont&eacute;e sur ressort &agrave; l'int&eacute;rieur de la douille. Pen&shy;dant les 4 secondes que durait le d&eacute;montage d'une roue, les &eacute;crous tapaient dans tous les sens en faisant des ricochets dans l'arche de roue".</span>.. <br /></span></em></span><span style="font-size: small;"><em><span style="font-size: small;">"Fallait faire attention aux yeux !"...<br /><span style="color: #800000;">"A la fin de nos entra&icirc;nements, Mario et tous les pr&eacute;pos&eacute;s aux changements de pneus &eacute;taient pleins de bleus dans la figure et sur les mains... , mais apr&egrave;s avoir r&eacute;p&eacute;t&eacute; l'&eacute;quivalent de deux courses de 14 Heures, l'&eacute;quipe &eacute;tait capable de changer 2 roues en 13-14 secondes et les 4 roues en 32 secondes : c'&eacute;tait aussi rapide que dans les courses Nascar... et c'&eacute;tait notre arme secr&egrave;te"</span>... </span></em></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-size: small;">"Pourquoi tu me racontes tout cela aux petites heures du matin, John ?"...<br /><span style="color: #800000;">"Laisse-moi finir... Apr&egrave;s les essais des 6 Heures de Mid-Ohio, les Porsche de Peter Gregg, AI Holbert, Mike Keyser et quelques autres &eacute;taient qualifi&eacute;es bien devant nos Corvette's. Mais nous n'&eacute;tions qu'&agrave; environ 3 secon&shy;des du meilleur chrono en p&ocirc;le-position... et donc nous avions nos chances..., surtout s'il se mettait &agrave; pleuvoir !&nbsp;Les autres Teams n'auraient plus l'avantage s'ils devaient monter leurs pneus-pluie, et notre &eacute;quipe de m&eacute;canos aurait l'occasion de prouver leur rapidit&eacute; si nous devions changer nos Goodrich. Sur piste mouill&eacute;e, nous avions d&eacute;cid&eacute; d'utiliser les COMP.T/A neufs tandis que sur piste s&egrave;che nous chaussions les m&ecirc;mes gommes mais avec une profondeur de sculpture r&eacute;duite de moi&shy;ti&eacute;. </span></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Au baisser de drapeau, notre strat&eacute;gie &eacute;tait sim&shy;ple : &agrave; fond la caisse et t&acirc;cher de garder le contact avec les leaders. Le premier arr&ecirc;t de nos deux Corvette fut une simple routine. Nous chan&shy;gions les deux roues ext&eacute;rieures en 14 secondes, mais comme il fallait entre 28 et 32 secondes pour faire le plein d'essence... , la rapidit&eacute;-&eacute;clair de nos changeurs de pneus passa inaper&ccedil;ue !&nbsp;</span><span style="color: #800000; font-size: small;">Nous tournions depuis 2 heures, nous allions nous arr&ecirc;ter pour notre 2&egrave;me plein d'essence, et soudainement le ciel s'obscurcit et il se mit &agrave; pleu&shy;voir... </span><span style="color: #800000; font-size: small;">Tous les autres concurrents roulaient en slicks de course et ce fut la panique g&eacute;n&eacute;rale dans les stands car toutes les voitures rentraient d'urgence pour chausser des gommes pluie &agrave; sculpture ! Nos Corvette's pouvaient se permettre de faire encore quelques tours&nbsp;avec les&nbsp;Goodrich &agrave; demi-sculpture, en atten&shy;dant que les stands s'&eacute;claircissent un peu... et notre &eacute;quipe de m&eacute;canos jubilait voyant que les leaders au classement prenaient plus d'une minu&shy;te pour changer les quatre pneus !&nbsp;</span><span style="color: #800000; font-size: small;">Lorsqu'on me signala de rentrer au stand, les pits &eacute;taient pratiquement d&eacute;serts puisque tout le monde ou presque avait chang&eacute; de pneus avant nous... , nous allions faire un peu de spectacle ! J'entrai &agrave; toute allure dans la piste des stands et stoppai pile sur mes lignes. Les boulonneuses hur&shy;laient d&eacute;j&agrave; avant que je ne sente les trois coups de pompe qui soulevaient le c&ocirc;t&eacute; droit de ma voiture. Le hurlement strident et ininterrompu de nos bou&shy;lonneuses attira l'attention des m&eacute;ca&shy;nos concurrents, notre petit ballet se d&eacute;roula sans anicroche et je remarquai m&ecirc;me quelques ap&shy;plaudissements lorsque ma Corvette reprit la piste !&nbsp;</span><span style="color: #800000; font-size: small;">Sur cet arr&ecirc;t-l&agrave;, nous avons gagn&eacute; 30 secondes au classement g&eacute;n&eacute;ral. Mais le spectacle &eacute;tait loin d'&ecirc;tre termin&eacute;. Une demi-heure plus tard, la pluie s'arr&ecirc;tait de tomber et tout le monde rentrait aux stands pour remonter des pneus slick !&nbsp;</span><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">De nouveau, je rentrais apr&egrave;s tout le monde, on refit le m&ecirc;me show et je gagnais encore une fois 30 secondes au classement. 20 minutes plus tard, comme si un gosse jouait avec l'interrupteur &agrave; l'&eacute;tage au-dessus, le ciel s'obscurcit &agrave; nouveau et la pluie se remit &agrave; tomber de plus belle... En atten&shy;dant ma rentr&eacute;e au stand, l'&eacute;quipe &eacute;tait l&agrave;, trem&shy;p&eacute;e jusqu'aux os avec leurs pneus, leurs boulon&shy;neuses et leurs crics d&eacute;goulinants"</span>... <br /></span><span style="font-size: small;">"Plein d'essence, pneus pluie &agrave; nouveau, je suppose ?"...<br /><span style="color: #800000;">"Ouiiiiiiiiiiii et de retour en piste je me demandais si je n'aurais pas mieux fait de rester en secs. Et effectivement, 1/4 d'heure plus tard, le soleil brillait &agrave; nouveau !&nbsp;Le temps que nous avons gagn&eacute; durant le dernier arr&ecirc;t au stand m'a permis de remporter la cat&eacute;go&shy;rie GTO, et notre Corvette N&deg;02 &eacute;tait juste der&shy;ri&egrave;re ! Nous avons fini 1er et 2&egrave;me !"</span>...<br />"Super"...<br /><span style="color: #800000;">"</span></span><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Notre &eacute;quipe s'&eacute;tait fait remarquer dans les stands de Mid-Ohio et pour la course suivante, trois semaines plus tard, toutes les &eacute;quipes &eacute;taient un peu plus rapides. Le Championnat IMSA avait encore m&ucirc;ri"</span>...<br />"Un peu !"...&nbsp; </span></em><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">John Greenwood s'est ensuite accoud&eacute; au bar juste devant moi, il a pos&eacute; son men&shy;ton dans ses poings et a&nbsp;ferm&eacute; les yeux pour me dire &agrave; voix basse : <em>"Y a m&ecirc;me une fille qui vient faire le mini-cannonball, on sera une demi douzaine, c'est cool... et..., waouwww, elle vient d'entrer"...</em><br />Instinctivement, je rentrais la t&ecirc;te dans les &eacute;paules et posais mon verre..., je pivotais lentement vers la porte d'entr&eacute;e du Tallahassee. <br />A dix m&egrave;tres dans la p&eacute;nombre, on ne distinguait encore qu'une mas&shy;se de cheveux blonds. <br /><em>"Allons bon",</em> me dis-je en moi-m&ecirc;me, <em>"fallait encore que ce soit une blonde, en plus"... <br /></em>Elle s'approchait lentement du bar, de moi en fait. <br />Ma fausse Rolex &agrave; quartz se mit &agrave; gr&eacute;siller &agrave; mon poignet. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Il &eacute;tait 5h. <br />Elle s'arr&ecirc;ta &agrave; un m&egrave;tre, me tendit la main et dit : <em>"Je m'appelle Kathrin"...</em> </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Gentiment. <br />Sans arrogance. <br />Avec un sourire bou&shy;leversant. <br />Pas un de ces sourires Pepsodent qui vous font une bouche pleine de dents. <br />Non..., un sourire touchant, sensible, sinc&egrave;re, comme je les </span><span style="font-size: small;">aime. <br />&Ccedil;a commen&ccedil;ait mal. . </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Charly entra dans la danse..., sentant mon d&eacute;sarroi, il venait &agrave; ma rescousse : <em><span style="color: #333399;">"Je vous mixe un Pimm's, Miss Kathrin, et je vous pr&eacute;sente la bande de Cannonbaler's :&nbsp;John Greenwood, Richard Graddy, Andy Sullivan, Georges Willsheer, Patrice De Bruyne...,&nbsp;voici Miss Kathrin"</span>...</em> et il s'esquiva &agrave; l'au&shy;tre bout du bar, la queue entre les jambes.&nbsp;</span><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Toute habill&eacute;e en noir, avec une jupe en cuir qui moulait des hanches...</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Pfff !. <br />Et des jambes fuse&shy;l&eacute;es, gain&eacute;es d'un nylon sensuel...</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Tsss !<br />Son cor&shy;sage n'avait pas l'air creux... et sa longue chevelure descendait en cascades boucl&eacute;es sur ses &eacute;pau&shy;les..., de la dynamite, cette&nbsp;Kathrin. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Elle posa son sac sur le bar, l'ouvrit d'un geste gracieux et prit une cigarette dans un &eacute;tui en or. <br />Ses bracelets et sa vraie&nbsp;Cartier jetaient mille feux, ses moindres mouvements &eacute;taient d'une sensualit&eacute; troublante.&nbsp;<br />John Greenwood&nbsp;se pr&eacute;cipita avec un briquet, elle se tourna vers&nbsp;lui pour allumer sa Dunhill et la flamme vacillante fit de ses yeux deux diamants. <br />Elle lui&nbsp;sourit, puis trempa ses l&egrave;vres au Pimm's que lui avait apport&eacute; Charly..., comme un petit oiseau. <br />J'imaginais le liquide couler doucement dans sa gorge, la rafra&icirc;chir, la parfumer. <br />Et j'eus envie de la&nbsp;baiser comme une b&ecirc;te !</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">J'avais mis beaucoup de persuasion dans mon regard... <br />Charly &eacute;tait devenu invisible. <br />Nous &eacute;tions seuls. <br />Seuls &agrave; six !<br /></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Je pris Kathrin par le bras... et ma main pourtant assur&eacute;e s'emplit de picotements. <br />Pas de doute, la petite avait un effet pernicieux sur mes sens pourtant bien rod&eacute;s... !<br />Pendant que nous &eacute;tions Kathrin et moi occup&eacute;s en pens&eacute;es r&eacute;ciproques aux pr&eacute;mices amoureux de deux b&ecirc;tes fauves d&eacute;chain&eacute;es, John Greenwood expliquait le BA-BA du mini Cannonball : <em><span style="color: #800000;">"On part du parking d'ici, on va la plage de St.Petersbourg...et le premier arriv&eacute; gagne le total de ce que nous mettons tous les six dans un pot, soit 6 x 1.000 dollars"</span>...</em><br /><span style="font-size: small;">John Greenwood, quel mec !&nbsp;</span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;"><br /></span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Son adolescence turbulente, Greenwood l'avait pas&shy;s&eacute;e &agrave; Detroit, la Mecque de l'Automobile Made in USA. Il s'&eacute;tait passionn&eacute; tr&egrave;s t&ocirc;t pour la m&eacute;canique performante, et s'&eacute;tait affront&eacute; volontiers aux gros &shy;bras immortalis&eacute;s dans le film <em>"American Graffi&shy;ti".</em> <br />Ces courses d'acc&eacute;l&eacute;ration, parfaitement ill&eacute;&shy;gales, se d&eacute;roulaient &agrave; la tomb&eacute;e de la nuit sur des portions de route d&eacute;serte. <br />Elles faisaient l'objet de paris parfois importants car on pouvait y perdre des centaines de dollars, ou sa petite amie pour une nuit, ou m&ecirc;me sa voiture ... </span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Heureusement pour Greenwood, la Corvette pr&eacute;&shy;par&eacute;e par ses soins devint imbattable. <br />Il n'avait m&ecirc;me pas 19 ans que sa r&eacute;putation de<em> "sorcier des Corvette's"</em> franchissait les limites de la ville. <br />Abandonnant ces manifestations quelque peu sordides, confiant en ses comp&eacute;tences, le jeune Greenwood se tourna r&eacute;solument vers le milieu des pilotes professionnels..., inaugura sa carri&egrave;re par quelques victoires en circuit... et se retrouva </span><span style="font-size: small;">champion national &agrave; l'&acirc;ge de 22 ans ! </span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;"><br /></span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Fid&egrave;le aux Corvette's depuis sa plus tendre enfan&shy;ce, John Greenwood d&eacute;veloppa une extraordinai&shy;re capacit&eacute; d'innovation technique pour rendre ses voitures performantes face aux Ferrari's et aux Porsche's. <br />Son instinct de metteur au point se compl&eacute;tait naturellement par ses talents de pilote d'essai : non seulement il identifiait les points fai&shy;bles de la Corvette, il y a apportait les rem&egrave;des, il inventait des modifications, les fabriquait, les instal&shy;lait..., mais il prouvait aussi&nbsp;sur circuit qu'elles fonction&shy;naient !&nbsp;</span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">La suspension arri&egrave;re &agrave; bras multiples, invent&eacute;e et mise au point par Greenwood en 1974 fit ses d&eacute;buts en course sur la Corvette IMSA de 1975. <br />Sa g&eacute;om&eacute;trie et ses composants &eacute;taient pratique&shy;ment identiques &agrave; ce que Chevrolet installa la g&eacute;n&eacute;ration de Corvette '84... </span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">De m&ecirc;me, le syst&egrave;me d'injection d'essence <em>"Cross-Ram"</em> mis au point par Greenwood, a d&eacute;cid&eacute; General Motors de maintenir le Big Block V-8 en production, bien qu'il avait &eacute;t&eacute; d&eacute;ci&shy;d&eacute; de l'abandonner en faveur des nouveaux V-6.! </span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Greenwood fut &eacute;galement le pionnier en mati&egrave;re de ventilation des freins arri&egrave;re, imaginant et d&eacute;&shy;veloppant les ailes arri&egrave;re &eacute;largies avec prises d'air incorpor&eacute;es : elles apparurent pour la premi&egrave;&shy;re fois lors d'une &eacute;preuve &agrave; Road Atlanta et firent l'objet d'une r&eacute;clamation de la part de l'&eacute;quipe Porsche. <br />L'ann&eacute;e suivante aux 24-H du Mans, Porsche comme Ford les avaient adopt&eacute;es ! <br />C'est donc au d&eacute;part de toute cette exp&eacute;rience en course que John Greenwood a d&eacute;velopp&eacute; une ligne commerciale de produits : des accessoires haute performance destin&eacute;s &agrave; des voitures routi&egrave;&shy;res, se comparant lui-m&ecirc;me &agrave; DP Motorsport, &agrave; RUF et &agrave; AMG, ces pr&eacute;parateurs europ&eacute;ens pres&shy;tigieux qui proposent &eacute;galement une gamme de transformations routi&egrave;res en puisant dans l'exp&eacute;&shy;rience d'une carri&egrave;re sportive authentique (et &eacute;maill&eacute;e de succ&egrave;s !). </span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Ce qu'AMG est &agrave; Mercedes, ce que Treser est &agrave; Audi, ce que Ruf et DP sont &agrave; Porsche... , Greenwood l'est &agrave; Corvette : le pape ! <br />Imit&eacute;, copi&eacute;, plagi&eacute;... mais in&eacute;gal&eacute; ! </span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: small;">Quand John Greenwood ouvrit la porte du Tallahassee, la lumi&egrave;re nous fit fermer les yeux un bref instant. Kathrin vacilla quelque peu, je la soutenais fermement et sa hanche toucha la mienne. <br />Hmmm... <br /></span><span style="font-size: small;">Il &eacute;tait 6h du matin, et&nbsp;cinq Corvette's Greenwood&nbsp;&eacute;taient rang&eacute;es &agrave; c&ocirc;t&eacute; de ma Stingray'69, comme des complices pr&ecirc;ts &agrave; faire un mauvais coup. <br />Je remarquais tout de suite que&nbsp;la Corvette de Katrin &eacute;tait une&nbsp;'87 jaune, et en fis le compliment &agrave; Kathrin qui se contenta de me renvoyer un sourire entendu. <br />A n'en pas douter, nous &eacute;tions entre connaisseurs! <br /></span><span style="font-size: small;">Je m'appr&ecirc;tais &agrave; lui ouvrir la porti&egrave;re-passager de ma Stingray, mais elle en fit le tour pour se diriger d'un pas assur&eacute; vers sa voiture. <br /></span><span style="font-size: small;">Elle &eacute;tait d&eacute;j&agrave; assise derri&egrave;re son volant, sa por&shy;ti&egrave;re grande ouverte, et sa jupe en cuir remontait bien plus haut que ses genoux. <br />Tsss... <br />Elle chan&shy;geait de chaussures dans une gymnastique diabo&shy;lique, enfilant une paire de mocassins &agrave; semelles plates en tricotant des cuisses comme c'est pas permis. <br />Pfff... <br /></span><span style="font-size: small;">Enerv&eacute;, j'introduisis ma cl&eacute; de contact &agrave; l'envers. <br />La main tremblante, je chipotais comme un malheureux et Kathrin d&eacute;marra son moteur avant moi... <br />VRAAOUM, blamblamblam... <br />Hol&agrave; ! <br />Kekseksa ? <br />C'&eacute;tait pas un &eacute;chappement <em>"stock"</em> &ccedil;a !? <br />Vindieu quel potin. <br />Moi qui croyais que ma Stingray &eacute;tait bruyante. <br /></span><span style="font-size: small;"><br />Les autres&nbsp;Corvette Greenwood&nbsp;s'avan&ccedil;aient doucement &agrave; c&ocirc;t&eacute; de ma Stingray, et Kathrin s'arr&ecirc;ta juste &agrave; ma hau</span><span style="font-size: small;">teur, sa porti&egrave;re contre ma porti&egrave;re-passager. <br />Elle frappa sur ma vitre et me fit signe de la descendre. <br />J'actionnais enfin mon d&eacute;marreur, et mon V8 se mit en route s&egrave;chement. <br />VLAMM, bloblo&shy;bloblo... <br />Je raclais la gorge de mes Holley de quel&shy;ques grands coups d'acc&eacute;l&eacute;rateur, histoire de montrer que le bruit de&nbsp;leurs &eacute;chappe&shy;ments ne m'avait pas impressionn&eacute; outre mesure, puis me suis pench&eacute; &agrave; droite en descendant la vitre &eacute;lectrique pos&eacute;ment.&nbsp;<br /></span><span style="font-size: small;">John Greenwood&nbsp;dut crier pour couvrir le bruit : <em><span style="color: #800000;">"Le pre&shy;mier &agrave; la plage de Saint-P&eacute;tersbourg rafle la mise. &Ccedil;a vous va ?"</span>... <br /></em>Et sans nous&nbsp;laisser le temps de r&eacute;pondre, vlan,&nbsp;il a enclench&eacute; sa premi&egrave;re&nbsp;et a d&eacute;marr&eacute; dans un hurlement de pneus. <br />Ah le salaud&nbsp;! <br />Oh le m&eacute;chant pi&egrave;ge ! <br />J'ai regard&eacute; incr&eacute;dule les deux tra&icirc;n&eacute;es de gomme qu'il avait laiss&eacute; sur le parking du Tallahassee,&nbsp;il avait d&eacute;j&agrave; disparu derri&egrave;re le coin... et je suis rest&eacute; l&agrave; une paire de secondes, h&eacute;b&eacute;&shy;t&eacute;. <br />Rien &agrave; faire, puisqu'il voulait la course, j'allais lui montrer ce que j'avais sous la p&eacute;dale... <br /></span><span style="font-size: small;">J'ai d&eacute;bouch&eacute; sur la rue &agrave; fond d'acc&eacute;l&eacute;ra&shy;teur, d&eacute;crochage de l'arri&egrave;re pour prendre l'angle, puis r&eacute;-acc&eacute;l&eacute;ration plein-pot. <br />J'&eacute;tais dans la ligne droite... et pas d'autres Corvette&nbsp;en vue ! <br />Mince alors. <br /></span><span style="font-size: small;">Fallait pas tra&icirc;ner pour les rejoindre ! <br /></span><span style="font-size: small;"><br />J'ai bourr&eacute; tout ce que je pouvais jusqu'&agrave; la ligne rou&shy;ge. <br />Le long virage qui d&eacute;bouchait sur la route c&ocirc;ti&egrave;re &eacute;tait en vue, la route &eacute;tait d&eacute;serte et je n'ai pas lev&eacute; le pied. <br />J'ai enjamb&eacute; la ligne blanche sans complexes, histoire de prendre la corde au plus serr&eacute;, &agrave; fond d'acc&eacute;l&eacute;rateur. <br />La Stingray collait &agrave; la route, bien en appui, sans d&eacute;rive... et je suis sorti du virage en pleine acc&eacute;l&eacute;ration. <br />Au bout de l'interminable ligne droite qui longeait la mer... un point jaune m'est apparu &agrave; plus d'un mile : la Corvette '87 de Kathrin !<br /></span><span style="font-size: small;">La p&eacute;dale riv&eacute;e au plancher, l'aiguille du compte-&shy;tours allait sortir du cadran. <br />Je marchais &agrave; plus de 200 krn/h... et je ne me rapprochais pas ! <br /></span><span style="font-size: small;">J'avais tout le temps de r&eacute;fl&eacute;chir dans cette ligne droi&shy;te pied au plancher. <br />Suffisait de garder le cap et de fixer l'horizon. <br />J'&eacute;tais cer&shy;tain que ce cornichon de barman de Charly &agrave; la noix &eacute;tait en train de se payer ma t&ecirc;te. <br />C'&eacute;tait cousu de fil blanc, son histoire de Cannonball. <br />Il devait &ecirc;tre en train de se rouler sous la table, de se tordre de rire... <br /></span><span style="font-size: small;">Je n'allais pas m'avouer vaincu pour si peu. <br />En ligne droite, il me suffisait d'&eacute;cra&shy;ser la p&eacute;dale. <br />Mais apr&egrave;s la ligne droite qui longeait la mer... il restait quelques miles avant Saint-P&eacute;tersbourg, un encha&icirc;nement de lacets qui d&eacute;roulait son turban tortueux entre les dunes de sable blanc. <br /></span><span style="font-size: small;">Le moindre virage mal jug&eacute;, et c'&eacute;tait le d&eacute;cor assur&eacute;. <br />Oh, &ccedil;a sortirait dans le sable, pas bien dangereux, aucun risque de se faire mal ou de se mettre sur le toit. <br />C'est l&agrave; que j'allais refaire mon retard, reprendre ce mile que John Greenwood et sa clique de copains ainsi que Kathrin...,&nbsp;m'avaient mis dans la vue en d&eacute;marrant par surprise. <br />C'est l&agrave; que j'al&shy;lais leur donner&nbsp;une le&ccedil;on! <br /></span><span style="font-size: small;">Je commen&ccedil;ais &agrave; suer. <br />Faut dire que mon V8, &agrave; 5500 t/m pendant un mile sans lever le pied..., commen&ccedil;ait &agrave; chauffer m&eacute;&shy;chamment. <br />L'aiguille de temp&eacute;rature dansait la javanaise, j'avais coup&eacute; l'air conditionn&eacute; pour ne pas fatiguer les courroies, j'avais les mains moites et j'&eacute;tais plut&ocirc;t impatient de pouvoir soulager la m&eacute;canique. <br /></span><span style="font-size: small;"><br /><br />Le bout de la ligne droite &eacute;tait en vue, avec son beau virage inclin&eacute; &agrave; gauche, une courbe que je prenais r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; fond apr&egrave;s un gros freinage. <br />Ce matin-l&agrave;, j'avais pas le temps de faire des figu&shy;res, je n'allais pas perdre de pr&eacute;cieuses secondes. <br /></span><span style="font-size: small;">A 1/4 de mile, j'avais toujours la semelle au plan&shy;cher. <br />A l'entr&eacute;e du virage, j'ai tap&eacute; les freins du pied gauche en soulageant un poil l'acc&eacute;l&eacute;rateur, ma vitesse est tomb&eacute;e et j'&eacute;tais pr&ecirc;t &agrave; balancer la Stingray en appui d'un grand coup de volant pas timide, j'ai mis la voiture en d&eacute;rive et j'ai acc&eacute;l&eacute;r&eacute; &agrave; fond... et j'&eacute;tais en travers au milieu de la cour&shy;be. <br /></span><span style="font-size: small;">L&eacute;ger contre-braquage bien dos&eacute;, toute la gomme sur la p&eacute;dale de droite... et la Stingray est sortie du virage plein pot. <br />J'&eacute;tais d&eacute;j&agrave; pr&ecirc;t &agrave; encha&icirc;ner la courbe suivante, &agrave; cheval sur la ligne blanche pour prendre la corde &agrave; droite. <br />Un rapide coup d'&oelig;il aux instruments : l'aiguille de temp&eacute;rature avait dispa</span><span style="font-size: small;">ru !<br />Tant pis pour </span><span style="font-size: small;">la temp&eacute;rature, pas le temps de faire dans la den&shy;telle ! <br />Le prochain virage &agrave; droite &eacute;tait assez serr&eacute;. <br />La chaleur devenait suffocante, j'&eacute;tais en nage. <br />Slam, un coup sec. <br />Le&nbsp;V8 s'est mis &agrave; ratatouiller un moment, le temps que je ralentisse d'un grand coup de semelle sur les freins. <br />Les plaquet&shy;tes se sont&nbsp;mis &agrave; fumer en grandes volutes, &ccedil;a puait l'enfer mais j'allais pas m'inqui&eacute;ter pour si peu. <br />J'avalais la courbe en pleine d&eacute;rive du train arri&egrave;re, j'&eacute;tais entr&eacute; un peu trop vite et j'avais d&ucirc; corriger en derni&egrave;re minute... , puis de nouveau l'acc&eacute;l&eacute;ra&shy;teur &agrave; fond. <br />Et soudain, la Corvette jaune de Kathrin&nbsp;&eacute;tait de nouveau dans mon collimateur ! <br /><em><br />"</em></span><span style="font-size: small;"><em>Ah Ah ! ma jolie ! Attends un peu que je te colle &agrave; mes tuyaux d'&eacute;chappement, on va rigoler"...</em> <br /></span><span style="font-size: small;">La '87 &eacute;tait visiblement moins &agrave; l'aise en virage qu'en ligne droite. <br />Ou alors, la petite n'&eacute;tait pas &agrave; son affaire. <br />Dans un cas comme dans l'autre, je fondais dans son dos comme neige au soleil, j'en&shy;filais les courbes nettement plus vite et j'allais pas tarder &agrave; la rejoindre. <br />Je pensais d&eacute;j&agrave; au meilleur endroit pour la doubler. <br />La route n'avait qu'une bande dans chaque sens, il ne restait plus qu'&agrave; esp&eacute;rer qu'elle soit bonne joueuse et qu'elle ne bouchonne pas la trajectoire ... <br /></span><span style="font-size: small;">Je n'&eacute;tais plus qu'&agrave; une vingtaine de m&egrave;tres. <br />Je voyais nettement les mains de Kathrin virevolter sur le volant. <br />Ses <em>"stop"</em> s'allumaient bien avant </span><span style="font-size: small;">les virages, elle perdait trop de temps par exc&egrave;s de prudence, ou alors elle ne connaissait pas le par&shy;cours et se m&eacute;fiait des pi&egrave;ges. <br /></span><span style="font-size: small;">A dix m&egrave;tres de son pare-chocs, je voyais ses yeux dans son r&eacute;troviseur. <br />Ses longues boucles blon&shy;des flottaient dans le vent. <br />Nous marchions &agrave; fond de caisse, soulageant en entr&eacute;e de virage, acc&eacute;l&eacute;&shy;rant comme des b&ecirc;tes entre les courbes. <br />A chaque bout de ligne droite, elle reprenait une dizaine de m&egrave;tres. <br />S&ucirc;r qu'elle avait au moins autant de CV que moi, si pas plus. <br /><br /><br />Ses &eacute;chappements cra&shy;chaient une grosse flamme jaune orange &agrave; chaque fois qu'elle soulageait l'acc&eacute;l&eacute;rateur..., typique d'un moteur turbo ! <br /></span><span style="font-size: small;">Au plus je me rapprochais de la d&eacute;capotable jaune, au mieux j'entendais les mont&eacute;es et descentes en r&eacute;gime de son moteur..., elles s'accompagnaient d'un sifflement caract&eacute;ristique, celui d'une ou plu&shy;sieurs turbines..., la garce m'avait bien eu, avec ses airs de sainte ni-touche ! <br /></span><span style="font-size: small;">J'ai&nbsp;d&eacute;cid&eacute; d'attaquer au premier virage &agrave; gauche qui&nbsp;&eacute;tait un peu large et dont je voyais la sortie, his&shy;toire de prendre la corde sans risquer une collision frontale. <br />J'&eacute;tais &agrave; 4000 tours, elle devait &ecirc;tre &agrave; un r&eacute;gime proche, et sa '87 virait de gau&shy;che &agrave; droite sans beaucoup d'inclinaison... , le Sieur Greenwood s'&eacute;tait s&ucirc;rement pench&eacute; sur ses </span><span style="font-size: small;">ressorts. <br /></span><span style="font-size: small;">Et soudain, je vis le trou. <br />C'&eacute;tait maintenant ou jamais. <br />Cette longue courbe &agrave; gauche, nous au&shy;rions pu l'aborder beaucoup plus vite mais je me contentais de suivre le train de Kathrin. <br />Sans r&eacute;fl&eacute;</span><span style="font-size: small;">chir deux fois, j'&eacute;crasais la p&eacute;dale et le klaxon... en une fraction de seconde, j'&eacute;tais &agrave; hauteur de sa porti&egrave;re et Kathrin se retourna soudainement, comme surprise de ma man&oelig;uvre. <br />Son regard &eacute;tait glacial. <br />Je d&eacute;tournais la t&ecirc;te pour me concen&shy;trer sur ma trajectoire, la bande inverse &eacute;tait tou&shy;jours libre et je rel&acirc;chais le klaxon. <br />A plein pot, j'entendais que j'&eacute;tais en sur-r&eacute;gime mais je ne pouvais plus rel&acirc;cher les gaz. <br />Kathrin m'a alors repass&eacute; aussi sec. <br /></span><span style="font-size: small;">J'ai risqu&eacute; un rapide coup d'&oelig;il &agrave; droite. <br />Elle ser&shy;rait les dents, bien d&eacute;cid&eacute;e &agrave; rester &agrave; ma hauteur pour m'emp&ecirc;cher de me rabattre devant elle. <br />Nous &eacute;tions &agrave; deux de front dans cette courbe &agrave; gauche, j'avais un bon capot d'avance mais plus assez de puissance en r&eacute;serve pour la distancer. <br />Kathrin donnait toute la gomme... et la ligne droite &eacute;tait en vue... <br /></span><span style="font-size: small;">L'impasse. <br /><br />J'eus soudain conscience que je ne m'en sortirais pas. <br />Nous &eacute;tions toujours &agrave; deux de front, s&eacute;par&eacute;s par une ligne blanche et quelques centim&egrave;tres de carrosserie, personne en vue dans la bande inverse, pas la moindre bagnole qui m'au&shy;rait donn&eacute; une excuse pour lever le pied. <br /></span><span style="font-size: small;">La ligne droite &eacute;tait en vue... la derni&egrave;re ligne droite avant les tribunes ! <br />J'&eacute;tais foutu et je le savais. <br />Nous redressions nos Corvette's d'un m&ecirc;me mouvement, comme synchrone, je lui ai lanc&eacute; un regard penaud, elle m'a mis dix m&egrave;tres dans la vue, puis m'a d&eacute;pos&eacute; proprement dans un sifflement de turbine d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e... ! <br /></span><span style="font-size: small;">Plus la peine d'insister. <br />Elle le savait et a lev&eacute; le pied. <br />J'ai fondu &agrave; nouveau sur la Corvette jaune comme si elle roulait en roue libre. <br />Et elle roulait en roue libre !<br />Kathrin avait le bras au-dessus de la porti&egrave;re et je voyais ses yeux moqueurs me d&eacute;vi&shy;sager dans son r&eacute;troviseur. <br />Penaud, la rage aux tripes, je soulageais les gaz et restais derri&egrave;re elle jusqu'&agrave; l'entr&eacute;e de Saint-P&eacute;tersbourg... </span><span style="font-size: small;">Elle s'arr&ecirc;ta devant le Palm Beach Hotel, ou John Greenwood et ses potes nous attendaient, hilares...<br />Kathrin coupa le contact et sortit de sa voiture. <br />Je rangeais ma Stingray encore fumante &agrave; c&ocirc;t&eacute; de sa '87 d&eacute;capo&shy;table, coupais le jus... et sortis de la fournaise. <br /></span><span style="font-size: small;">J'&eacute;tais en sueur. <br />Elle &eacute;tait &agrave; peine d&eacute;coiff&eacute;e... <br /></span><span style="font-size: small;">Elle me d&eacute;visageait, l'air contente d'elle... et je ne pus m'emp&ecirc;cher de lui rendre son sourire.<br /><em>"Ka&shy;thrin"</em> lui dis-je, <em>"on ne peut pas dire que vous m'ayez battu &agrave; la r&eacute;guli&egrave;re mais vous &ecirc;tes arriv&eacute;e avant moi. Je suppose que c'est tout ce qui comp&shy;te"...</em> <br />Elle partit d'un grand &eacute;clat de rire : <span style="color: #660066;"><em>"</em></span><em><span style="color: #660066;"><em>Je vais vous avouer une chose, je n'ai jamais conduit aussi vite de ma vie et je ne suis pas pr&ecirc;te &agrave; recommencer. J'ai eu trop peur. Vous me talon&shy;niez comme un oiseau de proie pr&ecirc;t &agrave; fondre sur sa victime, j'ai d&ucirc; surmonter ma trouille pour rester devant vous ! Mais de toutes fa&ccedil;ons, je ne voulais vous prouver qu'une chose".</em></span>.. <br /></em></span><span style="font-size: small;">Je me pr&eacute;parais mentalement &agrave; un de ces discours f&eacute;ministes sur l'&eacute;galit&eacute; des sexes, les femmes au volant et les hommes &agrave; la cuisine. <br />Je rentrai les &eacute;paules, pensant &agrave; la suite des op&eacute;rations... et c'est machinalement que je lui dis : <em>"Ah bon ! et que vouliez-vous me prouver alors ?"... <br /><span style="color: #660066;">"</span></em></span><span style="color: #660066; font-size: small;"><em>C'est tout simple. En fait, je suis ici en mission officielle. Je travaille pour Grad&shy;dy Richard que vous connaissez bien puisqu'il est concessionnaire Greenwood... et il m'a dit que vous refusiez de faire l'essai d'une '87 parce que vous &eacute;tiez persuad&eacute; que l'auto&nbsp;&eacute;tait bancale et que votre Stingray'69&nbsp;&eacute;tait la meilleure Corvette Greenwood&nbsp;de tous les temps. Je vous ai donc prouv&eacute; que&nbsp;cette s&eacute;rie de Corvette est plus performan</em></span><span style="font-size: small;"><em><span style="color: #660066;">te que vous ne le croyez. Alors voil&agrave;, ma mission est rem&shy;plie et les 1000 $ que vous avez mis dans le pot sont toujours &agrave; vous, car ce sera votre ristourne si vous achetez une nouvelle Corvette Greenwood chez Richard Graddy"</span>... <br /></em></span><span style="font-size: small;">J'&eacute;tais souffl&eacute;. <br />Sci&eacute;. <br />Ce Graddy avait vraiment tou&shy;tes les astuces, je l'avais envoy&eacute; sur les roses une dizaine de fois... et voil&agrave; qu'il organisait un mini Cannonball et m'envoyait un &eacute;mis&shy;saire de charme au Tallahassee. <br />Quel culot ! <br />Mais au fond..., ce requin de Charly &eacute;tait s&ucirc;rement dans le coup ! <br />Mais c'est bien s&ucirc;r ! <br />Je r&eacute;solu de faire bonne figure et d'essayer de tirer profit de la situation. <br />Apr&egrave;s tout, j'&eacute;tais devant un h&ocirc;tel-restaurant au bord de la plage, avec une jeune personne bien sous tous rapports...<br /></span><span style="font-size: small;"><em>"Ha ha ha !"...,</em> fis-je enjou&eacute;, <em>"elle est bien bonne celle-l&agrave;. Quel complot ! En tous cas, la d&eacute;monstra&shy;tion a &eacute;t&eacute; convaincante et je vous promets d'y penser s&eacute;rieusement, &agrave; cette Greenwood nouveau mod&egrave;le. Mais dites-moi, Kathrin, que diriez-vous d'un p'tit d&eacute;jeuner ?"... </em><br /></span><span style="font-size: small;">Je la pris par l'&eacute;paule, nous avons tourn&eacute; le dos &agrave; ma Stingray'69 encore fumante... et nous avons mar&shy;ch&eacute; lentement vers le Palm Beach Hotel. <br />Une nou&shy;velle vie commen&ccedil;ait peut-&ecirc;tre !&nbsp;</span><span style="font-size: small;">&nbsp;</span> <br /><span style="font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="color: #810081;"> &nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.chromesflammes.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.chromesflammes.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span>&nbsp;&nbsp;</span></span><br /></span></span></p>
&nbsp;</span></p>]]></description>
			 <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 22:44:10 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11283827449-Corvette66_01.jpg" length="11405" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Ferrari et Nano-Tata..., pas de fumée sans feu !]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;"><strong>Ferrari et Nano-Tata..., pas de fum&eacute;e sans feu !<br /></strong></span><strong><span style="font-size: small;">Pourquoi payer 300.000&euro;uros pour une Ferrari 458 Italia, quand on peut acheter une Nano qui flambe aussi bien pour &agrave; peine 3.000&euro;uros ?<br /></span></strong><span style="font-size: small;">La question se pose alors qu'une d&eacute;p&ecirc;che en provenance de New Delhi nous apprend qu'une cinquanti&egrave;me Nano (l'auto la moins ch&egrave;re au monde), a r&eacute;cemment flamb&eacute; en pleine rue. <br />C'est le constructeur Tata lui-m&ecirc;me qui a fait un communiqu&eacute; de presse sur cet incendie routier, mais on ne peut pas dire qu'il avait le choix, la voiture a pris feu en plein jour au centre-ville et les cam&eacute;ras de t&eacute;l&eacute; sont arriv&eacute;es avant les pompiers.<br /><em>&nbsp;</em></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><em>"</em></span><span style="font-size: small;"><em>Nous allons enqu&ecirc;ter cet incident",</em> a dit un porte-parole de Tata Motors, qui a n'a pas voulu se prononcer &agrave; chaud sur les causes possibles de l'incendie. <br />Des t&eacute;moins ont indiqu&eacute; que des flamm&egrave;ches ont jailli de l'&eacute;chappement d&egrave;s que le conducteur a fait d&eacute;marrer la voiture et que de grandes flammes ont imm&eacute;diatement surgi du compartiment moteur qui est situ&eacute; &agrave; l'arri&egrave;re.<br />L'agence de presse Bloomberg rapporte aussi une d&eacute;claration de Tata, faite en mai dernier, selon laquelle une &eacute;quipe compos&eacute;e d'ing&eacute;nieurs de Tata et d'experts internationaux ind&eacute;pendants s'est pench&eacute;e sur&nbsp;plusieurs cas d'incendie. <br />Les experts&nbsp;ont conclu que&nbsp;plusieurs incendies ont&nbsp;&eacute;t&eacute; caus&eacute; quand un <em>"corps &eacute;tranger"</em> est entr&eacute; en contact avec l'&eacute;chappement br&ucirc;lant et a pris feu. <br />Pour ce qui est d'autres incendies analys&eacute;s, les enqu&ecirc;teurs pensent qu'il s'agit d'une rupture de la canalisation d'essence, a indiqu&eacute; Tata en mai dernier.<br /></span><span style="font-size: small;">Au terme des ces enqu&ecirc;tes, Tata a conclu que ces incidents ne mettaient pas en doute la conception et la construction de la Nano et a &eacute;cart&eacute; l'id&eacute;e d'un rappel. <br />Mais le constructeur indien a quand m&ecirc;me lanc&eacute; un programme d'inspection de toutes les Nano vendues &agrave; l'&eacute;poque, pour r&eacute;pondre aux pr&eacute;occupations des propri&eacute;taires.<br /></span><span style="font-size: small;">La Nano est un grand succ&egrave;s commercial en Inde, o&ugrave; 50 000 unit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; vendues en 2009.<br /></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;">Rappelons qu'une r&eacute;cente &eacute;pid&eacute;mie d'incendies routiers a &eacute;galement frapp&eacute; la Ferrari 458 Italia.<br /></span><span style="font-size: small;">Le site internet <a href="http://www.wreckedexotics.com/"><span style="color: #0000ff;">www.WreckedExotics.com</span></a>, qui publie uniquement des articles et des photos sur des voitures exotiques accident&eacute;es (chacun ses go&ucirc;ts !), rapporte que l'&eacute;pid&eacute;mie d'incendies de Ferrari 458 Italia a commenc&eacute; le 8 juillet &agrave; Paris (voir la vid&eacute;o ci-apr&egrave;s). <br />Le magazine internet note avec soulagement qu'un passant a utilis&eacute; un extincteur pour emp&ecirc;cher les flammes de se propager &agrave; tout le v&eacute;hicule.<br /></span><span style="font-size: small;">Une autre 458 a pris feu le 14 juillet en montant une route montagneuse en Suisse ;&nbsp;une troisi&egrave;me a flamb&eacute; le 18 ao&ucirc;t &agrave; Costa Mesa, en Californie. <br />Mais l'incendie qui a vraiment attir&eacute; l'attention internationale sur ce ph&eacute;nom&egrave;ne est la <em>"consomption"</em> croqu&eacute;e sur le vif par un vid&eacute;aste amateur d'une autre 458, le 22 ao&ucirc;t &agrave; Ningbo, en Chine. <br />Ce nouveau cas de <em>"combustion spontan&eacute;e"</em> a &eacute;t&eacute; diffus&eacute; par le site internet chinois <a href="http://www.youku.com/"><span style="color: #0000ff;">www.</span>&nbsp;puis repris par YouTube et a fait le tour du monde.<br /></a><a href="http://www.youku.com/"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Arial;">youku.com</span></span></a></span><span style="font-size: small;">La 458 qui a flamb&eacute; en Chine avait seulement 1000 km, note avec m&eacute;ticulosit&eacute; <em>WreckedExotics.com, </em>un site tenu par un v&eacute;ritable maniaque qui a publi&eacute; les photos des quatre incendies </span><span style="font-size: small;">et de sept autres Ferrari 458 Italia accident&eacute;es, de m&ecirc;me que 6.000 autres photos de voitures de luxe caboss&eacute;es, d&eacute;truites ou en flammes.<br /><a href="http://www.wreckedexotics.com/458crashcount.shtml"><span style="color: #0000ff;">http://www.wreckedexotics.com/458crashcount.shtml</span></a><br />L</span><span style="font-size: small;">a malchance semble se coller aux propri&eacute;taires de Ferrari 458 Italia, durant les derniers&nbsp;10 jours, neuf ont eu des accidents li&eacute;s &agrave; des ruptures de ch&acirc;ssis et quatre ont fait de <em>"l'auto-combustion-spontan&eacute;e"</em> (sic !)...&nbsp;: <strong>plus d'une Ferrari 458 &agrave; un accident ou un incendie par jour</strong>, soulignent&nbsp;divers magazines en caract&egrave;res gras, en se demandant si cette tendance peut se maintenir et en concluant, sur un ton moqueur : <em>"Mais quand cette folie s'arr&ecirc;tera-t-elle ?"...<br /></em></span><span style="font-size: small;">D'ailleurs, d'autres sites se montrent du doigt la fr&eacute;quente inflammabilit&eacute; des Ferrari 458 Italia, ces jours-ci. Jalopnik.com d&eacute;crit les incendies comme <em>an international Car-B-Q !<br /></em></span><span style="font-size: small;">Le constructeur italien de voitures sports de luxe dit ne pas savoir ce qui a provoqu&eacute; ces incendies dans le compartiment moteur, mais souligne qu'il ne faut pas faire d'amalgame avec les incendies spontan&eacute;s et l'auto-combustion (gag !)....</span><br /><br /><span style="font-family: Arial; color: #810081; font-size: xx-small;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="font-family: Verdana; font-size: small;">&nbsp;<br /></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:42:03 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-81283478123-Ferrailleries_03.jpg" length="8350" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Nyouter, l'œil de Sauron...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;">Nyouter, l'&oelig;il de Sauron...<br /></span>La capacit&eacute; technique de contr&ocirc;ler les individus est aujourd&rsquo;hui si compl&egrave;te (puces RFID, vid&eacute;o-surveillance, Hadopi, lois anti-terroristes, num&eacute;risation des supports de communication), qu&rsquo;elle rend possible l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un r&eacute;gime totalitaire, si coercitif, qu&rsquo;il sera pratiquement impossible de le renverser !<br /></strong>L&rsquo;urgence pour les gouvernements de l&eacute;gif&eacute;rer sur la surveillance, va de pair avec la mont&eacute;e du ch&ocirc;mage et de la col&egrave;re, qui justifieront dans quelque temps cette l&eacute;gislation. <br />Il ne fait aucun doute que l&rsquo;augmentation de la mis&egrave;re favorisera la violence et que la n&eacute;cessit&eacute; de faire<br />respecter l&rsquo;ordre public passe par le contr&ocirc;le des moyens de communication.<br /><br /><br />Vu dans le Forum du magazine f&eacute;minin <em>"Femmes d'aujourd'hui"...</em><br /><em><span style="color: #800000;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">Bonjour &agrave; toutes. <br />En tant que maman, je veux vous faire partager ma d&eacute;couverte.<br />&Eacute;coutant une conversation de mes enfants (15 et 13 ans) j'ai entendu le mots Nyouter &agrave; plusieurs reprises. <br />Intrigu&eacute; je suis donc allez sur le web (comme ils disent) <a href="http://www.nyouter.com/">www.Nyouter.com</a> . <br />L'id&eacute;e est tous simplement g&eacute;nial surtout qu'il s'agit de la s&eacute;curit&eacute; de nos enfants... <br />Voil&agrave; J'esp&egrave;re vous rendre service <br />Pat a choux</span><br /></span></em><br />Qu'est-ce que Nyouter ?<br />Basiquement, c'est une carte sur laquelle tout un chacun/chacune indique ses coordonn&eacute;es et les personnes &agrave; contacter en cas de <em>"probl&egrave;mes"</em>...<br />La d&eacute;livrance de cette carte (qu'il faut imprimer au d&eacute;part de la page d'inscription de ce site :&nbsp;<a href="http://www.nyouter.com/">www.Nyouter.com</a>), s'accompagne automatiquement et obligatoirement par l'enregistrement de diverses donn&eacute;es personnelles, dont (et surtout) divers num&eacute;ros de t&eacute;l&eacute;phone de personnes proches &agrave; contacter...<br />Si vous voulez en conna&icirc;tre d'avantage, allez sur ce site et faites-vous votre propre opinion...<br /><br />Dans <em>&ldquo;Le Seigneur des Anneaux&rdquo;,</em> roman de J.R. Tolkien, le Souverain Terrible, depuis la sombre forteresse de Mordor, voit tout et sait tout. <br />Sauron connait les principaux secrets de ses adversaires et leurs plans lui sont facilement r&eacute;v&eacute;l&eacute;s. <br />Son &OElig;il scrutateur et mena&ccedil;ant, observe leurs moindres mouvements et &eacute;chapper &agrave; sa surveillance sera le seul moyen d'esp&eacute;rer mener &agrave; son terme la Qu&ecirc;te de l'Anneau. <br />Dans une forteresse Europe soi-disant assi&eacute;g&eacute;e selon les diktats du Nouvel ordre Mondial auxquels les gouvernements ont fait all&eacute;geance, faut-il craindre que quelque nouveau n&eacute;cromancien, au fait de tous les comportements des gens, puisse, au nom de la s&eacute;curit&eacute; de tous, menacer la libert&eacute; de chacun ? <br /><br />C'est la question que j'entends examiner dans cet article en observant comment se d&eacute;veloppent les syst&egrave;mes complexes de surveillance d'une part... et, d'autre part, les effets possibles d' un risque de glissement de la s&eacute;curit&eacute; au s&eacute;curitaire dans un contexte d'abandon aux administrations d'un contr&ocirc;le l&eacute;gislatif de l'organisation et du fonctionnement des syst&egrave;mes de surveillance et de s&eacute;curit&eacute;.<br />L'apport des technologies informatiques, d'internet &agrave; la mise en place de syst&egrave;mes sophistiqu&eacute;s de surveillance, &agrave; fait d&eacute;j&agrave; l'objet de nombreuses &eacute;tudes. <br />Dans le domaine de la circulation et de la surveillance des personnes, le d&eacute;veloppement des techniques s&eacute;curitaires, a suscit&eacute; l'expression d'inqui&eacute;tudes quand au devenir des libert&eacute;s susceptibles d'en subir les effets r&eacute;ducteurs. <br />L'argument p&eacute;remptoire des attentats du 11 septembre 2001, puis de mars 2004 &agrave; Madrid... sans omettre ceux de Londres..., rejoignant le vieux syndrome de la citadelle assi&eacute;g&eacute;e que sont les &Eacute;tats-Unis..., les &Eacute;tats europ&eacute;ens ont commenc&eacute; &agrave; mettre en place, &agrave; des niveaux divers, des syst&egrave;mes informatis&eacute;s de contr&ocirc;le d'entr&eacute;e, de suivi et de surveillance des &eacute;trangers aux fronti&egrave;res et &agrave; l'int&eacute;rieur des &Eacute;tats. <br /><br />Dans l'espace Schengen, la cr&eacute;ation des fichiers SIS I &amp; II en sont des exemples. <br />Comme aux &Eacute;tats-Unis et au Canada dans les a&eacute;roports, aux fronti&egrave;res routi&egrave;res, des syst&egrave;mes ont &eacute;t&eacute; test&eacute;s, mis en place, adapt&eacute;s, &agrave; la recherche de la plus grande efficacit&eacute;.<br />Les programmes <em>&ldquo;Parafes&rdquo;</em> apr&egrave;s <em>&ldquo;Pegase&rdquo;</em>, les syst&egrave;mes <em>&ldquo;Fronti&egrave;res intelligentes&rdquo;,&ldquo;Nexus&rdquo;,</em> <em>&ldquo;CANPASS-Air&rdquo;</em>, <em>&ldquo;IPV/DP&rdquo;...</em>, en fournissent des illustrations.<br />Agissant pour le bien de tous, construisant une forteresse reposant sur une surveillance interne et externe dont l'efficacit&eacute; est parfois d&eacute;j&agrave; mise en cause, l'Europe, comme dans le c&eacute;l&egrave;bre roman de Dino Buzzati attend ses tartares. <br />Mais le syst&egrave;me se d&eacute;nature, l'instrument du contr&ocirc;le, le nouveau Golem, tend, au fur et &agrave; mesure d'une sorte d'auto-d&eacute;veloppement et d'auto-justification, &agrave; d&eacute;velopper son emprise en cr&eacute;ant sournoisement des interconnexions de fichiers, &agrave; la fois sur le plan interne et externe. <br />Bien avant l'informatique, la tentation de surveiller les gens,&nbsp;a&nbsp;toujours &eacute;t&eacute; une des activit&eacute;s favorite de la police. <br />Le d&eacute;veloppement des technologies informatiques lui a donn&eacute; d&eacute;sormais les moyens d'une r&eacute;volution : l'av&egrave;nement d'une dictature de la transparence, que j'ai nomm&eacute; <em>"Dictatucratie"</em> dans un de mes romans. <br />Le d&eacute;veloppement de la mise en place des syst&egrave;mes de s&eacute;curit&eacute; au lendemain du 11 septembre 2001&nbsp;tendait, au del&agrave; de la r&eacute;gulation classique des flux d'immigration (&eacute;conomique, acad&eacute;mique, climatique, demandes d'asiles etc...), &agrave; organiser la surveillance de toutes les personnes aux &Eacute;tats-Unis et dans le monde entier, ainsi que la gestion de l'entr&eacute;e des &eacute;trangers sur le territoire des &Eacute;tats<em> "amis"</em> dans les meilleures conditions d'efficacit&eacute; possible, afin d'assurer soi-disant la s&eacute;curit&eacute; et l'ordre public, dans un contexte de menace terroriste invent&eacute; de toutes pi&egrave;ces dans le cadre d'une <em>"strat&eacute;gie plan&eacute;taire de la peur"</em>, via&nbsp;la cr&eacute;ation d'attentats terroristes attribu&eacute;s &agrave; un nouvel ennemi, contre lequel toutes les nations appartenant au<em> "Nouvel Ordre Mondial"</em> devaient s'unir en partageant toutes leurs ressources, particuli&egrave;rement polici&egrave;res et militaires... <br /><br />La volont&eacute; d'am&eacute;liorer cette gestion a conduit &agrave; l'adoption de syst&egrave;mes compl&eacute;mentaires et de pratiques qui conduisent, en contr&ocirc;lant le pouvoir judiciaire&nbsp;et en dirigeant le syst&egrave;me&nbsp;administratif, &agrave; des formes de d&eacute;rives s&eacute;curitaires : fichiers de type <em>&ldquo;Eloi&rdquo;,</em> fichiers des personnes n&eacute;es &agrave; l'&eacute;tranger, fichiers PNR, interconnexion directe des fichiers, &eacute;changes d'informations Europol, Eurojust, Interpol etc..<br />La structure de <em>l'&oelig;il de Sauron,</em> est un d&eacute;veloppement des syst&egrave;mes complexes de surveillance, selon l'argument que&nbsp;: <em>derri&egrave;re tout citoyen, tout&nbsp;immigr&eacute; et tout &eacute;tranger, se cache un terroriste, un criminel, un trafiquant, un fraudeur, un irrespectueux,&nbsp;un politiquement-incorrect, un marginal&nbsp;!<br /></em>Le ph&eacute;nom&egrave;ne que nous observons est une r&eacute;ponse technologique &agrave; une probl&eacute;matique soci&eacute;tale. <br />Il est aggrav&eacute; par les circonstances li&eacute;es au soi-disant d&eacute;veloppement du terrorisme... et repose sur la mise en place de coop&eacute;rations induites par la n&eacute;cessit&eacute; de la pr&eacute;vention.<br /><br />La menace sur les <em>&ldquo;peuples libres de la Terre du Milieu&ldquo;,</em> qui est&nbsp;une menace diffuse car invent&eacute;e&nbsp;sur l'espace de libert&eacute; de s&eacute;curit&eacute; et de justice (sic !)&nbsp;que pr&eacute;tend&nbsp;&ecirc;tre l'Union Europ&eacute;enne..., r&eacute;sulte de la conjonction de ph&eacute;nom&egrave;nes divers dont les d&eacute;veloppements dans le temps sont variables : les ph&eacute;nom&egrave;nes migratoires que les contextes de crises politiques, &eacute;conomiques (internes et externes) rendent plus ou moins sensibles... et la lutte contre le terrorisme qui tend &agrave; devenir l'un des axes dominant des politiques &eacute;labor&eacute;es par les puissances occidentales faute d'autres ennemis r&eacute;els. <br />Alors que le Conseil de Tampere des 15 et 16 octobre 1998 annon&ccedil;ait la mise en place d'une politique ouverte d'asile et de rationalisation et&nbsp;de coh&eacute;rence dans la r&egrave;glementation de l'immigration..., les mesures effectivement mises en place prirent une orientation nettement plus s&eacute;curitaire. <br />Apr&egrave;s la vague d'attentat de 1995 en France, les attentats qui frapp&egrave;rent les &Eacute;tats-Unis le 11 septembre 2001, l'Espagne le 11 mars 2004, la Grande Bretagne le 7 juillet 2005... et les multiples tentatives d&eacute;jou&eacute;es depuis 2001 en France, en Grande Bretagne et en Allemagne..., amen&egrave;rent la population &agrave; consid&eacute;rer l'argument de l'attrait pour l'espace commun de prosp&eacute;rit&eacute; et de paix des candidats &agrave; l'immigration comme un pr&eacute;texte possible &agrave; l'infiltration d'agents susceptibles d'organiser des attentats !&nbsp;<br />La mise au jour de l'installation en Allemagne d'une partie de la soi-disant chaine logistique des attentats du 11 septembre 2001&nbsp;en fournissait la d&eacute;monstration. <br />Il en d&eacute;coulera la mise en place progressive d'un syst&egrave;me rigoureux de contr&ocirc;le des conditions d'acc&egrave;s l&eacute;gal dans l'espace Schengen, ainsi qu'un contr&ocirc;le accru des populations &agrave; l'int&eacute;rieur des &Eacute;tats. <br />Le contr&ocirc;le &agrave; l'entr&eacute;e s'est en effet vu compl&eacute;t&eacute; par un syst&egrave;me de surveillance et de recherche au sein m&ecirc;me de <em>"l'espace de suret&eacute;&rdquo;. <br /></em>L'immigration <em>"ill&eacute;gale"</em>&nbsp; a donn&eacute;&nbsp;pr&eacute;textes &agrave; poursuites, d&eacute;tentions et reconduites aux fronti&egrave;res, le cas &eacute;ch&eacute;ant &agrave; poursuites pour infractions li&eacute;es &agrave; une entreprise terroriste !<br />Cette &eacute;volution a &eacute;t&eacute; constat&eacute;e par Joelle Van Buren, collaboratrice du bureau Eurowatch, d&egrave;s 2003, lorsqu'elle &eacute;crivait : <em>&rdquo;La mise &agrave; niveau, pr&eacute;sent&eacute;e comme technique, du syst&egrave;me d'information Schengen, sert exclusivement de paravent &agrave; un glissement de ses objectifs, de l'accompagnement de la libert&eacute; de circulation vers la constitution d'une base de donn&eacute;es de surveillance et d'enqu&ecirc;te&rdquo;.<br /></em><br />L'importance de ces ph&eacute;nom&egrave;nes, l'ampleur des populations concern&eacute;es et le champ g&eacute;ographique de l'action, vont conduire les autorit&eacute;s en charge de la s&eacute;curit&eacute;, &agrave; la fois, &agrave; mesurer la fragilit&eacute; des documents sur lesquels s'appliquent leur contr&ocirc;le, l'assistance consid&eacute;rable que pouvait leur apporter l'&eacute;lectronique... et la n&eacute;cessit&eacute; de la coop&eacute;ration avec leurs homologues. <br />L'argument du manque de fiabilit&eacute; et des possibilit&eacute;s de falsification des documents traditionnels d'identification des individus, a fait l'objet de tr&egrave;s nombreuses &eacute;tudes. <br />Il suffit de se r&eacute;f&eacute;rer aux travaux relatifs &agrave; la mise en place de la carte d'identit&eacute; &eacute;lectronique, du passeport biom&eacute;trique et de l'ensemble des titres pouvant faire l'objet d'application de puces &eacute;lectroniques !&nbsp;<br />L'absence de rigueur de certains &Eacute;tats producteurs de ces documents a &eacute;t&eacute; aussi mis en avant. <br />Face aux rumeurs d'attentats<em> "terroristes"</em>&nbsp;distill&eacute;es perversement par les &Eacute;tats, certains gouvernements, dont les &Eacute;tats-Unis, ont pouss&eacute; leurs populations, via un matraquage par les m&eacute;dias &agrave; leurs bottes (que n'aurait pas reni&eacute; Goebbels), &agrave; ne plus vouloir d&eacute;pendre, pour leur s&eacute;curit&eacute;, des documents <em>"papiers"</em> &eacute;mis par d'autres &Eacute;tats dans lesquels leur confiance&nbsp;&eacute;tait rendue&nbsp;limit&eacute;e. <br />L'informatique, la biom&eacute;trie, l'interop&eacute;rabilit&eacute; des fichiers, ont ainsi offert aux &Eacute;tats, la ma&icirc;trise de ces technologies..., la d&eacute;mat&eacute;rialisation et l'ubiquit&eacute; de l'internet viendra compl&eacute;ter l'arsenal des &Eacute;tats dans la qu&ecirc;te d'information sur les populations.<br /><br />La biom&eacute;trie regroupe l&rsquo;ensemble des techniques permettant d&rsquo;identifier un individu gr&acirc;ce &agrave; ses caract&eacute;ristiques physiologiques (empreintes, forme de l&rsquo;iris ou du visage, ADN, r&eacute;seau veineux&hellip;), ou comportementales (rythme des pas, de la frappe du clavier&hellip;). <br />Elle fait de nos corps des cartes d&rsquo;identit&eacute;, bien plus s&ucirc;rement que la simple d&eacute;claration de nos nom et pr&eacute;nom.<br />Si son utilisation avec un minimum d&rsquo;efficacit&eacute; est intimement li&eacute;e au d&eacute;veloppement de l&rsquo;informatique, ses grands principes ont commenc&eacute; &agrave; &eacute;merger d&egrave;s le XIXe si&egrave;cle, avec notamment les travaux d&rsquo;Alphonse Bertillon. <br />Il fut le premier chef du service d&rsquo;identification du d&eacute;p&ocirc;t de la Pr&eacute;fecture de police &agrave; travailler sur l&rsquo;anthropom&eacute;trie puis sur les empreintes digitales (appel&eacute;es alors dactyloscopie). <br />D&egrave;s 1872, les d&eacute;tenus fran&ccedil;ais sont tous photographi&eacute;s, ce qui permet &agrave; Bertillon de s&rsquo;essayer &agrave; des classements, mais il doit avouer que le rapprochement entre plusieurs photographies d&rsquo;une m&ecirc;me personne est particuli&egrave;rement difficile. <br />D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;id&eacute;e de se servir de la photographie pour prendre quelques mesures (&eacute;cartement des yeux, hauteur et largeur du visage&hellip;), bien plus faciles &agrave; comparer entre elles. <br />Les premi&egrave;res empreintes digitales sont enregistr&eacute;es par la police fran&ccedil;aise en 1882. <br />Dans ce si&egrave;cle d&rsquo;organisation scientifique de la soci&eacute;t&eacute;, la biom&eacute;trie fait ses premiers pas. <br />D&rsquo;autres techniques sont d&eacute;couvertes au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle. <br />Mais c&rsquo;est avec l&rsquo;informatique que la biom&eacute;trie va r&eacute;ellement devenir une r&eacute;alit&eacute;. <br />En effet, r&eacute;duire le corps &agrave; un certain nombre de mesures est int&eacute;ressant, mais pouvoir stocker et comparer ces mesures n&eacute;cessite des moyens techniques cons&eacute;quents. <br />Toute une s&eacute;rie de brevets et d&rsquo;algorithmes de reconnaissance, essentiellement am&eacute;ricains, apparaissent dans les ann&eacute;es 1980. <br />Ils permettent de r&eacute;duire la partie du corps scann&eacute;e &agrave; un ensemble de points, facilement stockables dans un enregistrement informatique, qui forment un gabarit. <br />Lors du contr&ocirc;le, un nouveau gabarit est cr&eacute;&eacute; et compar&eacute; &agrave; celui de r&eacute;f&eacute;rence. <br />&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1990, un secteur industriel &eacute;merge.<br /><br />Pour qu&rsquo;une mesure biom&eacute;trique soit utile, il faut &agrave; la fois qu&rsquo;elle soit discriminante d&rsquo;un individu &agrave; l&rsquo;autre, universelle et stable. <br />Ainsi, notre groupe sanguin, s&rsquo;il est stable et universel, n&rsquo;est pas suffisamment discriminant pour nous distinguer &agrave; coup s&ucirc;r de notre voisin. <br />&Agrave; l&rsquo;inverse, le d&eacute;tail de la forme de notre visage est assez discriminant (attention aux jumeaux cependant) mais change avec le temps. <br />M&ecirc;me nos empreintes digitales, si elles ne changent pas de forme, s&rsquo;estompent avec l&rsquo;&acirc;ge !<br />Deux grands types d&rsquo;applications sont possibles, l&rsquo;authentification et l&rsquo;identification. <br />Dans le premier cas, on se contente de v&eacute;rifier que la personne qui se pr&eacute;sente est bien la bonne, ce qui implique qu&rsquo;elle soit identifi&eacute;e par ailleurs (badge, saisie de nom&hellip;).<br />L&rsquo;identification consiste &agrave; comparer la mesure prise avec une base plus ou moins importante d&rsquo;enregistrements effectu&eacute;s au pr&eacute;alable. <br />Plus la base est r&eacute;duite (les employ&eacute;s d&rsquo;une entreprise), plus la comparaison est rapide.<br />Alors qu&rsquo;il faut 15 minutes &agrave; un policier fran&ccedil;ais pour retrouver l&rsquo;empreinte d&rsquo;un individu dont il conna&icirc;t le nom dans le Fichier national des empreintes digitales (authentification), sa recherche prendra environ 3 heures s&rsquo;il recherche une empreinte qu&rsquo;il ne peut associer a priori &agrave; un nom pr&eacute;cis (identification).<br /><br />Pour ce qui est de l'affirmation du principe de coop&eacute;ration, l'article 67&sect;3 du Trait&eacute; sur l'Union Europ&eacute;enne rappelle : <em>&rdquo;L'union &oelig;uvre pour assurer un niveau &eacute;lev&eacute; de s&eacute;curit&eacute; par des mesures de pr&eacute;vention de la criminalit&eacute;..., par des mesures de coordination et de coop&eacute;ration entre autorit&eacute;s polici&egrave;res et judiciaires et autres autorit&eacute;s comp&eacute;tentes, ainsi que par la reconnaissance mutuelle des d&eacute;cisions judiciaires en mati&egrave;re p&eacute;nale et, si n&eacute;cessaire, par le rapprochement des juridictions p&eacute;nales&rdquo;. <br /></em>Il trouvera une illustration dans la mise en &oelig;uvre de la plupart des r&eacute;alisations institutionnelle !<br /><br />L'article 7 de la convention du 19 juin1998 pr&eacute;cise : <em>&rdquo;Les parties contractantes se pr&ecirc;teront assistance et assureront une coop&eacute;ration &eacute;troite et permanente en vue d'une ex&eacute;cution efficace des contr&ocirc;les et surveillances. Elles proc&egrave;deront notamment &agrave; un &eacute;change de toutes les informations pertinentes et importantes, &agrave; l'exclusion de donn&eacute;es nominatives &agrave; caract&egrave;re individuel, sauf dispositions contraires de la pr&eacute;sente convention, &agrave; une harmonisation, dans la mesure du possible, des instructions donn&eacute;es aux services charg&eacute;s des contr&ocirc;les, et &agrave; la promotion d'une formation et du recyclage uniforme du personnel affect&eacute; aux contr&ocirc;les. Cette coop&eacute;ration peut prendre la forme d'un &eacute;change de fonctionnaires de liaison&rdquo;.</em><br /><br />L'organisation de la surveillance va reposer sur un double niveau de coop&eacute;ration : dans l'espace Schengen, d'une part... et dans les relations entre cet espace et certains &Eacute;tats tiers, d'autre part. <br />Dans la mise en place de ces proc&eacute;dures les liens sp&eacute;cifiques avec les &Eacute;tats-Unis et le Canada peuvent permettre d'envisager l'adoption de certaines de ces techniques comme le r&eacute;sultat d'une sorte de <em>"benchmarking"</em> s&eacute;curitaire.<br />Le TIA serait-il l'avenir ? <br />Ce concept que Jeremy Bentham entend appliquer au syst&egrave;me p&eacute;nitentiaire, l'univers imagin&eacute; par Tolkien,&nbsp;a d&eacute;j&agrave; trouv&eacute; un certain degr&eacute; de r&eacute;alisation aux &Eacute;tats-Unis depuis quelques ann&eacute;es. <br />Les attentats du 11 Septembre 2001 y ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;texte &agrave; une vaste op&eacute;ration de r&eacute;duction des libert&eacute;s publiques au nom des n&eacute;cessit&eacute;s de la guerre <em>"contre le terrorisme". <br /></em>En Novembre 2002, un nouveau pas a &eacute;t&eacute; franchi par George W.Bush, au nom de la <em>"s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure"</em>. <br />L'administration Bush a alors &eacute;tabli un syst&egrave;me de surveillance baptis&eacute; <em>"Total Information Awareness System",</em> qui a l&eacute;galis&eacute; ce qui se pratiquait d&eacute;j&agrave; ill&eacute;galement depuis quelques ann&eacute;es !<br />Ce syst&egrave;me de renseignement global a pour fonction d'explorer toutes les bases de donn&eacute;es de la plan&egrave;te pour r&eacute;unir toutes les informations sur la vie priv&eacute;e de l'ensemble des citoyens, am&eacute;ricains... et aussi des citoyens de tous les pays du monde !&nbsp;<br />Avant m&ecirc;me qu'un individu puisse se pr&eacute;senter aux fronti&egrave;res, plus rien de ce qu'il fait, dit ou lit n'est-plus, d&egrave;s lors, ignor&eacute; par ce super Big Brother : &eacute;mail, fax, communications t&eacute;l&eacute;phoniques, comptes bancaires, soins m&eacute;dicaux, achats de billets d'avion, abonnements &agrave; des journaux ou magazines, consultations de sites web... <br />Sauron trouve ainsi son incarnation dans&nbsp;le <em>"Nouvel Ordre Mondial"...,</em>&nbsp;pr&eacute;venu de tout ce qui se passe, de l'identit&eacute; de tout un chacun, en ce compris tout ce qu'ils ne peuvent plus cacher... et ce&nbsp;par un syst&egrave;me totalement automatis&eacute; : un Argus aux cent yeux et aux grandes oreilles !<br /><br /><br /><br />Divers services de g&eacute;olocalisation par le biais du t&eacute;l&eacute;phone portable existent !<br />Une m&egrave;re de famille inqui&egrave;te (du style de celle qui a d&eacute;pos&eacute; le message repris en ce d&eacute;but d'article),&nbsp;peut localiser sur Internet le portable de chacun de ses enfants (et de son &eacute;poux)&nbsp;&agrave; sa demande (jusqu&rsquo;&agrave; 15 portables diff&eacute;rents), pour quelques euros par mois. <br />Une fois inscrite au service, notre m&egrave;re de famille se connecte &agrave; Internet lorsqu&rsquo;elle veut localiser sa fille qui tra&icirc;ne &agrave; la sortie des cours ou son mari qui est soi-disant encore au bureau... <br />En quelques clics et en quelques secondes, elle sait &agrave; peu pr&egrave;s o&ugrave; est son t&eacute;l&eacute;phone portable. <br />Selon quel principe ? <br />Les t&eacute;l&eacute;phones portables fonctionnent gr&acirc;ce &agrave; un r&eacute;seau d&rsquo;antennes relais. <br />Lorsque vous t&eacute;l&eacute;phonez ou recevez un appel, la communication passe par une de ces antennes avant d&rsquo;&ecirc;tre achemin&eacute;e dans le circuit filaire habituel.<br />Chaque appel est donc li&eacute; &agrave; une antenne sp&eacute;cifique. <br />&Agrave; chaque antenne correspond une cellule qui repr&eacute;sente la zone qu&rsquo;elle peut couvrir. <br />Si on ne peut pas localiser avec pr&eacute;cision votre t&eacute;l&eacute;phone portable, votre op&eacute;rateur sait dans quelle cellule il se trouve, ce qui lui donne d&eacute;j&agrave; une bonne id&eacute;e. <br />En ville, la pr&eacute;cision g&eacute;n&eacute;ralement constat&eacute;e est de l&rsquo;ordre de 300 m&egrave;tres. <br />En zone p&eacute;ri-urbaine, elle est plut&ocirc;t d&rsquo;environ 600 m&egrave;tres. <br />En zone rurale, la pr&eacute;cision varie de 1 &agrave; 8 kilom&egrave;tres. <br />L&rsquo;information peut encore &ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;e par la mesure de la puissance n&eacute;cessaire pour atteindre le portable.<br />S&rsquo;il est tr&egrave;s &eacute;loign&eacute; de l&rsquo;antenne relais, le signal mettra quelques milli&egrave;mes de seconde suppl&eacute;mentaires pour aboutir. <br />En transformant ce temps en distance, la localisation peut donc &ecirc;tre affin&eacute;e (100 m&egrave;tres en milieu urbain, 1 kilom&egrave;tre en milieu rural). <br />D&egrave;s qu&rsquo;il est allum&eacute;, m&ecirc;me lorsque vous ne l&rsquo;utilisez pas, votre t&eacute;l&eacute;phone portable (quel que soit le mod&egrave;le, m&ecirc;me basique) est donc localis&eacute; &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres pr&egrave;s par votre op&eacute;rateur pour assurer vos communications et permettre aux merveilleuses ondes de la conversation de vous relier &agrave; votre interlocuteur !<br /><br /><strong>Le syndrome de la forteresse assi&eacute;g&eacute;e : c'est la fonction de l'&oelig;il de Sauron.<br />Au del&agrave; de l'omni-surveillance et d'une certaine fa&ccedil;on l'expliquant, le deuxi&egrave;me &eacute;l&eacute;ment de la symbolique de l'&oelig;il de Sauron est celui de la forteresse assi&eacute;g&eacute;e ; celle de la d&eacute;fense et de la crainte qui justifient, quel qu'en soit le prix pour les autres, la n&eacute;cessit&eacute; de savoir pour pr&eacute;voir et anticiper. <br />Ce prix, &agrave; l'extr&ecirc;me,&nbsp;est alors la fin de l'&Eacute;tat de droit par abandon de la pr&eacute;somption d'innocence au profit d'une pr&eacute;somption de dangerosit&eacute; ou d'anormalit&eacute; sociale..., toutes consign&eacute;es, en l'esp&egrave;ce, dans des fichiers de s&eacute;curit&eacute;.</strong> <br /><br />Dans un article paru dans<em> &ldquo;Le Monde Diplomatique&rdquo;,</em> Joelle Van Buren, rappelait que :&nbsp;<em>&ldquo;Le d&eacute;tournement d'un fichier nominatif vers des usages non pr&eacute;vus lors de sa cr&eacute;ation est le p&eacute;ch&eacute; capital des bases de donn&eacute;es&rdquo;. <br /></em>A bien des &eacute;gards le 11 septembre 2001 aura &eacute;t&eacute; dans ce domaine l'&eacute;v&egrave;nement d&eacute;clencheur d'une mutation dont Mireille Delmas-Marty a soulign&eacute; l'importance en termes de protection des libert&eacute;s : <em>"Ces faux attentats, cr&eacute;&eacute;s de toutes pi&egrave;ces par les gouvernements Isra&eacute;liens et Am&eacute;ricains&nbsp;r&eacute;unis sous la banni&egrave;re du Nouvel Ordre Mondial,&nbsp;ont lib&eacute;r&eacute; les responsables politiques, symboliquement et juridiquement, de l'obligation de respecter les limites propres &agrave; tout &Eacute;tat de droit... et ainsi d&eacute;clench&eacute;, par une s&eacute;rie d'ondes de choc, des mouvements qui sont d'autant moins contr&ocirc;lables qu'ils rel&egrave;vent pour une large part des interd&eacute;pendances li&eacute;es aux ph&eacute;nom&egrave;nes d'internationalisation du droit&rdquo;. <br /></em>Le primat accord&eacute; &agrave; la dangerosit&eacute; d&eacute;sign&eacute;e&nbsp;(terrorisme, anormalit&eacute; sociale) comme motif d'&eacute;limination sur la sanction de la violation de la norme, remet alors en cause la conception que l'on pouvait avoir de l'&Eacute;tat de droit. <br />Victime d'une sorte de Tsunami juridique Montesquieu n'aurait&nbsp;plus sa place dans<em> "notre"</em> monde de guerre pr&eacute;emptive, de lutte pr&eacute;ventive, o&ugrave; la <em>"s&eacute;curit&eacute;"</em> &agrave; soi-disant prot&eacute;ger, n'est plus celle du citoyen, mais celle du pouvoir des financiers, menac&eacute;.<br /><br />J'ai eu l'occasion dans une communication t&eacute;l&eacute;phonique r&eacute;cente avec un directeur de la Suret&eacute; de l'&Eacute;tat,&nbsp;d' &eacute;voquer le passage, en mati&egrave;re de surveillance polici&egrave;re, de la recherche du d&eacute;linquant &agrave; la conception d'une surveillance pr&eacute;ventive fond&eacute;e sur la recherche des comportements dits anormaux. <br />C'est un m&eacute;canisme du m&ecirc;me ordre qui a &eacute;t&eacute; install&eacute; aux USA et en Europe, dans la mise en place d'une surveillance globale de la soci&eacute;t&eacute;.&nbsp;<br />Dans l'espace europ&eacute;en, mais aussi aux &Eacute;tats-Unis, le concept de donn&eacute;e personnelle n'existe quasi plus, la protection du <em>"priv&eacute;"</em> de chacun&nbsp;n'est plus assur&eacute;e. <br />L'&eacute;tanch&eacute;it&eacute; entre les fichiers n'est plus garantie. <br />La question qui se pose est de savoir si la seule crainte du terrorisme, alors que c'est une invention, peut suffire &agrave; justifier une sorte d'endormissement sur la protection des libert&eacute;s.<br />Dans une interview au journal <em>&ldquo;Le Monde&rdquo;,</em> Alex T&uuml;rk, pr&eacute;sident de la Commission Informatique et libert&eacute; observait : <em>&rdquo;De plus en plus, on &eacute;largit constamment le champ d'action des fichiers... Quand la CNIL dit que le champ vis&eacute; par un fichier est trop large, le l&eacute;gislateur r&eacute;torque qu'il ne s'agit que d'y ajouter un degr&eacute; suppl&eacute;mentaire. Or cela finit par changer sa nature... Nous assistons &agrave; un d&eacute;veloppement insidieux de la norme qui instille un nombre croissant de contraintes dans la vie des citoyens. Il faudrait une r&eacute;flexion globale sur la n&eacute;cessit&eacute; et la proportionnalit&eacute; des moyens employ&eacute;s&rdquo;.<br /></em>Les propos du pr&eacute;sident de la CNIL donnent une illustration du m&eacute;canisme d'&eacute;rosion insidieuse des libert&eacute;s et de l'&eacute;tat de droit dans un contexte de crise. <br />Il n'en justifie pas pour autant l'acceptation d'un d&eacute;ficit d&eacute;mocratique. <br />Le syndrome de la forteresse assi&eacute;g&eacute;e ne saurait ainsi &ecirc;tre per&ccedil;u comme autre chose que l'indice d'une forme de pathologie !<br /><br />Mireille Delmas-Marty, dans son dernier ouvrage, &eacute;crit : <em>&rdquo;Comment ne pas craindre que ce double glissement du criminel au criminel potentiel, puis de celui-ci aux populations, n'ouvre la voie d'une d&eacute;shumanisation que r&eacute;v&egrave;le d&eacute;j&agrave; le vocabulaire emprunt&eacute; aux dispositifs sur la dangerosit&eacute; des choses. Des termes comme le principe de pr&eacute;caution invoqu&eacute; face au risque de r&eacute;cidive, ou la 'tra&ccedil;abilit&eacute;' pour justifier la surveillance &eacute;lectronique, sugg&egrave;rent la m&eacute;tamorphose de l'&ecirc;tre humain en objet dangereux, objectivation au sens litt&eacute;ral, qui d&eacute;shumanise au lieu de responsabiliser&rdquo;.</em><br />Le m&ecirc;me regard est applicable &agrave; la surveillance des gens, s'appuyant sur des strat&eacute;gies de haute technologie ayant recours &agrave; l'interconnexion des fichiers...&nbsp;et bient&ocirc;t &agrave;&nbsp;des identifiants biologiques !&nbsp;<br /><br />L'extension du concept de population &agrave; risque avec l'inclusion dans le projet Eloi des personnes suspect&eacute;es de venir en aide aux sans papiers-immigr&eacute;s-ill&eacute;gaux, la mise en &oelig;uvre du trait&eacute; de Pr&uuml;m, la d&eacute;nonciation encourag&eacute;e des irr&eacute;guliers doivent-ils &ecirc;tre per&ccedil;u comme les &eacute;piph&eacute;nom&egrave;nes d'une p&eacute;riode de crise ou comme l'av&egrave;nement d'une Europe polici&egrave;re et d'une cit&eacute; de sycophantes dans un contexte de racialisation de nos soci&eacute;t&eacute;s ? <br />Ainsi que l'&eacute;crivait Daniel Borillo dans <em>&ldquo;Le Monde&rdquo; </em>: <em>"La politique actuelle est travaill&eacute;e par une contradiction. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, on cherche &agrave; isoler les sans-papiers, en tra&ccedil;ant autour d&rsquo;eux une fronti&egrave;re de la peur. Mais d&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, de m&ecirc;me qu&rsquo;on confond volontiers les immigr&eacute;s l&eacute;gaux ou clandestins dans un semblable soup&ccedil;on, de m&ecirc;me la suspicion s&rsquo;&eacute;tend des &eacute;trangers aux citoyens d&rsquo;origine &eacute;trang&egrave;re. C&rsquo;est ainsi que le pr&eacute;fet de la Seine-Saint-Denis, dans une note au ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur r&eacute;cemment publi&eacute;e, d&eacute;crivait "un territoire o&ugrave; deux tiers de la population est &eacute;trang&egrave;re, ou d&rsquo;origine &eacute;trang&egrave;re, et o&ugrave; les r&eacute;f&eacute;rents culturels sont loin de ceux de notre vieux pays". Avec la racialisation de notre soci&eacute;t&eacute;, on ne fait plus gu&egrave;re la diff&eacute;rence entre ceux qui sont &eacute;trangers et ceux qui en ont l&rsquo;air".</em> <br /><br />Entour&eacute; d'un r&eacute;seau d'espions le gardien d'Angband inspirait la terreur dans une cit&eacute; entour&eacute;e de flammes !<br />Le discours qui est tenu par certains politiques pour justifier l'adoption de textes que l'on pr&eacute;sente comme li&eacute;s &agrave; l'obligation de faire face &agrave; une menace de terrorisme... et m&ecirc;me d'une forme de subversion des populations autochtones..., participe aussi &agrave; une sorte de parano&iuml;a dans leur mise en &oelig;uvre. <br />On peut ainsi se demander si un sans papiers est n&eacute;cessairement un immigr&eacute; ill&eacute;gal, s'il est &eacute;thiquement d&eacute;fendable dans des pays qui se targuent de d&eacute;fendre les droits de l'homme d'inciter &agrave; leur d&eacute;lation, d'arr&ecirc;ter ceux qui les h&eacute;bergent o&ugrave; leur pr&ecirc;tent un t&eacute;l&eacute;phone portable ? <br />Les p&eacute;rip&eacute;ties, &eacute;piph&eacute;nom&egrave;nes, maladresses administratives et polici&egrave;res dont on peut faire &eacute;tat autour de la laborieuse mise en place du fichier ELOI, sont l&agrave; pour nous questionner. <br />Sympt&ocirc;mes de d&eacute;rives, d'incertitudes ? <br />On sait avec Brecht <em>"qu'est encore f&eacute;cond le ventre d'o&ugrave; est sorti la b&ecirc;te immonde&rdquo;.</em> <br />On voit avec Tolkien qu'autour du gardien d'Angband et de la forteresse assi&eacute;g&eacute;e, se trouvent de noires cohortes d'Orcs, Trolls et Loups-garous divers..., milices toujours pr&ecirc;tes &agrave; reprendre du service aux ordre de Sauron.<br />Je ne m'attarderai naturellement pas sur la d&eacute;lation comme moyen de poursuite des &ecirc;tres humains. <br />La presse s'est faite en son temps l'&eacute;cho de ces<em> &ldquo;contributions volontaires&rdquo;</em> &agrave; la mise en &oelig;uvre de la loi, qu'elles soient spontan&eacute;es ou institutionnelles. <br /><br />Le Trait&eacute; de Pr&uuml;m (relatif &agrave; l'approfondissement de la coop&eacute;ration entre &Eacute;tats en vue de lutter contre le terrorisme), a &eacute;t&eacute; sign&eacute; en dehors du cadre des trait&eacute;s de l'UE, le 27 mai 2005 entre sept &Eacute;tats membres de l'Union Europ&eacute;enne. <br />Il apparait comme une double illustration (acm&eacute; ?) &agrave; la fois du d&eacute;veloppement du ph&eacute;nom&egrave;ne de s&eacute;curisation et de l'interconnexion croissante dans la mise en place des fichiers de renseignements. <br />Ce trait&eacute; qui sera transpos&eacute; dans le cadre communautaire, est per&ccedil;u en effet comme pouvant &agrave; terme constituer le moyen policier le plus efficace contre&nbsp;la d&eacute;linquance et le terrorisme, avec une&nbsp;extension aux concepts de dangerosit&eacute; et d'anormalit&eacute;, ainsi que le d&eacute;clarait &agrave; Bruxelles le 15 f&eacute;vrier 2007, le Ministre allemand. Sch&auml;uble : <em>"Suite &agrave; la transposition du Trait&eacute;, l&rsquo;&eacute;norme valeur ajout&eacute;e de celui-ci profitera d&eacute;sormais &agrave; l&rsquo;ensemble des 27 &Eacute;tats membres. L&rsquo;objectif est de cr&eacute;er un syst&egrave;me d&rsquo;informations polici&egrave;res moderne afin de pouvoir lutter efficacement, &agrave; &eacute;chelle europ&eacute;enne, contre des malfaiteurs. La valeur ajout&eacute;e particuli&egrave;re du Trait&eacute; de Pr&uuml;m r&eacute;side dans le fait qu&rsquo;il am&eacute;liore nettement et conf&egrave;re plus d&rsquo;efficacit&eacute; &agrave; la proc&eacute;dure d&rsquo;&eacute;change d&rsquo;informations.... Ainsi, l&rsquo;Autriche et l'Allemagne peuvent, depuis d&eacute;but d&eacute;cembre 2006, croiser leurs donn&eacute;es ADN respectives en s&rsquo;appuyant sur ce Trait&eacute;. Ils sont &agrave; cet &eacute;gard les premiers &Eacute;tats &agrave; s&rsquo;accorder un acc&egrave;s mutuel &agrave; leurs banques de donn&eacute;es polici&egrave;res nationales par la voie d&rsquo;une proc&eacute;dure dite du hit/no hit". <br /></em>Les chiffres confirment que l&rsquo;id&eacute;e qui &eacute;tait &agrave; la base du Trait&eacute; de Pr&uuml;m, de mettre en r&eacute;seau les banques de donn&eacute;es nationales existantes, constitue une solution tout aussi simple qu&rsquo;efficace pour pouvoir lutter contre la criminalit&eacute; transfrontali&egrave;re et le terrorisme international. <br />L&rsquo;&eacute;change d&rsquo;informations en vertu du Trait&eacute; de Pr&uuml;m englobe d&rsquo;ailleurs non seulement le croisement des donn&eacute;es ADN, mais offre &eacute;galement la possibilit&eacute; d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; des donn&eacute;es dactyloscopiques et aux registres d&rsquo;immatriculation de v&eacute;hicules.<br /><br />Le croisement des donn&eacute;es ADN, au nom de l'efficacit&eacute;, est un pas vers leur mise en commun et cette racialisation que semblait craindre Daniel Borillodans dans son article du <em>&ldquo;Monde&rdquo;</em> : <em>"Le fait que depuis quinze ans se d&eacute;veloppe en Autriche un climat x&eacute;nophobe et que le FP&Ouml; fasse de la surveillance, un th&egrave;me porteur, comme celui de la s&eacute;curit&eacute; en France, doivent-ils &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme de simples co&iuml;ncidences ou comme la confirmation d'un retournement en profondeur de tendance ? Les fichiers nationaux d'empreintes g&eacute;n&eacute;tiques tendant, par ailleurs, &agrave; s'&eacute;largir de fa&ccedil;on exponentielle &agrave; propos de toutes formes d'incidents, il est certain que la mise en &oelig;uvre du trait&eacute; de Pr&uuml;m sera en mesure de fournir aux autorit&eacute;s de police un instrument d'une tr&egrave;s grande efficacit&eacute;. Le m&eacute;canisme selon lequel la consultation automatis&eacute;e des profils&nbsp;avec possibilit&eacute; d'identification directe ne sera protectrice qu'en cas de non concordance et techniquement &agrave; tout moment r&eacute;versible".</em> <br /><br />On peut comprendre les craintes de Martin Kreickenbaum qui, &agrave; l'occasion de la r&eacute;union des ministres de l'int&eacute;rieur et de la justice de l'UE sur la ratification du trait&eacute; de Pr&uuml;m, observait : <em>&rdquo;Dans le but d&eacute;clar&eacute; de la guerre contre le terrorisme, de la lutte contre le crime organis&eacute; et de la r&eacute;glementation en mati&egrave;re d&rsquo;immigration, les mesures discut&eacute;es lors de la r&eacute;union supprimeront d&rsquo;un seul coup la l&eacute;gislation relative &agrave; la protection des donn&eacute;es &agrave; caract&egrave;re personnel qui est en vigueur dans l&rsquo;UE et dans les &Eacute;tats membres pour accorder des pouvoirs de surveillance plus &eacute;tendus &agrave; la police". <br /></em>Ce trait&eacute; &eacute;tait cens&eacute; d&egrave;s l'origine &ecirc;tre temporaire et&nbsp;avait vocation d'&ecirc;tre transcrit dans le cadre de l'Union Europ&eacute;enne. <br />Il a &eacute;t&eacute; int&eacute;gr&eacute; dans les acquis communautaires en 2007 et vient couronner et compl&eacute;ter les syst&egrave;mes SIS et VIS sans que la question de la protection des donn&eacute;es personnelles y soit v&eacute;ritablement tranch&eacute;e. <br />Certes pr&eacute;vue au niveau des principes, sa mise en application concr&egrave;te dans le cadre de la coop&eacute;ration polici&egrave;re et judiciaire risque de poser encore de nombreux probl&egrave;mes et de maintenir dans une zone grise les possibilit&eacute;s de v&eacute;rification et de contr&ocirc;le de sa r&eacute;alit&eacute;. <br />Ce champ d'interrogation en l'&eacute;tat actuel des choses reste ouvert. <br /><br />Si on tente de faire un &eacute;tat des lieux du d&eacute;veloppement dans l'Union Europ&eacute;enne d'une politique qui nous para&icirc;t &agrave; toutes et tous, quels que soient les discours tenus et justifications parfaitement admissibles pr&eacute;sent&eacute;es, de plus en plus s&eacute;curitaire..., un certain nombre d'&eacute;l&eacute;ments sont observables. <br />Dans un contexte de frilosit&eacute; et de renfermement de l'Union europ&eacute;enne sur elle-m&ecirc;me, qui l'am&egrave;ne &agrave; confondre les concepts de suret&eacute; et de s&eacute;curit&eacute;, se d&eacute;veloppent des politiques se voulant pr&eacute;ventives &agrave; l'occasion desquelles on assiste &agrave; :<br />- une multiplication des fichiers;<br />- un d&eacute;veloppement de l'interop&eacute;rabilit&eacute; et des interconnexions entre ceux-ci;<br />- une extension de leurs contenus, leur degr&eacute; de d&eacute;veloppement pouvant aboutir &agrave; un changement de nature;<br />- une tendance &agrave; l'amalgame entre &eacute;trangers, populations d'origines &eacute;trang&egrave;res, immigr&eacute;s ill&eacute;gaux, demandeurs d'asiles;<br />- une confusion, dans les discours justificatifs sur la n&eacute;cessit&eacute; des mesures de pr&eacute;vention et des poursuites, entre culpabilit&eacute;, dangerosit&eacute;, anormalit&eacute;;<br />- une r&eacute;duction des pouvoirs des autorit&eacute;s de contr&ocirc;le ind&eacute;pendante par diminution de leur p&eacute;rim&egrave;tre d'action;<br />- la mise en place de ce que l'on peut consid&eacute;rer comme une sorte de <em>&ldquo;dictature de la transparence&rdquo;</em> et la disparition d'un droit &agrave; l'oubli !<br /><br />Dans un rapport de 2004 du <em>"Homeland Security Council initul&eacute; Planning Scenarios, pertaining to the defense of the Homeland"</em> (Planification de sc&eacute;narios relatifs &agrave; la d&eacute;fense du pays),&nbsp;le gouvernement Am&eacute;ricain&nbsp;identifiait les cat&eacute;gories suivantes de <em>"conspirateurs"</em> potentiels : les terroristes (islamiques) &eacute;trangers et non-&eacute;trangers ; les groupes nationaux radicaux (groupes anti-guerres et des droits de la personne et de l'homme) ; les adversaires soutenus par des &Eacute;tats (les &Eacute;tats voyous)..., les pays instables ; les individus m&eacute;contents (les travailleurs activistes, les syndicats, certains &eacute;crivains et journalistes contestataires, et les anti-sionistes ainsi que les antis&eacute;mites)...<br />En juin 2005, l&rsquo;administration Bush a &eacute;mis une Directive pr&eacute;sidentielle de S&eacute;curit&eacute; nationale (NSPD 59- HSPD 24) intitul&eacute;e <em>"Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security"</em> (La biom&eacute;trie pour l&rsquo;identification et la surveillance afin d&rsquo;am&eacute;liorer la S&eacute;curit&eacute; nationale). <br />Les proc&eacute;dures correspondant &agrave; cette directive, adopt&eacute;e sans d&eacute;bat public ni l&rsquo;approbation du Congr&egrave;s, ont eu une port&eacute;e consid&eacute;rable. <br />Elles&nbsp;sont li&eacute;es &agrave; la question des troubles civils et font &eacute;galement partie de la logique derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;tablissement des camps d&rsquo;internement FEMA sous HR 645. <br />Le <em>"Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security"</em> va bien au-del&agrave; de la question pr&eacute;cise de l&rsquo;identification biom&eacute;trique. <br />Elle recommande la collecte et le stockage d&rsquo;informations li&eacute;es &agrave; la biom&eacute;trie, c&rsquo;est-&agrave;-dire, d&rsquo;informations sur la vie priv&eacute;e des citoyens Am&eacute;ricains d'abord, puis du monde entier, dans les d&eacute;tails, le tout &eacute;tant effectu&eacute; <em>"selon la loi".</em> <br />Les donn&eacute;es contextuelles compl&eacute;tant les donn&eacute;es biom&eacute;triques incluent des informations sur le lieu et la date de naissance, la citoyennet&eacute;, l&rsquo;adresse&nbsp;exacte actuelle&nbsp;et les pr&eacute;c&eacute;dentes, l&rsquo;emploi actuel et les ant&eacute;c&eacute;dents de travail, le num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone actuel et les pr&eacute;c&eacute;dents, l&rsquo;utilisation des services gouvernementaux et les rapports d&rsquo;imp&ocirc;ts !&nbsp;<br />D&rsquo;autres donn&eacute;es contextuelles comprennent les historiques bancaires et de cartes de cr&eacute;dit ainsi que&nbsp;les casiers judiciaires aux niveaux local, f&eacute;d&eacute;ral et des &Eacute;tats, ainsi que les d&eacute;cisions judiciaires et autres dossiers publics faisant &eacute;tat de conflits juridiques voire particuliers, des dossiers relatifs &agrave; la garde d&rsquo;enfant, au mariage, au divorce, &agrave; la sexualit&eacute;, aux d&eacute;viances, aux hobbys et autres pr&eacute;f&eacute;rences !<br />Cette directive utilise le 11 septembre 2001&nbsp;et la <em>"guerre mondiale au terrorisme", </em>comme justification totale pour mener une chasse aux sorci&egrave;res contre les citoyens dissidents, cr&eacute;ant simultan&eacute;ment un climat de peur et d&rsquo;intimidation &agrave; travers le pays. <br />Elle r&eacute;clame &eacute;galement l&rsquo;int&eacute;gration de diverses banques de donn&eacute;es, ainsi qu&rsquo;une coop&eacute;ration entre les agences concernant le partage d&rsquo;informations, dans le but de centraliser les informations sur les citoyens am&eacute;ricains... et ensuite sur les citoyens de tous les pays du monde. <br />NSDP 59 &eacute;tablit un cadre afin de permettre au gouvernement f&eacute;d&eacute;ral et ses diff&eacute;rents services de police et de renseignement ce qui suit : <em>"L&rsquo;utilisation de m&eacute;thodes et de proc&eacute;dures mutuelles compatibles dans la collecte, le stockage, l&rsquo;utilisation, l&rsquo;analyse et le partage d&rsquo;informations biom&eacute;triques et d&rsquo;informations biographiques et contextuelles correspondantes de mani&egrave;re appropri&eacute;e et l&eacute;gales, sans n&eacute;cessairement respecter la confidentialit&eacute; des renseignements des individus et leurs garanties juridiques" !<br /></em><br />La directive NSPD 59 recommande des actions et un calendrier aff&eacute;rent dans le but d&rsquo;am&eacute;liorer le processus actuel d&rsquo;identification et de surveillance ax&eacute; sur les populations sous pr&eacute;texte de la lutte contre le&nbsp; terrorisme en &eacute;largissant l&rsquo;utilisation de la biom&eacute;trie. <br />Les proc&eacute;dures incluses dans la NSDP 59 correspondent &agrave; une d&eacute;cision prise en juin 2005, laquelle consistait &agrave; cr&eacute;er un <em>"service d&rsquo;espionnage international des populations",</em> sous les auspices du FBI !<br /><br />Alors, apr&egrave;s tout cela, que penser de Nyouter ?<br />Quel int&eacute;r&ecirc;t peut-il y avoir &agrave; cr&eacute;er volontairement une carte d'identification en un temps ou les gouvernements du monde occidental se sont regroup&eacute;s sous la banni&egrave;re du Nouvel Ordre Mondial&nbsp;afin de contr&ocirc;ler chaque personne en d&eacute;tail ? <br />Elle ne va pas d&eacute;verrouiller vos portes et ordinateurs !<br />Elle va par contre vous identifier dans votre bar, votre bo&icirc;te de nuit pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e et/ou votre bordel favori&nbsp;si vous y tombez &eacute;vanoui car les pr&eacute;pos&eacute;s t&eacute;l&eacute;phoneront chez vous pour d&eacute;crire vos faits et gestes vous ayant plac&eacute; en syncope...<br />Elle jouera le r&ocirc;le d'une carte de fid&eacute;lit&eacute; dans vos endroits les plus secrets&hellip; <br />Ce sont bien tout ces services que les d&eacute;fenseurs des libert&eacute;s individuelles lui reprochent, faisant de chaque individu une personne publique sans possibilit&eacute; de vie priv&eacute;e. <br />Ne vaudrait-il pas mieux inventer une montre-bracelet &eacute;quip&eacute;e d'un brouilleur permettant &agrave; chacun/chacune de redevenir (ou de rester)&nbsp;un anonyme pouvant se rendre l&agrave; o&ugrave; bon lui semble sans laisser de traces de ses d&eacute;placements ou de ses activit&eacute;s. <br />Mais pour l'instant, Nyouter n&rsquo;a rien d'un syst&egrave;me officiel. <br />Il est donc difficile d&rsquo;interdire un gadget contrecarrant un autre gadget, lui m&ecirc;me gadget d'autres gadgets s&eacute;curitaires &agrave; l'infini de la b&ecirc;tise humaine...<br />Je me suis rendu au si&egrave;ge de Nyouter pour y dialoguer avec son fondateur :<br /><br /><br /><br />- C'est quoi, Nyouter ?<br /><em>- Parce que les sites internet utiles et innovateurs ne son pas l&eacute;gions, je suis fier de vous parler d&rsquo;un nouveau venu dans l&rsquo;univers du web.</em> <br />- Utile ?&nbsp;<br /><em>- Oui, car son concept va sauver des vies.</em><br />- Innovateur ?&nbsp;<br /><em>- Oui, car personne n&rsquo;y avait pens&eacute; avant ou r&eacute;ussi &agrave; le concr&eacute;tiser. <br /></em>- Aujourd&rsquo;hui, parce que l&rsquo;homme est ainsi fait, nous sommes toutes et tous majoritairement persuad&eacute;s d'avoir invent&eacute; l'eau chaude, le fil&nbsp;&agrave; couper le beurre, les bo&icirc;tes &eacute;changistes, les boutiques de location de vid&eacute;o..., alors, vous c'est Nyouter..., mais c'est quoi vraiment... et &agrave; quoi &ccedil;a va servir ?&nbsp;<br /><em>- Ne pensez pas que cela n&rsquo;arrive qu&rsquo;aux autres, les cons&eacute;quences qui en d&eacute;coulent sont parfois catastrophiques. Imaginez votre enfant parti &agrave; v&eacute;lo, le plus &acirc;g&eacute; parti en scooter, votre&nbsp;conjointe en plein jogging ou votre p&egrave;re en promenade ! Que se passerait-il si l&rsquo;un d&rsquo;entre eux est retrouv&eacute; inconscient ?</em> <br />- Le syst&egrave;me social actuel va les recueillir et les prendre en charge, l'un ira dans un h&ocirc;pital, l'autre dans une morgue, la conjointe en jogging va dispara&icirc;tre &agrave; tout jamais en partant avec son amant et papa sera retrouv&eacute; dans son bar &agrave; putes habituel...<br /><em>- Soyez s&eacute;rieux, Monsieur... Mis &agrave; part la carte d&rsquo;identit&eacute;, absolument rien ne vous relie &agrave; eux ! Gr&acirc;ce &agrave; la Safety Card, qu&rsquo;il ou elle soit &agrave; 200 m&egrave;tres de chez vous ou &agrave; l&rsquo;autre bout du monde, il suffit &agrave; n&rsquo;importe qui de taper le code Nyouter de la SafetyCard sur le site pour conna&icirc;tre 3 personnes &agrave; contacter en cas de probl&egrave;me grave !!</em> <br />- En pleine rue un jour d'affluence ou tout le monde s'en f...&nbsp;? Ou alors en pleine campagne &agrave; 3 heures du matin ? Faut-il avoir un ordinateur ! Et faut-il aussi avoir eu le r&eacute;flexe de fouiller dans les poches de la personne coup&eacute;e en trois, au moment ou la police arrive et vous confond avec un d&eacute;trousseur de cadavres ! De plus, les gens ont une carte d'identit&eacute;, un permis de conduire, une carte de visite... Les policiers, pompiers et autres ambulanciers savent quoi faire, ils n'ont pas besoin d'une carte d'identification ! Et si elle tombe dans les mains de malfaisants, ils vont disposer de renseignements pr&eacute;cieux...<br /><em>- Vous ne voyez que le n&eacute;gatif, soyez positif ! La Nyouter est totalement gratuite, il vous suffit de t&eacute;l&eacute;charger la Safety Card apr&egrave;s avoir introduit vos coordonn&eacute;es ou celles de l&rsquo;enfant ou adulte dont vous souhaitez &ecirc;tre pr&eacute;venu en cas de probl&egrave;me grave. <br /></em>- C'est bien ce que je viens de vous dire, l&rsquo;usage de la Safety Card&nbsp;est sans limite dans des mains peu recommandables !<br /><em>-&nbsp;Les voyageurs, voyageuses&nbsp;et vacanciers, vacanci&egrave;res&nbsp;pourront joindre leur carte Nyouter Safety Card&nbsp;&agrave; leur passeport tamponn&eacute; aux postes fronti&egrave;res...</em><br />- Tr&egrave;s utile en cas de perte ou de vol de&nbsp;tous les&nbsp;documents, officiels ou non..., la carte sera elle aussi perdue ou vol&eacute;e..., pour contourner cela il faudrait attacher la carte &agrave; une chainette autour du cou, pour autant qu'elle soit dans un porte-carte &eacute;tanche..., pensez aux noy&eacute;s au milieu d'un lac, ou pire &agrave; un suicid&eacute; qui saute au milieu du Pacifique...<br /><em>- </em><a href="http://www.nyouter.com/"><em>www.Nyouter.com</em></a><em> c&rsquo;est aussi un service de messagerie r&eacute;volutionnaire puisqu&rsquo;il permet l&rsquo;envoi d'&eacute;-mails anonymes. Loin des traditionnels Messenger et autre Facebook, en tant que&nbsp;concepteur j'ai rempli un vide dont l&rsquo;utilit&eacute; va devenir rapidement incontournable.Que vous soyez un jeune fugueur, quelqu&rsquo;un qui a choisi de changer de vie, un suicidaire ou m&ecirc;me un parent en fuite avec son ou ses enfants, Nyouter vous permettra de garder un lien ou simplement d&rsquo;expliquer votre choix sans pour autant permettre votre localisation g&eacute;ographique. <br /></em>- Vous croyez vraiment qu'un suicidaire qui se suicide va garder un contact avec qui que ce soit avec sa carte Nyouter une fois mort suicid&eacute; au milieu de l'oc&eacute;an Pacifique ? Et le parent en fuite..., croyez-moi, s'il est en fuite il ne va pas communiquer avec la personne qu'il ou qu'elle fuit !<br /><em>- En r&eacute;sum&eacute;, Monsieur, de part son concept, Nyouter devrait &ecirc;tre r&eacute;f&eacute;renc&eacute; comme &lsquo;d&rsquo;utilit&eacute; publique&rsquo; et b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une couverture m&eacute;diatique internationale ainsi que de subsides. De plus le site est d&eacute;j&agrave; disponible en Fran&ccedil;ais et Anglais...</em><br />- Je reste sans voix, l&agrave; !<br /><br />La peur, encore et toujours la peur !<br />Il n&rsquo;y a pas que des d&eacute;cideurs et des innocents dans cette vaste farce de n&eacute;cromancie inconsciente de la vie !<br />Et il y a des questions que personne ne veut se poser !<br />Tout &agrave; l&rsquo;heure sur la route des gens vont se pr&eacute;cipiter, doubler en faisant de queues de poissons, bloquer les autres v&eacute;hicules pour essayer d&rsquo;&ecirc;tre le premier au boulot&hellip;, pour pouvoir aller faire ses petites emplettes le soir parce que c&rsquo;est consid&eacute;r&eacute; comme le plus important&hellip;<br />Les m&ecirc;mes ou d&rsquo;autres dans leur usine, ou leur bureaux d&rsquo;&eacute;tudes vont travailler &agrave; des abjections : <em>"Si je ne le fais pas, quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre s&rsquo;en chargera". </em><br />Alors bien des gens participent, et signent leurs propres avilissements en feignant d&rsquo;ignorer que chaque geste, chaque pens&eacute;e nourrit ce syst&egrave;me qu&rsquo;ils pr&eacute;tendent condamner alors qu&rsquo;ils ne feraient pas le moindre effort &agrave; leur &eacute;chelon pour en emp&ecirc;cher la croissance.<br />Alors ceux-l&agrave; vont s'inscrire &agrave; Nyouter pour garder une <em>"trace"</em> au cas ou...,&nbsp;acheter des syst&egrave;mes pour se pr&eacute;server de toute sortes de maux, s&rsquo;assurer de leur bien &ecirc;tre avant tout, peur de le perdre, peur de ne plus pouvoir abuser, gaspiller, d&eacute;truire&hellip;<br />Et il y a les autres qui cherchent &agrave; &eacute;chapper dans la fuite d&eacute;sordonn&eacute;e et attendent encore un sauveur (ou des sauveurs extraterrestres puisque c&rsquo;est tendance), qui cherchent encore des r&eacute;v&eacute;lations,&nbsp;des&nbsp;&eacute;coles de bien-&ecirc;tre pour leur faire oublier leur participation effective &agrave; cette mascarade.<br />Alors pendant ce temps l&agrave;, ils d&eacute;l&egrave;guent en construisant des nouveaux murs, des nouvelles barri&egrave;res, en saupoudrant &ccedil;&agrave; et l&agrave; de pesticides et m&ecirc;me dans leur esprit pour ne pas voir que ces nouvelles chaines, c&rsquo;est eux-m&ecirc;me qui les ont fabriqu&eacute;s par leur crainte et leur insatiable cupidit&eacute; de bien-&ecirc;tre.<br />Craignent-ils que quelqu&rsquo;un leur prennent ? <br />Ils l&rsquo;ont d&eacute;j&agrave; perdu dans leurs casemates et derri&egrave;res leurs armures, malgr&eacute; leurs vaccins, leurs cameras. <br />Quand ils pr&eacute;tendront dompter les microbes qui leurs servent &agrave; dig&eacute;rer, ils se trouveront comme le roi Cr&eacute;sus, affam&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; la mort ! <br />Quand il pr&eacute;tendront &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;abri au fond d&rsquo;une forteresse, il y aura toujours l&rsquo;&oelig;il de&nbsp;Sauron pour les surveiller et l'&oelig;il de Ca&iuml;n pour les&nbsp;menacer de repr&eacute;sailles et les faire mourir de honte !<br />Pendant&nbsp;ce temps, le sage et l&rsquo;enfant chevauchent sans crainte les dragons, les papillons volent, les fleurs s&rsquo;&eacute;panouissent et les &eacute;toiles brillent !<br /><br /></span><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a><span style="color: #810081; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #800080; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;</span></span><br /></span><span><a href="http://www.gatsbyonline.com/"><span><span style="font-size: small;"><em></em></span></span></a></span><br /><a href="http://v1.nedstatbasic.net/stats?ABmldA299%20mcnkTqe3msvAUeQ5WQ" target="_top"><span style="font-size: small;"><strong><em></em></strong></span></a><br /><br /></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 27 Aug 2010 19:37:49 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11282952268-Nyouter01.jpg" length="9481" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Le présage Hindenburg...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;">Le pr&eacute;sage Hindenburg...<br /></span><span style="font-size: small;">On dirait le titre d&rsquo;un film catastrophe ou d&rsquo;une s&eacute;rie B d&rsquo;&eacute;pouvante.<br />On est pourtant ici dans le domaine de la finance et plus particuli&egrave;rement de l&rsquo;analyse technique des march&eacute;s d&rsquo;actions. <br />Mais les frissons sont garantis.</span></strong><br /><span style="font-size: small;">Les effets potentiellement d&eacute;vastateurs de ce pr&eacute;sage (qui tire son nom du crash d&rsquo;un zeppelin &agrave; l&rsquo;atterrissage en 1937 mettant d&rsquo;un seul coup fin &agrave; cette industrie), n&rsquo;ont toutefois rien &agrave; envier &agrave; une superproduction made in Hollywood.<br />Que nous dit<em> "The Hindenburg Omen"</em> ? (C&rsquo;est encore plus frissonnant en anglais, non ?)<br />Le pr&eacute;sage Hindenburg est un <em>"predictor de krach"</em> qui pr&eacute;tend que la conjonction de plusieurs facteurs au m&ecirc;me moment est annonciatrice d&rsquo;un net repli des march&eacute;s boursiers, voire m&ecirc;me d&rsquo;un krach. <br />Une conjonction qui vient de se r&eacute;p&eacute;ter &agrave; trois reprises ces quinze derniers jours !<br />Voici ces 4&nbsp;facteurs :<br />- I. Le nombre de nouveaux <em>"hauts"</em> (new highs) et de nouveaux <em>"bas"</em> (new lows) en 52 semaines atteint sur le NYSE (New York Stock Exchange) par des valeurs cot&eacute;es doivent tous les deux &ecirc;tre sup&eacute;rieurs &agrave; 2,2% du nombre de titres cot&eacute;s sur cette Bourse (Oui, d&eacute;sol&eacute; mais il faudra lire cette phrase au moins deux fois...) <br />A l&rsquo;heure actuelle, on parle donc d&rsquo;un minimum de 69 valeurs qui touchent un plus haut annuel et d&rsquo;un minimum identique pour celles qui atteignent un plancher.<br />- II. La moyenne mobile du Nyse sur 10 semaines doit &ecirc;tre en hausse.<br />- III. L&rsquo;Oscillateur McCellan qui mesure les entr&eacute;es et les sorties de cash sur les march&eacute;s doit &ecirc;tre positif ce jour-l&agrave;.<br />- IV. Le nombre de nouveaux plus hauts sur 52 semaines ne peut pas &ecirc;tre plus de deux fois sup&eacute;rieur au nombre de nouveaux plus bas !<br /><br />En gros, la logique de ce Predictor du krach boursier repose sur le fait qu&rsquo;un march&eacute; sain poss&egrave;de son propre niveau d&rsquo;uniformit&eacute;, &agrave; la hausse ou &agrave; la baisse. <br />La pr&eacute;sence simultan&eacute;e d&rsquo;un nombre &eacute;lev&eacute; de plus hauts ou de plus bas annuels pour des valeurs cot&eacute;es constituent donc un signe avant-coureur d&rsquo;un d&eacute;crochage.<br />Selon Wikipedia, qui se base sur des donn&eacute;es historiques, la probabilit&eacute; d&rsquo;occurence d&rsquo;une baisse sup&eacute;rieure &agrave; 5% apr&egrave;s l&rsquo;apparition d&rsquo;un pr&eacute;sage Hindenburg est de 77%. <br />Ce repli intervient en g&eacute;n&eacute;ral dans les 40 jours. <br />Pour des ventes paniques, la probabilit&eacute; s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 41% et pour un krach elle atteint tout de m&ecirc;me 24%.<br />La plupart des analystes estiment toutefois que ce pr&eacute;sage doit appara&icirc;tre entre deux et cinq fois en l&rsquo;espace d&rsquo;un mois ou de 36 jours pour que l&rsquo;on puisse parler de v&eacute;ritable Hindenburg, signale Alphaville, le blog du <em>"Financial Times"</em>. <br />Il pr&eacute;cise qu&rsquo;avant la crise financi&egrave;re, le pr&eacute;sage est apparu deux fois en juin 2008 et au moins une fois en juillet. <br /><br />Une personne au moins croit fermement &agrave; ce Predictor boursier, c&rsquo;est son concepteur Jim Miekka. <br />Ce math&eacute;maticien aveugle vient en effet de sortir compl&egrave;tement du march&eacute;. <br />Aveugle mais lucide, il reconna&icirc;t que ce pr&eacute;sage ne signifie pas automatiquement une chute des march&eacute;s :<em>&nbsp;"C&rsquo;est comme un nuage en entonnoir" </em>a-t-il expliqu&eacute; au Wall Street Journal... :<em>&nbsp;"Cela ne veut pas dire que le crash est l&agrave; mais que sa probabilit&eacute; est forte. Mais vous n&rsquo;avez pas de tornade sans nuage en entonnoir"...</em> <br />Logique...<br /><br />Vendredi&nbsp;20 ao&ucirc;t,&nbsp;le pr&eacute;sage d&rsquo;Hindenburg est &agrave; nouveau apparu.<br />Apr&egrave;s celui du 11 ao&ucirc;t et celui (discutable) du 19 ao&ucirc;t, voici que le 20 ao&ucirc;t 2010 nous confirme le pr&eacute;sage.<br />En cons&eacute;quence, et uniquement pour ceux qui suivent cet indicateur, une baisse importante de la bourse US est &agrave; attendre dans les semaines ou mois qui suivent son apparition..<br />Evidemment ce n&rsquo;est qu&rsquo;un pr&eacute;sage et il n&rsquo;existe aucune certitude, mais cet indicateur technique n&rsquo;est pas &agrave; occulter.<br />Il est possible que la fusion r&eacute;cente d'Euronext avec le NYSE puisse avoir des r&eacute;percussions sur les pr&eacute;visions &agrave; venir. <br />La p&eacute;riode pendant laquelle a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u le pr&eacute;sage d'Hindenburg (1955-2007) est la plus longue p&eacute;riode de paix et de croissance des Etats-Unis. <br />Il impossible &agrave; ce jour de dire quels seront les cons&eacute;quence des p&eacute;riodes mouvement&eacute;es et de d&eacute;pression &eacute;conomiques que nous pourrions &ecirc;tre amen&eacute;s &agrave; vivre sur le d&eacute;clenchement de ce signal.<br />De la m&ecirc;me mani&egrave;re l'influence des interventions des banques centrales en cas de r&eacute;cession est &agrave; ce jour inconnu.<br />En&nbsp;me r&eacute;f&eacute;rant au pass&eacute; je peux dire que la probabilit&eacute; d'un d&eacute;crochage de plus de 5% &agrave; la baisse apr&eacute;s un hindenburg confim&eacute; est de 77% et se produit g&eacute;n&eacute;ralement dans les 40 jours suivant le premier signal.<br />La probabilit&eacute; d'un sellout (vente panique) est de 41% et d'un krack majeur de 24%.<br />&nbsp;</span></p>
<p><strong><span style="font-size: small;">Fin 2010, d&eacute;but 2011,&nbsp;<em>"notre"</em> monde va-t-il s'&eacute;crouler ?<br /></span></strong><span style="font-size: small;">La relance, par la cr&eacute;ation mon&eacute;taire globale de 2009 commence &agrave; s&rsquo;ass&eacute;cher. <br />Lorsque cet ass&egrave;chement se traduira par des drames financiers d'envergure (il suffit de regarder, pour commencer, autour de soi pour constater qu'un tr&egrave;s grand nombre de commerces et d'entreprises ferment car en bout de course ou pire, tombent en faillite), nous devriones assister &agrave; un autre effondrement &eacute;conomique,&nbsp;un krach encore plus violent, en&nbsp;fin 2010 d&eacute;but 2011...<br /></span><span style="font-size: small;">Fin d&eacute;cembre 2009, &agrave; Kingston, New York, comme presque chaque ann&eacute;e depuis une d&eacute;cennie, Gerald Celente, &eacute;diteur et r&eacute;dacteur en chef du "Trends Journal"&nbsp; &agrave; Kingston, New York, &eacute;dite un point de vue &agrave; destination de ses amis, sur les tendances de l'ann&eacute;e &agrave; venir.<br /></span><span style="font-size: small;">En D&eacute;cembre 2007, concernant les tendances 2008, Gerald Celente &eacute;crivait&nbsp;: <em>"En 2008, nous allons voir de grands &eacute;v&egrave;nements, un g&eacute;ant de la finance va tomber et &ecirc;tre touch&eacute; par une crise &eacute;conomique de type 11 septembre. Surveillez bien quand surviendra un accident &agrave; une grande entreprise, une grande banque. Cela sera le premier signal. Mais ce sera encore pire que vous le pensez, une banque du calibre de la </em><span style="color: #000000;"><em><span id="IL_AD3" class="IL_AD">Bank of America"</span>.<br /></em>N</span></span><span style="font-size: small;">euf mois plus tard, le 15 Septembre 2008, des banques am&eacute;ricaines, les soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;investissement et de pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires Fannie et Freddie..., et l&rsquo;&eacute;conomie :&nbsp;s&rsquo;&eacute;croulaient.<br /></span><span style="font-size: small;">Un mois plus tard, en Octobre 2008, apr&egrave;s d&rsquo;autres d&eacute;faillances d&rsquo;entreprises, li&eacute;es aux saisies immobili&egrave;res massives aux &Eacute;tats-Unis, Gerald Celente a fait une mise &agrave; jour exceptionnelle et a &eacute;crit : <em>"</em></span><span style="font-size: small;"><em>Le gouvernement am&eacute;ricain avait achet&eacute; pour 250 milliards de dollars d&rsquo;actifs des banques am&eacute;ricaines et autoris&eacute; que pr&egrave;s de mille milliards de dollars soient d&eacute;pens&eacute;s pour renflouer Wall Street, y compris un plan de sauvetage de la plus grande compagnie d&rsquo;assurance, AIG... en nous affirmant que l</em></span><span style="font-size: small;"><em>es riches et les puissants sont trop grands pour faire faillite, et que les autres sont trop petits pour qu&rsquo;on s&rsquo;y int&eacute;resse. The Trends Journal pr&eacute;voyait pour 2009 un ch&ocirc;mage &eacute;lev&eacute;, une faiblesse du dollar am&eacute;ricain et l&rsquo;effondrement du march&eacute; immobilier".</em> <br />Gerald Celente r&eacute;sumait les choses ainsi : <em>"Good-bye Duba&iuml;"...<br /></em></span><span style="font-size: small;"><br />On est&nbsp;maintenant mi-2010, le ch&ocirc;mage aux &Eacute;tats-Unis est&nbsp;maintenant sup&eacute;rieur &agrave;&nbsp;10%, le dollar am&eacute;ricain a &eacute;t&eacute; si faible en 2009 que la Chine, le plus grand d&eacute;tenteur de dette am&eacute;ricaine, s'est mis &agrave; parler d'un passage du dollar &agrave; l&rsquo;euros... et Duba&iuml; a effectivement fait les manchettes mi 2009&nbsp;(il y a quelques mois &agrave; peine) pour son incapacit&eacute; &agrave; rembourser une dette importante de l&rsquo;immobilier commercial. <br />Bloomberg avait indiqu&eacute; &agrave; cette suite&nbsp;que : <em>"Duba&iuml;, l&rsquo;&eacute;mirat du Golfe Persique, dont les entreprises publiques cherchent &agrave; reporter les paiements de dette, pourrait devoir davantage que les 80 &agrave; 90 milliards de dollars de passif pris en charge par les investisseurs arabes voisins".<br /></em></span><span style="font-size: small;">Alors qu&rsquo;est-ce que Gerald Celente, en d&eacute;cembre 2009,&nbsp;voyait venir en 2010 ? <br />Au sommet de sa liste, il y avait des attaques terroristes bidons (car foment&eacute;es par le gouvernement am&eacute;ricain pour alimenter la guerre au terrorisme)&nbsp;et&nbsp;un krach&nbsp;pour fin&nbsp;2010 ou d&eacute;but 2011, d&ucirc; &agrave; la colossale dette am&eacute;ricaine : <em>"The Trends Journal </em></span><em><span style="font-size: small;">pr&eacute;voit l&rsquo;arriv&eacute;e de la terreur en fin 2010, d&eacute;but 2011. Quand cela arrivera, par o&ugrave; et comment cela arrivera, on ne sait pas vraiment, mais c&rsquo;est une tr&egrave;s forte probabilit&eacute;. </span><span style="font-size: small;">Tout l&rsquo;argent de la relance (et c&rsquo;est mondial, pas seulement en Am&eacute;rique du Nord. Cela va de l&rsquo;Australie au Japon, de la Chine au Royaume-Uni, vers les &Eacute;tats-Unis) qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;vers&eacute; en faisant tourner les machines &agrave; imprimer des billets, c'est &agrave; dire en cr&eacute;ant une monnaie scripturale sans valeur r&eacute;elle puisque augmentant la dette de toutes les populations, c'est &agrave; dire des milliers de milliards de dollars baptis&eacute;s "dollars d&rsquo;investissements et de relance", n'a servi qu'&agrave; garder les banques-escrocs &agrave; flot. </span><span style="font-size: small;">Donc, la relance globale de 2009, par la cr&eacute;ation mon&eacute;taire, va commencer &agrave; s&rsquo;ass&eacute;cher en 2010. Lorsque cela arrivera, nous allons assister &agrave; un autre effondrement de l&rsquo;&eacute;conomie, le krach de fin 2010, d&eacute;but 2011. Nous avons d&eacute;j&agrave; eu un pr&eacute;-effondrement&nbsp;en 2008 puis en mars 2009. Mais le stimulus qu&rsquo;ils ont r&eacute;alis&eacute; avec tout ce papier n&rsquo;a servi qu&rsquo;&agrave; reporter l&rsquo;effondrement. Nous assisterons &agrave; l&rsquo;accident en fin 2010, d&eacute;but 2011. </span><span style="font-size: small;">Les autres tendances que nous pr&eacute;sentons, et ce n&rsquo;est pas forc&eacute;ment pessimiste, seront li&eacute;es &agrave; la d&eacute;pression. Il va y avoir un retour de la qualit&eacute; de vie. Ce sont les seules choses qui &eacute;mergeront dans cette atmosph&egrave;re de retour &agrave; la derni&egrave;re Grande D&eacute;pression. Les gens d'alors &eacute;taient v&ecirc;tus pour 9 dollars, ils avaient aussi chaud qu'avec des v&egrave;tements de marque &agrave; 800 dollars fabriqu&eacute;s pour 5 dollats en Chine ou en Inde... et&nbsp;ils n&rsquo;ont jamais aim&eacute; autant la musique. C&rsquo;&eacute;tait le temps du Swing ! Nous allons assister au retour de ce type de vie, de toute fa&ccedil;on. La qualit&eacute; de vie sera le seul profit que l&rsquo;on pourra r&eacute;aliser. Le manque de moyens ne pourra pas l&rsquo;emp&ecirc;cher. Les emplois seront tr&egrave;s rares. Les recruteurs chercheront les meilleurs, les plus comp&eacute;tents. Ce sera le moment de retrouver de la dignit&eacute;".</span></em></p>
<p><span style="font-size: small;">Donc, nous allons ex&eacute;cuter bient&ocirc;t&nbsp;un grand virage. <br />Une autre <span id="IL_AD5" class="IL_AD"><span style="color: #000000;">tendance de vie va se dessiner, elle</span></span>&nbsp;sera ax&eacute;e vers une vie plus "latine". <br />Il va sans doute y avoir beaucoup d&rsquo;argent &agrave; faire dans ce domaine !&nbsp;<br />Nous allons litt&eacute;ralement toucher un point de basculement.<br /></span><span style="font-size: small;">Ce sera une autre tendance : plus de "made in China", ce qui sera &eacute;norme ! <br />Pour tout ce que nous ach&egrave;terons, nous regarderons l&rsquo;&eacute;tiquette. <br />Nous n&rsquo;ach&egrave;terons plus ce qui est fabriqu&eacute;s en Chine. <br />Nous n&rsquo;ach&egrave;terons-plus que des produits locaux. <br />Les gens seront plus sages et r&eacute;fl&eacute;chiront, parce que leurs gouvernements leurs&nbsp;ont vendu les plus grand mensonge jamais fait, en ce compris les faits du 11 septembre 2001 et tout ce qui en a d&eacute;coul&eacute;. <br /></span><span style="font-size: small;">La d&eacute;pression sera terrible. <br />Les gens vont revenir &agrave;&nbsp;une meilleure&nbsp;qualit&eacute; de vie, voire m&ecirc;me en revenir &agrave; avoir de la consid&eacute;ration pour les gens de bien, faire les choses avec respect, ne pas faire &agrave; autrui ce qu'ils ne voudraient pas qu&rsquo;on leur fasse.<br /></span><span style="font-size: small;">D&rsquo;autres<span style="color: #000000;"> <span id="IL_AD1" class="IL_AD">nouvelles tendances</span></span> surviendront : la cr&eacute;ativit&eacute;, les inventions. <br />Quand il y a le chaos,&nbsp;on travaille &agrave; s'en sortir, on a des id&eacute;es,&nbsp;on reconsid&egrave;re les choses, on devient plus cr&eacute;atif puisqu'on sait&nbsp;qu'on ne pourra plus prendre le m&ecirc;me chemin !&nbsp;<br />Toutes ces tendances sont interconnect&eacute;es. <br />Avec le chaos,&nbsp;on ne peut plus tergiverser, on doit prendre&nbsp;sa vie en mains, personne ne le fera &agrave; notre place !<br /></span><span style="font-size: small;">Avec le chaos, vous perdez votre emploi, cet emploi n&rsquo;existera plus. <br />Tout sera dans un &eacute;tat chaotique. <br />Que faire ? <br />Vous prendrez une nouvelle direction. <br />Ainsi, l&rsquo;inventivit&eacute;, la cr&eacute;ativit&eacute; vont vraiment cr&eacute;er une nouveau monde&nbsp;et ce monde sera sans comparaisons avec celui que nous quittons.<br /></span><span style="font-size: small;">Nous laverons la soci&eacute;t&eacute; de la corruption, de l&rsquo;avidit&eacute; et de la destruction. <br />Si nous allons dans cette voie, notre avenir sera clair. <br />Nous all&eacute;gerons le fardeau. <br />Si nous ouvrons les yeux et prenons de nouvelles orientations, nous nous dirigerons vers un avenir plus prometteur...<br />Utopie ?<br />Qui peut savoir vraiment !.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Gerald Celente a, comme &agrave; son habitude, envoy&eacute; un courrier <em>"compl&eacute;mentaire"</em> mi ao&ucirc;t 2010 : <em>"</em></span><em><span style="font-size: small;">Bye Bye Duba&iuml; ! &eacute;tait le titre que nous avions utilis&eacute; au Trends Journal.&nbsp; Et c&rsquo;est maintenant le d&eacute;but de l&rsquo;effondrement de l&rsquo;immobilier r&eacute;sidentiel (encore 20% de&nbsp;transaction en moins) et&nbsp;commercial (50% de d&eacute;confiture). Cela a seulement &eacute;t&eacute; retard&eacute; par la monnaie de singe et les programmes de la Federal R&eacute;serve. </span><span style="font-size: small;">Un de ces programmes de relance s&rsquo;appelle le TALF. Ce que le gouvernement a fait, c&rsquo;est qu&rsquo;il a soutenu le secteur de l&rsquo;immobilier commercial. Ils ne peuvent plus faire cela. Le secteur s&rsquo;&eacute;croule et c&rsquo;est mondial. </span><span style="font-size: small;">N&rsquo;oubliez pas, lorsque Duba&iuml; s&rsquo;est &eacute;croul&eacute;, vous avez entendu : Oh, ce n&rsquo;est pas grave, cela ne repr&eacute;sente pas tant que &ccedil;a..., il y a des garanties, c'est seulement 60 milliards de dollars !... </span><span style="font-size: small;">Il s&rsquo;agit maintenant de plus de 80 milliards de dollars ! &nbsp;N&rsquo;est-ce pas cela que le pr&eacute;sident Obama a d&eacute;cid&eacute; de mettre (60 milliards de dollars) dans la reconstruction de l&rsquo;infrastructure des Etats-Unis ? Comme si c&rsquo;&eacute;tait un gros investissement, pour un pays aussi grand. Ce sont des cacahu&egrave;tes, pour reconstruire une infrastructure aussi gigantesque ! Mais c&rsquo;est beaucoup d&rsquo;argent, quand il ne s&rsquo;agit que de l&rsquo;immobilier commercial qui est d&eacute;j&agrave; un &eacute;chec complet. Et nous allons voir bien pire que cela. </span><span style="font-size: small;">La R&eacute;serve f&eacute;d&eacute;rale ne peut plus baisser ses taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et la FDIC (assurance contre la faillite des banques) est ruin&eacute;e ! </span><span style="font-size: small;">Le krach de fin 2010 d&eacute;but 2011&nbsp;est en cours d&rsquo;&eacute;laboration. La R&eacute;serve f&eacute;d&eacute;rale ne peut pas baisser ses taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en dessous de z&eacute;ro et ils sont pratiquement &agrave; z&eacute;ro en ce moment. Elle ne peut pas pr&ecirc;ter plus d&rsquo;argent. Elle n&rsquo;en a plus. Vous connaissez la FDIC (la Federal Deposit Insurance Corporation), celle qui garantit votre argent, au cas o&ugrave; votre banque fait faillite. Eh bien, devinez quoi ? La FDIC est ruin&eacute;e ! Elle a un trou de 8 milliards de dollars. Elle a demand&eacute; aux banques de payer leurs cotisations avec 3 ans d&rsquo;avance, afin de disposer d&rsquo;un peu d&rsquo;argent pour garantir d&rsquo;autres banques en difficult&eacute;. Le nombre de banques en faillite n&rsquo;arr&ecirc;te pas d&rsquo;augmenter, et continuera en 2011. </span><span style="font-size: small;">Si nous nous acheminons vers un second krach, avec des taux de ch&ocirc;mage catastrophiques, que pensez-vous qu&rsquo;il arrivera &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricain moyen, qui imagine que 2011 sera une ann&eacute;e de reprise &eacute;conomique ? </span><span style="font-size: small;">Il risque d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;&ccedil;u ! En Novembre 2007, le pr&eacute;sident de la Fed, Ben Bernanke, a dit que nous n&rsquo;allions pas vers une r&eacute;cession. Il l&rsquo;a r&eacute;p&eacute;t&eacute; devant le Congr&egrave;s, en Janvier et Avril 2009 ! Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;histoire ancienne. Ben Bernanke a dit que nous n&rsquo;allions pas vers une r&eacute;cession, "nous n&rsquo;en voyons pas venir". </span><span style="font-size: small;">Comment pourrait-on croire ces gens ? En f&eacute;vrier 2009, l&rsquo;administration Obama a d&eacute;clar&eacute; que sans son programme de relance, nous serions confront&eacute;s &agrave; des taux de ch&ocirc;mage de 8% en 2009. Eh bien, devinez quoi ? On a d&eacute;pass&eacute; les 10,2% en 2009 et cela avec les programmes de relance. </span><span style="font-size: small;">Comment pourrait-on croire ces gens ? Ils vont d&rsquo;un &eacute;chec &agrave; l&rsquo;autre, depuis toujours. Ainsi, toute personne mettant ses espoirs dans les propos de ces personnes, risque d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s d&eacute;&ccedil;ue. </span><span style="font-size: small;">Si vous n&rsquo;&ecirc;tes pas en forme physiquement, &eacute;motionnellement et spirituellement, alors vous allez avoir du mal &agrave; faire face &agrave; cet avenir tr&egrave;s difficile, car l&rsquo;une des autres tendances que nous pr&eacute;voyons est la suivante : survivre. Les gens devront trouver les ressources en eux. Nous pr&eacute;venons qu&rsquo;il faut &ecirc;tre en forme physique, &eacute;motionnelle et spirituelle, avant que cela arrive, si l&rsquo;on veut que les choses se passent le mieux possible. </span><span style="font-size: small;">Personne ne sait ce qui va advenir ensuite, il faut que les gens soient dans une dynamique de survie. Diminution des moyens, apprendre &agrave; faire sans. R&eacute;fl&eacute;chir &agrave; tout, &ecirc;tre inventif. Soyez pr&ecirc;t au pire. Cela ne veut pas dire qu&rsquo;il faut aller vivre dans les bois avec un fusil et des provisions. Mais cela pourrait arriver ! Comment allez-vous faire pour survivre aux temps &agrave; venir ? Comment allez-vous changer votre style de vie et &ecirc;tre suffisamment intelligent pour garder ce que vous avez et essayer de construire l&agrave;-dessus ? Survivre de toutes les mani&egrave;res possibles, sera une tendance majeure pour 2011. </span><span style="font-size: small;">Si le public am&eacute;ricain pense encore sauver son mode de vie, quel sera l&rsquo;impact sur Wall Street et les hedge funds ? </span><span style="font-size: small;">Ce sont tous des criminels &agrave; Wall Street. Ils pillent ce pays d&rsquo;aveugles, les hedge funds ! Que produisent ces gens ? La seule chose qu&rsquo;ils produisent sont des b&eacute;n&eacute;fices gigantesques pour eux-m&ecirc;mes. </span><span style="font-size: small;">Nous avons un Pr&eacute;sident et un Congr&egrave;s qui nous disent que nous devons sauver Wall Street, parce que c&rsquo;est trop gros pour tomber, cela a g&eacute;n&eacute;r&eacute; maintenant l&rsquo;&eacute;cart entre les riches et les pauvres le plus important des pays industrialis&eacute;s. </span><span style="font-size: small;">Si la Chine adopte l&rsquo;Euro &agrave; la place du dollar US, pour ses &eacute;changes, quelles seraient les incidences pratiques pour tous les Am&eacute;ricains ? </span><span style="font-size: small;">Le co&ucirc;t de tout ce que nous ach&egrave;terons augmentera. Il y aura une crise mon&eacute;taire. Ce ne sera pas seulement le dollar, mais toutes les monnaies qui vont la subir. Il y aura un probl&egrave;me mondial, mais pas imm&eacute;diatement pour les Chinois, ils peuvent se le permettre temporairement, car ils ont un exc&eacute;dent de devises d&rsquo;environ 2500 milliards de dollars. Les autres pays comme les &Eacute;tats-Unis, le Royaume-Uni et beaucoup d&rsquo;autres, stimulent leurs &eacute;conomies avec les d&eacute;ficits. Mais m&ecirc;me les Chinois devront faire face &agrave; des probl&egrave;mes, leur &eacute;conomie d&eacute;pend de la vente de leurs produits, la Chine va stagner. </span><span style="font-size: small;">Ce qui va arriver, et nous sommes tr&egrave;s inquiets &agrave; ce sujet, c&rsquo;est qu&rsquo;ils commenceront &agrave; inonder le monde entier de dollars ! Qui voudrait conserver des dollars, alors que notre gouvernement en imprime de fa&ccedil;on illimit&eacute;e, ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;argent r&eacute;el ! C&rsquo;est de l&rsquo;argent Monopoly, qui ne vaut pas le prix du papier sur lequel on l&rsquo;imprime ! Et lorsque cela se produira, le dollar sera d&eacute;valu&eacute;. Tout ce qu&rsquo;ach&egrave;teront les am&eacute;ricains co&ucirc;tera beaucoup plus cher. </span><span style="font-size: small;">Surtout s&rsquo;il s&rsquo;agit de produits Made in China, ainsi que ceux d&rsquo;autres pays".</span></em></p>
<p><span style="font-size: small;">C&rsquo;est de la chute d&rsquo;un Empire qu&rsquo;il s&rsquo;agit. <br />Nous menons des guerres dans des pays &eacute;trangers, qui vident nos tr&eacute;soreries. <br />La pire des nouvelles, c&rsquo;est que lorsque l&rsquo;Am&eacute;rique chutera, cela va affecter toute la plan&egrave;te. C&rsquo;est un peu comme l&rsquo;effondrement de l&rsquo;Empire romain, qui a &eacute;t&eacute; suivi par un &acirc;ge des t&eacute;n&egrave;bres. <br />Il n&rsquo;y aura personne pour combler le vide. <br />La Chine ne va pas &eacute;merger en tant que grande puissance, ils sont 1,3 milliard d&rsquo;habitants et ont un million de probl&egrave;mes ! <br />En 2008, la Chine comptait 70.000 grandes &eacute;meutes et r&eacute;voltes. <br />Que vont-ils faire quand les gens seront priv&eacute;s de travail par centaines de millions ? <br />Donc cela va &ecirc;tre une p&eacute;riode tr&egrave;s d&eacute;stabilisante, dans le monde entier.<br /></span><span style="font-size: small;">Point d&rsquo;arr&ecirc;t 2011 !<br />&nbsp;<br />Le pr&eacute;sage Hindenburg qui annonce un krach, c'est peut-&ecirc;tre un un truc d'illumin&eacute;s qui dit que si la lune pendant 52 semaines est coll&eacute;e aux cours (elle croit, il croit et inversement), alors la fin des temps boursiers est venue !<br />Peut &ecirc;tre..., peut-&ecirc;tre pas..., quoique... et encore, oui, non, oui...&nbsp;<br />Un krach ? <br />Investir s'y met, Le caf&eacute; de la bourse, ainsi que le Figaro... et bien d'autres experts encore. <br />Rassurez vous je n'y comprends rien, je surnage aussi..., vous je ne sais pas gr&acirc;ce &agrave; quoi (ou qui), moi c'est avec mes bagnoles..., quoique ces derniers temps, il m'en faut de plus en plus, de l'ing&eacute;niosit&eacute;, pour assumer..., pour assurer aussi !<br />Comme pour la m&eacute;t&eacute;o,&nbsp;on prend toutes et tous l'air du temps qui passe, on&nbsp;survole rapidement deux trois trucs, et on fait la cuisine ou on chasse le mammouth pour bouffer...&nbsp;en entendant et lisant, entre deux &eacute;missions d&eacute;bilitantes et diverses lobotomisations..., quelques actualit&eacute;s &eacute;conomiques, sociales, boursi&egrave;res... <br />Personne n'y connais pas tellement moins ni plus que bien d'autres commentateurs !<br />Moi qui adore tous les trucs d'illumin&eacute;s, les doux (et douces)&nbsp;dingues et de clairvoyant(e)s, et en ai fait ma tasse de th&eacute;, j'ai lu depuis quelques jours sur des&nbsp;sites et dans des journaux&nbsp;biens inform&eacute;s : Alerte Hindeburg. <br />Je ne souhaitais pas forc&eacute;ment faire de la pub &agrave; ce genre de trucs qui tiennent pas mal de la sorcellerie new &acirc;ge, un coup &ccedil;a marche un coup &ccedil;a foire.<br />N&eacute;anmoins je serai tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute; d'observer, maintenant, de mon fauteuil ce qui va se passer !<br />J'ai liquid&eacute; diverses conneries, diversifi&eacute; mes avoirs, mais pas achet&eacute; d'or, du vrai or, <br />Cependant Celente et autres visionnaires le disaient, d'autres ont pris le relais... et si je me demande ce qui va se passer, je me demande encore plus, si la crainte exprim&eacute;e se r&eacute;alise, quelle part aura eu la rumeur relay&eacute;e par le web (webbot). <br />Attentiste, j'examine avec attention (gag !)&nbsp;ce que dit la rumeur publique, nouvel ordre mondial, complots, les m&ecirc;mes mots, les m&ecirc;mes peurs de tous temps, quels en seront les effets, &agrave; pr&eacute;sent ?<br />Quel pouvoir a la rumeur publique ? <br />Sur quelles r&eacute;alit&eacute;s tangibles repose, vraiment, l'&eacute;conomie mondiale ? <br />Si nous d&eacute;pendons des croyances d'autres &acirc;ges et de fantasmes collectifs, nous sommes, je le crains tr&egrave;s fragiles...<br />Donc, si vous avez crainte de tout et d&eacute;sirez liquider vos biens, j'ach&egrave;te au dixi&egrave;me du prix...<br />On se reverra dans dix ans ou &ccedil;a vaudra des ponts d'or !<br />Vendez, vendez, vendez tout, vendez, vendez tout...<br /></span><span style="font-size: x-small;">&nbsp;<br /><a>www.GatsbyOnline.com</a><span style="color: #810081; font-size: small;">&nbsp;</span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #800080; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;</span></span><br /></span><span><a href="http://www.gatsbyonline.com/"><span><span style="font-size: small;"><em></em></span></span></a></span><br /><a href="http://v1.nedstatbasic.net/stats?ABmldA299%20mcnkTqe3msvAUeQ5WQ" target="_top"><span style="font-size: small;"><strong><em></em></strong></span></a><br /></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 20:01:24 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11282780884-10Pounds.jpg" length="7045" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[La Pifométrie et l'automobile ancienne...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor">&nbsp;
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;">La Pifom&eacute;trie et l'automobile ancienne...</span></strong><br /><strong>L'automobile ancienne dont je vous discoure de mani&egrave;re docte dans divers articles qui n'en finissent plus de ne pas se terminer..., est d'avantage une pifom&eacute;trie qu'une science infuse !&nbsp;<br />La Pifom&eacute;trie est une science tr&egrave;s ancienne et universelle. <br />La preuve en est en ce que les enfants naissent avec leur propre pifom&egrave;tre incorpor&eacute;, ce qui est d'ailleurs aussi la preuve de la transmissibilit&eacute; des caract&egrave;res acquis. <br />Dans ces conditions, il est surprenant qu'elle ait suscit&eacute; tr&egrave;s peu de travaux.</strong> <br /><br /><br />Il n'existe pas d'&eacute;talons d'unit&eacute;s pifom&eacute;triques, quoique celles-ci soient d'usage courant. <br />Rares sont, d'autre part, les auteurs qui ont cherch&eacute; &agrave; d&eacute;finir les lois r&eacute;gissant cette science. <br />Au moment o&ugrave; les <em>"syst&egrave;mes"</em> s'organisent, o&ugrave; le C.G.S. a v&eacute;cu, ou le M.T.S. n'est plus qu'un souvenir, et o&ugrave; le M.K.S. (avec ou sans A) triomphe dans les recommandations I.S.O., o&ugrave; AFNOR consacre trois normes: NF X 02-006, NF X 02-003, NF X 02-004 aux unit&eacute;s, il est stup&eacute;fiant que rien n'ait paru sur les unit&eacute;s pifom&eacute;triques. <br />Il m'a sembl&eacute; essentiel de combler cette lacune en finale d'un article sur les automobiles anciennes comportant une digression hallucin&eacute;e sur les Corvette's ayant particip&eacute; aux 24 heures du Mans, alors que les illustrations proviennent d'un trip (elle &eacute;tait bonne !)&nbsp;sur le circuit du N&uuml;rburgring...<br />N'ayant strictement rien trouv&eacute; d'utile &agrave; vous narrer concernant la 38 i&egrave;me &eacute;dition de l'AVD Oldtimer Grand Prix 2010, qui &eacute;tait exactement semblable au 37 i&egrave;me, lui m&ecirc;me pareil que le 36 i&egrave;me, clone du 35 i&egrave;me (avant je n'y &eacute;tait pas), en sus de mes pr&eacute;c&eacute;dents articles que je n'ai pas eu envie de recopier..., mon sixi&egrave;me sens m'a incit&eacute; &agrave; vous converser de la Pifom&eacute;trie, moyen de calcul utilis&eacute; par tous les g&eacute;nies de l'automobile ancienne, dont les experts..., pour d&eacute;finir la taille, le poids, les performances, l'historique... et&nbsp;la valeur d'une automobile de collection.... <br />Quelques observations liminaires s'imposent: <br />Le Pifom&egrave;tre, instrument personnel, n'est en vente nulle part, bien entendu. <br />Mais sa pr&eacute;cision est in&eacute;galable. <br />Jamais personne n'a eu besoin d'utiliser un pifom&egrave;tre &agrave; vernier, encore moins un pifom&egrave;tre &agrave; vis microm&eacute;trique. <br />L'instrument banal, incorpor&eacute;, suffit en toute occasion. <br />Il faut d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment mettre de c&ocirc;t&eacute; la Pifom&eacute;trie sp&eacute;cialis&eacute;e, pour diverses raisons : <br />- Elle est souvent discutable..., par exemple, la Pifom&eacute;trie gastronomique utilise des unit&eacute;s mythiques: il est souvent question d'une noix de beurre, alors que jamais un cuisinier n'a sculpt&eacute; de beurre en forme de noix. <br />- Les r&egrave;gles de la Pifom&eacute;trie n'ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;es, mais chacun les applique d'instinct... et vous conviendrez du respect que vous leur t&eacute;moignez !&nbsp;<br /><br /><br />Je n'ai pas l'ambition de les citer toutes, mais seulement les principales : <br />1. La multiplication d'une unit&eacute; pifom&eacute;trique par un scalaire quelconque &eacute;gale l'unit&eacute; pifom&eacute;trique initiale. Exemple : <em>"Deux minutes d'attente, mec !"</em> ou plus poliment :&nbsp;<em>"Trois minutes d'attente, s'il vous pla&icirc;t et votre pneu sera chang&eacute;"...</em> repr&eacute;sentent exactement le m&ecirc;me temps que <em>"une minute", </em>m&ecirc;me si la minute dure une heure..., voire un temps ind&eacute;fini&nbsp;! <br />2. Deux longueurs pifom&eacute;triques &eacute;gales ne sont pas superposables. Exemple: <em>"La largeur d'un pneu manque et son expression en unit&eacute;s non d&eacute;nomm&eacute;es se calcule par l'&eacute;cartement des mains du propri&eacute;taire de la voiture et donc du pneu".</em> <br />3. Une unit&eacute; pifom&eacute;trique peut repr&eacute;senter des grandeurs diff&eacute;rentes pour des individus diff&eacute;rents ; cela n'a aucune importance. Exemple: <em>"La gicl&eacute;e d'huile ordonn&eacute;e &agrave; l'apprenti m&eacute;canicien par son contremaitre conserve son efficacit&eacute;, quelle que soit l'interpr&eacute;tation donn&eacute;e".</em> </span><span style="font-size: small;"><br /><br /><br />&Agrave; tout seigneur tout honneur: le temps, grandeur subjective, a, bien entendu, int&eacute;ress&eacute; au premier chef la Pifom&eacute;trie... et les unit&eacute;s sont nombreuses. <br />&Agrave; noter que du strict point de vue du sablier, du cadran solaire et du calendrier, toutes ces unit&eacute;s sont &eacute;quivalentes, mais leur personnalit&eacute; s'affirme par les circonstances de leur utilisation. <br /><strong>Le bout de temps</strong> :&nbsp;est une unit&eacute; classique employ&eacute;e aussi bien pour le pass&eacute; que pour l'avenir. <br />On peut avoir &agrave; attendre un bout de temps&nbsp;ou &eacute;voquer un &eacute;v&eacute;nement qui s'est produit il y a un bout de temps ! Il y a un sous-multiple : le Petit bout de temps, et des multiples : le Bon bout de temps&nbsp;et le Sacr&eacute; bout de temps !&nbsp;<br /><strong>L'&eacute;ternit&eacute;</strong> : est &eacute;quivalente au bout de temps, mais ne s'applique que si l'intervalle a &eacute;t&eacute; difficilement support&eacute;. On remarque ici que la Pifom&eacute;trie ne se borne pas &agrave; mesurer une grandeur, mais en pr&eacute;cise la qualit&eacute;. <br /><strong>L'instant</strong> :&nbsp;est &eacute;quivalent, strictement, au bout de temps&nbsp;et &agrave; l'&Eacute;ternit&eacute;, mais accorde &agrave; l'intervalle mesure un pr&eacute;jug&eacute; d'aisance et de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;. <br /><strong>Le Bail</strong> : par contre, laisse entrevoir l'intervention de puissances occultes et de tendances formalistes. <br /><strong>La Paye</strong> : ne s'applique qu'au temps&nbsp;pass&eacute; on dit :&nbsp;<em>"Il y a une paye que..."</em>, mais jamais <em>"Dans une paye".</em> <br /><br />Toutes les unit&eacute;s qui viennent d'&ecirc;tre nomm&eacute;es ne s'emploient qu'au singulier ; je tiens &agrave; le signaler au passage avant de passer &agrave; la suivante. <br /><strong>La Minute</strong>&nbsp;dite <em>"Minute de coiffeur"</em> : n'a strictement aucune relation lin&eacute;aire ou autre avec le jour solaire moyen. Il est f&acirc;cheux qu'une homonymie, purement accidentelle, ait pu amener quelques ignorants &agrave; faire des comparaisons avec la minute sottement mesur&eacute;e a un grossier chronom&egrave;tre ou &agrave; une horloge atomique, dont l'exactitude est, on le sait, sujette &agrave; varier suivant l'&eacute;volution des th&eacute;ories, qui&nbsp;vont vite par le temps qui court. La Minute a deux sous-multiples : la Petite Minute... et&nbsp;la Seconde.&nbsp;<br /><br /><strong>Le M&egrave;tre</strong> :&nbsp;est une unit&eacute; qui, accompagn&eacute;e de ses nombreux multiples et sous-multiples, devrait s'appliquer &agrave; tout. On voit imm&eacute;diatement le caract&egrave;re artificiel et impr&eacute;cis de cette rigidit&eacute; injustifi&eacute;e : d&egrave;s qu'on en arrive aux grandes dimensions, on est oblig&eacute; d'abandonner les multiples du m&egrave;tre pour parler en ann&eacute;es-lumi&egrave;re ou en parsecs. A l'autre bout&nbsp;de l'&eacute;chelle, nous voyons appara&icirc;tre le micron et l'angstr&ouml;m. <br />La Pifom&eacute;trie est beaucoup plus riche et a d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment adopt&eacute; une judicieuse s&eacute;rie d'unit&eacute;s. <br /><strong>Le bout&nbsp;de chemin</strong> : s'emploie pour les distances parcourues ou &agrave; parcourir. <br />Il a, bien s&ucirc;r, un multiple, le Bon bout de chemin, mais on pr&eacute;f&egrave;re en g&eacute;n&eacute;ral utiliser la Trotte dont l'usage ne pr&eacute;suppose pas d'ailleurs le moyen de transport &agrave; utiliser. <br />Mais les Pifom&eacute;triciens ont depuis longtemps, et bien avant que la Topologie n'ait fait son apparition dans les Facult&eacute;s, senti l'importance des relations de proximit&eacute;... et l'unit&eacute; topologico-pifom&eacute;trique employ&eacute;e universellement est le Poil : on mesure (ou on passe) &agrave; un Poil pr&egrave;s. <br />Un seul sous-multiple, le Micro-Poil, suffit &agrave; apporter le maximum de pr&eacute;cision.<br />Exemple : <em>"la Corvette qui roulait d&eacute;j&agrave; depuis un bon bout de temps et avait parcouru un sacr&eacute; bout de chemin, &agrave; un m&egrave;tre et des poussi&egrave;res pr&egrave;s, est pass&eacute;e &agrave; toute allure &agrave; un micro-poil de mon pied, ce qui m'a paru une seconde d'&eacute;ternit&eacute;, &ccedil;a faisait un bail que je n'avais pas&nbsp;vu un mec rouler &agrave; tout berzingue &agrave; une de ces vitesses..., son moteur devait d&eacute;velopper une sacr&eacute;e chi&eacute;e de chevaux, 300, &agrave; un cheval pr&egrave;s"&nbsp;!</em>&nbsp;</span><span style="font-size: small;">&nbsp;<br /><br /><br />Pour d&eacute;blayer le terrain, je pr&eacute;cise qu'il convient d'&eacute;liminer quelques termes en lesquels des esprits confus ont cru reconna&icirc;tre des &eacute;talons de vitesse, alors qu'ils ne sont que des &eacute;l&eacute;ments de comparaison, respectables certes, mais sans valeur d'Unit&eacute;. <br />Ce sont le <em>"Tout Berzingue"</em>, le <em>"Toutes Pompes"</em>, le <em>"Tonnerre"</em> et autres de la m&ecirc;me farine. <br />Il n'y a qu'une unit&eacute; de vitesse, mais elle est beaucoup plus &eacute;labor&eacute;e que celle des syst&egrave;mes classiques. Dans ceux-ci, en effet, la vitesse a pour &eacute;quation aux dimensions LT-1. <br />Dans le syst&egrave;me pifom&eacute;trique, on envisage la vitesse du temps. <br />D'aucuns, sans r&eacute;fl&eacute;chir autrement, objecteront que TT-1, cela donne une grandeur sans dimensions. <br />Mais il y a T et T, temps&nbsp;et temps, le temps qui passe&nbsp;et le temps pour tout..., de sorte que, bien avant Einstein, la Pifom&eacute;trie a reconnu la relativit&eacute; du temps&nbsp;et a mesur&eacute; la vitesse de son &eacute;coulement. <br />L'unit&eacute; de Vitesse est donc unique: c'est la <em>"De ces vitesses".</em> <br />On l'emploie toujours seule. <br />Une voiture roule &agrave; une <em>"de ces vitesses"</em> et le temps passe&nbsp;&agrave; <em>"une de ces vitesses".</em> <br />Tout le monde a senti le temps&nbsp;passer vite ou lentement, mais le Pifom&eacute;tricien seul a song&eacute; &agrave; &eacute;valuer la v&eacute;locit&eacute; de la variation du temps.<br />C'est l'un de ses titres d'honneur... et non le moindre... </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />La plupart des unit&eacute;s de volume usit&eacute;es en Pifom&eacute;trie, le Pot, le Godet, le Setier et autres Boujarons, rel&egrave;vent de la gastronomie et n'entrent pas dans mon propos. <br />Reste la Gicl&eacute;e et son multiple la <em>"Vieille Gicl&eacute;e",</em> appel&eacute;e dans certains milieux la <em>"Sacr&eacute;e Gicl&eacute;e", </em>qui repr&eacute;sentent avec pr&eacute;cision l'&eacute;talon utilisable en toute occasion. <br />C'est donc une question toute simple.&nbsp;<br /></span><span style="font-size: small;">Le probl&egrave;me est plus complexe et des unit&eacute;s diff&eacute;rentes sont d'ordinaire usit&eacute;es suivant l'importance qualitative ou quantitative des grandeurs et le fait qu'elles ont ou non une nature concr&egrave;te. <br />Par exemple, l'id&eacute;e et le Fifrelin s'appliquent au tangible seul, tandis que la Bonne Dose est d'un emploi beaucoup plus vaste.<br />Qui n'a entendu &eacute;valuer une Bonne Dose de patience ou de philosophie ? <br />Mais l'unit&eacute; la plus usuelle, celle qui&nbsp;revient dans toutes les num&eacute;rations et dans toutes les bouches, si toutefois j'ose m'exprimer ainsi, &eacute;tant donne son &eacute;tymologie scatologique, je n'&eacute;prouve m&ecirc;me pas le besoin de la nommer tant elle est connue. <br />Seule, elle &eacute;voque d&eacute;j&agrave; des multitudes, accompagn&eacute;e de son pr&eacute;fixe M&eacute;ga, elle acc&egrave;de a l'ampleur galactique : une <em>"chi&eacute;e"</em> !&nbsp;<br /></span><span style="font-size: small;">&nbsp;<br /><br />La Pifom&eacute;trie est une science qui, en raison de son caract&egrave;re subjectif, ne souffre pas l'impr&eacute;cision. <br />Elle a donc du adopter, pour corriger ce que les syst&egrave;mes classiques ont d'approximatif, des unit&eacute;s de caract&egrave;re tr&egrave;s particulier que le lecteur reconna&icirc;t au passage, car elles lui sont famili&egrave;res. <br /><strong>Unit&eacute; d'impr&eacute;cision</strong> : le Cheval sert &agrave; indiquer que la grandeur dont on vient de donner la mesure eut m&eacute;rite d'&ecirc;tre trait&eacute;e avec plus d'acuit&eacute;. <br />Exemples : <br />- 300 chevaux, &agrave; un cheval pr&egrave;s... <br />- 25 m&egrave;tres, &agrave; un cheval pr&egrave;s. <br /><strong>Unit&eacute; d'Addition</strong> : le Pouce sert &agrave; indiquer que la mesure effectu&eacute;e &eacute;tait par d&eacute;faut et qu'il convient d'y apporter plus de pr&eacute;cision si l'on veut &ecirc;tre s&eacute;rieux. <br />Exemples : <br />- 400 grammes, et le pouce ! <br />- 1500 m&egrave;tres, et le pouce ! <br />Depuis le 1er janvier 1968, le Pouce, multiplie par&nbsp;une vingtaine de&nbsp;centi&egrave;mes ou toute autre valeur en fonction des circonstances et des besoins est appel&eacute; T.V.A. (Tout Va Augmenter). <br /><strong><br />Unit&eacute; d'Ajustage : les Poussi&egrave;res</strong> : Le Pifom&egrave;tre, instrument de pr&eacute;cision, peut ais&eacute;ment &eacute;valuer la poussi&egrave;re, mais le Pifom&eacute;tricien averti sait que cette sensibilit&eacute; est inaccessible a la majorit&eacute; des Physiciens et emploie toujours le pluriel pour ajuster la mesure d'une grandeur &agrave; l'expression vulgaire qui&nbsp;vient d'en &ecirc;tre donn&eacute;e dans un syst&egrave;me classique. <br />Exemple: <br />Un tuyau de 35 millim&egrave;tres de diam&egrave;tre... et des poussi&egrave;res. <br /><br /><br />L'&eacute;tude qui&nbsp;pr&eacute;c&egrave;de n'a nullement la pr&eacute;tention d'&ecirc;tre exhaustive et les progr&egrave;s continus de la Pifom&eacute;trie risquent de lui conf&eacute;rer rapidement une apparence d&eacute;su&egrave;te, mais il &eacute;tait cependant indispensable qu'elle fut faite pour marquer une &eacute;tapes. <br />Il est hors de doute que, dans un proche avenir, il deviendra indispensable d'ouvrir l'&Eacute;cole Nationale Sup&eacute;rieure des Ing&eacute;nieurs Pifom&eacute;triciens (E.N.S.I.P.) dont l'absence se fait lourdement sentir. <br />Le choix de la ville ou elle sera b&acirc;tie ne soul&egrave;vera pas de difficult&eacute; puisque aussi bien elle ne saurait, bien sur, s'&eacute;lever... <em>"qu'aux environs" </em>(le viron est une unit&eacute; commode qui&nbsp;permet des approximations. <br />Tout peut &ecirc;tre converti en viron(s)&nbsp;! <br />Exemples : <br />Cette&nbsp;Corvette fait en viron 1300 kg&nbsp;<br />Elle&nbsp;monte &agrave;&nbsp;en viron 270 km/h<br />Cette Corvette vaut en viron 30.000 euros<br />Voil&agrave;, il est temps de refermer cette page, d'&eacute;teindre votre ordinateur et d'aller dormir !<br /><span style="font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a> </span><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span>&nbsp;&nbsp;</span></span><br /></span></span></span></p>
</span></p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 03:24:24 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11282289062-1969CorvetteCabrioGreenwood_17.jpg" length="8487" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Coys Nürburgring 2010, les affaires sont les affaires...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor">&nbsp;
<p class="ecxsize-10"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: large;">Coys N&uuml;rburgring 2010, les affaires sont les affaires...<br /></span>A la veille d&rsquo;une vente aux ench&egrave;res d'automobiles de collection, dans le hall d&rsquo;un grand h&ocirc;tel du N&uuml;rburgring, un collectionneur, avec son pesant de cynisme &agrave; la cl&eacute;, devise avec le commissaire charg&eacute; de l&rsquo;adjudication : <em>"O&ugrave; en est la cote de la Mustang Cabriolet ?"...</em>&nbsp;<br />Entre&nbsp;ce type&nbsp;d'interrogation fondamentale, quelques clich&eacute;s affleurent la frustration, le cannibalisme et l&rsquo;&eacute;rotisme...</strong> <br /></span><span style="font-size: small;"><br />Sur la piste, au loin, une Porsche part en d&eacute;rive, s'&eacute;crase sur le rail de non-s&eacute;curit&eacute;... et son team&nbsp;fait naufrage. <br />Les collectionneurs, eux, sont naufrag&eacute;s depuis longtemps. <br />De sentiment humain, il n&rsquo;y a plus trace chez eux, l&rsquo;amour de l&rsquo;art automobile&nbsp;a c&eacute;d&eacute; la place &agrave; la possession exclusive, quand ce n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;app&acirc;t du gain ou &agrave; la folie des records &agrave; battre. <br />On n&rsquo;est pas loin de l'adage :&nbsp;<em>Les affaires sont les affaires</em>, tant les rapports humains sont d&eacute;vast&eacute;s par l&rsquo;avidit&eacute;. <br />Le m</span><span style="font-size: small;">onde de l&rsquo;automobile ancienne&nbsp;et le microcosme des commissaires-priseurs ne sont pas &eacute;pargn&eacute;s !<br />Et si intrigue il y a souvent, dont on devine le d&eacute;nouement, elle est au service d'un univers&nbsp;sans retouches et impitoyable. <br />Le superbe d&eacute;cor du circuit du N&uuml;rburgring, est pr&ecirc;t &agrave; abriter un huis clos dramatique. <br /></span><span style="font-size: small;"><br />Approchez, Messieurs Dames, s'il vous pla&icirc;t !<br />Approchez, approchez, serrez, serrez le rond !<br />Messieurs Dames, s'il vous pla&icirc;t,<br />Approchez, approchez &agrave; la vente aux ench&egrave;res !<br />Pr&eacute;parez la monnaie !<br />Moi je suis l&agrave; pour vendre et vous pour acheter...<br />Des lots exceptionnels, des prix exceptionnels...<br />Du r&ecirc;ve pour pas cher &agrave; ma vente aux ench&egrave;res...<br /><br />Ah, moi qui ai des souvenirs<br />&agrave; ne plus savoir qu'en faire,<br />Vous pouvez vous les acheter comme &ccedil;a<br />&agrave; ma vente aux ench&egrave;res,<br />Chez vous, Pointu, Tilou&eacute; !<br />Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !<br />Approchez, serrez le rond !<br />&Ccedil;a va commencer, oui.<br />Bonnes bonnes gens, approchez donc !<br />Serrez le rond ! &Ccedil;a va commencer !<br /><br />Monsieur Pointu, s'il vous pla&icirc;t.<br />Premier lot, premier lot.<br />Mais c'est l&agrave;, le num&eacute;ro un !<br />La grande, la grande - oui- aventure !<br />Oui, j'aime &ccedil;a, un coup de pied au cul,<br />Mon p&egrave;re n'avait pas tort.<br />Je vole aux &eacute;talages et je couche dehors,<br />Je saute dans un camion qui file vers le nord.<br />Ce coup de pied au cul m'a rapport&eacute; de l'or.<br />S'il vous pla&icirc;t, un coup de pied au cul.<br />Parfaitement !<br />Mise &agrave; prix, mise &agrave; prix : cinq sous.<br />Cinq sous, allons messieurs, s'il vous pla&icirc;t.<br />Cinq sous, cinq petits sous.<br />Cinq sous, c'est pas beaucoup !<br />Cinq sous, allons allons, cinq sous.<br />Cinq sous, &agrave; qui dit mieux,<br />Cinq sous le monsieur.<br />Monsieur est g&eacute;n&eacute;reux, merci !<br />Six sous, allons allons, six sous, c'est peu,<br />Un coup de pied au cul.<br />Sept sous, la dame en bleu.<br />Une fois, deux fois, huit sous le soldat.<br />Bravo, caporal !<br />Ce coup de pied au cul te fera g&eacute;n&eacute;ral !<br />Un p'tit effort (x2),<br />Un coup de pied au cul en or.<br />Neuf sous, j'ai entendu,<br />Neuf sous l' barbu,<br />Dix sous l' soldat.<br />Un deux trois, vendu au soldat, Monsieur Pointu.<br /><br />Ah, moi qui ai des souvenirs<br />&agrave; ne plus savoir qu'en faire,<br />Vous pouvez vous acheter les comme &ccedil;a<br />&agrave; ma vente aux ench&egrave;res<br />Chez vous, Pointu, Tilou&eacute; !<br />Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !<br />Approchez, serrez le rond !<br />&Ccedil;a va continuer, oui.<br />Bonnes bonnes gens, approchez donc !<br />Serrez le rond ! &Ccedil;a va continuer !<br /><br />Monsieur Pointu, s'il vous pla&icirc;t.<br />Deuxi&egrave;me lot, deuxi&egrave;me lot.<br />Un grand, un grand chagrin, oui, d'amour.<br />C'est triste, c'est triste,<br />Un grand chagrin d'amour,<br />Un grand, un vrai de vrai.<br />J'ai vendu la boutique et j'ai pris les billets.<br />Elle est partie sans moi.<br />L&agrave;, l&agrave; j'ai failli crever.<br />Tenez, vous pouvez constater,<br />C'est pas cicatris&eacute;.<br />La cicatrice, la cicatrice.<br />Mise &agrave; prix (x2) :<br />Dix sous. (x2)<br />Bravo, Messieurs Dames, s'il vous pla&icirc;t, allez !<br />Dix sous, dix petits sous,<br />Dix sous, c'est pas beaucoup !<br />Dix sous, allons allons, dix sous.<br />Dix sous &agrave; qui dit mieux,<br />Onze sous le monsieur.<br />Monsieur est amoureux,<br />Tant mieux !<br />Onze sous, allons allons,<br />Onze sous, c'est court !<br />Un grand chagrin d'amour,<br />C'est comme du velours.<br />Une fois, deux fois, treize sous monsieur l'abb&eacute;<br />Voyons monsieur l'abb&eacute;,<br />Un beau chagrin d'amour.<br />Monsieur l'abb&eacute; est sourd.<br />Qui a lev&eacute; la main ?<br />Le monsieur dans le coin ?<br />Vous avez dit combien ?<br />Putain !<br />Quinze sous la dame en noir (x2)<br />Vingt sous le vieillard<br />Un deux trois... Vendu !<br />C'est le vieillard, Monsieur Pointu.<br /><br />Ah, moi qui ai des souvenirs<br />&agrave; ne plus savoir qu'en faire,<br />Vous pouvez vous les acheter comme &ccedil;a<br />&agrave; ma vente aux ench&egrave;res<br />Chez vous, Pointu, Tilou&eacute; !<br />Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !<br />Approchez, serrez le rond !<br />&Ccedil;a va continuer, oui.<br />Bonnes bonnes gens, approchez donc<br />Serrez le rond ! &Ccedil;a va continuer !<br /><br />Monsieur Pointu me semble, s'il vous pla&icirc;t.<br />Troisi&egrave;me lot, troisi&egrave;me lot, num&eacute;ro trois.<br />La mort du h&eacute;ros.<br />C'est beau &ccedil;a, c'est beau !<br />Une superbe mort que j'avais gard&eacute;e pour moi,<br />Sans cur&eacute;, sans docteur,<br />Une mort de gala, une mort en pleine vie,<br />Tout debout et bien droit,<br />Un beau coup de fusil.<br />Pan ! C'est pas beau &ccedil;a ?<br />Monsieur, la mort du h&eacute;ros.<br />La mort d'un h&eacute;ros avec fusil, avec fusil.<br />Mise &agrave; prix (x2) :<br />Un franc.<br />Un franc, allons messieurs, s'il vous pla&icirc;t, allons !<br />Un franc, un petit franc,<br />Un franc, c'est pas beaucoup !<br />Un franc, allons allons, un franc.<br />Un franc la mort jolie,<br />Deux francs, monsieur a dit.<br />Monsieur n'a peur de rien,<br />C'est bien !<br />Deux francs la mort jolie, jolie, jolie,<br />Un beau coup de fusil joli joli.<br />Une fois, deux fois !<br />Une mort comme &ccedil;a,<br />Si vous n'en voulez pas,<br />Ben, je la garderai pour moi !<br />Une mort en pleine vie<br />Tout debout et bien droit,<br />Un bon coup de fusil.<br />Pan ! Salut !</span></p>
<p class="ecxsize-10"><span style="font-size: small;">Selon le dictionnaire, voici la d&eacute;finition d'une vente aux ench&egrave;res : <em>"Une vente publique o&ugrave; des biens ou des &eacute;l&eacute;ments de marchandises sont vendues au plus offrant"...<br /></em>C'est&nbsp;assez simple, mais&nbsp;en r&eacute;alit&eacute; une vente aux ench&egrave;res&nbsp;provoque de l'excitation..., am&egrave;ne de la confusion dans les esprits..., engendre parfois la mis&egrave;re de vendeurs qui ne vendent pas...,&nbsp;procure du bonheur aux vendeurs qui vendent&nbsp;et de temps &agrave; autre de la d&eacute;ception aupr&egrave;s des acqu&eacute;reurs...&nbsp;<br />Les id&eacute;es fausses, les mensonges, les tricheries sont monnaie courante... on <em></em>ne vise que l'argent engendr&eacute;. <br />Lors d'une vente aux ench&egrave;res, c'est chacun pour soi !<br /><br />Vendre des voitures &agrave; une vente aux ench&egrave;res automobile c'est comme un jeu de poker. <br />Les v&eacute;hicules sont un jeu de cartes et les joueurs, acqu&eacute;reurs et vendeurs, bluffent...<br />Les vendeurs ne veulent pas avoir &agrave; reconduire un transport d'automobiles&nbsp;plein d'invendus, le chemin du retour pourrait &ecirc;tre long, d'autant que la maison de vente aux ench&egrave;res peut facturer une taxe-vendeur et/ou un droit d'entr&eacute;e... voire un pourcentage-acqu&eacute;reur de 15% pour les fous ayant sign&eacute; une demande d'inscription sans prix de r&eacute;serve, persuad&eacute;s que ce syst&egrave;me va faire d&eacute;coller les ench&egrave;res... et ensuite d&eacute;pit&eacute;s de constater que leur(s) voiture(s) risque(nt) de partir pour une cro&ucirc;te de pain..., ils rach&egrave;tent leur(s) auto(s)... et doivent donc payer comme si ils &eacute;taient acheteurs (c'est la technique RMAuctions qui leur permet de faire croire qu'ils vendent quasi 100%, alors qu'il n'en est rien..., ce n'est pas du tout la fa&ccedil;on de faire de Coys qui est &agrave; mon sens une des plus s&eacute;rieuses maison de ventes aux ench&egrave;res) !<br />La vie peut donc &ecirc;tre vraiment&nbsp;&eacute;pouvantable pour un vendeur qui transporte plusieurs voitures &agrave; une vente aux ench&egrave;res et ne vend pas tout !<br />N'essayez donc&nbsp;jamais de vendre aux ench&egrave;res&nbsp;des voitures banales !<br />R&eacute;servez-y une ou plusieurs voitures rares...<br /><br />Typique des ventes aux ench&egrave;res am&eacute;ricaines (Mecum), le commissaire-priseur parle tr&egrave;s rapidement, en fait, trop vite pour que la plupart des gens comprennent ce qu'il dit. <br />Il&nbsp;faut environ 20 minutes pour s'y habituer..., mais dans une vente aux ench&egrave;res, tout le monde finit par se trouver...<br />Parce que tout le monde a perdu sur le march&eacute; boursier et que jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, la confiance dans les institutions &eacute;tatiques reste faible, sans oublier la possibilit&eacute; d'un acte de folie des Isra&eacute;lo-am&eacute;ricains capables de bombarder atomiquement l'Iran et ainsi allumer la m&egrave;che d'une troisi&egrave;me guerre mondiale, l'apocalypse, la totale..., j'ai vu de nombreuses voitures passer sans m&ecirc;me une offre indiquant un assouplissement du march&eacute; !<br />Une chape de plomb s'est abattue sur tout le monde apr&egrave;s la vacation, mais surtout sur les r&eacute;sultats r&eacute;els qui, selon mes sources directes, seraient de 18 voitures vendues sur un peu plus de 50 propos&eacute;es &agrave; la vente.<br />D&egrave;s que le listing sera disponible, je l'ajouterai ci-apr&egrave;s.<br /><br />Comment je vais apr&egrave;s ce cataclysme ? <br />Qui le sait vraiment, &agrave; part moi-m&ecirc;me ? <br />Vous me connaissez en tant que Quelqu'un, mais en tant qu'homme vrai dans cette vente aux ench&egrave;res : misanthrope comme pas deux, ne fr&eacute;quentant mes semblables que quand j'en a besoin...<br />&Eacute;videmment, ma vie c&rsquo;est un roman, et je jubile de vous voir, amies et amis lecteurs, tenter de s&eacute;parer le vrai du faux dans&nbsp;mon personnage. <br />Car ce que j'&eacute;cris&nbsp;de&nbsp;moi montre un homme casanier, solitaire, un peu aigri, un peu alcoolo, qui pr&eacute;f&egrave;re les mois de d&eacute;cembre, parce que la nuit tombe &agrave; quatre heures, que je&nbsp;peux alors me mettre en pyjama et aller au lit avec une bouteille de Spumante... <br />Loin de l&rsquo;image de l&rsquo;&eacute;crivain-automobilisable sulfureux que je&nbsp;g&eacute;n&egrave;re et que j'aime g&eacute;n&eacute;rer.<br /><br />C&rsquo;est vrai, je n&rsquo;&eacute;prouve qu&rsquo;un faible sentiment de solidarit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;esp&egrave;ce humaine, mais que les choses soient claires : la vie, telle qu&rsquo;elle est, n&rsquo;est pas mauvaise..., elle est simplement sans espoir.<br />D&eacute;sespoir a une connotation un peu trop n&eacute;gative. <br />Absence d&rsquo;espoir est plus neutre. <br />J&rsquo;ai l&rsquo;impression que l&rsquo;espoir (croire que les choses vont aller mieux), est une id&eacute;e assez r&eacute;cente, relativement absente de l&rsquo;univers classique. <br />L&rsquo;id&eacute;e normale est que le monde est comme il est et qu&rsquo;il doit continuer &agrave; &ecirc;tre pareil, ni pire ni meilleur. <br />L&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;espoir est contestable ou, du moins, pas tr&egrave;s justifi&eacute;e. <br />Je n&rsquo;ai jamais eu, &agrave; proprement parler, cette id&eacute;e d&rsquo;un progr&egrave;s, d&rsquo;un avenir meilleur. <br />Le d&eacute;sespoir mais tranquille.<br />Un humour pince-sans-rire !<br />Je capte ce qu&rsquo;il y a de plus morose, de plus malsain, de plus d&eacute;sesp&eacute;r&eacute; dans l&rsquo;air du temps...<br /><br />La d&eacute;pression occidentale est devenue un peu mon argument de vente, avec un c&ocirc;t&eacute; branlette m&eacute;canique quantique. <br />Mais le cauchemar qu&rsquo;est le monde contemporain n&rsquo;est pas que triste : il peut &ecirc;tre magnifi&eacute;. <br />Par le talent, par la po&eacute;sie, par l&rsquo;ironie, j'ai voulu prendre la posture du po&egrave;te maudit en m&rsquo;engon&ccedil;ant dans le manteau de la souffrance, comme les Marx Brothers, Woody Allen ou Pierre Desproges,&nbsp;je raille le s&eacute;rieux du d&eacute;sespoir. <br />Mais cette ironie, cette distance que je&nbsp;prend..., me donnent l'attitude d'un anti-h&eacute;ros qui ne croit en rien, m&ecirc;me pas en son talent, m&ecirc;me pas dans la valeur financi&egrave;re de son art, qui vit parce que c&rsquo;est la vie, dans la r&eacute;p&eacute;tition du m&ecirc;me, jour apr&egrave;s jour.&nbsp;<br />Le bonheur est une accoutumance, triste parfois, mais ma tristesse atteint des gouffres, alors que ma richesse r&eacute;side dans les interstices des phrases, sous les mots, sous la causticit&eacute; et le cynisme apparents, dans mes&nbsp;relations &eacute;pistolaires&nbsp;avec une soci&eacute;t&eacute; industrielle &agrave; l&rsquo;agonie et d&rsquo;un march&eacute; de l&rsquo;art sans aucune r&egrave;gle, dans une soci&eacute;t&eacute; du tout &agrave; l&rsquo;argent, dans la clownerie du personnel m&eacute;diatique, dans la description pr&eacute;cise comme un mode d&rsquo;emploi de l&rsquo;appareillage n&eacute;cessaire &agrave; la survie, dans la po&eacute;sie m&eacute;lancolique.<br /><br />En cette p&eacute;riode o&ugrave; ce qui se fait et ce qui se vend est marqu&eacute; du sceau des bons sentiments,&nbsp;mes grincements textuels&nbsp;me font du bien. <br />Je suis curieux de tout, de science et de techniques, d&rsquo;art et de th&eacute;ologie, de cul et de QI, addiction qui me pr&eacute;servent du d&eacute;p&eacute;rissement imm&eacute;diat dans l&rsquo;ennui. <br />Et vous lecteurs, lectrices, pour peu que vous ne soyez pas allergiques &agrave; mon cynisme consubstantiel, &ecirc;tes tout aussi titill&eacute;s par la curiosit&eacute; que je&nbsp;suscite..., vous vous contractez comme&nbsp;des bigorneaux dans&nbsp;leurs coquilles parce que je&nbsp;pose les pierres d&rsquo;un &eacute;difice &eacute;poustouflant qu&rsquo;est ma vision de la vie.<em> <br /></em>C&rsquo;est souvent dr&ocirc;le, c&rsquo;est toujours caustique, c&rsquo;est sans aucun doute provocateur, mais c&rsquo;est toujours aussi d&eacute;sesp&eacute;r&eacute; de brocarder avec une certaine cruaut&eacute; le monde de l&rsquo;art et de l'automobile de collection, surtout, la fabrication totalement superficielle des prix du march&eacute;. <br />Les people's d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les journaleux et les attach&eacute;s de presse comme&nbsp;divers galeristes puent un peu mais moins que des&nbsp;cadavres.<br />Tout cela est dr&ocirc;le, &eacute;videmment. <br />Mais la vie, elle, ne l&rsquo;est pas, car les gens ne r&ecirc;vent que d'une existence paisible et sans joie, d&eacute;finitivement neutre.<br />&nbsp;<br /><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a>www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="color: #810081;"> &nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span> &nbsp;</span></span></span></span></span></p>
</span></p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 03:19:39 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11282288778-CoysNurburg2010_01.jpg" length="9389" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Nürburgring 38ième AVD Oldtimer Grand Prix 2010... ]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor">&nbsp;
<p><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000; font-size: large;"><span style="font-size: x-large;">N&uuml;rburgring 38i&egrave;me AVD Oldtimer Grand Prix 2010...&nbsp;</span><br /></span>Chaque fois que je viens&nbsp;sur le circuit du&nbsp;N&uuml;rburgring, je ne peux m'emp&ecirc;cher de penser au poids de l'histoire toujours pr&eacute;sente.&nbsp;<br /><br /><br />Le N&uuml;rburgring&nbsp;offre une &eacute;trange combinaison de sentiments: impossible d'oublier les joies et les tristesses &eacute;normes qui ont marqu&eacute; l'endroit, impossible aussi de ne pas voir tous les aspects fascinants d'un circuit&nbsp;qui est devenu en quelque sorte un symbole de libert&eacute;... et qui dispose d'un&nbsp;aura aussi extraordinaire ! <br />Tout cela forme un m&eacute;lange un peu doux-amer. <br />Je </span><span style="font-size: small;">d&eacute;clare souvent ne pas trop aimer voyager, mais je ne cesse jamais, en fait, de voyager... <br />J</span><span style="font-size: small;">'ai souvent l'impression d'avoir choisi une passion&nbsp;qui ne me convient pas ! <br />Je suis oblig&eacute; de voyager tout le temps, d'une vente aux ench&egrave;res &agrave; une autre..., d'un show &agrave; un autre... et c'est quelque chose qui ne m'emballe plus gu&egrave;re depuis un an. <br />Je suis toujours effar&eacute; d'entendre les gens parler avec un tel enthousiasme de leur&nbsp;passion de l'automobile ancienne qu'on nomme&nbsp;<em>"les automobiles de collection",</em> alors que ce terme est au fond totalement stupide...<br />Ceci dit (en r&eacute;alit&eacute; : &eacute;crit), je consid&egrave;re qu'il est un peu de mon devoir d'essayer d'aller voir et vivre l'automobile ancienne&nbsp;le plus possible dans des endroits diff&eacute;rents. <br /><br /><br />Si je ne viens pas tr&egrave;s souvent aux USA, en Russie, en Australie, au Japon et en Am&eacute;rique du sud, ce n'est pas parce que je boude ces contr&eacute;es, c'est parce que le d&eacute;calage horaire me cause de gros probl&egrave;mes !<br /></span><span style="font-size: small;">Voyager&nbsp;autour du monde&nbsp;tient de plus en plus de l'exploit sportif&nbsp;! <br /></span><span style="font-size: small;">Cela repr&eacute;sente aussi beaucoup de travail et co&ucirc;te de v&eacute;ritables fortunes...&nbsp;<br />Je me suis dit r&eacute;cemment que, plut&ocirc;t que de me rendre au 38 i&egrave;me AVD Oldtimer Grand Prix des 13, 14 et 15 ao&ucirc;t&nbsp;2010 sur le circuit du N&uuml;rburgring, j'aurais peut-&ecirc;tre pr&eacute;f&eacute;r&eacute; aller&nbsp;m'abandonner l'esprit et les sens en allant dans un&nbsp;concert &eacute;couter&nbsp;un virtuose&nbsp;jouer du piano..., au lieu de jouer moi-m&ecirc;me l'idiot amateur de symphonies m&eacute;caniques en &eacute;chappements libres ! <br />Ne tirez pas de conclusion de tout ceci, c'est le genre d'exp&eacute;rience que je fais plut&ocirc;t rarement et j'ai m&ecirc;me pens&eacute; : <em>O.K., j'ai accept&eacute; ceci, mais c'est bon pour une fois !</em> ... M&ecirc;me si en r&eacute;alit&eacute; je </span><span style="font-size: small;">ressens parfois cela comme une sorte de pression &agrave; la limite du supportable... <br /></span><span style="font-size: small;"><br /><br />Cette exigence qui est la mienne, ne provient pas de l'ext&eacute;rieur, mais de l'int&eacute;rieur de moi-m&ecirc;me. <br />La chose la plus importante, c'est l'opinion que j'ai de moi... et peu m'importe les critiques ou les commentaires les plus dithyrambiques, si je ne suis pas satisfait moi-m&ecirc;me de ce que j'ai fait ! <br />Tant que j'ai le sentiment de relater le meilleur de ce que j'ai vu et v&eacute;cu, alors je me sens en paix avec moi-m&ecirc;me. <br />C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles l'id&eacute;e de la vieillir ne m'obs&egrave;de pas, j'essaie de vivre tout cela en prenant ce que chaque jour peut m'apporter de bonheur.&nbsp;</span><span style="font-size: small;">&nbsp;<br /></span><span style="font-size: small;">Il faudrait peut-&ecirc;tre qu'on m'explique ce qu'est exactement la tradition automobile. <br />Tout r&eacute;cemment, quelqu'un d'autre&nbsp;me rappelait le mot c&eacute;l&egrave;bre de Toscanini, sous forme d'un pastiche : <em>"La tradition, ce n'est rien d'autre que le mauvais concert de la semaine derni&egrave;re... La tradition des automobiles anciennes, ce n'est rien d'autre que le mauvais show et la mauvaise course de la semaine derni&egrave;re"</em> ! <br /><br /><br />&Eacute;videmment, il est tr&egrave;s important de ne pas renier ses racines, de ne pas oublier le pass&eacute;..., mais il me para&icirc;t tout aussi essentiel de regarder vers le futur. <br />La tradition, ce n'est pas r&eacute;p&eacute;ter ce que d'autres ont fait uniquement parce qu'ils l'ont fait..., pire, ce n'est pas de reproduire &agrave; l'identique ce que d'autres ont fabriqu&eacute;..., c'est essayer de trouver les raisons valables qui justifient de reproduire ces gestes ou ces sentiments aujourd'hui encore, pour ce qu'ils peuvent nous apporter de vivant et d'irrempla&ccedil;able. <br /></span><span style="font-size: small;">Comment pourrais-je oublier la le&ccedil;on de ces extraordinaires&nbsp;cr&eacute;ateurs et designers automobiles...? <br />Je trouve tellement passionnant tout ce qu'on a pu conserver d'eux... et je suis parfois &eacute;tonn&eacute; que de nombreux jeunes ne semblent gu&egrave;re y pr&ecirc;ter beaucoup d'attention aujourd'hui ! <br />L'imitation servile&nbsp;est une chose inutile, je ne cesserai jamais de le r&eacute;p&eacute;ter.<br /><br /><br />Dans le genre, l'affaire de la 250GTO Garnier-Favre fut un &eacute;pisode path&eacute;tique qui perdure encore aujourd'hui avec des marchands v&eacute;rol&eacute;s qui font croire &agrave; de pseudos collectionneurs que ces reconstructions&nbsp;auraient de la valeur&nbsp;dans le march&eacute; de la <em>"collectionite aig&uuml;e"...</em>&nbsp;<br />Cela est souvent un probl&egrave;me, on d&eacute;couvre de plus en plus souvent des voitures de soi-disant grandes valeurs qui portent le m&ecirc;me num&eacute;ro de ch&acirc;ssis !<br />Derni&egrave;rement, la Bugatti miraculeusement rep&ecirc;ch&eacute;e du fond du lac de Cuomo dans un d&eacute;lire de mensonges m&eacute;diatiques et m&eacute;diatis&eacute;s... avait un num&eacute;ro de ch&acirc;ssis identique &agrave; celui d'une Bugatti similaire, vendue par la m&ecirc;me compagnie de ventes aux ench&egrave;res &agrave; un Japonais...<br />L'affaire n'a suscit&eacute; aucune r&eacute;action, le Japonais n'a pas port&eacute; plainte et l'acqu&eacute;reur Am&eacute;ricain de l'&eacute;pave du lac, non plus...<br /><br /><br />Comment, dans ces conditions, alors que m&ecirc;me BMW reconstruit un faux coup&eacute; Kahm et le fait passer pour un vrai lors du concours d'&eacute;l&eacute;gance de la Villa d'Este..., croire qu'il existe une &eacute;thique et une once d'honn&ecirc;tet&eacute; dans ce march&eacute; totalement pourri ?<br />C'est pour cela que les faussaires sont de plus en plus nombreux &agrave; essayer de copier. <br />&Eacute;videmment, ils ne disposent pas tous du g&eacute;nie de leur ma&icirc;tre d'inspiration&nbsp;et l'imitation sans le talent ne d&eacute;bouche jamais sur rien d'int&eacute;ressant. <br />Mais, d'un autre c&ocirc;t&eacute;, il existe une forme de conscience historique qu'il serait stupide de vouloir nier, parce que je suis persuad&eacute; qu'il est bon de savoir d'o&ugrave; on vient, de conna&icirc;tre ce qui a exist&eacute; avant soi. <br />Tous ces grands&nbsp;cr&eacute;ateurs et artistes&nbsp;du pass&eacute; nous ont laiss&eacute; des t&eacute;moignages irrempla&ccedil;ables, qui viennent constamment enrichir notre savoir. <br /></span><span style="font-size: small;">Ce type de m&eacute;connaissance de la part des jeunes g&eacute;n&eacute;rations me para&icirc;t &ecirc;tre une forme de m&eacute;pris !<br />Quoique...&nbsp;<br /></span><span style="font-size: small;"><br /><br />Je crois que c'est plut&ocirc;t li&eacute; &agrave; une forme de vision &eacute;troite que l'on peut avoir de la vie, due en partie &agrave; l'&eacute;ducation, en partie &agrave; la fa&ccedil;on dont on voit le monde et ce &agrave; quoi on veut vraiment accorder de l'importance. <br />Il n'est pas mauvais en soi de vouloir <em>"r&eacute;ussir",</em> mais le carri&eacute;risme &agrave; tout prix ruine souvent une personnalit&eacute; : l'important devient alors de franchir les &eacute;tapes le plus vite possible et cela ne peut se faire qu'au d&eacute;triment de la richesse v&eacute;ritable, celle qui essaie d'embrasser le paysage le plus vaste possible. <br />Et cette </span><span style="font-size: small;">tendance se g&eacute;n&eacute;ralise..., e</span><span style="font-size: small;">lle est renforc&eacute;e par la forte commercialisation de l'automobile ancienne, un ph&eacute;nom&egrave;ne qui n'est absolument pas &agrave; confondre avec ce que j'appellerais une authentique d&eacute;marche de communication vers le public !<br /><br /></span><br /><span style="font-size: small;">Fabriquer de fausses voitures anciennes, c'est comme fabriquer de fausses &oelig;uvres d'art pour essayer de les vendre comme des produits de consommation !<br />Cela ne me para&icirc;t pas &ecirc;tre en concordance avec la vision que j'ai de l'art, fut-il automobile (appr&eacute;ciez le double sens), qui doit, selon moi, rester un long apprentissage. <br /></span><span style="font-size: small;">Le paradoxe est que cela ne touche en fait qu'un nombre plut&ocirc;t restreint de personnes !&nbsp;<br /></span><span style="font-size: small;">Le probl&egrave;me est de savoir combien de personnes ont l'occasion d'entrer en contact avec d'autres dans ces milieux. <br />Je crois que cela d&eacute;pend &eacute;norm&eacute;ment de ce qui se passe dans les m&eacute;dias. <br />Je suis souvent frapp&eacute; par le fait que, tr&egrave;s souvent, beaucoup de gens ont plut&ocirc;t tendance &agrave; justifier la pr&eacute;sence de voitures anciennes<em> "artistiques"</em> dans leurs lignes, au lieu de simplement reconna&icirc;tre et affirmer qu'elles sont une forme d'expression artistique ! <br /><br /><br />C'est comme cela que j'explique cette mode du <em>"cross-over"</em> qui se r&eacute;pand de plus en plus dans les voitures d'aujourd'hui, ce m&eacute;lange de styles donne l'impression&nbsp;que les nouveaux designers&nbsp;cherchent de s'excuser &agrave; tout moment d'&ecirc;tre ce qu'ils sont&nbsp;r&eacute;ellement : des commer&ccedil;ants !<br />Je trouve cela stupide, parce que je suis persuad&eacute; qu'une vaste cat&eacute;gorie de personnes est toute pr&ecirc;te &agrave; aimer l'automobile pour ce qu'elle est, sans ce fatras de d&eacute;tours et d'excuses ! <br />Mais, h&eacute;las !, je crois qu'il faut se battre pour faire passer cette id&eacute;e. <br />C'est du moins ce que je constate... et, bien, s&ucirc;r, tout cela est li&eacute; &agrave; l'&eacute;ducation. <br /></span><span style="font-size: small;">J'ai la chance extraordinaire de faire ce que j'aime par-dessus tout et de pouvoir gagner ma vie avec cela.<br />Je trouve que c'est une source de joie immense ! <br />Il me para&icirc;t essentiel de voir, avant tout, ce dont on est capable... et de construire sa vie autour de cela. <br />C'est la base de la pens&eacute;e positive..., m&ecirc;me s'</span><span style="font-size: small;">il y a dans tout cela, un rien d'utopie !</span><span style="font-size: small;"><br /><span style="font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a> </span><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span>&nbsp;&nbsp;</span></span></span></span></span></p>
</span></p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 03:13:17 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11282288396-Nurburg_01.jpg" length="6794" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[2010 New Stratos...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor">&nbsp;
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;">2010 New Stratos...<br /></span>The legendary Lancia Stratos HF was without a doubt the most spectacular and successful rallye car of the 70s. <br />With its thrilling lines and uncompromising design for rallye use, the Stratos not only single-handedly rewrote the history of rallyeing, it won a permanent place in the hearts of its countless fans with its dramatic performance on the world&rsquo;s asphalt and gravel tracks. <br />The Stratos still draws the crowds whenever it competes at historic motor sport events, thanks to its reputation as the most fascinating rallye car in the world.</strong></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />It all began in 1970, at the Turin exhibition stand of the automobile designer, Bertone. <br />The extreme Stratos study on display there &ndash; a stylistic masterpiece by the designer Marcello Gandini &ndash; didn&rsquo;t just excite visitors, but caught the attention of Cesare Fiorio, Lancia&rsquo;s team manager at the time&hellip; and refused to let go.<br /></span><span style="font-size: small;">Just one year later, the Stratos assumed its final form when the mid-mounted V4 engine from the Lancia Fulvia was replaced by the significantly more powerful Ferrari Dino V6 engine. <br />The road version of this <em>&ldquo;flounder&rdquo;</em> was just 1.08 meters high, mounted on a short steel chassis, and its aerodynamically sophisticated body was molded from reinforced fiberglass. <br />The Stratos&rsquo; low weight, ideal weight distribution and excellent dynamics provided the optimum conditions for spectacular performance on the international rallye tracks, which at the time were still dominated by Alpine and Porsche. <br />However, the results were not so immediately gratifying.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />It was only when Lancia works driver Sandro Munari and British Formula 1 driver Mike Parkes got behind the wheel of the ruthless driving machine that success finally materialized. <br />And it did so at lightning speed: in 1973 Sandro Munari took home the first victory for the Stratos HF, and the victories just kept coming in throughout 1974. <br />By the end of 1976, the Stratos had pulled off a hat trick, winning three World Cup titles in a row.<br /></span><span style="font-size: small;">The Italian <em>&ldquo;flying wedge&rdquo;</em> also enjoyed success beyond its works deployment: top driver Bernard Darniche brought home an incredible 33 victories for the private team Chardonnet of France, in his blue Lancia Stratos Chardonnet.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />The Fiat group&rsquo;s dramatic reduction of the Lancia racing budget in 1979, in favor of the Fiat 131 Abarth, was the death knell for the Stratos works team. <br />From then on, only dedicated private teams took to the track competing against works cars &ndash; as in the 1981 Monte Carlo Rallye. <br />Even today, there&rsquo;s hardly any other vehicle that excites audiences at motor sport events like the Lancia Stratos.<br /></span><span style="font-size: small;">But the story isn&rsquo;t over yet.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />In November 2010, 40 years after its first appearance at the Turin Motor Show, a successor to the ruthless flying wedge will be presented to a small circle of international motor sport journalists on the Paul Ricard Circuit.<br /></span><span style="font-size: small;">The legend returns.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />Michael Stoschek is a collector and driver of historic racing cars as well as a successful entrepreneur in the automotive supply industry. <br />For Stoschek, the development and construction of a modern version of the Stratos represents the fulfillment of a long-held dream.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />Construction of the car has been underway since autumn 2008, at Pininfarina in Turin, Italy. <br />The contemporary New Stratos is a non-commercial project by Michael Stoschek. <br />Together with his son, Maximilian, Stoschek has played a fundamental role in determining the technical concept and design of the one-off vehicle.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />One of the most successful and respected business leaders in Germany, Stoschek is the grandson of Max Brose, founder, in 1908, of Brose, a trading company for automotive accessories in Berlin. <br />Today, Brose specializes in mechatronic components and systems for automobile doors, seats and electric drives, boasting 16,000 employees in 21 countries and an annual turnover of more than 3 billion euros. <br />Under Michael Stoschek&rsquo;s leadership, the Brose Group has developed into the fifth largest automotive supplier under family ownership. <br />In 2005, Stoschek handed over management of the executive board to his successor in order to devote himself to his personal interests.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />A keen sportsman, Stoschek won the Carrera Panamericana in 1999, 2001 and 2004, and the 2006 FIA European Rallye Championship, driving a 1971 Porsche 911 in both races. <br />The Lancia Stratos Group 4 has a special place amongst the historic rallye cars that Stoschek employs for rallies and hillclimbing. <br />Sporting a Marlboro design, the vehicle has been restored over more than a decade, according to the specifications of the<em> &ldquo;1974 Tour de Corse Andruet/Biche&rdquo;</em> works car.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />The decision to develop and build a new, ready-to-run Stratos was inspired by a meeting with Chris Hrabalek, with whom Michael Stoschek became acquainted at the 1986 World Stratos meeting organized in Alta Badia by Stoschek. <br />This was also the impetus behind Stoschek&rsquo;s involvement in the Fenomenon Stratos project, presented at the 2005 Geneva Motor Show, as well as his acquisition of the Stratos trademark rights.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />In September 2008, Michael and his son Maximilian Stoschek commissioned Pininfarina to build a one-off vehicle the technical concept and design of which were largely determined by the two car enthusiasts.<br />The extraordinary success and the fascination of the Lancia Stratos was not only a result of its uncompromising construction for dedicated application in motor sport, but also its unparalleled design. <br />Equally high goals were set for the new Stratos, with the aim to raise the bar amongst current high-performance sports cars in every respect.<br /><br /><br />As in the original Stratos, a roll cage has been integrated into the body of the sports car, which is mounted on a shortened Ferrari 430 Scuderia chassis. <br />This lends the New Stratos &ndash; with its entirely carbon fiber body &ndash; greater rigidity, which can in turn be observed in the vehicle&rsquo;s extremely precise handling. Combined with a weight-to-power ratio of 2.25 kg per HP, and a weight distribution of nearly 50:50, these elements yield exceptional driving performance. <br />The first test drives in Balocco have already lived up to the team&rsquo;s immense expectations; however, there&rsquo;s still a lot of work to be done on the details.<br />Currently, the New Stratos is one of a kind. <br />Whether and by whom a small, exclusive production comprising approximately 25 further vehicles will be built, has not yet been decided.<br />Creating a modern interpretation of a classic product is an exceptional challenge for a designer. <br />It can be difficult to find the right balance between the issue of, on one hand, drawing too much from the original, and on the other, departing too much from the initial concept. <br />It&rsquo;s Michael Stoschek&rsquo;s belief that the more perfect a classic form is, the less it should be changed &ndash; the Ford GT 40 offering a good example of this.<br /></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />Particular caution is necessary when attempting a re-interpretation of a design icon like the Lancia Stratos. <br />The radical Bertone study, with its futuristic design, was itself already well ahead of its time on its presentation in 1970. <br />By holding to the premise <em>"form follows function",</em> Marcello Gandini smoothly paved the way for further development of the Stratos into a rally legend.<br /></span><span style="font-size: small;">Michael Stoschek found it extremely fascinating to discover that, in addition to Chris Hrabalek, many renowned designers were inspired by the idea of a modern Stratos, and put their time and energies into helping him make his vision a reality.</span></p>
<p><br /><span style="font-size: small;">Stoschek himself specified that&nbsp;:<em>&nbsp;"because the design of the Lancia Stratos was characterized by the contrast between round and rectilinear elements, I wanted to see that tension to be carried over into the New Stratos as well."</em><br />At the end of 2008, work on the New Stratos began at Pininfarina under the designer Jason Castriota, until Castriota moved to Bertone. <br />Over the next year and a half, Luca Borgogno took on the project. It was Borgogno who &ndash; in close coordination with Michael Stoschek &ndash; brought the design of the New Stratos&rsquo; body and interior to completion.</span><br /><br /><span style="font-size: small;"><br /><span style="font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a> </span><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span>&nbsp;&nbsp;</span></span><br /></span></span></span></p>
</span></p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 03:01:54 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11282287713-2010_NewStratos_01.jpg" length="8581" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Die Grüngas Viper als Blickfang auf der US-Car-Show]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>Die Liebhaber von US-Oldtimern, VW Bugs, Showcars und Harley -Bikes k&ouml;nnen sich freuen:</p>
<p>Am 21./22. August dieses Jahres findet wieder die einzigartige US-Car-Show im Eissportzentrum Grefrath (an der A40) statt. Ausgestellte Cabrios mit majest&auml;tischen Heckflossen, chromgl&auml;nzende Cadillacs, bullige Pickups mit Breitreifen, Muscle Cars, Vans, Custom Cars, Lowrider und viele mehr werden den Besuchern begeisterte Blicke entlocken. Doch nat&uuml;rlich gibt es wieder ein absolutes Highlight unter den ausgestellten Fahrzeugen:</p>
<p>Die Gr&uuml;ngas Viper wird in 2010 f&uuml;r staunende Gesichter sorgen und das nicht nur wegen ihrer auff&auml;lligen Form und Farbe; das besondere an der Viper ist, dass sie zu 100% mit Fl&uuml;ssiggas f&auml;hrt und damit das einzige Fahrzeug auf Fl&uuml;ssiggas beim 24h Rennen und in der VLN ist. Au&szlig;erdem wurde weltweit noch nie ein so gro&szlig;er Motor (10 Zylinder und 8 Liter Hubraum) auf Gas umgebaut. Also, anschauen lohnt sich!<br />Um bei den Besonderheiten des Events zu bleiben, ist das Rahmenprogramm ebenso mehr als erw&auml;hnenswert: &nbsp;dieses Jahr steht das Ereignis unter einem bezeichnenden Motto: &bdquo;Wild Wild West&ldquo; wird der Leitfaden des gesamten Wochenendes sein. Durch Countryband-Vorf&uuml;hrungen, typischen Line-Dance-Darbietungen, einem Bull Riding Contest, einer ins Thema passenden H&auml;ndlermeile, uvm. wird der Besucher in die Welt der Cowboys und Indianer getaucht. Die Dekoration auf dem &nbsp;Gel&auml;nde &nbsp;ist selbstverst&auml;ndlich ebenfalls auf das Motto abgestimmt und verwandelt das Eissportzentrum in eine authentische Westernkulisse. Nat&uuml;rlich bleibt der Veranstalter, die MotorEvents+Media, gleichfalls dem altbew&auml;hrtem treu: So darf der legend&auml;re Show &amp; Shine-Wettbewerb auch in diesem Jahr nicht fehlen. Mitfiebern, vergleichen und bewundern k&ouml;nnen die Zuschauer, wenn sich die Jury die Frage stellt: Welcher stolze Autobesitzer geht mit dem Pokal seiner Kategorie nach Hause?<br />In jedem Falle ist die US-Car-Show einen Besuch wert und wird sich als unvergessliches Erlebnis herausstellen! Die &Ouml;ffnungszeiten sind Sa.: 11:00 &ndash; 20:00 und So.: 10:00 &ndash; 18:00</p>
<p>Infos unter www.us-car-show.de</p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 17 Aug 2010 06:44:11 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette485-11282041851-24hNbg10_TS-0443EM.JPG" length="7811" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[1930 Packard drives 4,000 miles in 23 days]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>Joanne Pistorius, and husband Brando, just drove 4,000 miles in only 3 weeks. For many that does not seem to be so unusual. Who hasn&rsquo;t gone on a &ldquo;road trip&rdquo; before? We have all seen ourselves as &ldquo;The Griswolds&rdquo; in the &ldquo;Vacation&rdquo; movies at least once in our lifetimes. Their story adds a wrinkle to that adventure. This was in an original 1930 Packard&hellip;in the summertime (with no air conditioner)!&nbsp;</p>
<p>&ldquo;Luckily <a href="http://www.travelblog.org/Photos/5245410"></a>my husband has a &lsquo;no guts - no glory&rsquo; attitude, and we persevered. We encountered our share of challenges, and we met some of the friendliest people on earth along the way&rdquo; states Joanne.<br /><br /></p>
<p>They drove from Tampa, Florida to Montreal, Canada, for the Rotary International Convention, and then headed back via Louisville Kentucky for the 75<sup>th</sup> Anniversary of the AACA (Antique Automobile Club of America). &ldquo;We stopped at a Rotary Club each day along the route for a meal at the meetings, show off the car, and talk a little about our Rotary Club and the Car Fellowship. We saw some of the most beautiful parts of America, traveling a route that you could not find with the standard interstate drive.&rdquo;</p>
<p>Alicia Argiz-Lyons, Executive Director for Kids Wish Network, was on hand for a send-off in downtown Tampa at the Tampa Bay History Center. Proceeds from the donations on this tour benefitted the Kids Wish Network. Alicia arranged for the news helicopter to film our departure out of Tampa with the Packard weaving her way out of downtown traffic! <br /><br />&ldquo;It was oppressively hot for the first 2-3 days driving through Florida, Georgia and South Carolina (which topped out at 102 degrees). But thereafter it cooled off and we had a lovely drive. We encountered the occasional mechanical difficulties, but my husband is an expert in antique car restoration, so no &lsquo;bump in the road&rsquo; cost us more than an hour of down time before Brando had us off and running again.&rdquo;</p>
<p>When making a quick stop at Staples in Hilton Head to have their laptop virus removed, they were actually hit by a Hummer in the parking lot! Only a Packard could take on a teen driver on the cell phone backing up, and thankfully her boyfriend explained to her that hitting a classic car was actually a very big deal! But luckily no damages to speak of.</p>
<p>&ldquo;After the Rotary International Convention we toured our way west along the St. Lawrence River and visited some beautiful, historic areas of Canada. We slept in a Bed &amp; Breakfast where the owner was the personal Chef to Her Majesty the Queen of England for 15+ years. We passed through Toronto during the same moments they had major riots because of the G8/G20 Summit. We visited the wine country of Niagara-on-the-Lakes and saw Niagara Falls for the first time. We ate at the original restaurant for Buffalo Wings at the Anchor Bar in Buffalo NY. We attended the 75<sup>th</sup> Anniversary Jubilee of the Antique Automobile Club of America in Louisville, where we saw over 800 of the finest Classic Cars in existence. I even bought a Kentucky Derby Ladies Chapeau at Churchill Downs. Then we visited the most haunted tavern in Kentucky, where Abe Lincoln stayed.&rdquo;</p>
<p>A few more statistics: Miles travelled in total- 3966; Gas consumed- 387 gallon; Average gas mileage- 10.25 miles per gallon.<br /><br />States visited- 13: Florida, Georgia, South Carolina, North Carolina, Virginia, Delaware, Pennsylvania, New Jersey, New York, Ohio, Kentucky, Tennessee, Alabama. Canada- 2: Quebec, Ontario <br /><br />Delays in travel- 4: generator melt down, tire change, fuel pump bypass, gas misjudgment :-). <br /><br /></p>
<p>The trip&rsquo;s goal was to bring awareness to our Rotary Club of Tampa- Hyde Park, Rotary International, the local Rotary Clubs visited along the way, the Rotary Car Fellowship (ACHAFR) and the Kids Wish Network. &ldquo;This is the most photographed car we have ever owned, we met hundreds of people along the way, and logged a lot of interesting stories. We have a daily blog and photos on our website <a title="blocked::http://www.achafr.com/blog.htm" href="http://www.achafr.com/blog.htm">http://www.achafr.com/blog.htm</a> .... I hope you enjoy the stories.&rdquo;</p>
<p>Plans are being made for the 2011 ACHAFR Ride-Along Tour from Tampa to New Orleans for the RI Convention in June 2011. For more information on the international Antique, Classic and Historic Automobile Fellowship of Rotarians, please contact Joanne Pistorius (813) 714-1019 <a href="mailto:joanne@transflor.com">joanne@transflor.com</a> or <a href="http://www.achafr.com/">www.achafr.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 17 Aug 2010 05:49:22 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette368-11282038556-013.JPG" length="9341" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Essai routier 1966 Mustang GT Cabriolet...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;">Essai routier 1966 Mustang GT Cabriolet...<br /></span>Tous les chemins m&egrave;nent-ils&nbsp;au paradis de l'enfer&nbsp;? </strong></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><strong>L'exil que je m'impose de temps &agrave; autre en partant en balade m'euphorise de mani&egrave;re mortellement ennuyeuse. <br />La raison n'est pas&nbsp;un&nbsp;secret, c'est qu'&agrave; Rome (par exemple)&nbsp;on ne rencontre que le peuple italien..., c'est qu'&agrave; Berlin (autre exemple) on ne rencontre que le peuple allemand..., c'est qu'&agrave; Washington (dernier exemple avant d'aller dormir) on ne rencontre que le peuple am&eacute;ricain..., c'est-&agrave;-dire, pour moi, des figurants&nbsp;jouant une th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de la gesticula&shy;tion,&nbsp;s'exprimant avec une&nbsp;volubilit&eacute; ornementale dans une langue semi-parodique !</strong></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: small;">Je ne&nbsp;croise dans les rues qu'une troupe d'op&eacute;ra bouffe qui garde le pli de la r&eacute;p&eacute;ti&shy;tion !<br />En fait, en tant qu'extraverti litt&eacute;raire (voire litt&eacute;ral), mais &eacute;galement&nbsp;introverti exemplaire (m&eacute;langeant all&egrave;grement sadisme &eacute;picurien et masochisme contemplatif), ma r&eacute;serve et ma timidit&eacute; aidant, je ne parviens plus &agrave; rencontrer personne, c'est &agrave; dire que par inversion je c&ocirc;toie de nombreuses personnes dans une n&eacute;gativit&eacute; positive...<br />C'</span><span style="font-size: small;">est la d&eacute;monstra&shy;tion de deux axiomes que mon cot&eacute; physiologiste des </span></strong><span style="font-size: small;"><strong>villes et campagnes&nbsp;m'a fait d&eacute;couvrir !</strong>&nbsp;<br /><br /><br />Le </span><span style="font-size: small;">premier axiome, c'est qu'il ne </span><span style="font-size: small;">suffit pas de se d&eacute;placer pour voyager. <br />Le second, c'est que la mauvaise humeur et la bougonnerie sont souvent p&eacute;n&eacute;trantes..., la bonne humeur et la sympathie aussi. <br />La diff&eacute;rence, c'est que la mauvaise humeur rend attentif au mal, et la bonne humeur sensible au bien. </span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Finalement, les villes d'ailleurs, campagnes comprises (quoique je ne comprends pas tout surtout dans une autre langue que le Fran&ccedil;ais)..., ne sont que&nbsp;de pesantes bourgades de p&eacute;quenots gesticulants...</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;">Pour un touriste, une des formes modernes de l'illusion d'&ecirc;tre an&eacute;mique (mais perspicace dans la grognerie), c'est de constater </span><span style="font-size: small;">que le bas art antique n'est qu'un bazar monotone de l&eacute;gions de statues, devant lesquelles on passe avec la m&ecirc;me curiosit&eacute; qu'un chef d'&eacute;tat en visite sur le front des bidasses !<br />Ce qui prouve que m&ecirc;me dans l'injustice p&eacute;n&eacute;trante du tourisme et des voyages qui forment la jeunesse des vieux...,&nbsp;un &eacute;crivain reste un &eacute;crivain charg&eacute; de donner &agrave; sa propre malveillance l'inoubliable empreinte du style (sic !), m&ecirc;me si les aspects ruraux des bourgades et campagnes&nbsp;travers&eacute;es (mais non p&eacute;n&eacute;tr&eacute;es sexuellement concernant les populations femelles indig&egrave;nes)..., se regardent sous forme d'autopsies...</span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: small;"><br /><br />Je suis atteint d'une passion bizarre, je voyage au gr&eacute; du temps pass&eacute; dans des automobiles qui n'ont d'extraordinaires que le mot !<br />J'ai ainsi fait le tour d'Europe en Mustang, travers&eacute; toute l'Am&eacute;rique en Hot-Rods (rarement confortables), examinant cartes &eacute;sot&eacute;riques&nbsp;et guides exotiques et constatant qu'&agrave; part deux o&ugrave; trois (cent)&nbsp;ruptures br&egrave;ves on peut aller de Bruxelles via Paris &agrave; Boston puis au sud de l'Argentine, en Patagonie, juste avant la Terre de Feu, sans jamais changer son imperm&eacute;abilit&eacute; aux b&ecirc;tises humaines. <br />Aussit&ocirc;t v&eacute;cu, aussit&ocirc;t parti vers le n&eacute;ant, o&ugrave; il n'y a, au reste, rien d'int&eacute;ressant !<br />Mais la route qui y conduit l'est. <br />M&ecirc;me si parfois et m&ecirc;me souvent, tr&egrave;s souvent, quelques milliers de kilom&egrave;tres de mis&egrave;re des peuples et de stupidit&eacute; des &Eacute;tats travers&eacute;s&nbsp;accablent le voyageur.<br />Avec la compr&eacute;hension, la d&eacute;pression est </span><span style="font-size: small;">assur&eacute;e, mais c'est une approche de la v&eacute;rit&eacute;. </span><span style="font-size: small;"><br /><br /><br />De villages mis&eacute;rables en bidonvilles cruels, de capitales terrifiantes en campagnes sinis&shy;tres, avec comme seules oasis, les stations services..., les voyages vont souvent jusqu'au bout du malheur. <br /></span><span style="font-size: small;">Entre les &eacute;tapes en plaines monotones o&ugrave; je suis en proie au mal des montagnes et celles-ci o&ugrave; je suis asphyxi&eacute;, la seule v&eacute;rit&eacute; est que </span><span style="font-size: small;">le voyageur est plus important que le voyage m&ecirc;me... mais surtout que le voyage &agrave; plus d'importance que la destination de celui-ci. <br />Mais tout de m&ecirc;me, un conseil, si vous partez n'importe ou, voire m&ecirc;me quelque-part..., prenez un passage pour le rivage des Syrtes, un balcon en for&ecirc;t d'Ardenne, le ch&acirc;teau d'Argol ou les gr&egrave;ves bretonnes, plut&ocirc;t qu'un billet pour l'au-del&agrave;. <br />Mais si vous &ecirc;tes contraint de visiter l'enfer, ou ces formes modernes de l'enfer que sont les banlieues d'une m&eacute;galopole, gardez l'&oelig;il vif, le c&oelig;ur ouvert, l'oreille au guet et la main sur votre porte-feuilles... </span><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><br /><br /><br />En r&ecirc;ves cauchemard&eacute;s, lors de mes &eacute;tapes..., je suisse tour &agrave; tour chef de guerre&nbsp;&agrave; Tambacounda, employ&eacute; des postes&nbsp;&agrave; Ziguinchor et coordinateur humanitaire&nbsp;&agrave; Gaza... <br />Toute ma&nbsp;vie&nbsp;a &eacute;t&eacute;, en un mot, un baroud sur les routes, dans le pays profond de la connerie humaine.<br /></span></span></span><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;">Entre le confort douillet et mitonn&eacute; de mon fauteuil de bureau&nbsp;et l'inconfort psych&eacute;d&eacute;lique de certaines voitures, j'ai opt&eacute; de me sp&eacute;cialiser dans le d&eacute;veloppement transcendantal, afin de faire des incursions au c&oelig;ur des profondeurs, afin de me mettre en accord avec moi-m&ecirc;me et ma fibre aventuri&egrave;re. <br />Les reportages dans le monde r&eacute;el de l'automobile, avec ses r&eacute;alit&eacute;s et ses mythes, ses anecdotes, ses l&eacute;gendes et ses symbolismes... demandent d&rsquo;immenses sacrifices au niveau de la mobilit&eacute;..., d'autant que les conditions spartiates dans lesquels ces&nbsp;reportages sont r&eacute;alis&eacute;s finissent par miner le moral et la morale..., car l&rsquo;imagerie populaire admet difficilement qu&rsquo;un journaliste travaille sans enregistreur Nagra et gribouille des notes sur un calepin...<br /></span></span></span><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;">Par pistes et vaux, orni&egrave;res et vall&eacute;es, marigots for&ecirc;ts et fleuves, mes tribulations m&rsquo;ont propuls&eacute; &agrave; la rencontre de tout ce qui roule, en toute circonstance et tout lieu. <br />Ce qui m&rsquo;aura le plus marqu&eacute;, c&rsquo;est le bon sens paysan de <em>"ceusses"</em> qui ont &eacute;t&eacute; t&eacute;moin des innombrables pannes et incidents qui surviennent aux voitures anciennes..., un bon sens&nbsp;qui est plus aff&ucirc;t&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;y parait. <br /><br /><br />Qui n&rsquo;a jamais pris son pied en mangeant un plat simple, abondant, pr&eacute;visible, voire rustique, comme un T-Bone saignant ? <br />Il y a dans ces moments-l&agrave; quelque chose de brut, de naturel, une sensation puissante dont on a ensuite du mal &agrave; se passer.<br />Eh bien, la Mustang Cabriolet 1966, c&rsquo;est un peu &ccedil;a. <br />Du simple (propulsion, essieu arri&egrave;re rigide), du brut (un bon gros V8 289ci) et m&ecirc;me du piquant (bo&icirc;te manuelle 4 rapports). <br />Et quel plaisir !<br />D&eacute;j&agrave;, sa gueule impressionne ! <br />Mais la pression de l&rsquo;envie de cravacher cette Mustang est la plus forte. <br />A l&rsquo;int&eacute;rieur, rien de transcendant : accessoires l&eacute;gers et instrumentation limit&eacute;e par rapport &agrave; ce &agrave; quoi nous sommes habitu&eacute;s en Europe, les valeurs sont ici invers&eacute;es. <br />La Mustang fait l&rsquo;impasse sur la pr&eacute;sentation&nbsp;mais&nbsp;d&eacute;livre des sensations fantastiques !<br />L&rsquo;efficacit&eacute; ? <br />Elle s&rsquo;en moque, les liaisons au sol sont rustiques... et le freinage s&rsquo;av&egrave;re franchement d&eacute;cevant : aucun mordant, p&eacute;dale molle et puissance en berne. <br />La direction ne se montre pas d&rsquo;une pr&eacute;cision chirurgicale tandis que le train avant ne mord pas franchement le virage. <br /><br /><br />Alors, d&rsquo;o&ugrave; vient le plaisir ? <br />Du moteur, un V8 qui gronde, tremble et vous colle au si&egrave;ge tandis qu&rsquo;il se rue vers la zone rouge&nbsp;en hennissant&nbsp;de joie, il exulte, se lib&egrave;re, se d&eacute;cha&icirc;ne, &agrave; tel point que m&ecirc;me en troisi&egrave;me le train arri&egrave;re ne peut contenir la puissance qui lui arrive en un flot g&eacute;n&eacute;reux et in&eacute;puisable. <br />Un dragster ! <br />Vite, le rapport sup&eacute;rieur..., une l&eacute;g&egrave;re d&eacute;rive de l&rsquo;arri&egrave;re au r&eacute;-embrayage et la pouss&eacute;e reprend.<br />En fait, il suffit juste de doser son acc&eacute;l&eacute;ration au d&eacute;but, le temps que les roues trouvent du grip... et l&agrave;, gaaaaz ! <br />Et en virage ? <br />Une pression bien dos&eacute;e sur la p&eacute;dale et la mustang se met &agrave; d&eacute;river comme on s&rsquo;y attend, ni plus, ni moins.<br /><br /><br />Le mod&egrave;le de production de la Mustang est apparu pour la premi&egrave;re fois en public le 17 avril 1964. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement s'est produit lors de la New York World&rsquo;s Fair, qui se tenait &agrave; Flushing Meadows. <br />La r&eacute;action du public fut imm&eacute;diate. <br />La Mustang&nbsp;va s'av&eacute;rer&nbsp;un fantastique succ&egrave;s qui va rapporter des milliards &agrave; son constructeur&hellip;<br />La ligne de la Mustang fit une grande part de son succ&egrave;s. <br />Consid&eacute;r&eacute;e aujourd&rsquo;hui comme une des ic&ocirc;nes de l&rsquo;<span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;">automobile</span> </span>am&eacute;ricaine, elle fut &agrave; contrario per&ccedil;ue lors de son lancement comme tr&egrave;s Europ&eacute;enne par les clients. <br />Son prix fut aussi un argument massue, <span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;">Ford</span> </span>ayant largement r&eacute;ussi son objectif de proposer son nouveau mod&egrave;le sous la barre des 2.500$. <br />La gamme d&eacute;butait en fait &agrave; 2.368$, avec une liste d&rsquo;options particuli&egrave;rement longue, qui permettait &agrave; chaque client de se concocter SA Mustang, de la petite sportive &eacute;conomique, &agrave; une vraie Muscle Car en passant par l&rsquo;&eacute;l&eacute;gant <span style="color: #000000;">coup&eacute; </span>plut&ocirc;t luxueux&hellip;<br /><br /><br />Ford pr&eacute;voyait d&rsquo;&eacute;couler 100.000 Mustang la premi&egrave;re ann&eacute;e. <br />En fait, 22.000 ventes ont &eacute;t&eacute; conclues d&egrave;s le premier jour... et ce sont 417.000 v&eacute;hicules qui ont &eacute;t&eacute; vendus la premi&egrave;re ann&eacute;e...et plus d&rsquo;un million en deux ans&hellip; <br />Les concessions&nbsp;furent submerg&eacute;es, et l&rsquo;on raconte par exemple que dans une concession du Texas, 15 clients ont surench&eacute;ri pour le m&ecirc;me v&eacute;hicule, le vainqueur de cette ench&egrave;re improvis&eacute;e allant jusqu&rsquo;&agrave; dormir dans la voiture, dans la concession, pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;elle ne serait pas vendue &agrave; quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre avant l&rsquo;encaissement de son ch&egrave;que le lendemain matin&hellip;<br />Pour faire suite &agrave; ce succ&egrave;s, Ford ne cessera de faire &eacute;voluer la Mustang, via des nouvelles versions, par l&rsquo;ajout de la version Fastback ou encore par des retouches stylistiques apport&eacute;es chaque ann&eacute;e en divers points du v&eacute;hicule. <br />Ainsi, en 1967 l&rsquo;avant fut modifi&eacute; avec un capot allong&eacute; et une calandre en excroissance par rapport aux phares, qui lui donnait encore plus d&rsquo;agressivit&eacute;... et de nouveaux feux arri&egrave;re rectangulaires. <br />En 1970, les phares&nbsp; int&eacute;gr&egrave;rent la calandre et&nbsp;furent l&eacute;g&egrave;rement recentr&eacute;s, laissant la place de part et d&rsquo;autre pour une entr&eacute;e d&rsquo;air, avant d&rsquo;adopter une ligne plus anguleuse en 1971.<br /><br /><br />Pour compl&eacute;ter son image de sportive, la Mustang fit aussi ses armes dans le monde de la comp&eacute;tition, en d&eacute;marrant sa carri&egrave;re en tant que pace-car des 500 miles d&rsquo;Indianapolis d&egrave;s 1964. <br />Elle a par la suite particip&eacute; &agrave; de nombreuses courses, construisant l&agrave; aussi sa l&eacute;gende. <br />Ceci sans compter l&rsquo;accompagnement m&eacute;diatique avec des op&eacute;rations de communication exceptionnelles. Comme cette Mustang qui fut mont&eacute;e pi&egrave;ce par pi&egrave;ce sur la terrasse panoramique au 86&egrave;me &eacute;tage de l&rsquo;Empire State Building o&ugrave; elle fut remont&eacute;e pour &ecirc;tre expos&eacute;e en mars 1966. <br />Mais dans ces ann&eacute;es 60, la communication c&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; le <em>"product placement"</em> dans le cin&eacute;ma. <br />Et la Mustang aura une belle carri&egrave;re cin&eacute;matographique, avec par exemple d&egrave;s 1964 une apparition remarqu&eacute;e dans <em>&ldquo;Goldfinger&rdquo;</em>, puis dans <em>&ldquo;Op&eacute;ration Tonnerre&rdquo;</em> en 1965... et bien entendu le m&eacute;morable Bullitt en 1968 et le non moins mythique<em> &ldquo;Gone in 60 seconds&rdquo;</em> en 1974&hellip; <br />Elle fit aussi son petit chemin dans les films Fran&ccedil;ais, en 1964 dans <em>&ldquo;Le Gendarme de Saint-Tropez&rdquo;</em> , dans l&rsquo;un des &eacute;pisodes suivants <em>&ldquo;Le Gendarme se marie&rdquo;</em> en 1968, et surtout dans <em>&ldquo;Un homme et une femme&rdquo;</em> en 1966. <br />Une liste bien entendu loin d&rsquo;&ecirc;tre exhaustive. <br /><br /><br />On trouve bien s&ucirc;r des Mustang de premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration dans des films plus r&eacute;cents : <em>&ldquo;60 secondes chrono&rdquo;</em> en 2000, remake de <em>&ldquo;Gone in 60 seconds&rdquo;</em>, <em>&ldquo;Entretien avec un vampire&rdquo;</em> en 1994, <em>&ldquo;L&rsquo;affaire Thomas Crown&rdquo;</em> en 1999, <em>&ldquo;U-Turn&rdquo;</em> en 1998, <em>&ldquo;Les nerfs &agrave; vifs&rdquo;</em> en 1991&hellip;<br />Au fil des ans et de ses &eacute;volutions, la Pony Car va devenir Muscle Car et la Mustang va prendre une part active dans la construction du mythe des Muscle Cars am&eacute;ricaines. <br />Ford fut pour cela bien aid&eacute; par Caroll Shelby, puisque la premi&egrave;re Mustang Shelby, la GT350, arriva d&egrave;s 1965, suivie par la suite par les <span style="color: #000000; font-size: small;">GT500</span>, GT500 King of the Road, Super Snake&hellip; <br />Ford va y aller aussi de ses petits pr&eacute;paratifs, High Performance 289, Boss 302, Boss 429, Mach 1, CobraJet, etc...<br />Chacun de ces mod&egrave;les vaudrait sans doute &agrave; lui seul un petit r&eacute;capitulatif&hellip;<br /></span></span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;">Cette f&ecirc;te durera jusqu&rsquo;&agrave; la fin de vie de cette premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration, mais la crise p&eacute;troli&egrave;re aura raison des Muscle Car, et la Mustang va redevenir un pony-car&hellip;<br /></span></span></span><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;">L&rsquo;histoire a souvent raison de ceux qui prennent l&rsquo;irr&eacute;dentisme pour une simple jacquerie. <br />A cause des b&eacute;gaiements...</span></span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><br /><br /><em>"Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une for&ecirc;t obscure, car la voie droite &eacute;tait perdue"...<br /></em>C&rsquo;est au printemps de l&rsquo;an 1300, date du premier grand jubil&eacute; catholique, que <span style="color: #000000;">Dante Alighieri</span>, po&egrave;te florentin, s&rsquo;&eacute;veillant d&rsquo;une myst&eacute;rieuse torpeur, se trouve perdu dans les t&eacute;n&egrave;bres. <br />Il entreprend alors un voyage qui le conduira, en milliers de vers, des abysses infernaux &agrave; l&rsquo;illumination divine du Paradis. <br />Dante a pour guide le grand po&egrave;te de l&rsquo;Empire romain Virgile, qu&rsquo;a requis <span style="color: #000000;">B&eacute;atrice</span>, amour de jeunesse de Dante, &acirc;me lumineuse du paradis, pour lui venir en aide dans les &eacute;preuves de son parcours. <br />Le r&eacute;cit qu&rsquo;en composera Dante s&rsquo;intitule la Com&eacute;die, qui plus tard seulement sera baptis&eacute;e<em> "divine".<br /></em>C&rsquo;est pas &agrave; pas, dans l&rsquo;endurance de mes exp&eacute;rimentations automobiles, que je gagne mon paradis illusoire, habitant de ces temps infernaux qui sont les n&ocirc;tres et nous &eacute;loignent &agrave; chaque horreur nouvelle du monde de Dante. <br /><span style="color: #000000;">Il ne s&rsquo;agit donc pas de le r&eacute;p&eacute;ter mais de nous demander si nous pouvons encore entendre ce t&eacute;moignage radical devenu ouvert&nbsp;? <br />En quoi irrigue-t-il, de fa&ccedil;on directe ou indirecte, toute l&rsquo;aventure occidentale jusqu&rsquo;&agrave; nous&nbsp;? <br />En quoi, m&ecirc;me, Dante nous pr&eacute;c&egrave;de-t-il&nbsp;?&nbsp;<br /></span>Mes r&eacute;flexions inutiles&nbsp;donnent corps &agrave; ce questionnement de la pens&eacute;e, de la porte de l&rsquo;Enfer qu'est chaque automobile extraordinaire,&nbsp;aux saphirs luminescents des paradis illusoires qu'on entrevoit lors des r&ecirc;ves...</span></span></span><span style="font-family: 'Verdana','sans-serif'; color: black; font-size: 5pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><br /><span style="font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="color: #810081;"> &nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.chromesflammes.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.chromesflammes.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span> &nbsp;</span></span><br /></span><span><a href="http://www.chromesflammes.com/"><span><span style="font-size: small;"><em></em></span></span></a></span><br /><a href="http://v1.nedstatbasic.net/stats?ABmldA299%20mcnkTqe3msvAUeQ5WQ" target="_top"><span style="font-size: small;"><strong><em></em></strong></span></a><br /></span></span></span></span></p>
<p class="Style" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">&nbsp;</p>]]></description>
			 <pubDate>Thu, 12 Aug 2010 12:12:48 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11281629568-Nurburg2010_05.jpg" length="8609" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[The Greatest Auto Race on Earth: the NY to Paris auto race of 1908]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>The Greatest Auto Race on Earth took place in 1908.</p>
<p>Today, it's hard to even imagine what these men went through as they traveled from New York, across the USA, across Japan, Mother Russia, Germany, and on to Paris. The film <strong><em>The Greatest Auto Race on Earth</em></strong> is a documentary we produced to advance the story and tell this fantastic adventure story to a new audience. <a href="http://www.thegreatestautorace.com/"><strong>www.thegreatestautorace.com</strong></a></p>
<p>&nbsp;It was during the winter of 2000 that Ray and I started chatting about the race after a commercial shoot. I had heard of the Greatest Auto Race but knew very little about the details. Ray had been a fan since he was 12 years old when he read George Schuster's brief memoir. I liked the idea and decided to do some research. After all, if we were going to do a film we would need to have it completed for the 100th anniversary ... and we would need the research to tell the story.</p>
<p>&nbsp;And it started. The internet was able to tell me the story, but mostly from the Schuster point of view. We did find Scarfoglio's and Koeppen's memoirs. We did find a relative, Jeff Mahl, of George Schuster. We started piecing it together. Yes, there was a story here but we would need massive amounts of Photos (which we did not know if they still existed), any motion picture footage (which we heard had been shot as news reel footage), and interviews with historians ... oh, and picture cars for the actors to drive "around the world in."</p>
<p>&nbsp;By the end of 2000 we had decided to make this film ... or at least follow it as far as we could. As the research process began, producers started looking for funding/broadcasters ... and doing up the budget.</p>
<p>We're going to try to let you know how the film was made. One of the interesting details is in the construction of the Thomas Flyer and German Protos replica cars. Yes, we built exact full scale running replicas of the cars. If you look at the photo closely, you'll notice that the brakes are not period but modern GM disc brakes. This was, of course, for safety.</p>
<p>The challenge was to mount hand-made (by Dale Anderson at Anderprop) wooden artillery wheels to the discs. This was ingeniously designed out of foam core, then a CAD drawing, and then made out of steel using a computer assisted cutting system. So, we have a safe car ... but they are not period and some of the brass era enthusiasts would see that; as a result, through careful editing, Computer Graphics by Rat Creek, and colour correction the disc brakes never appear in the film. The cover of the DVD case had the discs Photo-shopped to appear as old school riveted drums.</p>
<p>Through the internet we were able to identify a number of libraries, archives, and museums that had a few photos. The New York Library had a number that we had not seen as had the Library of Congress. We eventually located a number of photos never before seen at the Chicago Library and soon after that a number at the Detroit Library. But there were not nearly enough to make the film.</p>
<p>&nbsp;We had heard about a bit of news reel that had been shot at the beginning of the race. We tracked it down to the Library of Congress. When we phoned the head archivist we were told that the nitrate film had been lost to flooding in the 1960s... as had the "paper" copyright version. The paper version was a process where they would make an 8x10 photo from each frame of the original negative. This was done because nitrate was so unstable. A dead end. <br /><br />We had read that a photographer from Denver had driven to Cheyenne with his new "moving picture camera" and did in fact film the arrival of the cars in Cheyenne. It was later shown in Denver as news reel. After much phoning, emailing, and writing of letters to archives and his estate, we discovered that this footage was also lost and thought destroyed. During the 1950s and 1960s massive amounts of old nitrate film was destroyed because of its tendency to ignite spontaneously.<br /><br />Around 2004 we received an email from a lady in Las Vegas (Lisa). She had some photos of the race and wanted to know if we would like them. Wow! Kerrie and I made travel arrangements and headed to Vegas. We met Lisa in one of the restaurants at the Mirage. There in the dim light she opened a shoe box. It was filled with large format negatives and a contact sheet that she had had a local photographer made. I had seen some of them before ... but then we saw probably 20 that we had either not seen ... or not seen the entire original photo! We were able, for instance, to show the shot of the Thomas with Monty at the wheel rolling into Cheyenne! That same photo had been heavily cropped in earlier books and noted as "the drive through Buffalo." In fact, it wasn't. We arrived at a price, I went to the ATM, got a handful of money and Lisa was as happy about that as the fact that we were going to use her photos in the film. The next day she graciously drove us to the Hoover Dam. It was a great trip...and we had discovered almost 2 dozen never before seen Alaska and Cheyenne photos.<br /><br />We knew that a big part of the story was going to be the Italian and German points of view. We had read the memoirs and seen the photos. We knew there had to be more. We asked Miriam if she might check to see if there were any still in Berlin, the home of Koeppen's publisher. Much of Berlin (and its archives) had been destroyed with the bombing of WWII. But, in the end she discovered about 40 photos of the race in a German archives...again, most which had never been seen before.<br /><br />Over the years we received photos from enthusiasts in Vladivostok, Moscow, Japan, Paris, and across the US. During Miriam's research in Paris she even found the archives for the Le Matin newspaper ... most people thought it was long gone, but she found the remains, in Germany.</p>
<p>Early in the research stage we discovered Jeff Mahl, the great grandson of the American driver/mechanic George Schuster. We met with him several times in Florida and Buffalo. In the end, we used the unpublished memoirs of Schuster in the film as it felt more authentic than the Schuster/Mahony book.</p>
<p>During our US research we had heard that most of the auto makers of the day would take photos of their cars to show to prospective buyers: how they were made and to show them off in beautiful settings. We knew that the ER Thomas Company also did this. And we knew that the New York Times reports on the trip had taken numerous photos. In fact, they were mandated by the editor to take a certain number of photos per day.<br /><br />We finally learned that such a "book" of photos was somewhere in Buffalo. It was supposed full of ER Thomas promotional pictures and the NY Times collection. It was known as the Fink collection, but no one we had talked to had seen it since the 1950s. At least we knew it existed. During one of our trips to Buffalo we met with Jeff's parents in the small town where George Schuster had lived and died. When we walked in the back door there was a stack of old photograph albums on the table. It was them! 1000s of original photos. With all of our research we had only been able to discover who last held them but could not find his family. Jeff's Mom knew the family name. She opened the phone book, found a number, dialed it, and yes they still existed.</p>
<p>They were in the attic of Fink's family and had not seen the light of day since the 1950s. Wow! We made a deal with the estate immediately and had them shipped to our Edmonton office where they were immediately scanned at 600dpi to discs and hard drives. We almost had enough to make our film!</p>
<p>The race had long been forgotten by most historians by the year 2000. There were a few books published and of course the three memoirs of the teams that finished: Schuster for the Americans, Koeppen for the Germans, and Scarfoglio for the Italians. Most of the printed sources we found were in English but the German story by Koeppen had never been translated from cover to cover. Kerrie and I had just been in Berlin at the History Producer's Conference and met the film liaison officer for the Canadian Embassy. She in turn introduced us to Miriam. After a few notes back and forth she was on board: translating the book, and conferring with Herr von Siemens in Munich. Herr von Siemens was a Protos collector and a bit of an authority on the German point of view. In the end I flew to Munich to oversee the interview but Miriam actually conducted it, all in German ... and then provided us with an English translation for editing. It was during that visit that we visited the Siemens Protos archives and were given 10:1 plans of the original Protos designed for the race ... but that is another story.<br /><br />We were amassing a huge number of original photos. One of the goals of the project was to create the largest archival fond on The Greatest Auto Race on Earth which would include photos, film, original manuscripts etc. However, managing the photos took two paths: one for film and one for the archives.<br /><br />The post production process we were using was strictly HD 1080 24p with the option to output a film print at 2K resolution. That's complicated film talk but what it basically means is that we wanted the absolute highest resolution we could get now, and protect it for future visual/video/digital formats.<br /><br />All of the photos were therefore scanned at 600DPI and saved to discs and hard-drives. The original photos (at mid 2005)were removed from their folders and inserted into archive/acid-free photo slip covers and deposited at the Bank of Montreal for safe-keeping. The discs and drives were then backed up twice to ensure that everyone working on the project (look at the list of credits at the end of the film just to see how many people were involved!) had access to the very best quality photos/images.<br /><br />And they had to all be tagged the same so that when Adam (visual editor) was needing a shot worked on by Rat Creek (digital wizards) or colour corrected by Presto Digital, everyone had the same photo. A numbering system was created for each disc/drive and then a name given to that collection.<br /><br />For instance, the Buffalo attic photos became known as "BufAttic600DPI." There were about 30 such discs/drives created which just contained photos. Right up to the week before we were mastering, however, we were getting new photos.<br /><br />Robert Rampton (one of the historians we interviewed in the film and now a good friend) had been rummaging around the Library of Congress in June 2008. He found a file folder whose slip covered noted it had not been opened since the 1950s. It was close to the other photos we had already received copies of. In this file folder were about 30 photos no one knew existed. He got us copies, and they ended up in the film ... just in time. The disc/drive became known as "Rampton Pics 600DPI."<br /><br />In December 2007 we had accumulated about 24 feet of stacked research including thousands of photos. It was time to write the script.<br /><br />Over Christmas I sat down and for the first time took all of that material and began putting it in order. We cross referenced as much of the material as possible. For instance, there were reports in Koeppen's book of a certain incident which did not jive with the <em><strong>NYT</strong></em>'s report which was, though, the same as a local eye witness in a local newspaper.<br /><br />There was a wonderful story about Capt. Hansen and St. Chaffray in Chicago. It was reported in <strong><em>Le Matin</em></strong> that Hansen was leaving the French team in order to take a balloon ride across the western US and be a "tourist." The <em><strong>NYT</strong></em>'s reported it differently noting that Hansen and St. Chaffray had had a huge blow-out. Schuster's memoir noted the <em><strong>NYT</strong></em>'s report as accurate.<br /><br />January saw the first draft of the script ... unfortunately it was about six hours in length. At that point, Scott Parker and I began cutting it down. It was hard. We had so much detail gathered that we wanted to share. Cutting it down was difficult. In fact, the final script was not arrived at until July when it was given to Terence Harding (fabulous writer)to do a "clean up" version. I was too close to it and Terence was able to bridge the gaps and just make it flow for the Narrator.<br /><br />Fortunately, the first draft still exists. I am still proud of the research process.</p>
<h3>The research was chugging along, the photos were being scanned and sorted, we had researchers trying to determine the <em>exact</em> route of the race, and Joshua (AD) had begun casting.</h3>
<p>We wanted to dramatize a number of the key elements in the race to give the viewer a sense of what they went through; the "mud, the blood, and the beer" as I called it. We also wanted the viewer to sympathize and get to "know" the characters in this story: Monty, Schuster, Hansen, Williams, McAdams, Sirtoria, Haaga, Scarfoglio, Koeppen, Snyder, and a host of other players.</p>
<p>&nbsp;There are a number of different points of view about re-enactments or the dramatization of historical events. Some producers believe that there should be no re-enactments (e.g. <em><strong>The Civil War </strong></em>series by PBS), others believe that they add to the story; some believe that they should not deliver dialogue if you are using re-enactments while others believe that the dramatic bits need to be heavily scripted. This has been a huge debate amongst history producers and always comes up at the annual History Producers Conference in New York each winter. And we thought long and hard about it.</p>
<p>In the end, we had two lists for shooting. The first was all the scenes where a driver or reporter would be on camera. They would be delivering words either from their memoirs or from the newspaper reports of the day ... and we had a mountain of papers.</p>
<p>For instance, we had Monty commenting on the day to day activities of the race from <em><strong>NYT</strong></em>'s reports. We normally had him "present" his thoughts from the seat of the Thomas Flyer. If it wasn't written down, we didn't have the actors say it.</p>
<p>Schuster's comments on the race came from his memoir. As his book was written in the past tense, we decided to shoot his scenes as if he were telling us a story from his gas station in Springville, New York after the race. And we used his unpublished memoirs.</p>
<p>&nbsp;The same applied for a number of scenes.</p>
<p>One of my favourites was when the Italian team broke down near Kenton in the US west. From their accounts we knew what was broken and how they fixed it. We also had a very good sense of the "mood" of what the three Italians discovered when they took the rear end of the Zust apart. To create the "mood" we let the actors read the actual words from the book. Then, while we went to Voice Over, the actors created a scene for the cameras that was accurate to the book, accurate to the mood, but all ad-libbed in Italian. We do not hear the details of the live re-enactment before the cameras because we did not know exactly what they said ... but the lively discussion in Italian in the background added to the spirit of the written/spoken word of Antonio. In the scene in Russia where the Zust is believed to be the cause of the death of a little boy, Franco (the actor playing Antonio) brought real passion, sorrow, and grief to the scene. It was fantastic. It was such a powerful moment that there were real tears on the set for an incident that had occurred 99 years before.</p>
<p>Joshua spent the better part of a year looking for the right actors. We wanted actors that could not only act, but ad-lib, look similar to their Great Race characters, and be flexible in their time for 18 months of off and on filming.</p>
<p>Some of the characters fell in to place immediately. Williams and McAdams were perfect as was the George Miller character (Mark Stubbings). The Italian team needed to speak English and Italian (and learn the Naples accent in the case of Antonio). I was surprised how fast we found them ... and they were perfect! The Schuster character was harder to find; in fact, we cast this part twice. In the end, the Schuster we found was perfect. All of the actors were into the roles and did a little research on their own characters ... and brought that research to the film set!</p>
<p>I'll try to write more soon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><br /><br /><br /></p>
<h3>&nbsp;</h3>
<p><br /><br /></p>]]></description>
			 <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 14:28:27 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette774-11281551307-High%20River%20Small.jpg" length="7439" type="image/jpeg"/>
		</item>
		<item>
			 <title><![CDATA[Do you also want a Classifieds section on you website? You can have ours...]]></title>
			 <link>http://www.collectioncar.com/gazette_detailed.php?id=72</link>
			 <guid>http://www.collectioncar.com/gazette_detailed.php?id=72</guid>
			 <description><![CDATA[<p><a href="gazette_detailed.php?id=81">Klik hier voor Nederlandse versie</a>&nbsp;&nbsp;<a href="gazette_detailed.php?id=84">Cliquez ici pour la version Fran&ccedil;aise</a></p>
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<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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<p>What are the benefits and possibilities?</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
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</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Please contact&nbsp;<a href="mailto:guy@collectioncar.com">office@collectioncar.com</a> if you want to participate in this program or if you have any question(s).</p>
<p>Best regards</p>
<p>Guy Evens</p>]]></description>
			 <pubDate>Sun, 01 Aug 2010 12:12:39 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette19-1281454353-Logo.jpg" length="11314" type="image/jpeg"/>
		</item>
		<item>
			 <title><![CDATA[1969 Corvette C3 Cabrio Greenwood Stage IV...]]></title>
			 <link>http://www.collectioncar.com/gazette_detailed.php?id=71</link>
			 <guid>http://www.collectioncar.com/gazette_detailed.php?id=71</guid>
			 <description><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;">1969 Corvette C3 Cabrio Greenwood Stage IV...</span></strong><br />L&rsquo;autre jour, j&rsquo;&eacute;tais l&agrave;, pench&eacute; sur mon ordinateur, occup&eacute; &agrave; &eacute;laguer les &eacute;mails et &agrave; pr&eacute;parer un texte sur le sens de la vie sans plus savoir si ma d&eacute;marche en avait un (de sens), lorsqu&rsquo;un ami est pass&eacute; virtuellement dedans l'&eacute;cran. <br />C&rsquo;est un copain sympa, il m&rsquo;a dit&nbsp;:&nbsp; <em>"Je t'ai trouv&eacute; une super Corvette, en plus&nbsp;c'est une Greenwood cabriolet, ce n&rsquo;est pas le m&ecirc;me programme qu'une simple Corvette pourrie d'un garage sp&eacute;cialis&eacute; dans les &eacute;paves" !</em> <br />Moi, toujours un peu pr&egrave;s de mes sous, je lui ai demand&eacute; : <em>"Vraiment super ?, J&rsquo;te crois pas !"...&nbsp; <br /></em>Et lui&nbsp;: <em>"Si, si je t&rsquo;assure ! L'association de la mythique <span style="font-family: Arial; color: #00336e;">Corvette</span> avec le c&eacute;l&egrave;bre pr&eacute;parateur Greenwood ne peut que donner naissance &agrave; une merveille ! La troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de Corvette est probablement la plus d&eacute;monstratrice et la plus exub&eacute;rante de toutes. Entre les mains de Greenwood, elle devient d&eacute;moniaque. Son kit carrosserie absolument unique n'est pas l&agrave; pour la frime. Il faut assurer l'appui au del&agrave; de 300 Km/h ! Car cette Corvette est propuls&eacute;e par un V8 produisant 500 chevaux ! V&eacute;ritable raret&eacute;, elle est souvent la star des rassemblements de v&eacute;hicules US ! Mais contrairement aux &agrave;-priori, elle tourne aussi tr&egrave;s fort... Son propri&eacute;taire lui a d'ailleurs d&eacute;gourdi les bielles sur plusieurs circuits, comme &agrave; Monthl&eacute;ry ! Bref, une belle pi&egrave;ce d'histoire, qui traversera les &acirc;ges sans prendre de rides...Tu ne la payes que si tu l'ach&egrave;tes. Je t'envoie le lien, tu jettes un coup d'&oelig;il"</em> ! <br />Avouez que c&rsquo;&eacute;tait trop tentant ! <br /><br />J'ai &eacute;t&eacute; voir sur le lien, j'ai t&eacute;l&eacute;phon&eacute; et pris rendez-vous. <br />Juste le temps de me changer... et je suis parti !<br /></span><span style="font-size: small;">Eh bien, croyez moi ou non, le spectacle, je ne l&rsquo;ai pas regrett&eacute; ! <br />C&rsquo;est pas qu&rsquo;elle &eacute;tait immens&eacute;ment <em>"collectionnable",</em> ni rarissime comme une Bugatti Royale, mais si vous avez l&rsquo;habitude, vous savez ce qu'il en est en un coup d'&oelig;il. <br />La conversation sympathique avec le vendeur, o&ugrave; l&rsquo;on a sous-entendu tout et n'importe quoi..., ou j'ai caus&eacute; de biais pour &eacute;viter les postillons et voir ses amygdales lorsqu&rsquo;il m'a chant&eacute; que tout &eacute;tait bon dans l'auto en ce compris le cochon dans le capot..., fut &eacute;pique et complexe parce que nous ne comprenions strictement rien de la langue de l'autre, dilemme du Fran&ccedil;ais face au Flamand et inversement..., d'autant que je n&rsquo;aime pas du tout voir les amygdales, surtout lorsque les gens n&rsquo;en ont plus !<br />Bref, pour vous expliquer en un mot..., c&rsquo;est toujours la m&ecirc;me histoire en fait. <br />&Ccedil;a raconte toujours la mis&egrave;re du pauvre monde, celle qu&rsquo;on lit dans les petites annonces et les chiens &eacute;cras&eacute;s, l&rsquo;unique, partout la m&ecirc;me. <br />Des gens qui ne se comprennent pas, &ccedil;a fait bien longtemps que &ccedil;a&nbsp;existe, mais il se trouve toujours un nouveau conteur pour mettre l&rsquo;histoire &agrave; la sauce du moment. <br />C&rsquo;est dire que les histoires de bagnoles, ben elles n&rsquo;&eacute;voluent pas tellement...<br /></span><span style="font-size: small;">Bon !<br /><br />Finalement je suis reparti sans savoir tout, ni m&ecirc;me le superflu..., ce fut comme un entracte !<br />Il avait bien&nbsp;moins de bagout que moi, je m'&eacute;tais m&ecirc;me rendu compte qu&rsquo;il employait des mots que je n'&eacute;tais pas certain que tout le monde comprenait. <br />M&ecirc;me pas lui-m&ecirc;me. <br />Et quand je ne comprenais pas et que je lui demandais de m&rsquo;expliquer, il me r&eacute;pondait toujours autre chose puisqu'on ne se comprenait pas. <br />Je crois bien que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il ne voulait pas perdre la face. <br />Mais je ne lui en ai pas voulu...<br /></span><span style="font-size: small;">Donc, je suisse reviendou une heure plus tard, pers&eacute;v&eacute;rant dans ma soif de vouloir tout savoir :&nbsp;comment &ccedil;a marche, comment faites-vous pour manipuler tous les boutons et leviers en m&ecirc;me temps..., comment vous y prenez-vous vu qu&rsquo;on ne les voit pas tous en m&ecirc;me temps, m&ecirc;me pas&nbsp;du coin de l'&oelig;il !<br />Tous les hommes ne peuvent pas remplir ce r&ocirc;le, car il y faut beaucoup de doigt&eacute;, de sensibilit&eacute;..., de la finesse quoi !&nbsp;<br /><br />Pour &eacute;viter de nous noyer dans une mer d'incompr&eacute;hension, il a eu une id&eacute;e lumineuse : faire venir sa fille d'environ 25 ans qui parlait anglais !<br />C</span><span style="font-size: small;">e fut comme au th&eacute;&acirc;tre ou </span><span style="font-size: small;">sinon le public ne revient plus</span><span style="font-size: small;">..., on a chang&eacute; les histoires et les com&eacute;diens.<br />Et on a alors commenc&eacute; &agrave; comprendre ce qu'on ne comprenait pas...<br />Du coup il est devenu volubile !<br /></span><span style="font-size: small;">Je&nbsp;voyais bien qu&rsquo;il &eacute;tait content de tenir le crachoir, il m'a dit quelque chose en Flamand que sa fille m'a traduit par&nbsp;:&nbsp;<em>"Ici, on appuie, l&agrave; on tire... et sur l'autre on pousse en tournant" !&nbsp;<br /></em></span><span style="font-size: small;">A la fin&nbsp;je savais &agrave; peu pr&egrave;s tout. <br />Pendant qu'il parlait avec elle..., moi je me suis un peu &eacute;cart&eacute; pour mieux la regarder...<br />Mais il montait la garde, des fois que j'&eacute;tais mal intentionn&eacute; et lui aurait fauch&eacute;.&nbsp;<br />Je pouvais regarder, mais on voyait bien qu&rsquo;il y veillait comme sur un tr&eacute;sor. <br />Je me suis aper&ccedil;u qu&rsquo;elle &eacute;tait moins belle de pr&egrave;s que de loin, un peu comme ma&nbsp;voisine ! <br />Attention elle est belle ma voisine... et je l&rsquo;aime bien, c&rsquo;est encore une belle femme pour son &acirc;ge ! <br />J&rsquo;ai demand&eacute; au&nbsp;vendeur ce qu&rsquo;il en ferait apr&egrave;s, quand la&nbsp;discussion serait&nbsp;termin&eacute;e. <br />Il m&rsquo;a r&eacute;pondu, via sa fille qui &eacute;tait devenu, vous vous en doutez, le sujet de&nbsp;ma conversation surr&eacute;aliste, alors que lui continuait de parler pour ne rien dire de sa Corvette..., que je pouvais la modifier pour la saison suivante ! <br />Je lui ai dit que j&rsquo;aimerais l'acheter &agrave; la fin de la discussion..., ce &agrave; quoi&nbsp;il m&rsquo;a dit que j'en disposerais comme je l&rsquo;entendais.<br /><br /></span><span style="font-size: small;">Apr&egrave;s ce long moment de d&eacute;tente, j'ai compris pourquoi l&rsquo;attente avait &eacute;t&eacute; aussi longue. <br />Il fallait qu&rsquo;il se change les id&eacute;es, il m'a alors&nbsp;jou&eacute; du mime..., vous savez comme ce vieux type qu&rsquo;on voyait autrefois &agrave; la t&eacute;l&eacute; quand elle &eacute;tait encore en noir et blanc elle aussi.<br /></span><span style="font-size: small;">&Ccedil;a m&rsquo;a encore bien plus int&eacute;ress&eacute;, c&rsquo;est vrai que parfois avec les vendeurs,&nbsp;je connasse un peu les r&eacute;pliques d&rsquo;avance&hellip; <br />Tandis que l&agrave; ! <br />Pensez un peu, j&rsquo;ai m&ecirc;me eu les larmes qui me sont mont&eacute;es aux yeux !<br /></span><span style="font-size: small;">Apr&egrave;s la vente, il m&rsquo;a expliqu&eacute; (toujours traduit en Anglais par sa fille),&nbsp;ses impressions concernant les quelques dix ans qu'il avait v&eacute;cu avec sa Corvette. <br />Pour lui, c&rsquo;&eacute;tait d&eacute;cid&eacute;, il allait se mettre &agrave; bricoler des pantins dans un coin de son garage, sa femme s&rsquo;en foutait bien du garage, du moment qu&rsquo;elle avait la v&eacute;randa pour papoter avec ses copines. <br />Mais il h&eacute;sitait, ce qui l&rsquo;emb&ecirc;tait un peu c&rsquo;&eacute;tait les ficelles, les fines pour les femmes, les grosses pour les hommes qui sont un peu plus lourds et qui opposent toujours un peu d&rsquo;inertie &agrave; la man&oelig;uvre. <br />Il trouvait que les ficelles le g&ecirc;naient &agrave; cause de la libert&eacute;. <br />Je ne voyais pas ce qui l&rsquo;ennuyait tant, des ficelles, il en faut toujours, regardez les parachutes ! <br />Les ficelles, c&rsquo;est juste l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;on s&rsquo;en fait&hellip;<br /></span><span style="font-size: small;">Moi, j&rsquo;ai pas de probl&egrave;me, parce que j&rsquo;&eacute;lague, j&rsquo;aime bien que &ccedil;a soit nickel.<br />J'ai charg&eacute; la Corvette sur la remorque... et je suis parti...<br /><br />I</span><span style="font-size: small;">l&nbsp;&eacute;tait tard, non pas que je m&rsquo;&eacute;tais mal organis&eacute;, non, je parviens souvent &agrave; m&rsquo;en sortir malgr&eacute; la charge de travail &eacute;norme qui me menace. <br />Mais voyez-vous, il y avait, en attente, comme une aiguille sous roche..., une urgence, un impr&eacute;vu, une situation qui allait faire baisser mon action. <br />Ma conscience et mon amour des affaires bien faites, m&rsquo;avaient forc&eacute; &agrave; faire don de ma vie sociale de ce soir l&agrave;. <br />Et je pourrais &ecirc;tre franc et avouer que c&rsquo;est sans doute &agrave; cause de ma grande facult&eacute; &agrave; me disperser &agrave; force de vouloir rendre les gens heureux pour qu&rsquo;ils entretiennent mon &eacute;go &agrave; base de remerciements.<br /></span><span style="font-size: small;">Je suis mont&eacute; dans la jeep Grand Cherokee, j'ai mis la gomme. <br />Je devais approcher les 75mph (&ccedil;a fait 120kmh mais je tente de lancer une mode). <br />Je me suis <em>"mang&eacute;"</em> des appels de phare par un transporter. <br />Devant moi il y avait une voiture... et moi, je respecte les distances de s&eacute;curit&eacute;. <br />J&rsquo;en mets partout&nbsp;: entre moi et Quelqu'un..., entre moi et les filles..., entre moi et&nbsp;un nouveau&nbsp;reflex num&eacute;rique qui me fait envie...<br />Bref, entre moi et les trucs chers ou sources de probl&egrave;mes. <br />Mesdemoiselles, Mesdames, ne pr&ecirc;tez pas attention &agrave; cette petite pique, je vous aime plus que tout au monde. <br />M&ecirc;me si j&rsquo;attends avec impatience le jour o&ugrave; les mecs auront des&nbsp;couilles aussi sexy qu&rsquo;un bas de dos ou qu&rsquo;un creux de sein chez une jeune et jolie... <br />Ce jour l&agrave; on pourra alterner orgasmes et jouissances. <br /></span><span style="font-size: small;">C&rsquo;est tellement b&ecirc;te un homme m&ucirc;r. <br />Mais c&rsquo;est pour &ccedil;a que vous les aimez non ?<br /></span><span style="font-size: small;"><br /><br />Bon, j'en reviens &agrave; mon p&eacute;riple...<br />Un chauffeur de bus m'a&nbsp;fait signe&nbsp;que mes feux stops ne fonctionnaient pas. <br />Shit !<br /></span><span style="font-size: small;">Quoiqu&rsquo;il en &eacute;tait, il fallait agir et vite. <br />Raaac, notice de la Jeep Gr-Ch&eacute;ro, raaac... rep&eacute;rage du fusible des feux, raaac... test </span><span style="font-size: small;">de tous les fusibles apr&egrave;s avoir mis en doute la notice (purement masculin), raaac... d&eacute;montage des feux, raaac... conclusion h&acirc;tive mais sans aucun doute exacte (plus qu&rsquo;&eacute;norm&eacute;ment masculin)&nbsp;: les ampoules sont ok, d&rsquo;ailleurs elles n&rsquo;auraient jamais p&eacute;t&eacute;, les deux en m&ecirc;me temps, c&rsquo;est la faute du capteur point barre !<br />Suite &agrave; ce diagnostic digne d&rsquo;un g&eacute;n&eacute;raliste Gardois (GatsbyOnline.com a trop de lecteurs, autant choisir un d&eacute;partement peu susceptible d&rsquo;h&eacute;berger des gens connect&eacute;s &agrave; internet pour en critiquer les habitants. Et puis les Gardois sont des gens vraiment bien, ils t&rsquo;accueillent avec un p&eacute;lardon, une cartahg&egrave;ne et tout est oubli&eacute;)..., suite &agrave; ce diagnostic je me suis pr&eacute;par&eacute; &agrave; me s&eacute;parer de mon bras. <br />Le droit, celui que je passe autour des tailles. <br />Et, comme je traversais une sorte de village fant&ocirc;me, avec une seule rue, en sens unique..., un village en impasse en fait..., </span><span style="font-size: small;">je suis pass&eacute; devant un garagiste. <br />Forc&eacute;ment, dans un tel&nbsp;bled, un garagiste est obligatoirement un escroc. <br />Mais la peur du choc par derri&egrave;re (ce n'est pas homophobe, je tiens &agrave; pr&eacute;ciser)...,&nbsp;m'a forc&eacute; &agrave; faire une marche arri&egrave;re&nbsp;:<br /></span><span style="font-size: small;"><br /><strong><br />Acte I Sc&egrave;ne 1</strong> (Un garagiste hirsute, son pote gu&egrave;re mieux)&nbsp;:<br /></span><span style="font-size: small;">La sc&egrave;ne se d&eacute;roule dans ce qui pourrait se nommer un bureau. <br />Oui, il y a &agrave; l&rsquo;origine un bureau mais depuis et sans doute sous l&rsquo;influence de la tectonique des carbus, on ne distingue plus vraiment les meubles d&rsquo;origine.<br /><strong>Moi</strong> : </span><span style="font-size: small;">Bonjour, j&rsquo;ai un probl&egrave;me avec mes feux stop, vous pouvez jeter un &oelig;il&nbsp;?<br /></span><span style="font-size: small;"><strong>Le pote du garagiste</strong>&nbsp;:&nbsp; Po nominacja posla na stanowisko...<br /><strong>Le garagiste</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: W najblizszym czasie zlozymy projekt...<br /><strong>Le pote du garagiste</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: il va regarder dans 5 minutes...<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;"> : Ok !</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>Acte I Sc&egrave;ne 2</strong> (Un garagiste toujours hirsute et avec une odeur de vodka ou bien je me suis laiss&eacute; berner par son accent de l&rsquo;est)&nbsp;:<br /></span><span style="font-size: small;">La sc&egrave;ne se d&eacute;roule dehors, c&rsquo;est tout.<br /><strong>Le garagiste</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Press, press !<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Ok je freine. Rien ne se passe&nbsp;? Je pense que c&rsquo;est le capteur<br /><strong>Le garagiste</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Gni&eacute;&nbsp;? (c'est du polonais)<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Glup !<br /></span><span style="font-size: small;">Le garagiste enl&egrave;ve une ampoule, la remplace... </span><span style="font-size: small;">et &ccedil;a marche. <br />Je me dit qu&rsquo;en effet, j'ai eu tort de tirer des conclusions comme &ccedil;a, pour la peine, je me retiendrai de cat&eacute;goriser la prochaine inconnue juste en regardant si elle a des Repetto</span><span style="font-size: small;">, des&nbsp;Richelieu</span><span style="font-size: small;"> ou des Dunl low</span><span style="font-size: small;">.<br />Le garagiste remplace la deuxi&egrave;me ampoule... et tout fonctionne !<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Combien je vous dois&nbsp;?<br /><strong>Le pote du garagiste</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Je sais pas...<br /><strong>Le garagiste</strong> : Ckou ta...<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: J&rsquo;ai ma carte. Sinon j&rsquo;ai que 5&euro;, &ccedil;a va ?<br /><strong>Le garagiste</strong> </span><span style="font-size: small;">:&nbsp;&nbsp;Ok !<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Merci, mais pourquoi elles ont p&eacute;t&eacute; les deux en m&ecirc;me temps&nbsp;? Comment &ccedil;a se fait&nbsp;?<br /><strong>Le garagiste</strong> </span><span style="font-size: small;">: &nbsp;Wa&hellip;<br /><strong>Moi</strong></span><span style="font-size: small;">&nbsp;: Au revoir, bonne journ&eacute;e !</span></p>
<p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">
<p><br />La merditude des choses est telle qu&rsquo;aucune prose, si faible soit-elle, ne parvient &agrave; s'y tailler un chemin !<br />Je suis le t&eacute;moin de vos maux.<br />Pas que &ccedil;a m&rsquo;ait manqu&eacute;, pas vraiment. <br />Non, j&rsquo;&eacute;tais bien. <br />Vraiment.<br />On y est.</p>
</span></span>
<p><span style="font-size: small;">Je sens que ma t&ecirc;te pue l&rsquo;amertume du recul qui s&rsquo;op&egrave;re, je n&rsquo;ai de cesse que de rouler.<br />Du mouvement pour foncer dans cette p&eacute;riode de Strobbe, celle o&ugrave; tout va mal. <br />C&rsquo;est comme dans les restaurants populaires, on a souvent les meilleures entr&eacute;es en m&ecirc;me temps, l&rsquo;artichaut farci vient toujours avec le maquereau, la salade de p&acirc;tes et le cake au poisson. <br />Et apr&egrave;s ? <br />Apr&egrave;s on se tape les tomates d&rsquo;hiver, le concombre et la mac&eacute;doine.<br />Je ne parle m&ecirc;me pas des desserts, c&rsquo;est trop typique. <br />Cr&egrave;me br&ucirc;l&eacute;e, flan et pot au chocolat. <br />Et puis glaces, mousse litchi et beignet...<br /><br />En g&eacute;n&eacute;ral, d&egrave;s que l&rsquo;on prononce le mot Corvette lors d'un meeting&nbsp;de voitures anciennes, les m&ecirc;mes propos reviennent pour caract&eacute;riser cette sportive hors du commun&nbsp;: <em>"La Corvette est&nbsp;une voiture qui ne tient pas la route... en freinage d&rsquo;urgence elle part de l&rsquo;arri&egrave;re"...<br /></em>Ces arguments me font hurler de col&egrave;re &agrave; chaque fois. <br />En fait, de nombreux propri&eacute;taires ne peuvent accepter que leur Corvette ait besoin d&rsquo;un r&eacute;glage. <br />Il est plus facile de qualifier&nbsp;un fonctionnement <em>"bizarre"</em> comme une <em>"tare"</em> du mod&egrave;le..., plut&ocirc;t que de remettre en question sa voiture.<br />M&ecirc;me dans les revues sp&eacute;cialis&eacute;es sur les am&eacute;ricaines, on lit souvent qu&rsquo;il y a des probl&egrave;mes avec la tenue de route de la Corvette C3&nbsp;: <em>"Elle chasse en freinage d&rsquo;urgence".</em> <br />Et bien sachez que c&rsquo;est &agrave; la fois vrai pour&nbsp;une Corvette qui n'est pas bien entretenue... et totalement&nbsp;<strong>faux</strong> pour&nbsp;une Corvette r&eacute;guli&egrave;rement entretenue..., car d'origine, les C3 sont dot&eacute;es d&rsquo;un tr&egrave;s bon syst&egrave;me de freinage (4 disques, 4 pistons par &eacute;triers). <br />De plus, la conduite <em>"sportive"</em> demande une formation particuli&egrave;re et une corvette en bon &eacute;tat.<br />Personne ne penserait &agrave; utiliser une Twingo &agrave; 220 km/h (au del&agrave; de ses limites) alors, pourquoi tenter de le faire avec&nbsp;une corvette&nbsp;?<br />Je sais qu'il y a derri&egrave;re mes propos une masse non-n&eacute;gligeable de double-sens voulus...<br />Quoiqu'il en soit, tr&egrave;s rares sont les exemplaires pr&eacute;sents en France avec un bon r&eacute;glage de l&rsquo;alignement avant/arri&egrave;re des trains roulants. <br />La mauvaise tenue de route est souvent la cons&eacute;quence du mauvais &eacute;tat des <em>"organes mobiles"</em> : roulements, rotules, amortisseurs.<br />Ne croyez pas que je force la dose, mes propos ne sont que tristes constatations. <br />Sur le march&eacute; fran&ccedil;ais le prix des C3 peut varier de fa&ccedil;on importante. <br />Pour une Corvette C3 en bon &eacute;tat, il faut compter de 20.000 EUR &agrave; 30.000 &euro;uros, 50% de plus s'il s'agit d'un cabriolet (30/40.000). <br />Je vous conc&egrave;de qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une fourchette assez large. <br />En effet, l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur, la motorisation, la provenance, l&rsquo;ann&eacute;e de fabrication et l&rsquo;&eacute;quipement sont autant de param&egrave;tres qui font fortement varier le prix &agrave; la baisse comme &agrave; la hausse. <br />Il n&rsquo;est pas rare de trouver des annonces avec des mises &agrave; prix autour de 15.000 &euro;uros, dans ce cas, je ne peux que vous conseiller de faire un &eacute;tat des lieux complets du v&eacute;hicule, car une remise en &eacute;tat co&ucirc;te cher. <br />Si l&rsquo;on souhaite &ecirc;tre objectif, il faut malheureusement avouer que la majorit&eacute; des Corvette pr&eacute;sentes en France sont bonnes pour la casse et sont irr&eacute;cup&eacute;rables !&nbsp;<br />Cette situation est la combinaison de deux ph&eacute;nom&egrave;nes&nbsp;: <br />- Le nombre d&rsquo;exemplaires import&eacute;s neufs en France a &eacute;t&eacute; ridiculement faible, les voitures disponibles sur le march&eacute; europ&eacute;en proviennent donc essentiellement d&rsquo;importations individuelles (en majorit&eacute; provenant des &Eacute;tats-Unis). <br />- Les exportateurs am&eacute;ricains ne sont pas toujours des<em> "petits Saints"</em>&nbsp;: il est tr&egrave;s facile d&rsquo;exp&eacute;dier des v&eacute;hicules jamais entretenus, trafiqu&eacute;s avec des moteurs lessiv&eacute;s..., de toutes les fa&ccedil;ons, vous avez d&eacute;j&agrave; pay&eacute; ... trop tard..., la peinture &eacute;tincelante masque alors &agrave; moindre co&ucirc;t des r&eacute;parations de fortune. <br />Le bilan est sans complaisance&nbsp;: sur&nbsp;environ 800&nbsp;Corvette (de plus de dix ans) pr&eacute;sent&eacute;es au contr&ocirc;le technique, plus de 10% ont gagn&eacute; un second passage... et comme la majorit&eacute; est en carte grise de collection, je vous laisse estimer l&rsquo;&eacute;tat du parc Corvette en France. <br />Triste mais bien r&eacute;el !<br /><br />Avant d'aller dormir, je vais vous conter l'histoire abr&eacute;g&eacute;e de la Corvette...</span></p>
</p>
</p>
<p><span style="font-size: small;">Au d&eacute;but des ann&eacute;es 50, les Jaguar XK 120, les toutes jeunes Ferrari et autres MG s&eacute;duisent de plus en plus d&rsquo;Am&eacute;ricains. <br />Les grands constructeurs US veulent r&eacute;pliquer ! <br />Attach&eacute;s &agrave; la production de masse,&nbsp;les dirigeants de G&eacute;n&eacute;ral-Motors&nbsp;ne sont pas d&eacute;cid&eacute;s &agrave; lancer une voiture sportive malgr&eacute; l'invasion des petites sportives britanniques sur le sol am&eacute;ricain. <br />L&rsquo;arriv&eacute;e dans l&rsquo;industrie de nouveaux composants (plastiques et fibres de verre) va changer la donne, en r&eacute;duisant les co&ucirc;ts, et cela va permettre ainsi de rentabiliser des productions en petite s&eacute;rie. <br />Harley Earl, styliste de General Motors, et Ed Cole, ing&eacute;nieur en chef de Chevrolet, se lancent dans le projet Corvette. <br />Faute de temps, la premi&egrave;re Corvette, d&eacute;nomm&eacute;e C1, doit se contenter d&rsquo;un 6 cylindres en fonte au rendement modeste et d&rsquo;une bo&icirc;te automatique. <br />La sportive attendue n&rsquo;est en fait qu&rsquo;une frimeuse des boulevards avec un look ravageur, tr&egrave;s &eacute;pur&eacute;e de ligne pour l'&eacute;poque, m&ecirc;me avant-gardiste, mais son train roulant n'est pas &agrave; la hauteur des ambitions, ce n'est pas une vraie sportive..., elle est&nbsp;lourde et sautillante avec son pont arri&egrave;re rigide&hellip; <br />D&eacute;&ccedil;ue par ses performances, la client&egrave;le boude. <br />Chevrolet s&rsquo;obstine et lance en 1955 une version&nbsp;V8 &agrave; bo&icirc;te manuelle.<br />Les ventes ne d&eacute;collent toujours pas. <br />Le second souffle arrive en 1956 sous la forme d&rsquo;un restyling important qui offre &agrave; la voiture une silhouette plus agressive, avec les fameux panneaux de carrosserie concaves. <br />La Corvette, moins pure de ligne, mais totalement dans l'air Rock and Roll de l'&eacute;poque, non seulement affiche un look ad&eacute;quat mais gr&acirc;ce &agrave; son moteur V-8&nbsp;devient alors une sportive cr&eacute;dible. <br />Avec des V8 passant de 240 ch &agrave; 270 ch, elle se mue en <em>"b&ecirc;te de course"</em> et remporte de nombreux succ&egrave;s sur circuits. <br />Face &agrave; cette notori&eacute;t&eacute;, le public r&eacute;pond enfin, d'autant que la derni&egrave;re mouture affiche une face avant de Juke-Box, double phares et chromes &agrave; go-go...<br />Les ventes sont quintupl&eacute;es ; le mythe prend forme.<br /><br />A l&rsquo;aube des ann&eacute;es 60, la Corvette va affronter une nouvelle menace : la Jaguar E envahit le march&eacute; am&eacute;ricain. <br />Chevrolet se doit de r&eacute;agir et pr&eacute;sente en 1963 la <em>"Sting Ray".</em> <br />D&eacute;clin&eacute;e en coup&eacute; et cabriolet, elle innove avec ses formes anguleuses et agressives, ses phares escamotables et, surtout, sa suspension arri&egrave;re &agrave; roues ind&eacute;pendantes.&nbsp;<br />Cette seconde version, d&eacute;nomm&eacute;e C2,&nbsp;lanc&eacute;e en 1963, fera l&rsquo;unanimit&eacute;. <br />Tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante avec sa combinaison <em>"lignes courbes-profil tendu"</em>, elle gagne de surcroit&nbsp;en confort et en tenue de route, tandis que les versions les plus puissantes affichent d&rsquo;excellentes performances. <br />Elle restera au catalogue seulement 5 ans&hellip; <br />Apr&egrave;s l'extraordinaire version 1967 &eacute;quip&eacute;e du plus puissant V-8 Big-Block 7 litres et 550cv, la C2 c&egrave;de la place en 1968 &agrave; une&nbsp;troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de Corvette, la C3,&nbsp;qui conna&icirc;t d&rsquo;embl&eacute;e un vif succ&egrave;s. <br />Superbe, tr&egrave;s <em>"design"</em>, forte d&rsquo;un r&eacute;el prestige et d&rsquo;une immense cote d&rsquo;amour, la Corvette devient une l&eacute;gende automobile, c'est un de ces voitures qui illustre cet article, d'autant qu'elle en est la vedette !<strong><br /><br /><br />1968</strong> : La g&eacute;n&eacute;ration C3 arrive avec un design enti&egrave;rement remani&eacute;, notamment en ce qui concerne l'a&eacute;rodynamisme : les ailes sont arrondies, apparition du T-Roof, la grosse lunette arri&egrave;re <em>"semi-bulle"</em>&nbsp;dispara&icirc;t au profit d'une plus petite encastr&eacute;e dans un tunnel fa&ccedil;on Ferrari Dino 246 GT, les poign&eacute;es de portes disparaissent au profit de poussoirs et l'arri&egrave;re est enti&egrave;rement refait.<br /><strong>1969</strong> : Le sigle <em>"Stingray"</em> r&eacute;appara&icirc;t apr&egrave;s un an d'absence, mais cette fois-ci en un seul mot. Il se trouve au-dessus des 4 ou&iuml;es de l'aile avant. Gros changements dans les options moteurs, toujours sur deux bases. Les 5733cc : le ZQ3 de 300ch et le L46 de 350cv. Les 7011cc : le L36 de 390cv, le L68 de 400cv, le L71 de 435cv, le L88 de 560cv, L89 de 435cv et le ZL1 de 430cv.<br /><strong>1970</strong> : Les ou&iuml;es lat&eacute;rales sont retouch&eacute;es pour arborer une sorte de grille. Les blocs ZQ3 et L46 sont toujours pr&eacute;sents. On lui adjoint le LT1 de 370cv et deux &eacute;normes blocs de 7440cc : le LS5 (390cv) et le le LS7 (465cv).<br /><strong>1971</strong> : En raison de la baisse d'indice d'octane due aux mesures anti-pollution, les compressions moteur tombent de 10:25 et 11:25 &agrave; 8:5 et 9:0, il s'ensuit forc&eacute;ment une forte baisse de puissance. Dans la gamme 5733cc, on trouve le L48 &agrave; 270cv et le LT1 &agrave; 330cv. Pour les 7440cc, il y a le LS5 &agrave; 365cv et le LS6 &agrave; 425cv.<br /><strong>1972</strong> : Toujours pas de changement d'aspect depuis 1970. C&ocirc;t&eacute; motorisation, on retrouve le ZQ3 &agrave; 200cv, le LT1 &agrave; 255cv et le LS5 &agrave; 270cv.<br /><strong>1973</strong> : Nouveau capot &agrave; bosselage central, nouvelles ou&iuml;es lat&eacute;rales, remplacement du fin&nbsp;pare choc&nbsp;avant chrom&eacute; par un pare-choc ton caisse. Le ZQ3 tombe &agrave; 190cv. Apparaissent deux nouveaux blocs : le LT82 (5733cc et 250cv) et le LS4 (7440cc et 250cv).<br /><strong>1974</strong> : Comme pour l'avant, l'ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, c'est &agrave; l'arri&egrave;re de recevoir un <em>"bumper"</em> peint ton caisse en lieu et place des fins pare choc&nbsp;chrom&eacute;s. On retrouve le ZQ3 &agrave; 195cv, le LS4 &agrave; 270cv et le L82 &agrave; 250cv.<br /><strong>1975</strong> : Toutes les Corvette sont maintenant &eacute;quip&eacute;es de pots catalytiques. Le tachym&egrave;tre est &agrave; double graduation mp/h (en gros) et km/h (en petit). Cette graduation est invers&eacute;e pour le Canada. C'est la derni&egrave;re ann&eacute;e de production pour la C3 cabriolet. On ne retrouve que deux motorisations : le ZQ3 de 165cv et le L82 de 205cv qu'il est possible de faire <em>"booster"</em> &agrave; 300cv&nbsp;: le big-block a d&eacute;finitivement disparu.<br /><strong>1976</strong> : Maintenant produite seulement en coup&eacute;, la Corvette n'est plus dot&eacute;e que de deux moteurs de 5733cc, le L48 de 180cv et le L82 de 210cv.<br /><strong>1977</strong> : Pas de changement d'aspect ni de motorisation. C&ocirc;t&eacute; appellation, l'insigne <em>"Stingray"</em> dispara&icirc;t et est remplac&eacute;e par une nouvelle &eacute;dition de l'embl&egrave;me Corvette &agrave; double drapeaux crois&eacute;s.<br /><strong>1978</strong> : 25&egrave;me anniversaire de la Corvette, premi&egrave;re<span style="color: #000000;"> Pace-car. 1er</span> restyling depuis 1968 : le toit est enti&egrave;rement modifi&eacute; et retour de la lunette arri&egrave;re monobloc (bulle)&nbsp;qui vient remplacer le vitrage&nbsp;<em>"tunnel"</em>. A l'occasion de cet anniversaire, on peut commander la version "Indy Package" (la copie du mod&egrave;le retenu pour servir de Pace-car aux 500 miles d'Indianapolis) sous le nom de code <em>"Z78"</em>. Cela inclut : une livr&eacute;e noire en haut et grise en bas avec un liser&eacute; rouge en s&eacute;paration, une s&eacute;rie de sticker (optionnels) rappelant le Pace-car, un becquet arri&egrave;re, le marquage en blanc des flancs de pneus, des roues en aluminium et toutes les options de l'&eacute;poque. C&ocirc;t&eacute; moteurs, toujours les deux m&ecirc;me qu'en 1976 : le L48 de 175cv ou 180cv et le L82 de 220cv.<br /><strong>1979</strong> : Pas de changements, le moteur est toujours soit le L48 de 195cv ou le L82 qui culmine &agrave; 225cv.<br /><strong>1980</strong> : Nouvelle cure d'amaigrissement gr&acirc;ce au changements de mat&eacute;riaux : la Corvette perd un peu plus de 110kg pour se placer autours des 1450kg. Au L48 (qui perd 5kg) et au L82 (qui les gagne) on ajoute le LG4 (m&ecirc;me bloc, 180cv).<br /><strong>1981</strong> : Cette avant-derni&egrave;re C3 n'est plus livr&eacute;e qu'avec le L81 de 5733cc pour 190cv.<br /><strong>1982</strong> : Pas de version en bo&icirc;te &agrave; vitesse manuelle cette ann&eacute;e, on ne trouvera qu'une nouvelle bo&icirc;te 4 auto. Le moteur est &eacute;galement nouveau et unique : le L83 (toujours la m&ecirc;me cylindr&eacute;e) qui monte &agrave; 200cv gr&acirc;ce &agrave; une toute nouvelle injection compl&egrave;te et &eacute;lectronique nomm&eacute;e <em>"cross-fire"</em> &agrave; double injection par cylindre.<br /><br />La voiture qui illustre cet article... et en est la vedette, est une 1969 Corvette Cabrio Greenwood Stage IV. Bo&icirc;te manuelle 4 rapports MA. 500cv. Jantes alu Greenwwod. Pr&eacute;paration Stage IV, kit Greenwood Racing-Street.<br /><span style="font-size: xx-small;"><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #0000ff;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: xx-small;">&nbsp;</span><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081; font-size: xx-small;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="font-family: Verdana; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 21:14:15 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11280625254-1969CorvetteCabrioGreenwood_01.jpg" length="10723" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[1932 & 2010 Maybach...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor"><span style="font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;">1932 &amp; 2010 Maybach...</span><br />La grande kermesse du Troisi&egrave;me Reich battait son plein&hellip;<br />Sur les larges avenues de Berlin, les oriflammes claquaient au vent, tandis que les lourds cabriolets d&rsquo;apparat passaient en silence.</strong><br /><br /><br />Elles &eacute;taient l&agrave;, symbole de l&rsquo;Allemagne toute-puissante, les Maybach, les Mercedes et les Horch, les trois marques qui se partageaient le pinacle de l&rsquo;industrie automobile allemande.<br />La plus grosse part du march&eacute; des plus de 4 litres revenait &agrave; Horch (moins de 500 voitures par an), devant Mercedes (entre 150 et 200) et Maybach (une dizaine)&hellip;<br />Le mim&eacute;tisme se glissait jusque dans les recoins des m&eacute;caniques autant que dans les attitudes les plus &eacute;videntes des carrosseries.<br />Mais le mot d&rsquo;ordre applicable &agrave; toute la conception de ces voitures, restait la lourdeur, qui n&rsquo;avait pas qu&rsquo;une acceptation p&eacute;jorative.<br />Il ressortait de ces lignes pesantes toutes faites de volumes imposants, une sorte de majest&eacute;, tandis que les m&eacute;caniques surdimensionn&eacute;es s&rsquo;av&eacute;raient aussi robustes qu&rsquo;elles en avaient l&rsquo;air (martial) et les paroles (gutturales)&hellip;<br />Dans tout cela, point de laideur, aucune finesse non plus, mais un air de respectabilit&eacute;.<br /><br /><br />De ces observations, il me vient une digression &agrave; propos du style de ces ann&eacute;es-l&agrave;.<br />Apr&egrave;s l&rsquo;apog&eacute;e de 1930, l&rsquo;esth&eacute;tique automobile classique est entr&eacute;e dans un d&eacute;clin inexorable.<br />Les &eacute;coles de ce style ont v&eacute;cu ce d&eacute;clin avec des fortunes diverses&hellip; et, &agrave; la veille de la guerre, une profonde personnalit&eacute; s&rsquo;est instaur&eacute;e dans chaque nation, ou plut&ocirc;t, chaque nationalisme.<br />La carrosserie am&eacute;ricaine s&rsquo;est fourvoy&eacute;e dans la voie de l&rsquo;a&eacute;rodynamisme, tr&egrave;s t&ocirc;t et trop vite, elle s&rsquo;est perdue dans les formes emp&acirc;t&eacute;es qui n&rsquo;avaient plus rien &agrave; voir avec l&rsquo;objectif initial.<br />Les Italiens ont mieux abord&eacute; cette nouvelle orientation et ils ont pris garde de le faire dans un souci permanent de finesse et avec un temp&eacute;rament sportif omnipr&eacute;sent.<br />Le traditionalisme britannique n&rsquo;est pas un vain mot&hellip; et les rares dessins r&eacute;ussis n&rsquo;ont jamais pu se d&eacute;marquer de leur image de classicisme qui vire souvent &agrave; la d&eacute;su&eacute;tude.<br />Les Fran&ccedil;ais, &eacute;parpill&eacute;s dans leurs contradictions et leur vari&eacute;t&eacute;, ont trouv&eacute; comme d&eacute;nominateur commun, l&rsquo;originalit&eacute;&hellip; et ils n&rsquo;ont pas de ce fait, fond&eacute; une &eacute;cole bien unie.<br />L&rsquo;Allemagne, en revanche, s&rsquo;est rassembl&eacute;e au travers d&rsquo;une politique &eacute;conomique g&eacute;n&eacute;rale, l&rsquo;industrie automobile en &eacute;tant le fer de lance, ses produits en ont fait sentir le s&eacute;rieux technologique..., r&eacute;sultat : des automobiles comme la Maybach, le reflet de l&rsquo;image que les Allemands voulaient donner d&rsquo;eux.<br />A l'&eacute;poque du Reich, il existait deux sortes de voitures&hellip;, mais elles &eacute;taient tellement diff&eacute;rentes l'une de l'autre, qu'on aurait pu glisser entre elles les cinq doigts de la main. <br />D'un c&ocirc;t&eacute;, la voiture du peuple, connue sous le nom anodin de Volskwagen ; de l'autre, des engins &eacute;normes qui d&eacute;pla&ccedil;aient les dignitaires du r&eacute;gime (amaigrissant). <br />Tu imagines donc, ami lecteur, amie lectrice... (oui, j'avais envie de vous tutoyer, pour une fois), &nbsp;le soin apport&eacute; &agrave; la fabrication de cette Maybach, pr&eacute;sent&eacute;e en la circonstance dans une partouze g&eacute;ante.<br /><br /><br />Wilhelm Maybach (9 ao&ucirc;t 1846 / 20 d&eacute;cembre 1929), travaillera longtemps avec Gottlieb Daimler et participera au d&eacute;veloppement de tous les premiers moteurs Daimler jusqu'au 70 chevaux de 1906. <br />Apr&egrave;s un diff&eacute;rend avec Daimler, il s'associe en 1907 avec Ferdinand von Zeppelin pour d&eacute;velopper des moteurs de dirigeables. <br />Tous les dirigeables Zeppelin (jusqu'au Graf von Zeppelin) seront &eacute;quip&eacute;s en exclusivit&eacute; de moteurs Maybach.<br />Disponible en 1915, la s&eacute;rie CX &agrave; 6 cylindres de 22 litres de cylindr&eacute;e d&eacute;veloppe 210 chevaux (&agrave; 1300 tr/min). <br />Pr&egrave;s de 2000 moteurs seront construits durant la Premi&egrave;re Guerre mondiale. <br />Ils &eacute;taient renomm&eacute;s pour leur endurance qui atteignait 40 heures, un record pour l'&eacute;poque ! <br />Le plus perfectionn&eacute;, le MBIV, fournit 260 chevaux et dispose d'un carburateur r&eacute;glable suivant l'altitude, lui permettant de maintenir sa puissance jusqu'&agrave; 1.800 m.<br />Le trait&eacute; de Versailles interdit &agrave; la R&eacute;publique de Weimar, l'Allemagne d'apr&egrave;s guerre, la fabrication de dirigeables. <br />Maybach se tourne vers l'automobile, sous la d&eacute;nomination de Maybach Motorenbau et pr&eacute;sente son premier mod&egrave;le W1 d&egrave;s 1921. <br />La W3 &agrave; moteur 6 cylindres suit rapidement (1922), toutes fabriqu&eacute;es &agrave; Friedrichshafen pr&egrave;s du lac de Constance.<br />Rapidement, la marque monte en gamme avec la W5 puis, en 1928, les premiers mod&egrave;les de tr&egrave;s grand luxe Zeppelin, avec moteur V12 sont lanc&eacute;s.<br />Karl qui secondait son p&egrave;re&nbsp;depuis plusieurs ann&eacute;es reprend le flambeau &agrave; sa mort en 1929. <br />Il lance des mod&egrave;les 6 cylindres de la s&eacute;rie SW en 1936. <br />La production se poursuit jusqu'en 1941 pour atteindre 1.800 exemplaires au total (dont pr&egrave;s de 200 Zeppelin).<br /><br /><br />Pas trop vite...., je reprend un rythme moins rapide au d&eacute;part de 1932...<br />Au m&ecirc;me titre que les Mercedes et les Horch, la Maybach est taill&eacute;e dans la masse et non dans le calcaire. <br />Vue de haut, la ligne manque de finesse, la puret&eacute; des lignes, elle ne connasse pas !<br />Elle est lourde d'un bout &agrave; l'autre, de la calandre trop large, &agrave; l'arri&egrave;re massif comme un chrysanth&egrave;me. <br />La Maybach, elle est grosse de partout et p&egrave;se 2.650 kg sans les pleins. <br />Presque trois tonnes ! <br />Fallait donc que les rayons de roues soient de gros calibre. <br />D&eacute;capot&eacute;e, la voiture est n&eacute;anmoins d'aspect plus l&eacute;ger. <br />Aussi, pourquoi se priver de la man&oelig;uvre, quoique plier cette capote et la remettre en place se fait en dix minutes ! <br />Malheureusement&hellip;, car ces messieurs les dignitaires d&eacute;filaient souvent&hellip; et pour un oui, pour un non&hellip;, ils avaient la manie de tendre le bras vers le ciel afin de voir si les coutures de leurs vareuses &eacute;taient solides. <br /><br /><br />Tu remarqueras que je ne m'appesantis pas sur l'esth&eacute;tique, elle manque d'en&shy;vol&eacute;e, de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, ce que d'ailleurs ne poss&eacute;&shy;dait pas sa cousine : la Mercedes. <br />En revanche, tu vas voir que ses qualit&eacute;s techniques mettaient le reste de la production europ&eacute;enne au rang des cireurs de chaussures. <br />Le moteur est un 8 cylindres en ligne dont la distribution est due &agrave; un arbre &agrave; cames en t&ecirc;te&hellip; et les pistons sont en alliage l&eacute;ger. <br />Malgr&eacute; cela, la puissance ne monte pas aux cieux comme lez Zeppelin-dirigeables&nbsp;: 120 chevaux &agrave; 3500 tr/mn. <br />Pour un cinq litres, c'est maigre. <br />O&ugrave; la description devient passionnante, c'est au niveau de la transmission. <br />Il y a deux bo&icirc;tes de vitesses de marque ZF; oui, tu as bien lu, deux bo&icirc;tes. <br />La premi&egrave;re concerne les rapports longs, la seconde les rapports courts. <br />En fait, la seconde renferme des surmultipli&eacute;es dont la plus importante est celle qui s'accouple avec la quatri&egrave;me. <br />Le but &eacute;tait de baisser le r&eacute;gime pour attaquer les longues autoroutes existant d&eacute;j&agrave; en Allemagne. <br />A l'extr&ecirc;me arri&egrave;re, un pont De Dion est fix&eacute; au ch&acirc;ssis et le reste maintenu par des ressorts semi-elliptiques.<br />A l'avant, la technique .est tout aussi int&eacute;ressante puisqu'on trouve deux roues ind&eacute;pendantes et deux ressorts &agrave; lames transversaux et parall&egrave;les. <br /></span><span style="font-size: small;">Si tu aimes la m&eacute;canique, ne coupe pas, je n'ai pas fini de vider ma besace. <br />Quatre crics hydrauliques sont aimablement fix&eacute;s &agrave; proximit&eacute; de chaque roue..., solution originale qui ne grevait gu&egrave;re le poids d&eacute;j&agrave; &eacute;norme de l'ensemble. <br />Les freins sont du type hydraulique, mais &agrave; double circuit et avec t&eacute;moins au tableau de bord. <br />L&agrave;, chapeau bas, f&eacute;licitations, merci d'y avoir pens&eacute;. <br />J'ajoute pour le d&eacute;tail que les volets de la calandre sont &agrave; volets thermostatiques, que les amortisseurs sont r&eacute;glables du poste de pilotage et qu'une pompe de graissage situ&eacute;e sous le tableau permet tous les cinq cents kilom&egrave;tres de graisser le ch&acirc;ssis. <br /><br /></span><br /><span style="font-size: small;">Si la Maybach ne poss&egrave;de pas les astuces esth&eacute;tiques de haut rang, question m&eacute;canique, elle fait figure de proue et ne d&eacute;parerait pas une gal&egrave;re royale. <br />Compar&eacute;e &agrave; une am&eacute;ricaine, par exemple, elle a vingt ans d'avance. <br />J'ouvre la porte et j'ai la nette impression d'entrer dans un club anglais, les si&egrave;ges sont larges, la moquette d&eacute;borde aux quatre coins de l'auto. <br />Vitres ferm&eacute;es et capote en place, tu cherches le barman pour commander une bi&egrave;re bien fra&icirc;che. <br />L'int&eacute;rieur est cossu, chaleureux, c'est une v&eacute;ritable quatre places dont j'appr&eacute;cie imm&eacute;diatement le confort. Devant, un tableau de bord auquel manque un compte-tours..., je sais que la Maybach n'a aucune pr&eacute;tention sportive, mais ce genre d'instrument est toujours bon &agrave; prendre, surtout lorsque le moteur est souple et silencieux. <br />Silencieux, c'est une fa&ccedil;on de parler..., certes, il l'est &agrave; faible r&eacute;gime mais en poussant l'audace jusqu&rsquo;au maximum des rapports, &agrave; savoir 45 km/h en premi&egrave;re, 70 en seconde et 100 en troisi&egrave;me, le moteur perd les derni&egrave;res pr&eacute;tentions hautaines qu'il pouvait encore avoir. <br />Apr&egrave;s le 100 km/h, la quatri&egrave;me te donne un r&eacute;pit..., avant qu'elle n'atteigne sa vitesse maxi, soit 135 km/h, tu peux jouer au poker, au bilboquet, du clairon ou vendre des &eacute;chalotes au march&eacute; de Montreuil. <br />Lorsque tu rel&egrave;ves la t&ecirc;te, le maxi n'est toujours pas l&agrave;&hellip;, &agrave; moins bien s&ucirc;r qu'il n'ait gliss&eacute; sous la table. <br />Devant huissier et apr&egrave;s serment, j'ai le regret de dire que ce moteur est lamentable ; m&ecirc;me le couple est d&eacute;risoire..., il fait 120 chevaux et 5 litres de cylindr&eacute;e, ce moteur : il aurait d&ucirc; en avoir le double. <br /></span><span style="font-size: small;">Le ch&acirc;ssis, la carrosserie et l'&eacute;norme confort p&egrave;sent sur son agilit&eacute;. <br />Quel dommage, mais peut-&ecirc;tre est-ce voulu ! <br />Le seul point b&eacute;n&eacute;fique que je retiens vient de la deuxi&egrave;me bo&icirc;te de vitesses..., comme la premi&egrave;re, elle est parfaitement synchronis&eacute;e et je me suis amus&eacute; &agrave; passer de seconde longue en quatri&egrave;me courte, de quatri&egrave;me longue en troisi&egrave;me courte, histoire de couler des heures paisibles. <br />Mais juste pour rire, car tout cela ne sert &agrave; rien de nos jours. <br />Je l'ai dit, seule la quatri&egrave;me surmultipli&eacute;e abaisse le r&eacute;gime sur autoroute ainsi que la consommation qui tourne autour de 25 litres aux 100 kilom&egrave;tres. <br />La tenue de route n'est pas critiquable, &eacute;tant donn&eacute; la faiblesse du moteur, elle ne te mettra jamais dans une situation difficile, irr&eacute;parable..., car pour attaquer, il faut tourner le volant&hellip; et plus la voiture s'appuie en virage, plus la direction durcit. <br />On croit r&ecirc;ver, on imagine un bulldozer cach&eacute; sous le capot. <br />Cette direction est absurde, d'autant qu'elle est d'une impr&eacute;cision terrifiante. <br />On peut donner un quart de volant sans que le capot d&eacute;vie d'un poil. <br /><br /></span><br /><span style="font-size: small;">Alors, que reste-t-il &agrave; cette Maybach pour terrifier &agrave; ce point un conducteur exigeant ? <br />Il y aurait bien les freins&hellip;, leur conception est originale pour l'&eacute;poque, mais dans l'absolu, ils ne r&eacute;sistent pas longtemps &agrave; pr&egrave;s de trois tonnes qui se croient d&eacute;j&agrave; dans une course de c&ocirc;te. <br />En temps normal, c'est-&agrave;-dire en conduite coul&eacute;e et souple, ils sont endurants et le servo de marque fran&ccedil;aise agit avec exactitude d&egrave;s l'attaque de la p&eacute;dale. <br />Non, le seul secret que poss&egrave;de r&eacute;ellement la Maybach, c'est le confort. <br />Il est d'ailleurs &eacute;tonnant que dans les ann&eacute;es 30, les Allemands savaient faire des voitures savoureuses pour les post&eacute;rieurs, moelleuses pour les reins, chaudes et intimes comme l'&eacute;taient les limousines am&eacute;ricaines. <br />Depuis, ils ont retourn&eacute; les fauteuils et s'assoient sur les pieds. <br />Prends une Mercedes d'aujourd'hui, la plus ch&egrave;re, et tu crois faire &oelig;uvre de p&eacute;nitence sur une planche &agrave; repasser. <br />La Maybach, au contraire, c'est un bercement permanent, c'est la qui&eacute;tude dans tous les points de ton corps. <br />La capote est doubl&eacute;e, ce qui r&eacute;chauffe encore l'ambiance de l'habitacle. <br />S'il n 'y avait pas cette trop belle planche de bord bard&eacute;e de cadrans, on pourrait imaginer un boudoir avec champagne et schnaps, des officiers en tenue et un parfum de cigare venant l&eacute;cher les vitres. <br />Mais la Maybach, ce n'est que cela. <br /></span><span style="font-size: small;">C'est bien s&ucirc;r un ensemble m&eacute;canique qui prouve &agrave; quel point les Allemands savaient d&eacute;j&agrave; ma&icirc;triser la technique automobile et que la qualit&eacute; peut s'&eacute;lever au rang d'&oelig;uvre d'art. <br />Je ne dis pas cela pour rattraper les v&eacute;rit&eacute;s blessantes &eacute;mises plus haut. <br />Il est vrai que la Maybach est un veau, mais ne l'a-t-on pas voulu ainsi ? <br />Il est vrai qu'elle est lourde et que sa direction demande une quantit&eacute; d'efforts tels que trois halt&eacute;rophiles n 'y suffiraient pas, mais cette voiture &eacute;tait destin&eacute;e aux autoroutes, aux revues, aux d&eacute;fil&eacute;s. <br />En fait, c'&eacute;tait une certaine fa&ccedil;on de concevoir la vie en g&eacute;n&eacute;ral, la vie de g&eacute;n&eacute;ral. <br />C'est pourquoi, la seule mani&egrave;re d'appr&eacute;cier la Maybach, c'est apr&egrave;s un repas&hellip; et une partouze d&eacute;mente&hellip;, voiture d&eacute;capot&eacute;e et cigare aux dents. <br /><br /></span><br /><span style="font-size: small;">Durant la Seconde Guerre mondiale Maybach &eacute;tait le principal fournisseur de moteur pour les chars. <br />Il &eacute;quipa les Panzer III, Panzer IV, Tigre I, Tigre II K&ouml;nigstiger, Leopards, Panther, Elefant...., notamment d'&eacute;normes moteurs V12 fournissant jusqu'&agrave; 700 chevaux.<br />Pr&egrave;s de 20 ans plus tard, l'entreprise a &eacute;t&eacute; rebaptis&eacute;e MTU Friedrichshafen.<br />La marque ne se rel&egrave;vera pas de la Seconde Guerre mondiale et tombera dans les marques oubli&eacute;es du groupe Mercedes-Benz jusqu'en 2002.<br />Recr&eacute;&eacute;e sous le nom Maybach Manufaktur elle est aujourd'hui la marque de tr&egrave;s haut de gamme du groupe.<br />Depuis son rachat, Maybach a developp&eacute; les modeles 57 et 62 (respectivement 5,7m et 6,2m de long), des berlines de grand luxe disponible &eacute;galement en version sport avec la 57S et 62S depuis 2006. <br />Elles sont bas&eacute;es sur une plateforme de Mercedes Classe S modifi&eacute;e et allong&eacute;e.<br />Maybach a aussi con&ccedil;u une voiture d'exception nomm&eacute;e Exelero, une <em>"sportive"</em> de 5,89m et 2.7T avec 700 chevaux et un couple de 1020Nm. <br />Elle passe de 0 &agrave; 100km/h en seulement 4.4sc. <br />Lors d&rsquo;essais sur l&rsquo;anneau de Nardo en Italie, elle a atteint 351,45 km/h ; un record du monde pour une limousine chauss&eacute;e de pneus de s&eacute;rie.<br /><br />Avec Rolls Royce et Bentley, Maybach fait aujourd'hui partie de l'&eacute;lite dans le domaine des v&eacute;hicules de luxe, certains mod&egrave;les avoisinant le million de dollars.<br />Constructeur respect&eacute; et respectable d'avant l'effondrement de l'Allemagne dans les ann&eacute;es 1940, ce blason a disparu, victime d'un &eacute;litisme plus vraiment d'actualit&eacute; &agrave; l'issue du conflit. <br />Aujourd'hui, la donne semble bien diff&eacute;rente, avec une nouvelle client&egrave;le toujours plus fortun&eacute;e venant de Russie, de Chine ou des pays du Golfe..., quoique, aux USA, c'est plut&ocirc;t la voiture pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e des Rappeurs Blacks qui l'am&eacute;nagent en boudoir Louis XVI rustique..., une h&eacute;catombe path&eacute;tique...<br />C'est&nbsp;pourtant la cible de la Maybach, ostentatoire vaisseau amiral sans grande notori&eacute;t&eacute; aujourd'hui, qui ne peut cacher sa filiation &eacute;troite avec Mercedes tant elle se rapproche, sur le plan du design, de l'ancienne Classe S. <br />Cette ligne tendue et effil&eacute;e sign&eacute;e par le fran&ccedil;ais Olivier Boulay, qui a un air de d&eacute;j&agrave; vu,&nbsp;a &eacute;t&eacute;&nbsp;faite avant tout pour rassurer. <br />Avec des tarifs oscillants entre 400.000 et 450.000 Euros, c'est bien la moindre des choses ! <br />Si ce manque d'inspiration a franchement de quoi d&eacute;cevoir (o&ugrave; est l'exclusivit&eacute; ?), il s&eacute;duit en revanche le richissime amateur de sportivit&eacute; relative ! <br />Car face au modernisme massif de la Rolls-Royce Phantom (400.000 Euros), une Maybach ressemble &agrave; un f&eacute;lin.<br /><br />La Maybach met au moins tout le monde d'accord lorsque le chauffeur ouvre la lourde porti&egrave;re &agrave; fermeture &eacute;lectrique, car &agrave;&nbsp;l'int&eacute;rieur, c'est l'opulence et un luxe Pullman inavouable &agrave; tous les &eacute;tages, donnant franchement dans la d&eacute;mesure. <br />La Maybach, avec ses superbes boiseries, son cuir de qualit&eacute;, son daim recouvrant int&eacute;gralement le pavillon et son traitement art-d&eacute;co, choie ses passagers comme jamais maharadjah ne l'a &eacute;t&eacute; ! <br />Passons sur les lieux communs du genre :&nbsp;<em>"Cette auto dispose de quatre vitres &eacute;lectriques"</em>..., sachez juste que &eacute;num&eacute;rer tous les &eacute;quipements de s&eacute;rie, reviendrait &agrave; faire un interminable inventaire &agrave; la Pr&eacute;vert ! Seules quatre personnes privil&eacute;gi&eacute;es prennent place dans cet habitacle tout simplement immense, permettant m&ecirc;me de s'allonger sous un in&eacute;dit toit panoramique en verre &eacute;lectro-chromatique (option &agrave;&hellip;17.000 Euros !). <br /><br /></span><br /><span style="font-size: small;">A l'arri&egrave;re, de multiples espaces de rangement referment un bar r&eacute;frig&eacute;r&eacute; mais aussi deux combin&eacute;s de <br />t&eacute;l&eacute;phone, histoire de suivre en direct le CAC 40.<br />Parfaitement int&eacute;gr&eacute;s au dos des dossiers des si&egrave;ges avant, des &eacute;crans 16/9 reli&eacute;s &agrave; un lecteur DVD ou &agrave; la t&eacute;l&eacute; permettent de regarder un film dans d'excellentes conditions avec un son digne d'une salle de cin&eacute;ma, restitu&eacute; par pas moins de 21 haut-parleurs ! <br />Et si le c&oelig;ur t'en dit, ami lecteur, amie lectrice, &agrave; la coupure publicitaire,&nbsp;tu pourras&nbsp;m&ecirc;me jeter un coup d'&oelig;il &agrave; la vitesse o&ugrave; &eacute;volue&nbsp;ton carrosse, gr&acirc;ce aux compteurs situ&eacute;s dans le plafonnier ! <br />Et l&agrave;,&nbsp;tu risques de tousser tr&egrave;s fort, car ce cocon ouat&eacute; est tellement confortable et bien insonoris&eacute; qu'il est difficile de percevoir &agrave; quelle allure&nbsp;le chauffeur navigue. <br />Quatre-vingt ? Cent vingt ? Non. Deux cent cinquante ! <br />Une vitesse pourtant auto-limit&eacute;e (si, si&hellip;), car avec un V12 5.5 bi-turbo de 550 ch sous le capot, il y a fort &agrave; parier que la Maybach pourrait ais&eacute;ment fr&ocirc;ler les 300 km/h ! <br /><br />V&eacute;ritable prouesse, ce paquebot joue les hors-bord en abattant le 0 &agrave; 100 km/h en 5,2 secondes. <br />Ou 5,4 avec&nbsp;la 62 plus lourde qui accuse le poids d&eacute;mentiel de 2.855 kg (2.735 kg pour la 57 !). <br />Autrement dit, voil&agrave; un engin au gabarit proche d'un 4x4 Hummer, capable de batailler en reprise avec une Porsche Carrera ! <br />Un paradoxe de plus que la Maybach assume pleinement, car finalement, on se demande s'il ne vaut pas mieux &ecirc;tre &agrave; la place du chauffeur, tant elle se montre agr&eacute;able &agrave; conduire en toutes circonstances. <br />L&agrave; encore, la finition du cockpit est exemplaire, ne laissant pas appara&icirc;tre un gramme de vulgaire plastique. <br />M&ecirc;me le dessus de la planche de bord est int&eacute;gralement recouvert de daim et de cuir. <br />Face &agrave; une instrumentation claire et visible, digne d'un Airbus A380, on se surprend &agrave; la premi&egrave;re ligne droite d&eacute;gag&eacute;e venue &agrave; faire bondir l'aiguille du compteur de concert avec son taux d'adr&eacute;naline. <br />Presque totalement coup&eacute; du monde ext&eacute;rieur, la Maybach distille une pouss&eacute;e tr&egrave;s franche et toujours lin&eacute;aire, au fur et &agrave; mesure que s'&eacute;gr&egrave;nent les 5 rapports de la bo&icirc;te de vitesse automatique. <br />Le pire est que lors d'appuis prononc&eacute;s dans les virages, cette lourde limousine vire quasiment &agrave; plat gr&acirc;ce &agrave; sa suspension pneumatique, avec une agilit&eacute; d&eacute;concertante faisant presque oublier ses mensurations hors-normes. <br />De ce point de vue, la derni&egrave;re Rolls est bien loin derri&egrave;re&hellip; <br /><br />Mais l'extraordinaire Maybach, championne de <em>"la force tranquille"</em>, n'est pas une sportive... et au chapitre du freinage, elle marque le pas en manquant d'endurance, en d&eacute;pit de la pr&eacute;sence de deux &eacute;triers par disque de frein. <br />Il est vrai que l&agrave; n'est pas sa vocation premi&egrave;re... <br />La Maybach 57S pr&eacute;par&eacute;e par AMG et dot&eacute;e d'un V12 6.5 bi-turbo d 612 chevaux s'av&egrave;re une escalade &agrave; la puissance prouvant que la marque Maybach a d&eacute;cid&eacute;ment un solide app&eacute;tit de conqu&ecirc;te. <br />Fort bien. <br />Mais dans cette surench&egrave;re &agrave; donner le vertige, Mercedes semble avoir oubli&eacute; l'essentiel. <br />En effet, la pr&eacute;tentieuse Maybach 62, aussi fabuleuse et exclusive soit-elle, n'a aucune notori&eacute;t&eacute;, voire aucun prestige. <br />Un <em>"d&eacute;tail"</em> f&acirc;cheux &agrave; ce niveau de gamme (et de prix !), qui devrait inciter les grands de ce monde &agrave; fuir ce concentr&eacute; <em>"m&eacute;ga-m&eacute;galo"</em> pour continuer de se promener tranquillement en Rolls ! <br />En effet, dans le minuscule segment des limousines de tr&egrave;s grand luxe, Maybach ne parvient pas &agrave; faire de l'ombre &agrave; Rolls Royce et Bentley. <br />Mais la marque allemande ne baisse pas les bras : elle a pr&eacute;sent&eacute; un restylage de sa limousine au dernier salon de P&eacute;kin.<br /><br />Pour Maybach, les temps sont durs : l'an pass&eacute;, la marque a vendu &agrave; peine 200 voitures dans le monde, bien loin des 1.000 exemplaires annuels initialement envisag&eacute;s. <br />Et en France, pas un seul mod&egrave;le n'a trouv&eacute; preneur !<br />En d&eacute;pit de ses dimensions hors normes (de 5,70 &agrave; 6,20 m), la berline Maybach n'a pas le parfum d'une Bentley Mulsanne, ni l'exub&eacute;rance distingu&eacute;e des Rolls Royce Phantom et Ghost. <br />Et techniquement, elle commence &agrave; accuser le coup, avec son ch&acirc;ssis et sa dotation technologique de Classe S ancienne g&eacute;n&eacute;ration : pas de vision de nuit, de lecture des panneaux, de surveillance d'angle mort ou de dispositif anti-somnolence..., les Maybach 57 et 62 apparaissent aujourd'hui moins sophistiqu&eacute;es que les Classe S, BMW S&eacute;rie 7 et autres Audi A8. <br />Extirp&eacute;e d'un long sommeil en 1998, la marque Maybach risque donc d'&ecirc;tre replong&eacute;e dans la naphtaline &agrave; moyen terme, faute de succ&egrave;s.<br /><span style="font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a> </span><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span>&nbsp;&nbsp;</span></span><br /></span></span></span></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 03:47:44 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11280476063-dav01_800.jpg" length="9825" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Le subversif absolu est devenu la soupe populaire...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span style="color: #000000; font-size: small;"><strong><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;">Le subversif absolu est devenu la soupe populaire...</span></strong><br />Il y a, on peut dater cela d'une vingtaine d'ann&eacute;es, un ph&eacute;nom&egrave;ne massif en Europe&nbsp;:&nbsp;celui de la cr&eacute;ation de mus&eacute;es... <br />En effet, depuis les ann&eacute;es 1990, s'est cr&eacute;&eacute; un mus&eacute;e par jour en Europe ! <br />Toutes sortes de mus&eacute;es, &eacute;videmment :&nbsp;mus&eacute;e des Arts et Traditions locales,&nbsp;mus&eacute;e&nbsp;de la&nbsp;cr&ecirc;pe, mus&eacute;e de la torture, mus&eacute;e de la charrue..., que sais-je encore... <br />On a l&agrave; quelque chose qui est &agrave; la jonction entre une exigence touristico-commerciale d'un c&ocirc;t&eacute; et, de l'autre, nous avons un mouvement de fond li&eacute; &agrave; l'histoire de l'individualisme moderne, c'est-&agrave;-dire cette volont&eacute;, face &agrave; un monde du d&eacute;racinement, de retrouver constamment un sens &agrave; l'histoire.<br />M&ecirc;me si l'histoire n'a pas plus de sens que la b&eacute;tise humaine...</span>&nbsp;</p>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">On pourrait se dire que cela est formidable, m&ecirc;me si on n'est pas passionn&eacute; par le mus&eacute;e des pommes ou le mus&eacute;e des senteurs locales, et qu'on pr&eacute;f&egrave;rerait visiter un mus&eacute;e plus intellectuel &agrave; la gloire de tel ou tel artiste :&nbsp;Warhol par exemple.<br />Quoique, question intelligence, ce n'est pas l&agrave;, le meilleur exemple !<br />On pourrait avoir le sentiment l&eacute;gitime que le fait que des gens se pr&eacute;cipitent dans des mus&eacute;es (<em>"pendant ce temps, au moins, ils ne sont pas au caf&eacute;", </em>comme disait ma grand-m&egrave;re !)..., est une bonne nouvelle, mais, en fait, il faut se m&eacute;fier. <br />La v&eacute;rit&eacute;, c'est qu'on a remplac&eacute; la dimension du sens, qui s'est compl&egrave;tement &eacute;vanouie, au profit d'une esp&egrave;ce de gigantesque supermarch&eacute; culturel qui fascine les gens. <br />D'o&ugrave; le danger. <br />Quand vous suivez une classe ou un car de touristes dans les all&eacute;es du mus&eacute;e du quai Branly, vous entendez des remarques, devant un masque dogon ou autre, du type : <em>"Je n'aimerais pas avoir &ccedil;a dans mon salon"...</em> et on prend pour des oeuvres d'art ce qui est symbole religieux dont nous avons perdu la signification. <br />Donc ce n'est pas si r&eacute;jouissant que &ccedil;a.</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Qu'est-ce qui fascine dans l'avant-garde ? <br />Ce n'est pas du tout sa beaut&eacute; ni son int&eacute;r&ecirc;t intrins&egrave;que. <br />Une grande partie de l'art contemporain est d'une insignifiance et d'une vulgarit&eacute; sans nom, mais ce qui fascine c'est qu'il appartient d&eacute;j&agrave; &agrave; l'histoire... et, &eacute;videmment que Warhol appartient &agrave; l'histoire !&nbsp;<br />Il y a le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne pour les montres ou pour les voitures : vous avez des Bugatti qui co&ucirc;tent des millions d'euros et des&nbsp;Renault 4L&nbsp;qui ne valent rien... <br />D&egrave;s qu'une chose est consacr&eacute;e par l'histoire, la jonction entre celle-ci et la mondialisation, fait que &ccedil;a n'a plus de prix. <br />L&agrave; aussi, ce n'est pas particuli&egrave;rement r&eacute;jouissant !&nbsp;<br />De m&ecirc;me que l'int&eacute;r&ecirc;t purement consum&eacute;riste a remplac&eacute; la question du sens, l'int&eacute;r&ecirc;t pour une oeuvre d'art n'est plus li&eacute; au fait qu'elle traduise une grande exp&eacute;rience humaine ou qu'elle apporte quelque chose d'&eacute;clairant &agrave; l'humanit&eacute;, mais au fait qu'elle appartient &agrave; une histoire. <br />La mondialisation sacralise tout ce qui est moment de l'histoire universelle. <br />Du coup, une blague de Marcel Duchamp comme <em>"l'urinoir-fontaine"</em> vaut un Vermeer et un monochrome de Klein un Van Gogh ! <br />Et, disons-le, Malevitch n'a jamais eu une &eacute;motion en faisant son carr&eacute; noir sur fond blanc. <br />Il a simplement voulu tourner en d&eacute;rision le mod&egrave;le de la perspective. <br />Point. <br />Donc, le ph&eacute;nom&egrave;ne de massification du mus&eacute;e est une forme d'abrutissement supr&ecirc;me de la soci&eacute;t&eacute; de consommation, qui ne sait m&ecirc;me plus qu'elle est dans un paradoxe insondable : le subversif absolu est devenu la soupe populaire...</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Et, &agrave; la question pos&eacute;e : <em>"Quelle est la solution ?</em> , je r&eacute;ponds sans faillir : nous allons au mus&eacute;e comme des moutons en transhumance, par d&eacute;soeuvrement un jour de pluie !</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">L'objectif absolu serait de redonner la dimension s&eacute;mantique sans laquelle la visite d'un mus&eacute;e est contre-productive, car elle met dans la t&ecirc;te de fausses valeurs. <br />Il faut donner les cl&eacute;s aux visiteurs&nbsp;pour comprendre, pour ne pas les rendre b&ecirc;tes, </span><span style="color: #000000; font-size: small;">car l'imposture prend des dimensions colossales, elle rend idiot et peut m&ecirc;me co&ucirc;ter tr&egrave;s cher aux contribuables !</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Cela fait des d&eacute;cennies qu'on nous rejoue <em>"Les habits neufs du Grand-Duc"</em> et que tout le monde applaudit &agrave; n'importe quelle ineptie de peur de passer pour ignorant, voire franchement imb&eacute;cile !</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Mais voici, par l'exemple, &agrave; quel point nous en sommes arriv&eacute;s :</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Le ph&eacute;nom&egrave;ne Andy Warhol d'abord, lui dont on n'h&eacute;site pas &agrave; dire qu'il est l'un des artistes les plus influents du XX&egrave;me si&egrave;cle, Andrew Warhola de son vrai nom. <br />Pr&eacute;sent&eacute; dans ses biographies comme <em>"artiste et homme d'affaires"</em> le second l'emportant s&ucirc;rement largement sur le premier.</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Car pourquoi une telle notori&eacute;t&eacute; et... une telle cote ? </span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;"><em>"Si on n'a pas de Rolex &agrave; cinquante ans, on a rat&eacute; sa vie"</em> disait r&eacute;cemment le publiciste Jacques Seguela avant... de vendre la sienne aux ench&egrave;res.<br />On pourrait facilement extrapoler... et, chez les snobs conserver la citation en rempla&ccedil;ant Rolex par Warhol ! Et pourtant !</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Illustrateur publicitaire, Warhol, apr&egrave;s pas mal d'&eacute;checs, adh&eacute;ra au Pop-Art, mouvement lanc&eacute; &agrave; Londres en 1950 et tenta de rendre la culture populaire et commerciale plus &eacute;litiste, ce qui n'est certainement pas la d&eacute;marche id&eacute;ale pour faire progresser la connaissance des Arts.</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">En 1963 il va adopter la technique qu'il utilise pour ses oeuvres les plus c&eacute;l&egrave;bres et surtout les plus vendues : la photographie s&eacute;rigraphi&eacute;e et report&eacute;e sur toile. <br />Les photos &eacute;tant en noir et blanc, le fond de la toile est color&eacute; et le sujet imprim&eacute; avec seulement quelques d&eacute;tails pour le rendre plus neutre, le tout &eacute;tant ensuite rendu par la technique de la s&eacute;rigraphie, le motif &eacute;tant parfois reproduit plusieurs fois sur la toile :</span></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000; font-size: small;">Les figures favorites de Warhol &eacute;taient des noms de marque d&eacute;pos&eacute;s, le signe du dollar ou des visages de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s. <br />Et, tant qu'&agrave; faire, des personnes tr&egrave;s connues : Marilyn Monroe bien s&ucirc;r, dont il fut amoureux dans les ann&eacute;es 1950-1955, mais aussi Che Guevarra, Liz Taylor, Jackie Kennedy, Mao, la reine Elizabeth et ... lui-m&ecirc;me. <br />La culture la plus populaire &eacute;lev&eacute;e au statut de Grand Art ! <br />Mieux : pour se distinguer d'autres stars du Pop-Art comme Lichtenstein, ou Jasper Johns, il va se trouver un th&egrave;me bien &agrave; lui : la chose qu'il adorait le plus par dessus tout. <br />Ainsi, pour sa premi&egrave;re exposition majeure, va-t-il peindre les fameuses conserves Campbell's Soup, une oeuvre qui est, encore aujourd'hui, consid&eacute;r&eacute;e comme sa marque de fabrique !<br /><br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Alors, est-ce vraiment un des artistes les plus influents du XX&egrave;me si&egrave;cle,&nbsp;Warhol ? <br />Libre &agrave; chacun d'aimer ou non, mais quand m&ecirc;me..., Warhol &eacute;tait un opportuniste qui n'avait aucun don pour la peinture, qui n'a fait que des copiages et des s&eacute;rigraphies modifi&eacute;es, exactement ce que&nbsp;quantit&eacute; de gens font actuellement sur leurs ordinateurs avec des programmes de retouche photo...&nbsp;<br />D'o&ugrave; le supermarch&eacute; culturel d&eacute;nonc&eacute; ! <br />D'ailleurs, des Warhol, en reproductions, vous en trouverez partout : chez Ik&eacute;a ou sur E-bay.<br />Mais, la connerie humaine &eacute;tant ce qu'elle est : sans issue..., j'ai par-ailleur tent&eacute; une exp&eacute;rience &eacute;difiante...<br /><br />Un expert en Oeuvres d'art est un jour venu chez moi pour expertiser deux canap&eacute;s Tramonto-New York de l'artiste Gaetano Pesce commercialis&eacute;s &agrave; 10 exemplaires par Cassina d&eacute;but des ann&eacute;es quatre-vingt.<br />Ces canap&eacute;s&nbsp;&eacute;taient, lorsque je les ai achet&eacute;s, neufs, en 1981,&nbsp;&agrave; prendre comme un paradigme de ses pens&eacute;es sur l'auto d&eacute;termination du go&ucirc;t conduisant &agrave; une r&eacute;pression sournoise du consommateur !<br />Gaetano Pesce&nbsp;&eacute;tait convaincu qu'&ecirc;tre vivant signifiait &ecirc;tre diff&eacute;rent et que les choses, aussi, devaient &ecirc;tre en mesure de jouir de cette pr&eacute;rogative. <br />Ses canap&eacute;s Tramonto-New York (1980) confirmaient le r&ocirc;le de la m&eacute;taphore... et il affirmait qu'ils &eacute;taient des moyens d'expression plut&ocirc;t que des objets. <br />New York&nbsp;&eacute;tait alors&nbsp;dans une phase de d&eacute;cadence, &agrave; l'approche de son coucher de soleil, que Pesce avait imagin&eacute; et qui s'av&egrave;rera proph&eacute;tique avec le 11 septembre 2001. <br />Les canap&eacute;s&nbsp;Tramonto-New York&nbsp;sont constitu&eacute; d'un assemblage de divers &eacute;l&eacute;ments qui agissent comme des si&egrave;ges, les bras ( les blocs de gratte-ciel de New York) et &agrave; l'arri&egrave;re ( le soleil rouge ) ; ces &eacute;l&eacute;ments sont maintenus ensemble par des "U"&nbsp;en m&eacute;tal. <br />La structure portante de l'assise est faite de panneaux multi-couches et d'un cadre en h&ecirc;tre avec sangles et un cadre en acier &agrave; ressorts ( la partie semi-circulaire du dos ). <br />L'expert m'a affirm&eacute; qu'ils valaient maintenant, ensemble, la valeur d'une Mercedes SLS full option.<br /><em>"Le canap&eacute; Tramonto-New-York de Pesce"</em>, m'a-t-il dit, <em>"fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Duchamp. Gaetano Pesce disait que le public n'avait toujours pas compris le message que Duchamps&nbsp;avait voulu transmettre en exposant un urinoir au mus&eacute;e. Cet artiste extr&eacute;miste Italien affirmait que les artistes continuaient de cr&eacute;er pour une &eacute;lite, des oeuvres &eacute;loign&eacute;es des pr&eacute;occupations quotidiennes... et, qu'emp&ecirc;tr&eacute;s dans les probl&egrave;mes techniques ou esth&eacute;tiques, les designers, eux, ne r&eacute;alisaient pas d'objets &agrave; forte valeur culturelle ajout&eacute;e. A mi-chemin des deux conceptions, Pesce, qui comparait son travail &agrave; l'art du minestrone,&nbsp;a invent&eacute; la double fonctionnalit&eacute;, combinant symboles et pragmatisme... Intitul&eacute;e "Le Temps des questions", la r&eacute;trospective organis&eacute;e Gaetano Pesce qui fut organis&eacute;e en 2006 au centre Georges-Pompidou&nbsp;&eacute;tait &agrave; l'image de ce cr&eacute;ateur, nourri de la contre-culture des ann&eacute;es '60. C'est lui qui l'avait con&ccedil;ue et sc&eacute;nographi&eacute;e sous la forme d'un parcours en point d'interrogation, reflet d'une &eacute;poque instable englu&eacute;e dans les incertitudes. Il suffisait de d&eacute;ambuler dans ce bric-&agrave;-brac savamment ordonn&eacute; et ou un canap&eacute; Tramonto-New York tronait en plein centre, en vedette, pour constater que le ma&icirc;tre, consid&eacute;r&eacute; par ses d&eacute;tracteurs comme le pape de l'antidesign, cultivait d&eacute;lire et anticonformisme"...<br /></em>Papotant de ces&nbsp;choses et d'autres..., alors que j'&eacute;tais assez impressionn&eacute; qu'un seul de mes canap&eacute;s puisse avoir &eacute;t&eacute; une Star du centre Pompidou, m&ecirc;me en 2006, et valoir une demi-Mercedes SLS (comme j'en ai deux, pas de soucis, je la voudrais gris m&eacute;tal avec int&eacute;rieur rouge)..., nous sommes arriv&eacute;s dans mon bureau ou il est tomb&eacute; en pamoison, admiration et d&eacute;votion devant mon bureau Pop-Art...<br /><br />A &eacute;crire vrai il en &eacute;tait <em>"gaga"...</em> et il s'est &eacute;cri&eacute; : <em>"Vous avez un bureau d'Andy Warhol ! Ca vaut&nbsp;une fortune !"</em>...<br />J'ai r&eacute;pondu que j'&eacute;tais l'heureux propri&eacute;taire de ce bureau unique au monde, dans la pleine ligne du Pop-Art que j'avais eu grand plaisir &agrave; faire r&eacute;aliser dans les ann&eacute;es '70 et qui ne m'a jamais quitt&eacute; depuis.<br />Convaincu par sa propre b&eacute;tise que j'avais command&eacute; ce bureau directement &agrave; Warhol, il&nbsp;a alors t&eacute;l&eacute;phon&eacute; de son GSM &agrave; une demi douzaine de personnes, puis, en finale, m'a dit que sa valeur &eacute;tait d'au moins 50,000.000 millions de dollars !<br />Je lui ai demand&eacute; ce que vaudrait la copie d'un bureau de Warhol, et combien s'il s'agissait du bureau cr&eacute;&eacute; par un artiste en devenir mais encore arriv&eacute; nulle part...<br />Sa r&eacute;ponse me fit descendre de 50,000.000 de dollars &agrave;&nbsp;50.000 euros..., ce qui n'&eacute;tait pourtant pas n&eacute;gligeable...<br />Apr&egrave;s&nbsp;m'avoir suppli&eacute; de lui promettre que ce bureau lui serait r&eacute;serv&eacute; pour une vente grandiose &agrave; Paris..., il s'en est all&eacute;...<br /><br />Piqu&eacute; par la curiosit&eacute;, j'ai bricol&eacute; une photo <em>"Warholienne"</em> (ce qui n'est pas compliqu&eacute;) et je l'ai envoy&eacute;e sous le sceau du secret le plus absolu &agrave; quelques experts de <em>"haut-niveau"</em> et quelques galeristes d'art qui ne chient pas ailleurs que dans des wc en or massif...<br />Le prix de 50,000.000 de dollars fut confirm&eacute;..., comme quoi une photo peut tout..., d'autant que je laissais sous entendre que j'avais &eacute;galement le tableau ad-hoc qui, lui &eacute;tait &eacute;valu&eacute; &agrave; au moins 10,000.000 million de dollars !<br />Dans 4 cas sur 6, on m'a directement propos&eacute; de vendre &agrave; une soci&eacute;t&eacute; off-shore qui aurait alors&nbsp;vendu les <em>"oeuvres"</em> via une maison internationale de ventes aux ench&egrave;res, avec un syst&egrave;me de retour de commissions et autres assistances &agrave; la vente...<br /><br />J'ai eu ainsi la confirmation que ce n'est pas l'oeuvre qui importe, mais le renom de l'artiste et la capacit&eacute; d'atteindre par ce biais, des sommes rocambolesques que des milliardaires peuvent ainsi d&eacute;tourner de l'ogre fiscal...<br />Que des experts&nbsp;internationaux&nbsp;&eacute;taient pr&egrave;ts &agrave; avaliser <em>"l'oeuvre bureautique d'Andy Warhol",</em> &eacute;tait &eacute;galement sid&eacute;rant !<br />J'ai toujours le&nbsp;bureau..., si un collectionneur d&eacute;cide de me payer 50,000.000 millions de dollars, je puis assurer que j'y r&eacute;fl&eacute;chirai avec force !&nbsp;<br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;"><br />Mais le pire reste &agrave; venir car il va me falloir maintenant vous parler de ce que je qualifie <em>"d'insignifiant et d'une vulgarit&eacute; sans nom"</em> avec quelques exemples stup&eacute;fiants tant ils d&eacute;montrent que la stupidit&eacute; humaine n'a d&eacute;cid&eacute;ment aucune limite. <br />L</span><span style="color: #000000; font-size: small;">e <em>"carr&eacute; noir sur fond blanc"</em> de Malevitch, oeuvre &eacute;lev&eacute;e au rang d'immortel chef-d'oeuvre d&eacute;cr&eacute;t&eacute; par d'&eacute;minents critiques qui tiennent absolument &agrave; nous faire passer pour les rois des cons..., le voici :<br /><br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Non, vous ne r&ecirc;vez pas : le carr&eacute; noir sur fond blanc est consid&eacute;r&eacute; comme&nbsp;un chef-d'oeuvre de la peinture contemporaine ! <br /></span><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000; font-size: small;">Ai-je tort de parler d'imposture ? <br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Et, dans le m&ecirc;me style, Yves Klein a peint des monochromes qui ne sont que des panneaux peints d'une couleur uniforme. <br />A noter que l'un d'entre eux se trouve expos&eacute; au Centre Pompidou (les contribuables fran&ccedil;ais l'ont pay&eacute; fort cher !) avec ces &eacute;tonnantes pr&eacute;cisions :<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Yves Klein et Martial Raysse<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Niveau 4 - section 3<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">El&eacute;ment 2 sur 7<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Art contemporain<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Peinture (monochrome)<br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Avec quelques d&eacute;tails autant savoureux que compl&eacute;mentaires :<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Artiste : Yves Klein<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Date 1960<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Dimensions : 1,53 m x 1,99 m<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Mat&eacute;riaux : R&eacute;sine synth&eacute;tique sur toile maroufl&eacute;e sur bois. Pigment pur<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Acquisition : Achat (1974)<br /></span><span style="color: #800000; font-size: small;">Nouveau R&eacute;alisme.<br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Enfin, gr&acirc;ce aux pr&eacute;cisions fournies par le mus&eacute;e, nous ne mourrons pas compl&egrave;tement idiots !<br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Encore que, entre Yves Klein et Martial Raysse, tous deux cit&eacute;s comme &eacute;tant les auteurs de ce chef-d'oeuvre, on aimerait savoir qui a fait exactement quoi ! <br />Pas de probl&egrave;me de couleur puisqu'on nous pr&eacute;cise qu'il s'agit d'un <em>"pigment pur"</em>, la seule difficult&eacute; technique semblant &ecirc;tre dans le marouflage de la toile, travail purement artisanal&nbsp;! <br />On croit vraiment r&ecirc;ver !</span></span></p>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Quant &agrave; l'ineffable Malevitch, il aurait pu se contenter de son carr&eacute; noir sur fond blanc pour exprimer ses nouvelles th&eacute;ories &agrave; partir de 1915 &agrave; savoir qu'il ne cherchera plus dans ses tableaux une r&eacute;alit&eacute; tangible et concr&egrave;te, mais d&eacute;passera en quelque sorte les cubistes en imposant :&nbsp;<em>"la d&eacute;composition du visible</em> (sic) !</span></div>
<div><span style="color: #000000; font-size: small;">Il va alors r&eacute;aliser de la non-figuration qui sera un syst&egrave;me en soi :<em> "La forme simple du carr&eacute; en&nbsp;est la partie primitive, le cercle et la croix, des &eacute;l&eacute;ments de base. Le motif n'est pas r&eacute;solu et ne s'&eacute;vapore pas en lignes de couleurs ; nous nous retrouvons dans un monde d'&eacute;l&eacute;ments en apesanteur, structur&eacute;, un art hors de la repr&eacute;sentation"...</em> <br />Mais o&ugrave; vont-ils chercher tout &ccedil;a ?... <br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Son art (puisqu'il faut bien, semble-t-il, appeler quand m&ecirc;me &ccedil;a de l'art), va atteindre son apog&eacute;e en 1918 avec le fumeux : <em>"Carr&eacute; blanc sur fond blanc"</em> ! <br />Je ne pense pas qu'il soit utile de vous en donner ici une reproduction. <br /></span><span style="color: #000000; font-size: small;">Mais il serait mals&eacute;ant de condamner les seuls <em>"artistes",</em> une telle imposture n'&eacute;tant &eacute;videmment possible qu'avec de nombreuses complicit&eacute;s : critiques d'art, organisateurs d'exposition, directeurs de mus&eacute;es, voire ministres en charge de la Culture !<br /><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><br /><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="about:blank">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="color: #810081;"> &nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span> &nbsp;</span></span><br /></span><span><a href="http://www.gatsbyonline.com/"></a></span><br /><a href="http://v1.nedstatbasic.net/stats?ABmldA299%20mcnkTqe3msvAUeQ5WQ" target="_top"><span style="font-size: small;"><strong>&nbsp;</strong></span></a><br /></span><br /></span></div>]]></description>
			 <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 20:05:39 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-21280361935-Andy-Warhol-Chromes&Flammes.jpg" length="13567" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Automobiles de collection, oeuvres d'art... et blanchiment !]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span id="radEditorContainer_ctl2_txtEditor"><span style="font-size: small;"><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;"><strong>Connaissez-vous ArtPrice ?</strong></span><br />Non !<br />Et Groupe Serveur ?<br />Non plus !<br />Je suppose que le nom de Thierry Ehrmann ne vous en dit pas plus ?<br />Ahhhhhhhhhhh !<br />Bien...<br />Vous pouvez vous rendre sur le site ArtPrice et lire, regarder et &eacute;couter ce que Thierry Ehrmann veut que vous compreniez.<br />Il y a beaucoup &agrave; lire, regarder et &eacute;couter.<br />Qui plus est, tout y est combin&eacute; pour que vous vous abonniez &agrave; cette grande affaire qui aurait enrichi le Gourou-Thierry jusqu'&agrave; le faire entrer dans le cercle des milliardaires en dollars et euros gr&acirc;ce au web !<br />&Ccedil;a fait quelques ann&eacute;es que <em>"je suis" </em>cette affaire... et au del&agrave; d'une sorte d'aspect boursier du monde de l'art qui tend &agrave; tout expliquer dans les valeurs, cotations, sp&eacute;culations et autres joyeuset&eacute;s financi&egrave;res, j'ai plus que l'impression que <em>"la grande solution" </em>(pas encore finale) de tout ce fourbi, n'&eacute;tait en r&eacute;alit&eacute; qu'un moyen de r&eacute;genter un syst&egrave;me, voire de le contr&ocirc;ler, sous pr&eacute;texte d'informer.<br />ArtPrice a beau aligner des millions de donn&eacute;es, &eacute;tablir des tableaux, pr&eacute;tendre que le<em> "grand secret" </em>de l'art se trouve dans quelques algorithmes qui permettent de ma&icirc;triser et comprendre les cotations et les r&eacute;sultats de vente..., strictement rien de toute leur litt&eacute;rature n'explique pourquoi (au hasard) un des tableaux de Van Gogh, un peintre mis&eacute;reux et illumin&eacute; qui n'a jamais vendu un seul tableau de son vivant, tel <em>"les Tournesols"</em>, cote et se vend plus de 100 millions de dollars...<br />Qu'est ce que des fonds de pension Japonais, ou des milliardaires Texans, voire des Mafieux Russes ainsi que des Tycoons d'affaires v&eacute;reuses... en ont &agrave; faire d'un peintre fou, d&eacute;bile, n&eacute;vros&eacute; et totalement fauch&eacute;, qui a peint des tableaux dont personne n'a voulu de son vivant, qui plus est, par exemple, des fleurs de Tournesol...?<br />Je sais que le plus grand plaisir des touristes ais&eacute;s (g&eacute;n&eacute;ralement des <em>"cong&eacute;s-pay&eacute;s"</em>) est d'aller <em>"chez les pauvres",</em> les vrais mis&eacute;reux, les pouilleux, pour s'extasier de leurs masures en torchis et des minables objets qu'ils vendent...<br />Au plus les pouilleux le sont, au plus les touristes immortalisent le path&eacute;tique en souvenir de vacances !<br />Mais, cela ne peut expliquer que des milliardaires deviendraient dingos de poss&eacute;der une cro&ucirc;te peinte par un pouilleux... et ce au point de la payer 100 millions de dollars ou d'euros !<br />Il n'y a donc aucunement quelconque soif de reconna&icirc;tre un talent artistique aupr&egrave;s des mis&eacute;reux, de la part des milliardaires...<br />Vous m&ecirc;me qui me lisez, n'accordez strictement aucun cr&eacute;dit aux <em>"peinturlurations"</em> des pauvres gens que vous n'allez voir qu'en vacances au bout du monde...<br />Les pouilleux de <em>"pas loin de chez vous"</em>, ne vous pr&eacute;occupent d'ailleurs pas, ils n'int&eacute;ressent que les riches touristes du bout du monde...<br />Le monde, a donc plaisir d'aller admirer les pouilleux des autres...<br />Bref..., vous conviendrez que les milliardaires n'en ont strictement rien &agrave; f... des mis&eacute;reux et de leurs &oelig;uvres..., alors que pourtant, ils payent des centaines de millions d'euros pour des cro&ucirc;tes que personne n'admirerait si aucun expert et aucun m&eacute;dia n'affirmerait p&eacute;remptoirement qu'il s'agit d'&oelig;uvres d'art !<br />Plus encore si elles sont d&eacute;cr&eacute;t&eacute;es<em> "&oelig;uvres d'art majeures"..</em>.<br />C'est donc l'expert qui fait l'&oelig;uvre et les m&eacute;dias qui la p&eacute;rennisent...<br />Mais ce n'est pas suffisant pour qu'une cro&ucirc;te repr&eacute;sentant des Tournesols puisse &ecirc;tre cot&eacute;e plus de 100 millions de dollars !<br />N'oublions pas que Van Gogh est mort dans la plus atroce des mis&egrave;res.<br />Qu'il ait eu une vision particuli&egrave;re des Tournesols dans un moment de folie, ne change rien &agrave; la marche de l'humanit&eacute; !<br />Pas de quoi y d&eacute;penser 100 millions de dollars !<br />La motivation est d&egrave;s lors toute autre...<br />Oui mais qu'elle est-elle ?<br />Avant d'aller plus loin (et plus profond), je pr&eacute;cise que je ne fais pas de fixation sur <em>"Les Tournesols"</em> de Van Gogh, toutes autres <em>"peinturlurations"</em> font partie de ma m&ecirc;me r&eacute;flexion, en ce compris des sculptures et autres choses ind&eacute;finissables, de m&ecirc;me que les voitures dites <em>"de collection"</em>, terme galvaud&eacute;...<br />Ainsi, nombre de voitures anciennes, parmi les plus abominables con&ccedil;ues, parfois fort laides, souvent peu pratiques, absolument pas fiables, toujours fragiles et inutiles... qui de plus &eacute;taient totalement invendables en leur &eacute;poque, donc g&eacute;n&eacute;ralement invendues..., sont les plus recherch&eacute;es par de soi-disant <em>"collectionneurs"</em> (il y a de quoi rire de tant d'imb&eacute;cilit&eacute; qui font partie int&eacute;grante du syst&egrave;me dans lequel nous vivons), qui les payent des sommes stratosph&eacute;riques au m&eacute;pris de toute consid&eacute;ration humaine (je pense aux mis&eacute;reux)..., alors qu'&agrave; leur &eacute;poque, personne n'aurait pay&eacute; quoi que ce soit pour elles !<br />Comment se ferait-il, alors qu'elles ne valaient rien et que personne n'en voulait.... et qu'elles sont toujours identiques (et m&ecirc;me pires), qu'elles sont cot&eacute;es &agrave; des sommets...<br />Une mauvaise voiture en 1930 est toujours une mauvaise voiture en 2010 !<br />Une cro&ucirc;te peinte en 1900 est toujours une cro&ucirc;te en 2010 !<br />Or, certaines se vendent maintenant 100 millions de dollars et bien plus !<br />Pourquoi ?<br />J'en reviens donc &agrave; ArtPrice, car j'ai cliqu&eacute; sur les liens ci-apr&egrave;s pour comprendre le pourquoi du comment du march&eacute; de l'art...<br />Faites de m&ecirc;me :<br />- <a href="http://web.artprice.com/start.aspx?video=1">http://web.artprice.com/start.aspx?video=1</a><br />- <a href="http://blog.ehrmann.org/films/999.html">http://blog.ehrmann.org/films/999.html</a><br />Au point d'envoyer un &eacute;mail &agrave; Thierry Ehrmann, le grand Gourou de l'affaire...<br /><br />--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br /><br /><span style="color: #800000;">Date : Wed, 21 Jul 2010 12:29:53 0200</span><br /><span style="color: #800000;">From :</span> <a href="mailto:sw252640@swing.be"><span style="color: #0000ff;">sw252640@swing.be</span></a> <br /><span style="color: #800000;">To :</span> <a href="mailto:artinvestment@artprice.com"><span style="color: #0000ff;">artinvestment@artprice.com</span></a> <br /><span style="color: #800000;">Subject : Et au del&agrave; ?</span> <br /></span>
<div><span style="font-size: small;"><br /><span style="color: #800000;">Monsieur Thierry Ehrmann,</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><a href="http://web.artprice.com/start.aspx"><span style="color: #0000ff;">http://web.artprice.com/start.aspx</span></a> <br /><span style="color: #800000;">Artprice <br />Domaine de la Source <br />BP 69- 69270 Sain- Romain-au- Mont-d'Or <br />Fax&nbsp;: 33 (0)478 220 606 <br />T&eacute;l&nbsp;: 33 (0)472 421 741</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Bonjour,</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Et au del&agrave; ?</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Difficile de tout lire chez vous, impossible de tout comprendre, seule une r&eacute;flexion finale, bien humaine, m'am&egrave;ne &agrave; vous &eacute;crire ce pour quoi je vous suis (virtuellement)&nbsp;depuis quelques ann&eacute;es : pourquoi, mis &agrave; part les r&eacute;elles motivations du&nbsp;g&eacute;nie cr&eacute;ateur de <em>"Groupe Serveur"</em> et de <em>"Art Price"</em>, les <em>"artistes"</em> meurent-ils de faim ou de rage de n'arriver <em>"nulle part"</em> (pour autant qu'il importe d'arriver <em>"quelque part"</em>), alors que plus tard, bien plus tard, les opportunistes dans l'opportunisme, r&eacute;alisent, avec tout cela, un business d'enfer (le cot&eacute; Dantesque du lard artistique) qui ne profite quasi jamais aux dits artistes..., sauf, comme Picasso, lorsqu'ils s'aper&ccedil;oivent que la mani&egrave;re &agrave; plus d'importance et de valeur que l'objet cr&eacute;&eacute;.</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Sauf &eacute;galement... et ce serait l&agrave; une &eacute;volution, peut-&ecirc;tre une r&eacute;volution..., que des <em>"artistes"</em> ne seraient que des <em>"inventions"</em>, des pantins cr&eacute;&eacute;s par quelques milliardaires ainsi que par divers affairistes, galeristes et entremetteurs d'art... pour servir &agrave; un syst&egrave;me de <em>"blanchiment"</em>,&nbsp;plus pour <em>"blanchir"</em> des revenus occultes..., mais pour cr&eacute;er des revenus qui &eacute;chappent &agrave; l'ogre fiscal...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Ma question&nbsp;vous parait&nbsp;mal pos&eacute;e, c'est qu'elle est complexe...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Ou alors, elle n'est pas vraiment une question, mais bien plus qu'une r&eacute;flexion : une attente ?</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Une atteinte aussi...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Son fond est pourtant simple : pourquoi des cochons tatou&eacute;s valent-ils tant, de m&ecirc;me que&nbsp;<em>"Les Tournesols"</em> de Van Gogh, alors qu'en r&eacute;alit&eacute;, lorsqu'on en retire tout le bruit des soi-disant experts et autres Gourous, ce ne sont que les r&eacute;sultantes d'incapacit&eacute;s... qui finissent par d&eacute;boucher une latrine industrielle, elle m&ecirc;me r&eacute;utilis&eacute;e quelques ann&eacute;es plus tard par les <em>"ceusses"</em> qui voulaient se moquer de ce "syst&egrave;me" !&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">A ce jeu, ou l'art est &eacute;tranger sauf qu'il est le pr&eacute;texte des <em>"festivit&eacute;s"</em>..., toutes les tranches de profits qui s'ajoutent&nbsp;&agrave; d'autres..., pour en arriver &agrave; des centaines de millions d'euros ou dollars..., ne servent qu'une &eacute;conomie ou les seules vraies valeurs ne sont pas les &oelig;uvres-pr&eacute;textes..., mais les expertises et les cotations, qui ne s'appuient nullement sur l'essence m&ecirc;me de l'art (qu'est-ce que l'art ?), mais sur le jeu des plus-values, des escroqueries subtiles (quoique...), sur base d'affirmations diverses que la masse des beaufs accepte sans broncher, tout comme toutes les autres actes de lobotomisation de masse.</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Mais les <em>"beaufs"</em> dans cette histoire, ne sont utiles que dans leur aval &agrave; un syst&egrave;me auquel ils ne comprennent rien et sur lequel ils n'ont aucune prise...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Dans toutes ces affaires, l'art, c'est avant tout celui de <em>"l'enroule"</em>, &agrave; bref, moyen ou long terme, avec ses lots d'invendables invendus temporaires et quelques <em>"valeurs"</em> certaines, qui ne le sont que parce qu'on l'affirme... et parce qu'on a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; l'affirmer.</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">J'ai connu dans diff&eacute;rents arts... et ils sont nombreux..., celui de blanchir de l'argent avec des objets, toiles ou automobiles <em>"de collection"</em>, terme galvaud&eacute; qui sert avant tout de paravent &agrave; des activit&eacute;s qui sinon para&icirc;traient d&eacute;bilitantes...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">C'est une affaire assez simple :&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">- ou est l'argent &agrave; blanchir, doit &ecirc;tre cr&eacute;&eacute; une soci&eacute;t&eacute; ou une entit&eacute;, si possible fausse sous des airs de formidables r&eacute;alit&eacute;s m&eacute;diatiques...,</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">- ou et &agrave; qui est destin&eacute; ce blanchiment, il suffit d'acheter une &oelig;uvre d'art qui n'a pas encore &eacute;t&eacute; <em>"d&eacute;couverte"</em>.... et... elle va se <em>"d&eacute;couvrir"</em> lors d'une vente aux ench&egrave;res, voire en gr&eacute;-&agrave;-gr&eacute; sous le label d'un entremetteur-expert... et atteindre des sommets !<br /></span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Soit que l'argent &agrave; blanchir sert &agrave; acheter l'&oelig;uvre (ou l'objet), soit que c'est l'achat de l'&oelig;uvre (ou de l'objet) qui permet une &eacute;vasion de sommes qui si non auraient du &ecirc;tre englob&eacute;es dans le calcul de l'imp&ocirc;t...<br />Ainsi <em>"labellis&eacute;e"</em>, l'&oelig;uvre va finir par avoir sa vie <em>"propre"</em> (en fait pas propre du tout)..., les gogos-beaufs &agrave; qui cet <em>"exploit"</em> extraordinaire magnifi&eacute; par les m&eacute;dias est pr&eacute;sent&eacute; comme une <em>"logique"</em> de march&eacute; (le march&eacute; de l'art, avec ses cotations et... algorithmes...), vont alors croire &agrave; No&euml;l &agrave; P&acirc;ques et &ecirc;tre convaincu que les pires cro&ucirc;tes munies d'une expertise, augmentent de valeur..., ce qui g&eacute;n&egrave;re des augmentations de valeurs (cotation) avalis&eacute;es par les experts et m&eacute;dias, ArtPrice &eacute;tant les deux simultan&eacute;ment !</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Jusqu'au moment ou les <em>"blanchisseurs"</em> vont &agrave; nouveau changer de m&eacute;thodes (c'est cyclique) et que le <em>"march&eacute; de l'art"</em> va s'effondrer... en attente d'un nouveau rebond !</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">C'est dans ce fourbi que je vous imagine &ecirc;tre all&eacute;.</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Il m'est manifeste que&nbsp;certains artistes ne <em>"cr&eacute;ent"</em> que pour alimenter une m&eacute;thode de blanchiment au profit d'un cercle de personnages tr&egrave;s fortun&eacute;s qui officiellement aident <em>"l'art"</em>, alors que comme dans le monde de la Formule1 et du Football (entre autres), le syst&egrave;me ne sert qu'&agrave; des retours en dessous de table...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Ce syst&egrave;me a besoin d'effets m&eacute;diatiques pour se justifier et annihiler toutes controverses, en noyant le monde, les m&eacute;dias, les gens, le peuple, en ce compris les experts imb&eacute;ciles..., dans des montagnes de statistiques et de chiffres &agrave; qui ont fait dire tout et n'importe quoi...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">C'est ce que vous faites !</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">En achetant des cochons tatou&eacute;s, des ferrailles, des cocottes en papier&nbsp;et des chiens-chiens en forme de ballons g&eacute;ants, on peut imaginer un des plus riches <em>"patrons"</em> de France se donner l'allure d'un m&eacute;c&egrave;ne, f&eacute;ru d'art au point de cr&eacute;er une ou plusieurs fondations pour y entreposer les <em>"invendables"</em> acquits &agrave; prix d'or... alors que 80% reviennent sur des comptes d'ailleurs...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">La grande dame milliardaire <em>"parce qu'elle le vaut bien"</em> aurait pu agir de m&ecirc;me &agrave; hauteur d'un presque milliard d'euros avec un <em>"artiste-photographe"</em> qui aurait &eacute;t&eacute; d&egrave;s-lors non pas le r&eacute;el b&eacute;n&eacute;ficiaire, mais le moyen justificatif artistique...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Ahhhhhhhh, s'il n'y avait pas eu une jalousie de famille, qui sait...?</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Bref, dans ma question, se trouve la r&eacute;ponse &agrave; la raison pour laquelle l'art &agrave; tant de valeur...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Se pourrait-il que toute votre affaire ne soit qu'une &eacute;norme entreprise de justification ?</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Qu'en plus, vous puissiez &eacute;galement profiter de cette grande affaire en <em>"conseillant"</em> vos abonn&eacute;s vers des artistes <em>"qui montent"</em> ou <em>"vont monter"</em>, avec l'image d'un super Gourou milliardaire, MAIS artiste, preuve en est votre demeure-atelier psychodramatique m&ecirc;lant les superstitions les plus basiques aux r&eacute;utilisations les plus diverses..., le tout dans une atmosph&egrave;re ou fleure bon quelques senteurs et attitudes sadomasochistes...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">En attente de votre &eacute;rection-r&eacute;action, agr&eacute;ez mes tr&egrave;s sinc&egrave;res civilit&eacute;s...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Patrice De Bruyne<br /></span><br />--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br /><br /><span style="color: #800000;">From : <a href="mailto:sw252640@swing.be"><span style="color: #0000ff;">sw252640@swing.be</span></a><br />To : <a href="mailto:artinvestment@artprice.com"><span style="color: #0000ff;">artinvestment@artprice.com</span></a> <br />Subject : FW : Et au del&agrave; ?<br />Date : Wed, 21 Jul 2010 23:15:21 0000<br /></span></span>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000; font-size: medium;"><br /><span style="font-size: small;">Monsieur Thierry Ehrmann,</span></span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;"><a href="mailto:artinvestment@artprice.com"><span style="font-family: Arial; color: #0000ff; font-size: small;">artinvestment@artprice.com</span></a> &nbsp;<br /></span><span style="color: #800000;">Artprice <br />Domaine de la Source <br />BP 69- 69270 Sain- Romain-au- Mont-d'Or <br />Fax&nbsp;: 33 (0)478 220 606 <br />T&eacute;l&nbsp;: 33 (0)472 421 741</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Bonjour (bis),</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Et au del&agrave; ? (suite)</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">&nbsp;</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Je n'ai pas re&ccedil;u de r&eacute;ponse...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Je continue donc ma r&eacute;flexion...</span><span style="color: #800000;"><br /><br />J'ai lu sur le site-web de ArtPrice que Thierry Ehrmann et ses soci&eacute;t&eacute;s &eacute;taient en conflit avec la maison de ventes aux ench&egrave;res Christie's qui appartient &agrave; Bernard Arnault (n&eacute; le 5&nbsp;mars&nbsp;1949 &agrave; Roubaix), propri&eacute;taire du groupe de luxe </span><span style="color: #800000;">LVMH... et &agrave; la t&ecirc;te de la premi&egrave;re fortune fran&ccedil;aise, (selon le magazine <em>Forbes)</em>, &eacute;galement la premi&egrave;re au niveau de l'Union europ&eacute;enne... et la septi&egrave;me&nbsp;fortune mondiale en 2010, avec pr&egrave;s de 23 milliards d'euros !<br />Tant&ocirc;t on le classe devant Liliane Bettencourt, tant&ocirc;t juste derri&egrave;re elle...<br />Dans cette lutte de classe (c'est un jeu de mots), l'</span><span style="color: #800000;">implacable rivalit&eacute; entre Bernard Arnault et son <em>"rival"</em> Fran&ccedil;ois Pinault (les deux nababs du capitalisme fran&ccedil;ais), a trouv&eacute;, depuis 2005, un nouveau terrain d'expression m&eacute;diatique&nbsp;: celui de la culture et plus exactement de la fondation &agrave; vocation artistique. <br />Fran&ccedil;ois Pinault avait d&eacute;fray&eacute; la chronique au printemps 2005 lorsqu'il avait annonc&eacute; renoncer &agrave; son projet de fondation d'art contemporain sur l'&icirc;le Seguin, l'ex-de Renault &agrave; Boulogne-Billancourt, avant d'opter finalement pour Venise et son Palazzo Grassi.<br /></span><span style="color: #800000;">Apr&egrave;s l'av&egrave;nement de l'initiative de son &eacute;ternel concurrent, Bernard Arnault y&nbsp;est all&eacute;&nbsp;lui aussi de son projet de m&eacute;c&eacute;nat d'ampleur, m&ecirc;me s'il se d&eacute;fendait de tout mim&eacute;tisme avec le fondateur du groupe PPR&nbsp;: <em>Toute comparaison avec d'autres initiatives ne serait pas pertinente</em>. <br />Pour se d&eacute;marquer de son encombrant pr&eacute;d&eacute;cesseur, le patron de LVMH avait pris soin de pr&eacute;ciser que sa <em>Fondation Louis Vuitton pour la cr&eacute;ation </em>s'installerait &agrave; Paris, &agrave; l'horizon 2010, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment dans une portion du Jardin d'Acclimatation pr&egrave;s du Bois de Boulogne.&nbsp;<br />Et ce &agrave; la plus grande joie du maire de la capitale, qui a salu&eacute; <em>"l'immense cadeau fait &agrave; Paris et &agrave; la place de Paris dans le monde"</em>. <br />Se voulant&nbsp;un lieu de cr&eacute;ation et d'&eacute;changes,&nbsp;la fondation Louis Vuitton&nbsp;pr&eacute;sentera une collection regroupant le patrimoine d'&oelig;uvres pr&eacute;sentes&nbsp;et &agrave; venir&nbsp;du groupe LVMH et des expositions temporaire. <br />Le b&acirc;timent en lui-m&ecirc;me, dessin&eacute; par l'architecte am&eacute;ricain Frank Gehry, abritera, outre des galeries d'exposition, un auditorium ainsi qu'un jardin d'hiver, le tout r&eacute;parti sur 6.000 m&egrave;tres carr&eacute;s... pour un montant d'investissement&nbsp;d'environ 100 millions d'euros.<br />A</span><span style="color: #800000;">pr&egrave;s s'&ecirc;tre affront&eacute;s directement au tour de table de Gucci, Fran&ccedil;ois Pinault et Bernard Arnault ont bataill&eacute; ensuite par acquisitions interpos&eacute;es sur le march&eacute; de l'art, se rendant coup pour coup : le premier s'est ainsi offert la maison de ventes aux ench&egrave;res Christie's tandis que le second ripostait en contr&ocirc;lant le num&eacute;ro trois du secteur, Philips, puis en raflant l'&eacute;tude de Jacques Tajan, le premier commissaire-priseur en France. <br />La rivalit&eacute; entre les deux groupes fut encore plus &eacute;vidente lorsque Fran&ccedil;ois Pinault a d&eacute;cid&eacute; de se recentrer sur le luxe en vendant un par un les fleurons de son p&ocirc;le distribution...<br />Ces deux lascars poss&eacute;dant chacun une maison de vente aux ench&egrave;res ainsi que des magazines (y compris &eacute;conomiques), des journaux et des participations un peu partout ou on d&eacute;cide de l'avenir des gens, des affaires et du monde..., disposent de tous les leviers n&eacute;cessaires et utiles pour influencer la valeur du march&eacute; de l'art...<br /><br />Tel que je l'explique, batailler <em>"honn&ecirc;tement"</em> sur des valeurs pass&eacute;es est moins rapide et bien plus complexe actuellement que de fabriquer des valeurs sans que quiconque n'y comprenne rien et donc n'y retrouve &agrave; redire (en ce compris les fonctionnaires du fisc).<br />Soit qu'on fait partie du syst&egrave;me... et qu'on y est grassement r&eacute;tribu&eacute;, soit qu'on en a fait partie et qu'on&nbsp;a crainte de son devenir..., soit qu'on aspire &agrave; en faire partie...<br />Ce sont les seules fa&ccedil;on de savoir r&eacute;ellement ce qui se trame dans le march&eacute; de l'art... et dans ces&nbsp;trois cas de figure, personne ne parle ni n'&eacute;crit...<br />Il n'y a qu'un illumin&eacute; exp&eacute;riment&eacute; comme moi... ou un bonhomme comme Thierry Ehrmann pour s'aventurer sur ces terrains..., sauf que l&agrave; ou j'explique les m&eacute;canismes, Thierry Ehrmann se positionne comme nouvel acteur cl&eacute; du march&eacute; de l'art, risquant de tout chambouler s'il ne peut participer aux agapes..., d'ou un conflit avec Christie's...<br /><br />Toujours est-il, que c'est assez simple avec tant de moyens techniques, financiers et humains, qui plus est avec des m&eacute;dias aux ordres..., de&nbsp;cr&eacute;er un artiste, de faire semblant de le d&eacute;couvrir, de faire monter la valeur de ses <em>"&oelig;uvres"</em>, d'organiser des <em>"ventes"</em> dans lesquelles des prix stratosph&eacute;riques sont atteints <em>"officiellement"</em>... et ainsi d'organiser une &eacute;vasion fiscale de grande ampleur au moyen de laquelle les profits gargantuesques se r&eacute;alisent &agrave; tous les &eacute;chelons et &eacute;tapes.<br />Tout d'abord, l'artiste est cr&eacute;&eacute;, ses &oelig;uvres ne co&ucirc;tent quasi rien...<br />Ensuite, ces &oelig;uvres pour&nbsp;<em>"quasi-rien"</em> atteignent des montants stratosph&eacute;riques en centaines de milliers et en centaines de millions d'euros..., dans&nbsp;un circuit ferm&eacute;, puisque tous les acteurs et intervenants font partie d'un m&ecirc;me groupe !<br />Le montant pay&eacute; pour les &oelig;uvres par une des firmes, au nom de la sauvegarde et de l'aide artistique, est d&eacute;duite fiscalement...<br />Les profits r&eacute;alis&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute; de vente aux ench&egrave;res restent dans le groupe puisqu'elle en fait partie...<br />Le montant de la <em>"transaction"</em> qui est destin&eacute; &agrave; l'artiste n'est pas soumis &agrave; l'imp&ocirc;t en fonction de diverses lois, surtout si en finale le copyright est propri&eacute;t&eacute; (et ce n'est pas un lapsus) d'une soci&eacute;t&eacute; bas&eacute;e en Irlande...<br />En F1, dans le Football et autres..., entre 50 et 90% sont revers&eacute;s au d&eacute;cideur en dessous de table...<br />Donc, sous pr&eacute;texte de m&eacute;c&eacute;nat et d'amour de l'art, on a l&agrave; un syst&egrave;me colossal d'&eacute;vasion fiscale qui se nourrit et s'amplifie de lui-m&ecirc;me, avec le <em>"black"</em> g&eacute;n&eacute;r&eacute; qui se&nbsp;<em>"blanchit"</em> avec l'acquisition d'autres &oelig;uvres et ainsi de suite jusqu'&agrave; plus soif...<br />Quant aux &oelig;uvres, elles&nbsp;sont alors cot&eacute;es des fortunes et ce <em>"officiellement"</em>, avec comme <em>"preuves"</em> diverses transactions...<br />Rien de plus simple de les vendre sur ces&nbsp;bases &agrave;&nbsp;des personnes &eacute;trang&egrave;res &agrave; se <em>"carrousel-artistique"</em>, ce qui g&eacute;n&egrave;re un super-profit pour une &oelig;uvre fabriqu&eacute;e rien que pour cela...<br />Cet <em>"Art-nouveau"</em> ou gravitent des <em>"nouveaux artistes"</em> sans aucun pass&eacute;, est un ensemble de <em>"n'importe quoi",</em> tels des cochons tatou&eacute;s, des ferrailleries grotesques, des statues d&eacute;biles, des <em>"peinturlurations"</em> path&eacute;tiques... que seuls les m&eacute;dias <em>"aux ordres"</em> louent comme des cr&eacute;ations g&eacute;niales !<br />En dehors de ces <em>"syst&egrave;mes"</em> bien rod&eacute;s et juridiquement hyper prot&eacute;g&eacute;s, ou les leaders politiques peuvent aussi se servir et participer aux agapes..., il en est d'autres plus simplistes...<br />Je pense par exemple que le photographe Bernier n'a pas v&eacute;ritablement conserv&eacute; le presque milliard d'euros vers&eacute; par le groupe l'Or&eacute;al pour qu'il organise des expositions de ses &oelig;uvres au sein du groupe..., mais que c'&eacute;tait l&agrave;, aussi, un moyen de cr&eacute;er une &eacute;chappatoire fiscale..., je n'imagine pas Liliane Bettencourt&nbsp;stupide au point de dilapider un milliard en &eacute;change de galipettes !<br />Et pour les automobiles rares, l&agrave; aussi, c'est&nbsp;assez facile de d&eacute;cr&eacute;ter des valeurs stratosph&eacute;riques et de suivre un sch&eacute;ma semblable, quoique c'est moins &eacute;vident que de d&eacute;cr&eacute;ter qu'un cochon tatou&eacute; vaut&nbsp;1 million d'euros !<br />Voil&agrave;...<br /><br />Toujours en attente de votre&nbsp;&eacute;rection-r&eacute;action, agr&eacute;ez encore mes tr&egrave;s sinc&egrave;res civilit&eacute;s...</span></span></div>
<div><span style="font-size: small;"><span style="color: #800000;">Patrice De Bruyne</span><br /><br />--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br /><br />Je n'ai pas eu le plaisir (encore) de lire quelconques r&eacute;actions...<br />Si vous en avez, &eacute;crivez-moi : <a href="mailto:sw252640@swing.be">sw252640@swing.be</a> ou participez dans le Forum : <br /><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;</span><span><span style="font-size: small;"><br /><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="color: #810081;"> &nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span> &nbsp;</span></span><br /></span><span><a href="http://www.gatsbyonline.com/"></a></span><br /><a href="http://v1.nedstatbasic.net/stats?ABmldA299%20mcnkTqe3msvAUeQ5WQ" target="_top"><span style="font-size: small;"><strong></strong></span></a><br /></span><br /></span></div>
</div>
</span></p>]]></description>
			 <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 20:00:45 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-91279756845-VanGogh_02.jpg" length="13627" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[1937 Studebaker Extremeliner Woodie by "POSIES"...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000; font-size: x-large;"><strong>1937 Studebaker Extremeliner Woodie <span style="font-size: medium;">by "POSIES"...</span></strong><br /></span><span style="font-size: small;">Estimate : $ 175,000 - $ 250,000 US<br />400 bhp, 350 cu. in. Chevrolet LT-1 V8 engine, modified GM 700-R4 automatic transmission, custom tubular chassis, independent front suspension and live rear axle, four-wheel coil-over shocks, and hydraulic front disc, rear drum brakes. Wheelbase: 116"<br />- Built by Ken &ldquo;POSIES&rdquo; Fenical <br />- A world-famous Art Deco-inspired custom creation<br />- 1994 Chevrolet Corvette LT-1 power, GM automatic<br /><br /><br />Ken &ldquo;POSIES&rdquo; Fenical&rsquo;s &ldquo;Extremeliner&rdquo; is an Art Deco, wedge-shaped woodie influenced by the mid-1930s Cord 810/812 and Lincoln Zephyr. Sporting a unique look and delicious proportions, it took the custom world by storm, winning countless awards and redefining the custom car movement&rsquo;s direction. Every design element challenges the viewer, representing nothing short of a milestone custom. <br />Fenical began with the headlights, grille and front fenders from a 1937 Studebaker, but after carving up those components and then adding countless freshly fabricated details, the result leaves virtually none of the long-gone South Bend, Indiana marque&rsquo;s heritage. Instead, this remarkable effort takes customizing into a realm previously reserved only for concept cars.<br /><br /><br />Development of the &ldquo;Extremeliner&rdquo; began in 1994. The process took five years to complete. POSIES says he was influenced by Andre Dubonnet&rsquo;s streamlined &ldquo;Xenia&rdquo; coupe of 1937, which was built in France on a Hispano-Suiza chassis. However, there are many Art Deco influences at play here as well, from cars as diverse as the Cord 810/812 and the Lincoln-Zephyr, as well as the Figoni et Falaschi-bodied Delages and Delahayes of the late 1930s. That said, this car is completely unique, exemplifying POSIES&rsquo; inimitable style.<br />Thom Taylor, hot rodding&rsquo;s premier artist, produced a series of detailed sketches that helped POSIES and his talented crew execute a creation that broke every mold and helped underscore just how sophisticated contemporary customs have become.<br />A one-off tubular steel frame became the Extremeliner&rsquo;s foundation. That curvaceous unibody, with its steel framework and 20-gauge steel panels, was entirely handmade at POSIES, along with the aluminum hood and fender skirts. The exterior panels were initially hand-fashioned of wood to make molds, which were then cast in fiberglass and painstakingly wood grained to simulate the real thing. <br /><br /><br />All the exterior panels were blind-mounted from inside, and then the fasteners were covered with jute and bamboo interior materials. The carpeting is sisal, while the upholstery is tan leather with an ostrich graining. It is exotic, to be sure, but this car is fully usable and strikingly beautiful. Glaspro, of Santa Fe, California, fabricated the window glass. Incredibly, there is not a flat piece of glass, or for that matter a straight line, on the entire car. The editor of Street Rodder magazine, Brian Brennan, called the resulting car &ldquo;a study in radiused curves.&rdquo;<br />Inside, there&rsquo;s a three-bar steering wheel, a custom, multi-slotted and layered center console, VDO instruments, Teas Design seats, Vintage Air, a full-on Alpine/Kicker stereo system, and accoutrements that complement the deco feel. Other deco influences include the grille bars, decorative tri-bar wings on the steering wheel, hubcaps and fender skirts, the long, gracefully tapered skirts themselves and the winged bumpers. Hella lamps in front and custom taillights on winged stands help light the way. Famed Parisian coachbuilders Joseph Figoni and Ovidio Falaschi would recognize the intent of this custom, and we think they would approve. <br /><br /><br />The running gear is totally state-of-the-art; the power plant is a &rsquo;94 Corvette 350-cu. in. LT-1 V8 with Edelbrock valve covers and an Edelbrock/BBK 58-mm throttle body and Corvette catalytic converters, fitted with a Deltrans 700-R4 automatic transmission. The independent front suspension features coil-over shocks and 11-inch disc brakes, while a Currie-modified Ford nine-inch rear end mounts drum brakes. A Mustang II rack and pinion steering unit provides control, while custom 17-inch front and 16-inch rear wheels mount BF Goodrich Comp T/A radial tires. The slanted radiator is a custom Walker unit. A fiberglass, designer engine cover is visible when the multi-layered hood is raised. <br />The dramatic PPG paint finish, called &ldquo;Luminescence Gold Razzleberry,&rdquo; was a first when it was applied to the Extremeliner. The unusual shade complements this car&rsquo;s marriage of light and dark wood graining, and its light-induced changeability lends a sense of movement to this car, even when it is at rest. The Extremeliner&rsquo;s exaggerated yet perfectly defined shape epitomizes the essence and timelessness of Art Deco design. <br /><br /><br />Although it started with a familiar silhouette, that of a long-roofed two-door station wagon, the visual presence of the finished Extremeliner has been stretched and curved into an artistic exaggeration of the wood-bodied genre. The extreme windshield rake, the sweep of the flowing fenders and door panels, the tapered lights and the repetitive horizontal wing theme work to intrigue the onlooker, then please the eye repeatedly as the viewer discovers more exquisite details. <br />Extensively featured in virtually every rodding magazine and lauded and celebrated at the top custom car shows, the Extremeliner truly represents the high-water mark of the custom car scene during the 1990s. Its provenance and collectability today are unquestioned. Without doubt, Ken &ldquo;POSIES&rdquo; Fenical is one of the acknowledged masters of contemporary custom-car design and execution. The fortunate buyer of the Extremeliner will own a one-of-a-kind, award-winning car and one of POSIES&rsquo; finest creations.<br /><br /><br /><span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span>&nbsp;&nbsp;</span></span></span></span></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 21:10:06 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11279674606-1937StudebakerExtremeliner_01.jpg" length="4957" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[2003 Bugnotti by Deco Rides... ]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><strong>2003 Bugnotti by Deco Rides...</strong></p>
<p>Estimate :&nbsp;$125,000 - $175,000 US</p>
<p>350 hp, 346 cu. in. Chevrolet LS1 V8 engine, fuel injection, four-speed automatic transmission, independent front suspension with coil over shocks, live 9-inch Ford rear axle with coil over shocks, four-wheel hydraulic disc brakes. <br /><br />- Chip Foose-designed one-off custom<br />- Evokes Figoni et Falaschi&rsquo;s 1930s French style<br />- 350 hp Chevrolet Corvette LS1 fuel-injected V8 engine <br />- Adjustable airbag suspension added<br />- John d&rsquo;Agastino-designed black convertible top<br /><br />The aerodynamic &ldquo;Goutte d&rsquo;Eau,&rdquo; or teardrop designs, of Parisian coachbuilders Figoni et Falaschi in the 1930s remain perhaps the high-point of automobile design, with their combinations of fluid forms and function. Their swooping bodies were fitted to Talbot-Lago, Delage, Delahaye, Bugatti, Peugeot and Bentley marques; they are instantly recognizable, command premium prices at auction and are an essential element in any meaningful collection. They&rsquo;re also intimidating from a design standpoint and have rarely been imitated. <br /><br />It&rsquo;s probably a daunting prospect for any designer to attempt, since the originals are so well-known that any deviation from accepted practice would be considered a glaring error &ndash; yet what great artist would want to unthinkingly copy another?<br /><br />That was likely the challenge facing designer Chip Foose, Boyd Coddington&rsquo;s one-time apprentice, a graduate of the Pasadena Art Center for Design and currently host of the television show Overhaulin&rsquo; &ndash; which turns enthusiasts&rsquo; stalled projects into vibrant reality.<br /><br />Foose penned this roadster for Terry Cook of Deco Rides of Long Valley, New Jersey. Deco Rides builds cars that evoke the classic designs of the 1930s and are constructed with the same attention to detail and fine materials. Despite its Bugatti-style grille, this car is not a Bugatti, hence the name. What it is, however, is an extreme vision of a custom car, following design parameters established almost 80 years ago by Figoni et Falaschi, Pourtout, Franay, Saoutchik and others.<br /><br />Giuseppe Figoni was born in Pizcenza, Italy in 1894, but his family emigrated to Paris, and he was apprenticed to Carosserie l&rsquo;Automobilie in Boulogne-sur-Seine. Designing disappearing tops and sunroofs in the 1930s, Figoni came to the attention of Anthony Lago, who was reviving the fortunes of Talbot and sent work his way. <br /><br />In 1935, Figoni met fellow Italian businessman Ovidio Falaschi, and their partnership of Figoni &amp; Falaschi brought high fashion to the automobile business. Indeed, one-time Folies Bergeres dancer Stella Mudge, who became the second wife of Maharaja Paramjit Singh, had her Talbot-Lago teardrop coupe painted and reupholstered several times to match her clothes.<br /><br />Mudge&rsquo;s car is significant because it&rsquo;s believed to be the only one of the 14 teardrop Talbot-Lago coupes to have the front wheels covered, and this is one of the styling cues Chip Foose embraced in this roadster. The crocodile skin interior is also period correct.<br /><br />The composite body was built by Brown&rsquo;s Metal Mods in Indianapolis, Indiana, assembled by Ramsay Mosher at Ram&rsquo;s Rod Shop in Dover, Delaware and finished by Brian Butler of East Coast Restorations in Greenwood, Delaware. Steve Pierce of One-Off Technologies in Gilford, New Hampshire created the interior, with its mix of crocodile skin and burgundy leather. The Bugatti-style grille is made of brass, and the louvers open when the engine is started. All the stainless steel trim of the car is painstakingly hand-formed, as were the &ldquo;organ pipe&rdquo; exhausts.<br /><br />Since January 2009, the car has formed part of a highly respected collection. The owner ordered some changes to make it more tractable. The 350-horsepower Corvette LS1 V8 engine and 4-speed automatic transmission were more than up to the task of propelling the car at a suitable speed, but the owner was concerned about ground clearance. So he installed a computerized airbag suspension, which can raise the car several inches to ease its passage in and out of driveways and over speed bumps. He also had customizer John D&rsquo;Agostino create a removable canvas soft top to protect the car&rsquo;s occupants (and the crocodile upholstery) from inclement weather.<br /><br />As Oscar Wilde said: &ldquo;The only thing worse than being talked about is NOT being talked about.&rdquo; There are no worries on that score, where this car is concerned.<br /><br /><a href="http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&amp;id=689&amp;cat=auto">www.GatsbyOnline.com</a>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.CollectionCar.com">www.CollectionCar.com</a></p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 20:19:14 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11279671554-2003Bugnotti_01.jpg" length="7897" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[1934 Packard "Myth" Custom Boattail Coupe... ]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800000; font-size: x-large;">1934 Packard "Myth" Custom Boattail Coupe...</span></strong><br /><span style="font-size: small;">Estimate : $ 400,000 - $ 600,000 US<br />500 cu. in. modified Packard V12 engine with three Weber two-barrel carburetors, GM 4L60E four-speed automatic transmission, custom-fabricated chassis, dropped tubular front axle, 9-inch Ford rear end with four-link rear suspension, and four-wheel hydraulic disc brakes. Wheelbase: 122"<br />- All-steel bodywork in LeBaron-style Boattail Coupe <br />- An epic build under multiple Pebble Beach winner Fran Roxas<br />- Design by noted classic era designer Strother MacMinn <br />- 500 cu. in. Packard V12 power, GM four-speed automatic<br />- Subject of August 2010 Collectible Automobile feature <br /><br />An incredible blend of the finest elements of the custom-coachbuilding and hot-rodding traditions in one stunning package called &ldquo;Myth,&rdquo; the car offered here represents a truly unique &ldquo;what if&rdquo; scenario and emphatically answers the question. Some years ago, Fran Roxas, the legendary restorer and expert coachbuilder, noted that while the LeBaron-bodied cars represented the ultimate expression of the &ldquo;Senior&rdquo; Packards of the Classic Era, particularly the boattail speedsters, phaetons and coupes, a boattail coupe was never offered. Captivated by the seductive vision of a LeBaron-style Packard boattail coupe many years later, Roxas began quietly planning the epic project that brought &ldquo;Myth&rdquo; to its beautifully sculpted reality.<br /><br />In 1996, Roxas engaged Strother MacMinn to create a series of line drawings for the car. MacMinn, a former head of the transportation department at the Art Center College of Design, was uniquely qualified for this assignment. Beginning his automotive career under Franklin Hershey at the Buick studio of GM&rsquo;s Art &amp; Colour Section in 1936, MacMinn quickly gained fame for his role in GM&rsquo;s trendsetting Opel Kapitan program during 1938, which remains an advanced and unqualified automotive design benchmark today. Due to Roxas&rsquo; workload at his Pebble Beach-winning Vintage Motor Group, the drawings, along with renderings by a student of MacMinn, remained on his desk for a while, but his vision would not be denied for long. Of course, Roxas&rsquo; facility already had a number of suitable parts for the project, including a set of 1950s-vintage Kelsey-Hayes wire wheels, as well as a Packard V12 short-block.<br /><br />California&rsquo;s Scott Knight, a highly respected fabricator and coachbuilder in his own right whom Roxas has often collaborated with since the 1970s, revised MacMinn&rsquo;s drawings and, with his son Dave, began work on the custom chassis and stunning all-steel custom coachwork, completing the job in approximately 18 months. To produce the beautiful bodywork, the Knights utilized groundbreaking computer-based technology, thereby eliminating the need for traditional body bucks. A number of chassis components were fabricated by a shop near Roxas&rsquo; Chicago facility, and among them, the suspension components were traditional Packard-type items, with the exception of a subtly dropped tubular front axle and a set of modern four-wheel disc brakes. <br /><br />For power, the Packard V12 engine, already displacing a mammoth 445 cubic inches from the factory, was punched out to 500 cubic inches in the finest hot-rod tradition. A custom intake manifold was fabricated, mounting three dual-choke Weber carburetors, along with custom-built exhaust headers feeding the spent exhaust gases into four mufflers. In addition, a pair of finned aluminum high-compression cylinder heads was built especially for &ldquo;Myth&rdquo; using an original set of Packard V12 high-compression heads as a pattern. The resulting V12 engine sounds remarkably similar to a Ferrari V12, with a startling exhaust note. It is considerably more powerful than stock and provides an appropriate nod to Enzo Ferrari, who is reported to have long admired the Packard V12 and had used it as a design benchmark for his own legendary V12 engines. <br /><br />The relatively tall Packard V12 engine presented a number of engineering challenges to ensure proper clearance under the low hood. Cleverly, the distributor shaft was shortened to meet this height requirement. Continuing to blend the old with the new, a modern GM 4L60E four-speed automatic overdrive transmission was skillfully mated to the Packard V12, capably handling its strong power output and broad torque curve with a perfect blend of performance, economy and relaxed cruising potential. <br />With its long hood, ultra-low sweeping roofline, teardrop-style fenders, rear fender skirts and boattail rear deck, the coachwork of &ldquo;Myth&rdquo; remains true to the more recent drawings and renderings by Strother MacMinn and his student. However, its flush modern headlights and tiny taillights, which crown the peaks of the front and rear fenders, as well as the customized bumpers and Packard grille shell, provide a glimpse of what a Senior Packard might have looked like today, had the company survived. The low-cut and split windshield, echoing those used by LeBaron in the 1930s, was custom-built for use on &ldquo;Myth&rdquo; and features a neat, Art Deco-inspired spear motif at the center. The stunning exterior finish, comprising 2008 Lexus Tiger Eye Mica and 2005 Bentley Orange Flake Metallic, also provides an appropriate dash of sporting Classic Era-inspired flair. <br /><br />Inside the snug passenger compartment, &ldquo;Myth&rdquo; is built and trimmed in a manner akin to a blend of 1930s-vintage closed Bugattis, 1950s GT cars and modern-day ultra-luxury sports cars, with a few Packard components included for good measure. The actual 1934-vintage Packard dash panel has been slightly modified and contains a jewel-like dash insert with a full complement of Stewart-Warner gauges. A leather-wrapped, 15-inch banjo-style Packard steering wheel and a console-mounted floor shifter greet the driver. Leather-covered bucket seats, a vertically mounted AM radio, power windows, a Duesenberg-style chronograph and a set of custom-fitted luggage round out the purposeful yet elegant interior.<br />Blessed with drivability and performance capabilities belying its regal proportions and Classic Era design origins, &ldquo;Myth&rdquo; stands just 49.5 inches high, weighs a svelte 3,500 pounds and has near-perfect weight distribution. It comes complete with a leather-bound book documenting the four-year build process that was recently completed. A thoroughly integrated and triumphant automotive statement, &ldquo;Myth&rdquo; has become reality, and indeed, it continues to be a wonderful testament to its inspired creators.<br /></span><br /><br /><span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a> </span><span style="color: #810081;">&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span></span></span></span></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 18:29:08 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11279664948-1934PackardMyth_01.jpg" length="7065" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[1949 Delahaye 175 S Roadster...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;"><strong>1949 Delahaye 175 S Roadster... </strong></span></p>
<p><span style="font-size: small;">Estimate : $ 4,000,000 - $ 6,000,000 US<br />165 bhp, 4,455 cc naturally aspirated overhead valve inline six cylinder engine, four-speed electro-mechanically actuated Cotal Preselector gearbox, Dubonnet coil spring front suspension, De Dion rear axle with semi-elliptic springs, and four-wheel hydraulic finned alloy drum brakes. Wheelbase: 116"<br />- Believed to have been the 1949 Paris and 1950 New York Show Car<br />- One of only 51 of this chassis originally built<br />- Now re-united with its original engine (see text)<br />- Amelia Island and Pebble Beach award-winner<br /><br />Emile Delahaye, a brilliant industrial engineer in France, built his first motor car in 1895 which was subsequently placed on display at the Paris Auto Salon. Production was on a small scale, but the cars bearing his name were soon appearing at racing events and proved both reliable and competitive. In 1901 poor health resulted in the sale of the company, which also resulted in a move to a new factory in Paris. Continually expanding, Delahaye established itself as a builder of reliable and robust trucks, fine automobiles, industrial engines and special service vehicles. <br />Following a relatively lackluster period from the late 1920s through the early 1930s, Delahaye saw a revival of its fortunes beginning around 1933 and continuing until the outbreak of war. Based on a new series of four- and six-cylinder cars, the new models were headed by a sporting machine designated the 135. It featured independent front suspension and a higher output engine than the normal six-cylinder car. One of these new models was sent to Montlh&eacute;ry where it set a ream of new records, including seven new world records, and maintained an average speed of 110 mph.<br />Racing successes followed as well, including the Alpine Cup and several Grands Prix events. For 1936, a new triple-carbureted engine produced 160 bhp, and it was this car that swept second through fifth places at that year&rsquo;s French Grand Prix, losing first to a Bugatti.<br />A Delahaye won the prestigious Monte Carlo Rally in both 1937 and 1939. The 135 was the basis of Delahaye racing cars that followed, which culminated with a victory at Le Mans in 1938. <br /><br />At the same time, Delahayes were winning top awards at concours d&rsquo;elegance with striking Art Deco coachwork from Europe&rsquo;s most renowned craftsmen at Figoni et Falaschi, Chapron, Saoutchik, Franay, de Letourner et Marchand and other notable firms.<br />Prewar development continued with the design and introduction of a new V12 racing engine, followed by the Type 165, a street car based on a refined version of the racing car. Unfortunately, the clouds of war were gathering, and development of passenger cars came to a halt.<br />After the war, Delahaye introduced a brand-new design, the 175, a four-and-a-half liter six-cylinder design based on a new block with a seven-bearing crank. Output ranged from 140 bhp to 185 bhp for the sport models. It was Delahaye&rsquo;s first left-drive chassis and was planned to compete with the Lago Record. The chassis was also state-of-the-art, featuring a Dubonnet front suspension and a De Dion rear axle with drive-shafts passing through the side rails of the frames. The brakes were hydraulic, with twin master cylinders and finned alloy drums. The gearbox was an electromechanically actuated unit by Cotal. <br />A longer wheelbase 180 model was offered, and although the more popular of the two Delahayes offered, it found few buyers in Europe that could afford such extravagance at this time. Production ceased in 1951 after just 150 units &ndash; a mere 51 were of the 175 S version. <br /><br />The renowned coachbuilding firm of Saoutchik was formed in 1906 in a Parisian suburb known as Neuilly-sur-Seine by Jacques Saoutchik, a Ukrainian-born cabinetmaker. The quality of his work was exceptional, and his coachwork was respected for its workmanship and the quality of its fittings and finishes.<br />However, it is not for this quality of work that he is remembered today but rather for the art and style of his designs. Where permitted by the client, his lines were daring, embellished with as much trim as possible and creating an outrageous visual effect that emphasized the lines of the coachwork. His unique ideas were the product of his fertile mind. Never accused of copying others, it was soon his competition that sought to emulate him. <br />Just as a lion&rsquo;s natural habitat is the African Savannah, Saoutchik saw his hunting grounds as the concours d&rsquo;elegance events of the time. Patronized by the wealthiest of Parisians, these events followed the annual social &ldquo;season,&rdquo; from the banks of the Seine in Paris to the south of France, the Bordeaux regions and back again. <br /><br />Although the postwar period saw a dramatic decline in the demand for such exuberant coachwork, it was in many ways the high point of his work; for proof of this one need look no further than s/n 815023. Constructed on the magnificent 175 S chassis, the car&rsquo;s svelte coachwork managed to minimize its bulk, with the result that the car looked slim and elegant while providing grand touring comfort.<br />The astonishing cost of such truly bespoke coachwork finally sounded the death knell for the art form. Although Jacques Saoutchik passed the torch to his son Pierre in 1952, the great firm finally closed its doors in 1955.<br />Of the Delahayes constructed after the war, this majestic roadster was probably the most extravagant. Built for the re-emerging concours circuit, Saoutchik was responsible for its extreme body which borrowed styling cues from many earlier cars &ndash; Saoutchik&rsquo;s and others.<br />Using the French curves of the thirties combined with more modern baroque ornamentation, Saoutchik conveys a sense of drama and movement with this design. With four completely enclosed wheels, the car is best seen in profile where its beautiful lines can be clearly seen. On the contrary, the car&rsquo;s fa&ccedil;ade is brighter and more elaborate.<br /><br />Provenance: s/n 815023<br />One of the socialites who frequented the French Riviera in the early postwar era was an English movie star named Diana Dors. She was considered one of the blond bombshells of the period (along with the American &ldquo;three Ms&rdquo; &ndash; Jayne Mansfield, Mamie Van Doren and Marilyn Monroe). Her looks were most similar to Marilyn Monroe&rsquo;s, and she played similar parts. <br />Her acting skills were well respected, although her looks seemed to relegate her to parts that played upon her other attributes &ndash; the quintessential comedic &ldquo;dumb blonde.&rdquo; Financially, she did extremely well, ordering this lovely Delahaye when she was just 17 years old, and at age 20, she became the youngest registered owner of a Rolls-Royce in the UK.<br />According to critics, her best work came in 1956 when she played a murderess in Yield to the Night. She was a regular in horror films as well, including The Amazing Mr. Blunden, The Unholy Wife, and The Sorcerer&rsquo;s Apprentice. Incidentally, a likeness of her appears on the cover of the Beatles' Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band album.<br />According to Dors, before she died, she had managed to hide away more than &pound;2 million in various banks. Eighteen months before her death, after her diagnosis with ovarian cancer, she gave her son Mark Dawson a sheet of paper, which she told him was a code that would reveal the whereabouts of the money. At the same time, she told her son that her widower, Alan Lake, had the key that would crack the code. Sadly, Lake committed suicide only five months after Dors died, leaving Mark Dawson a code that was now evidently unsolvable. <br /><br />Many doubted the story, and the code sheet certainly didn&rsquo;t appear to be anything out of the ordinary. Her son persevered and hired an expert who recognized the encryption as a form of the Vigenere cipher, which would require a ten character decryption key. Ultimately, the encryption experts were able to work out the key &ldquo;DMARYFLUCK,&rdquo; which stood for Diana Mary Fluck, Diana&rsquo;s real name. They were then able to use the decryption key to decode the entire message. While it was clearly linked to bank statements found in Lake&rsquo;s papers, no money was ever found, and to this day her encrypted fortune remains the object of many amateur cryptographers.<br />Presumably during Ms. Dors&rsquo; ownership, this remarkable Delahaye won top honors at the Grand Castle du Bois de Boulogne in Paris, the Monte Carlo Concours and Coup de l'Automobile in San Remo. <br />By the seventies, the roadster had made its way to Colorado where its owner decided that maintenance issues resulting from the race-spec engine and Dubonnet suspension had become a problem. As a result, he decided to remove the components and fit a front-wheel drive engine and drivetrain from an Oldsmobile Toronado. For nearly thirty years, the original engine and car would remain separated. <br /><br />The&nbsp;actual owner&nbsp;recognized the significance of the car&rsquo;s original configuration and decided to commission Fran Roxas, a leading restorer, to undertake a comprehensive restoration beginning in the early 2000s. While the original suspension had been previously installed, a replacement motor was located and restored and reinstalled to perfection. The painstaking care taken during the restoration and the determination to get all the details exactly correct resulted in a process that consumed many years. Upon completion of the work in 2007, this seminal example of Saoutchik&rsquo;s work was restored to its original glory. It seems fitting that the car&rsquo;s first debut was at one of the world&rsquo;s leading concours d&rsquo;elegance events, and its return to glory was similarly prestigious &ndash; at the 2007 Pebble Beach Concours d&rsquo;Elegance. Just a few months later, the car, and its magnificent restoration, were honored again, winning People&rsquo;s Choice at the prestigious Amelia Island Concours d&rsquo; Elegance.<br />In spite of the completion of the restoration, the owner never forgot the issue of the non-matching engine. With only 51 cars built, it seemed likely that the original engine would someday turn up &ndash; and sure enough, it did. Several months prior to its sale at this auction, the vendor followed a lead and successfully located the original engine and acquired it in order to reunite it with the car. While neither rebuilt nor reinstalled, the engine is fairly complete and does accompany the sale.<br /><br />As is the case with most landmark examples of the coachbuilder&rsquo;s art, much of this Delahaye's beauty is evident in the details, such as chrome accents that highlight the curves, the embedded turn signals or the small strips which flank the sides, adding grace, length and a sense of speed while cleverly hiding the door handles. The graceful fa&ccedil;ade was inspired by the Narvals produced just a year earlier.<br />The astonishing interior is remarkably contemporary, incorporating a stylized eagle&rsquo;s head on each door panel and bracketing an expansive dash panel that seems aircraft inspired with its rows of knobs and stunning transparent Lucite steering wheel. <br />With the coachbuilt era long over in the United States, and very little of it remaining in the U.K., France, and Italy, s/n 815023 represents one of the very last examples of its kind &ndash; a true coachbuilt car, designed and built to satisfy one woman&rsquo;s vision. It is a one-of-a-kind example in every respect and can easily lay claim to being the most outstanding, extravagant and beautiful postwar coachbuilt car in existence.<br /><br /><span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br /></span><span style="font-family: Arial; color: #810081;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a>&nbsp;</span><span style="color: #810081;"> &nbsp;</span></span><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;<br /></span><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a></span><span style="font-family: Arial; color: #800080;"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> </span>&nbsp;&nbsp;</span><span style="color: #000000;">&nbsp;</span><span style="color: #800080;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="color: #000000; font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br /></span><span style="color: #800080; font-size: small;"><span style="color: #810081;"><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></span> </span></span></span></span></span></p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 17:41:55 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11279662114-Delahaye_01.jpg" length="5086" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[1937 Mercedes 540 K Roadster... ]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">1937 Mercedes 540 K Roadster...</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;<br /></span>La Mercedes 540 K Roadster&nbsp;est un aboutissement. <br />Elle arrive comme le dernier chapitre d'un livre que l'on va d&eacute;finitivement refer&shy;mer..., le livre de l'&acirc;ge d'or de l'auto&shy;mobile, l'&acirc;ge des grandes classiques. <br />Pourtant, par-del&agrave; son impressionnante beaut&eacute;, la 540 K porte en elle le signe avant-coureur d'une d&eacute;cadence. <br /></strong><br /><br />Descendante des S, SS. et SSK, la 540 K n'a plus leur puret&eacute; sauvage, elle c&egrave;de &agrave; un compromis, donc &agrave;.une compro&shy;mission, en devenant moins brutale et plus civilis&eacute;e.</p>
<p>La 540 K est l'extrapolation directe de la 500 K pr&eacute;sent&eacute;e pour la premi&egrave;re fois au Salon de Berlin&nbsp;en&nbsp;mars 1934. <br />Techniquement. la 500 K est une voilure moderne avec ses quatre roues ind&eacute;pendantes et son imposant moteur huit cylindres en ligne. <br />Cette technique &eacute;mane en fait de la 380, apparue juste un an plus t&ocirc;t. <br />Esth&eacute;tiquement, c'est un chef-d '&oelig;uvre de puret&eacute;, d'&eacute;quilibre et de puissance. tout au moins dans sa version Roadster. <br />Car, h&eacute;las!, le catalogue comprend bien d'autres carrosseries qui sont loin d'&ecirc;tre toutes aussi heureuses.</p>
<p>L'auteur de la Mercedes 500 K s'appelle Hans Nibel. <br />Ce brillant ing&eacute;nieur avait &eacute;t&eacute; en 1922 l'instigateur de la c&eacute;l&egrave;bre Benz RH, la toute premi&egrave;re monoplace de Grand-Prix &agrave; moteur central. <br />Apr&egrave;s le passage du professeur Ferdinand Porsche &agrave; Unrert&uuml;rckhelm, Nibel a pris la direction technique de la Daimler Benz. <br />Il r&eacute;alisa donc pendant la m&ecirc;me ann&eacute;e 1934, la 500 K pour la production de s&eacute;rie et la mo&shy;noplace W 25 pour les Grands-Prix.<br />C'est &agrave; la fin de 1934, le 25 novembre, qu'il devait s'&eacute;teindre.</p>
<p>En 1937, la 500 K s'&eacute;toffa et elle devint 540 K. <br />La cylindr&eacute;e de 5 litres fut port&eacute;e &agrave; 5.4 litres permettant &agrave; la puissance de grimper de 160&nbsp;&agrave; 180 chevaux (avec le compresseur enclench&eacute;). <br />Il fallut attendre la fin de la carri&egrave;re de la 540 K pour voir appara&icirc;tre les modifications les plus sensibles. <br />Elle re&ccedil;ut une bo&icirc;te cinq vitesses en 1939, mais malheureusement, en m&ecirc;me temps, les carrosseries perdirent de leur finesse.</p>
<p>Jugement s&eacute;v&egrave;re certes, mais il traduit une nostalgie sur l'&eacute;volution des automobiles de sport. <br />Ce qu'&eacute;tait devenue la 540&nbsp;K par rapport&nbsp;&agrave; la SSK est comparable &agrave; ce qu'est la Mercedes SL d'aujourd'hui par rapport &agrave; une 300 SL de 1954. <br />Ces mod&egrave;les, la&nbsp;SL comme la 540 K, marquent sur leurs a&icirc;n&eacute;es des progr&egrave;s d&eacute;ter&shy;minants sur le plan technologique, dans leur construction, comme dans le domaine pratique et dans leur confort. <br />Mais cette mutation s'effectue souvent au d&eacute;triment du caract&egrave;re sportif, et du caract&egrave;re tout court !<br /><br />D'un c&ocirc;t&eacute;, des lignes vieillissantes et lourdes qui pr&eacute;figurent l'esth&eacute;tique des ann&eacute;es 40, de l'autre c&ocirc;t&eacute;,</p>
<p>une m&eacute;canique tr&egrave;s &eacute;labor&eacute;e o&ugrave; s'entrem&ecirc;lent compresseur, quatre roues ind&eacute;pendantes, freins hydrauliques et bo&icirc;te 5 vitesses.</p>
<p>Douce et civilis&eacute;e, confortable et &eacute;l&eacute;gante. <br />Ces qualificatifs n'&eacute;taient en fait que des reproches. <br />Une mani&egrave;re discr&egrave;te et cruelle de dire que la 540 K n'avait rien de la vitalit&eacute; des Mercedes SS auxquelles elle succ&eacute;dait. <br />Lorsqu'elle apparut en 1936, apr&egrave;s la 500 K, les fanatiques de la marque, encore tout endo&shy;loris par la brutalit&eacute; des SS, cri&egrave;rent &agrave; la d&eacute;ca&shy;dence. <br />Honte et scandale &agrave; cette 540 K moins rac&eacute;e, moins puissante, moins sportive, moins guerri&egrave;re, moins virile. <br /><br />Avec son huit cylindres en ligne de 180 chevaux (ne riez pas, aucune comparaison n'est &agrave; faire avec une nouvelle SL), la 540 K faisait figure de voiturette. <br />Termes mesur&eacute;s, bien s&ucirc;r, mais sans aucune &eacute;quivoque.</p>
<p>Au-del&agrave; de l'amertume d'une poign&eacute;e de nostalgiques un peu d&eacute;biles, la 540 K resplendissait. <br />Le catalogue de 1936 disait qu'elle repr&eacute;sentait :<em> "le concept international de la beaut&eacute; et de la vitesse".</em> <br />Certes, c'&eacute;tait pousser le bouchon un peu loin, mais plus r&eacute;aliste que les remarques acerbes des anciens pleurant sur un pass&eacute; commercialement inacceptable.</p>
<p>Bien qu'il soit difficile de parler d'exemple esth&eacute;tique puisque le mod&egrave;le essay&eacute; (1939) avait d&eacute;j&agrave; perdu la finesse et l'&eacute;l&eacute;gance supr&ecirc;mes des premiers mod&egrave;les, la beaut&eacute; <em>"classique"</em> de la 540 K est le r&eacute;sultat d'une manipulation raisonnable des courbes et des droites. <br />La r&eacute;ussite repose sur des proportions exemplaires refusant toutes consid&eacute;rations fonctionnelles.</p>
<p>Libre cours &agrave; l'imagination esth&eacute;tique. <br />Seul reproche : suivant la mode des ann&eacute;es 35-40, les galbes s'alourdissent, les ailes deviennent plus enveloppantes ; sorte de pr&eacute;lude aux car&shy;rosseries toutes rondes de l'apr&egrave;s-guerre.</p>
<p>Si l'on parle de bielles et d'acier, de ressorts et de bagues en bronze, il faut l'avouer, la m&eacute;canique poss&egrave;de la carrure d'un camion. <br />Le but recherch&eacute; &eacute;tant la robustesse, non les dixi&egrave;mes de seconde. <br />On ne s'&eacute;tonne donc pas de d&eacute;couvrir un ch&acirc;ssis r&eacute;ellement imposant, des longerons gabarit maxi et des boulons gros calibre. <br />Con&ccedil;u dans cet esprit, le moteur n'&eacute;tonne pas : cylindr&eacute;e moyenne de 5401cc, arbre &agrave; cames lat&eacute;ral mais compresseur Roots : 115 chevaux &agrave; 3500 tr/mn sans compresseur, 180 chevaux avec compresseur.</p>
<p>Une bo&icirc;te &agrave; cinq rapports synchronis&eacute;s assiste cette puissance douce et discr&egrave;te, digne des grandes renomm&eacute;es. <br />Le rapport final &eacute;tant de 2,8 : 1 au lieu de 3,1 : 1 sur la bo&icirc;te quatre vitesses. <br />A l'arri&egrave;re, on trouve le c&eacute;l&egrave;bre pont Mercedes &agrave; essieu bris&eacute; qui fait ses d&eacute;buts sur la 540 K.</p>
<p>Pour l'anecdote :&nbsp;le r&eacute;servoir contient 115 litres,&nbsp;le circuit &eacute;lectrique&nbsp;est en&nbsp;12 volts, les pneus sont des 700 x 15,&nbsp;le carter moteur a une capacit&eacute; de 10 litres et&nbsp;la consommation de la b&ecirc;te est de&nbsp;30 litres aux 100. <br />La 540 K &eacute;tait une voiture s&eacute;rieuse.</p>
<p>En 1939, c'&eacute;tait encore la grande &eacute;poque des cuirs et des boiseries pleines. <br />La 540 K les aime, les utilise avec mesure, le tableau de bord est en noisetier verni et le plancher en moquette, alors que la capote est doubl&eacute;e de drap. <br />On a beau r&eacute;gler les si&egrave;ges sous toutes les latitudes, il n'est gu&egrave;re possible de distinguer &agrave; travers les vitres autre chose que l'&eacute;toile &agrave; trois branches qui tr&ocirc;ne sur le capot : en haut, &agrave; droite et au fond, la visibilit&eacute; est symbolique, le seul rep&egrave;re valable &eacute;tant cette &eacute;toile. <br />Au-del&agrave;, c'est la route vue &agrave; 180 krn/h ; ce sont les bas-c&ocirc;t&eacute;s qui se pr&eacute;sentent &agrave; 45 degr&eacute;s; en baissant un peu les yeux, les cadrans du tableau &agrave; demi cach&eacute;s par une visi&egrave;re. <br />Tant et si bien qu'au&shy; del&agrave; de 160 km/h et de 3500 tr/mn, les deux aiguilles disparaissent. <br />Peut-&ecirc;tre par pudeur car le tachym&egrave;tre monte encore &agrave; 190 km/h, qui&nbsp;correspondant &agrave; 172 chrono, il faut reconna&icirc;tre que le temps est long... et qu'il faut une grande patience et une route parfaitement longue et droite pour arriver &agrave; ce r&eacute;sultat flatteur. <br />A cette vitesse, la moindre imperfection de rev&ecirc;&shy;tement s'infiltre dans les suspensions et se r&eacute;percute dans toute la caisse qui vibre douce&shy;ment, n&eacute;anmoins, la tenue en cap est parfai&shy;tement lin&eacute;aire et les 2.300 kg ne donnent pas l'impression de d&eacute;sirer autre chose que la route. <br /><br /><br />Sans enclencher le compresseur, la voi&shy;ture atteint le 120 sans probl&egrave;me. <br />Apr&egrave;s..., une interminable lanc&eacute;e est n&eacute;cessaire pour tou&shy;cher le 160 compteur; on est alors &agrave; 2500 tr/mn. <br />Si la vitesse de pointe, avec ou sans compres&shy;seur, est difficile &agrave; joindre, c'est parce que la cinqui&egrave;me est surmultipli&eacute;e et &agrave; souhait; trop surmultipli&eacute;e. <br />Sur les autres rapports, le plaisir est plus &eacute;vident.</p>
<p>En respectant les 3.500 tr/mn qui symbolisent le r&eacute;gime de puissance maxi, la premi&egrave;re monte &agrave; 60 krn/h, la seconde &agrave; 85, la troisi&egrave;me &agrave; 120 et la quatri&egrave;me &agrave; 165 km/h ; l'&eacute;tagement est parfait. <br />En acc&eacute;l&eacute;rations pures, le 0 &agrave; 100 km/h est atteint en 18 s 4/5 sans compresseur, et 12 s 4/5 avec..., la diff&eacute;rence correspondant aux 35 % relev&eacute;s entre les puissances maxi de 115 et 180 chevaux. <br />Quant au kilom&egrave;tre d&eacute;part arr&ecirc;t&eacute;, il est boucl&eacute; en 35 s 1/5. <br /><br /><br />En se laissant atten&shy;drir par les chiffres, on est tent&eacute; de rejoindre les inconditionnels des SS qui se plaignaient des performances. <br />En fait, compte tenu de l'&eacute;poque dans laquelle &eacute;voluait la voiture et de sa destin&eacute;e qui n'&eacute;tait pas sp&eacute;cifiquement sportive, la 540 K est un engin redoutable. <br />Il importe tout de m&ecirc;me d'appuyer ferme sur l'acc&eacute;l&eacute;rateur. <br />D'abord, parce qu'il faut une force impressionnante pour enclencher le compresseur, ensuite parce que la 540 K n'est pas un mod&egrave;le de souplesse, la puissance &eacute;tant en bout de compte-tours.</p>
<p>Entra&icirc;n&eacute; par le vilebrequin, le compresseur Roots s'enclenche gr&acirc;ce &agrave; un embrayage mul&shy;tidisque baignant dans l'huile. <br />Lorsqu'il se met en route, un fantastique sifflement du genre sir&egrave;ne am&eacute;ricaine l'accompagne. <br />D&egrave;s lors, &ccedil;a tire aussi fort qu'un four de boulanger.<br />Mais pour maintenir la 540 K dans des &eacute;vo&shy;lutions maximales, le pilote doit d&eacute;velopper une telle force, un tel dynamisme qu'au bout de 200 km effectu&eacute;s &agrave; vive cadence, il n'est pas loin de la saturation musculaire et&nbsp;de la syncope. <br /><br /><br />La direction est une petite merveille de duret&eacute; implacable. <br />Avec 4 tours 1/4 de but&eacute;e &agrave; but&eacute;e, il y a de quoi se roder les muscles. <br />Elle ne revient pas d'elle-m&ecirc;me, mais elle est pr&eacute;cise. <br />La bo&icirc;te n'est gu&egrave;re plus conciliante avec des verrouillages extr&ecirc;mement fermes. <br />Les synchros lents exigent une manipulation d&eacute;li&shy;cate au-del&agrave; de laquelle les rapports passent en craquant; seule la premi&egrave;re n'est pas synchro&shy;nis&eacute;e. <br />En dehors de cela, je me plaindrai d'une grille large et impr&eacute;cise sur laquelle vadrouillent les vitesses, en particulier la cinqui&egrave;me.</p>
<p>Au niveau des pieds, ce n'est pas mieux. <br />A l'exception de la p&eacute;dale d'embrayage qui n'offre pas une r&eacute;sistance insoutenable, les freins et l'acc&eacute;l&eacute;rateur valent leur pesant de vicissitudes. <br /><br />Le syst&egrave;me de freinage &eacute;tant par essence un bijou de nullit&eacute;, on d&eacute;ploie une force d&eacute;mesur&eacute;e, et inutile, la voiture se conten&shy;tant de ralentir. <br />Il n'est pas question de stopper sur-le-champ; les quatre tambours &agrave; comman&shy;des hydrauliques sont inexistants. <br />Il est donc de la plus haute importance d'avoir de grands d&eacute;gagements devant soi pour lancer les 2,3 ton&shy;nes &agrave; des allures folles... et pr&eacute;tendre d&eacute;c&eacute;l&eacute;rer sans ab&icirc;mer l'espace environnant.</p>
<p>Quant &agrave; l'acc&eacute;l&eacute;rateur, il poss&egrave;de deux visages.</p>
<p>Sans engager le compresseur, il joue un r&ocirc;le anodin. <br />Si l'on d&eacute;sire enclencher ce compres&shy;seur, on se heurte &agrave; un mur qu'il faut d&eacute;foncer &agrave; coup de pied magistral, tout en maintenant l'effort sur la jambe droite pour rester acc&eacute;l&eacute;r&eacute; &agrave; fond.</p>
<p>La 540 K donne en fait sa vraie mesure, aux trois quarts de sa puissance sur les routes rec&shy;tilignes. <br />Dans ces conditions, les diff&eacute;rents points durs que j'ai not&eacute;s s'estompent radica&shy;lement et la route devient une douce litanie qui s'&eacute;coule devant le minuscule pare-brise. <br />D'ail&shy;leurs, la tenue de route, malgr&eacute; les quatre roues ind&eacute;pendantes, est bien en dessous de ce qu'on pourrait attendre de la voiture. <br />L'arri&egrave;re, dans le plus pur style sur-vireur, d&eacute;croche dans les virages les plus enfantins, mais se contr&ocirc;le ais&eacute;ment. <br />Cette facilit&eacute; &agrave; glisser de l 'arri&egrave;re-train est assez d&eacute;concertante, car le ph&eacute;nom&egrave;ne se d&eacute;clenche bien avant les pr&eacute;visions les plus pessimistes. <br />Il va sans dire que le 540 K est tout &agrave; fait r&eacute;calcitrante &agrave; la pluie et aux rev&ecirc;&shy;tements glissants.</p>
<p>Le confort g&eacute;n&eacute;ral, le moelleux des si&egrave;ges viennent &agrave; point redonner une pointe de fra&icirc;&shy;cheur &agrave; ce tableau un peu sombre. <br />Il enrobe les d&eacute;fauts dans une ambiance douillette que&nbsp;seules deux&nbsp;personnes peuvent appr&eacute;cier.</p>
<p>Mais, si je devais &ecirc;tre franc, je dirais que le caract&egrave;re agressif et dur de cette Mercedes est un compl&eacute;ment logique &agrave; son &eacute;l&eacute;gance qui ne fait pas moins de 5,25 m&egrave;tres de long.<br />&nbsp;<br /><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span>&nbsp;&nbsp;<br /><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a></p>]]></description>
			 <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 12:58:51 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette19-11279645130-1.jpg" length="7170" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[Essai vérité Bugatti Royale...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><strong>Essai <em>"v&eacute;rit&eacute;"</em> Bugatti Royale...</strong><strong><br />Au sommet de sa gloire, Ettore Bugatti a imagin&eacute; la plus grande, la plus ch&egrave;re mais aussi la plus folle des voitures de luxe, destin&eacute;e aux souverains de l'&eacute;poque : la Royale.</strong></p>
<p>Fort d'une intuition admirable et d'un remarquable g&eacute;nie artistique, Ettore Bugatti avait le don d'insuffler une &acirc;me &agrave; la mati&egrave;re. <br />Esth&egrave;te et inventeur, &eacute;litiste et anti-conformiste, orgueilleux mais jamais arrogant, l'homme&nbsp;&eacute;tait fascinant de contradictions. <br />Rac&eacute;es, performantes, parfois surprenantes ou baroques toutes ses automobiles, reconnues aujourd'hui comme des chef-d'&oelig;uvres, ont &eacute;t&eacute; forg&eacute;es &agrave; son image. <br />Ainsi, capable de cr&eacute;er des voitures d'une intelligence rare, il pouvait dans le m&ecirc;me temps se fourvoyer dans de flamboyantes impasses et oublier toute notion de rentabilit&eacute;. <br />La r&eacute;alisation de la Royale sera le point d'orgue de cette aventure. <br />La plus folle aussi. <br /><br />Ettore Bugatti voulait une voiture extraordinaire capable de surclasser en dimensions, en prix et en luxe tout ce qui existait. <br />Longue de six m&egrave;tres, haute de pr&egrave;s de 2.50 m&egrave;tres, pesant trois tonnes et quatre fois plus ch&egrave;re que la plus ch&egrave;re des Rolls, la Royale pouvait emmener ses passagers &agrave; plus de 160 km/h dans un confort pr&eacute;tendument exceptionnel et un silence qualifi&eacute; de parfait.<br />Ces qualifications sont fausses...<br />Les Bugatti Royale n'&eacute;taient qu'exceptionnelles parce qu'hors-normes dans leur gigantisme, mais elles &eacute;taient lourdes, pataudes, bruyantes, peu performantes...<br />En conduite, elles &eacute;taient d&eacute;sastreuses, inconfortables, avec une tenue de route &eacute;pouvantable..., qui plus est... et quoiqu'&agrave; l'&eacute;poque on ne calculait pas comme actuellement, leur consommation gargantuesque de plus de 150 litres aux 100 km en faisaient des monstres anti-diluviens, d&eacute;j&agrave; au moment de leur cr&eacute;ation.<br />Quasi personne ne peut porter un jugement sur ces voitures car quasi personne n'a pu les conduire...<br />Tout un chacun les voit avec les yeux de l'innocence et le cerveau parasit&eacute; par des ann&eacute;es de lobotomisation...<br />Les 6 Bugatti Royale sont des monuments, certes, mais c'est un mythe mit&eacute; par les r&eacute;alit&eacute;s...<br />Lisez la suite..., si vous l'osez !<br /><br />Voitures de roi qu'aucun roi n'ach&egrave;tera, ruineuses &agrave; construire,&nbsp;les &nbsp;Royale&nbsp;ne seront construites qu'&agrave; six exemplaires dont trois seulement seront vendus &agrave; l'&eacute;poque. <br />Monuments de l'histoire automobile,&nbsp;chacune est aujourd'hui inestimable.<br />Chaque&nbsp;Bugatti Royale est un monument ... <br />Autant par ses dimensions que par son prestige. <br />Les Royale, on les &eacute;voque avec r&eacute;v&eacute;rence, on les visite avec une indicible admiration qui abolit le r&eacute;flexe naturel de la critique, ce respect quasi religieux est fond&eacute; sur la personnalit&eacute; de son cr&eacute;ateur Etttore Bugatti... et sur le destin exceptionnel auquel il avait promis&nbsp;chaque Royale !<br />De l&agrave; sont n&eacute;es une histoire&nbsp;et une mythologie. <br />Mais, toute d&eacute;mystification consomm&eacute;e,&nbsp;elles restent&nbsp;six prototypes dans un projet qui avorta parce qu'il &eacute;tait inadapt&eacute;, techniquement et commercialement, &agrave; la conjoncture historique.<br />Les Bugatti Royale&nbsp;ont creus&eacute; un gouffre financier que la famille Bugatti&nbsp;a du combler en reconvertissant le seul &eacute;l&eacute;ment viable : le moteur. <br /><br />Ainsi, le c&oelig;ur du r&ecirc;ve ambitieux d'Ettre Bugatti, un parall&eacute;l&eacute;pip&egrave;de de 12.760cc, passa sa vie (de 1933 &agrave; 1936) dans les entrailles d'une automo&shy;trice entre la gare Saint-Lazare et Deauville !<br />Juste un mot de l'esth&eacute;tique des Bugatti&nbsp;Royale, pour regretter que&nbsp;chaque ch&acirc;ssis a &eacute;t&eacute; livr&eacute; &agrave; la fantaisie ou au manque de fantaisie des carrossiers et qu'il a &eacute;t&eacute; log&eacute; en cela&nbsp;&agrave; la m&ecirc;me enseigne que ses rivaux de l'&eacute;poque.<br />SI deux ou&nbsp;trois carrosseries&nbsp;se sont harmonis&eacute;es avec une &eacute;l&eacute;&shy;gance souveraine aux proportions d&eacute;lirantes du ch&acirc;ssis, certaines autres ont plut&ocirc;t fait de la Royale un disgracieux joyaux... <br />Qu'importe, les Royale (type 41 dans la nomenclature Bugattj)&nbsp;ont&nbsp;leur l&eacute;gende, leurs &eacute;nigmes et leurs historiens...<br />J'ai tent&eacute; de d&eacute;poussi&eacute;rer archives et m&eacute;moires pour percer le secret des Bugatti Royale.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Royale #1, ch&acirc;ssis 41100 (5 carrosseries).</strong> <br />Le prototype de la Royale apparait vers juin 1926 &eacute;quip&eacute; d'une carrosserie Torp&eacute;do, d'origine am&eacute;ricaine (Packard), sur ce prototype, le ch&acirc;ssis est&nbsp;&agrave; empattement long (4,57 m&egrave;tres) et le moteur &agrave;&nbsp;course longue (14726cc, 125X150 mm).<br />En 1927,ce premier ch&acirc;ssis est re-carross&eacute; dans un style douteux, en Coup&eacute;-Fiacre.<br />En 1928 le Coup&eacute;-Fiacre est modifi&eacute; en Berline-Fiacre..., cette carrosserie sera conserv&eacute;e comme base&nbsp;pour le ch&acirc;ssis 41150, une Berline-Fiacre bis&nbsp;tout aussi discutable. <br />En 1929, le ch&acirc;ssis est confi&eacute; &agrave; Weymann, il&nbsp;en fait un Coach plus moderne&nbsp;qui&nbsp;prom&egrave;ne sa longue silhouette surbaiss&eacute;e dans tous les concours d'&eacute;l&eacute;gance..., mais un beau jour, Ettore Bugatti, en retournant &agrave; Strasbourg, d&eacute;truit le Coach Weymann !&nbsp;<br />Bien qu'il&nbsp;a &eacute;t&eacute;&nbsp;peu apr&egrave;s&nbsp;reconstruit enti&egrave;rement sur&nbsp;un empattement plus court&nbsp;(4,21 m&egrave;tres), le Coach conserve le m&ecirc;me num&eacute;ro (41100)&nbsp;et re&ccedil;oit la superbe carrosserie dessin&eacute;e par Jean Bugatti, le fils d'Ettore, un Coup&eacute; de Ville souvent surnomm&eacute; <em>"Coup&eacute; Napol&eacute;on"</em>. Ce mod&egrave;le reste dans la famille Bugatti jusqu'&agrave; ce que Fritz Schlumpf en fasse l'acquisition en 1963.<br />Il sera par la suite <em>"vol&eacute;"</em> par l'&Eacute;tat Fran&ccedil;ais, dans l'incorporation <em>"forc&eacute;e"</em> de la collection Schlumpf,&nbsp;dans ce qu'on nomme maintenant : <em>"Le Mus&eacute;e (La cit&eacute; de l'automobile) de Mulhouse"</em><br />Sur ce coup&eacute;, le moteur a &eacute;t&eacute; ramen&eacute; &agrave; 12763cc (125 X 130 mm), c'est-&agrave;-dire &agrave; ses dimensions de <em>"s&eacute;rie"</em> !<br /><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Royale #2, ch&acirc;ssis 41111 (2 carrosseries).<br /></strong>Cette voiture est livr&eacute;e en avril 1932 &agrave; Armand Esders &eacute;quip&eacute;e d'une carrosserie qui fait d'elle la plus belle des Royale, il&nbsp;s'agit d'un cabriolet deux places dessin&eacute; par Jean Bugatti et d&eacute;muni de phares..., parce que son propri&eacute;taire ne vou&shy;lait pas rouler la nuit. Plus tard, le ch&acirc;ssis est dot&eacute; d'une carrosserie Binder beaucoup moins int&eacute;ressante, un coup&eacute; de ville inspir&eacute; du coup&eacute; Napol&eacute;on, mais moins bien proportionn&eacute;. Apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute;e entre les mains de Jack Lemon Burton (Londres), Carl Montgomery, Dudly Wilson (Floride 1954), Miles Lane (Atlanta 1961), John Griffin (Alabama 1964), la voiture &eacute;choue au mus&eacute;e Harrah de Reno (Nevada). <br />Le coup&eacute; Binder, appartient d&eacute;sormais &agrave; Volkswagen qui l'a acquit pour justifier <em>"moralement"</em> la soi-disante <em>"renaissance"</em> de Bugatti... et tr&ocirc;ne&nbsp;au ch&acirc;teau Bugatti de Molsheim ou les dirigeants de <em>"la voiture du peuple"</em> ont &eacute;rig&eacute; une usine ultra moderne, la&nbsp;Bugatti Automobiles SAS, qui construit la Bugatti Veyron. Une r&eacute;plique du Roadster Esders a &eacute;t&eacute; assembl&eacute;e par Fritz Schlumpf.<br />Ce v&eacute;hicule a &eacute;t&eacute; termin&eacute; apr&egrave;s son <em>"vol"</em> (voir ci-avant) et est expos&eacute; &agrave; la Cit&eacute; de l'Automobile-Collection Schlumpf &agrave; Mulhouse.<br />Il est &agrave; craindre qu'avec le temps, on laisse croire, ou on fait croire, que c'est une Bugatti&nbsp;<em>"authentique"...<br /></em>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Royale #3, ch&acirc;ssis 41121 (1 carrosserie).</strong><br />Le troisi&egrave;me ch&acirc;s&shy;sis du type 41 est envoy&eacute; &agrave; Munich en mai 1932 &agrave; l'attention du docteur Joseph Fuchs. <br />Il est &eacute;quip&eacute; par Ludwig Weinberger d'une carros&shy;serie d&eacute;capotable. <br />Apr&egrave;s un d&eacute;tour par Shanga&iuml; en 1934, la voiture parvient aux &Eacute;tats-Unis en 1937. <br />Abandonn&eacute;e dans une casse de New-York, elle fut rep&eacute;r&eacute;e puis achet&eacute;e en 1941 par Charles Chayne, vice-pr&eacute;sident de la General Motors.<br />Apr&egrave;s l'avoir fait restaurer, il la c&egrave;de en 1959 au mus&eacute;e Ford de Dearborn, o&ugrave; elle repose toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Royale #4, ch&acirc;ssis 41131 (1 carrosserie).</strong><br />En juin 1933, le capitaine Cuthbert Forster re&ccedil;oit le quatri&egrave;me ch&acirc;ssis Royale qui est habill&eacute; en limousine par Park-Ward. <br />La voiture traverse l'Atlan&shy;tique en 1955 et est acquise par un industriel de l'agro-alimentaire, un certain&nbsp;Mr Shakespeare de l'Illinois, avant de revenir en Alsace chez Fritz Schlumpf en 1963. <br />Tout comme pour la Royale 41111, cette Royale sera par la suite <em>"vol&eacute;e"</em> par l'&Eacute;tat Fran&ccedil;ais, dans l'incorporation <em>"forc&eacute;e"</em> de la collection Schlumpf,&nbsp;dans ce qu'on nomme maintenant : <em>"Le Mus&eacute;e (La cit&eacute; de l'automobile) de Mulhouse"</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Royale #5, ch&acirc;ssis 41141 (1 carrosserie).<br /></strong>La Bugatti Royale Coach Kell&shy;ner,&nbsp;est pr&eacute;sent&eacute;e au salon de Paris en octobre 1931.&nbsp;<br />Elle reste ensuite dans la famille Bugatti qui la dissimule &agrave; Ermenonville pendant la guerre avant que Briggs Cunningham (Californie)&nbsp;en fasse l'acquisi&shy;tion en 1950.En 2001 elle est vendue &agrave; un Espagnol anonyme qui la fait disparaitre dans son <em>"ch&acirc;teau en Espagne"...</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Royale #6, ch&acirc;ssis 41150 (1 carrosserie).</strong><br />Dernier ch&acirc;ssis carross&eacute; qui aurait du &ecirc;tre r&eacute;f&eacute;renc&eacute; 41150..., cette Royale&nbsp;fut &eacute;galement cach&eacute;e &agrave; Ermenonville par la famille Bugatti avant de traverser l'Atlantique. <br />Cette<em> "berline de voyage",</em> plut&ocirc;t disgracieuse, extrapol&eacute;e de la carrosserie<em> "Berline-Fiacre"</em> #41100, fut la propri&eacute;t&eacute; successive de Briggs Cunningham (Californie), Cameron Peck (Chicago), B. Ski&shy;talerie (Maryland), Jack Nettercutt (Los An&shy;geles) et de Bill Harrah dans son gigantes&shy;que mus&eacute;e de Reno.<br />A la dissolution de ce mus&eacute;e, elle fut acquise dans des conditions peu claires par l'ex-pr&eacute;sident du groupe Samsung, le cor&eacute;en Lee Kun-hee, qui l'a mise en exposition dans le mus&eacute;e automobile BlackHawk en Californie.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le bouchon de radiateur de cette voiture aux proportions monumentales a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; par&nbsp;le fr&egrave;re d'Ettore :&nbsp;Rembrandt Bugatti.<br />Tous les carrossiers qui habill&egrave;rent les Bugatti Royale conserv&egrave;rent la traditionnelle calandre dessin&eacute;e par Jean Bugatti, le fils d'Ettore.</p>
<p>La plus belle, la plus longue, la plus fabu&shy;leuse, la plus royale, la plus fastueuse des automobiles... <br />Restez &agrave; l'&eacute;coute, des superlatifs de cet acabit, j'en ai encore plein mon coffre : la plus rare, la plus ch&egrave;re, la plus envi&eacute;e, la plus symbolique, la plus &eacute;l&eacute;gante. <br />Et encore quelques-uns pour la vibration instinctive des amateurs : la plus sophistiqu&eacute;e, la plus &eacute;ternelle, la plus intem&shy;porelle, la plus silencieuse, la plus parfaite. <br />Voil&agrave; tout au moins ce qu'avait imagin&eacute; Ettore Bugatti en avril 1913 ! <br />Joli programme pour un constructeur d'automobiles. <br />Ambitieux, digne d'un m&eacute;galomane de grande envergure, outill&eacute; pour la circonstance de la plus glorieuse parure royale. <br /><br />Ettore Bugatti voulait d&egrave;s cette &eacute;poque construire un monstre roulant qu'il destinerait aux rois, aux empereurs, bref aux personnages qu'il aurait aim&eacute; &ecirc;tre. <br />De ce d&eacute;sir naquit les fameuses Bugatti<em>&nbsp;"Royale".</em> <br />Sept mod&egrave;les furent cons&shy;truits, six sont encore pr&eacute;sents &agrave; l'appel, diss&eacute;&shy;min&eacute;s aux quatre coins du monde. On sait que les fr&egrave;res Schlumpf en ont poss&eacute;d&eacute; deux, qu'elles n'&eacute;taient accessibles qu'&agrave; l'&oelig;il, puis qu'elles ont &eacute;t&eacute; <em>"vol&eacute;es"</em> par l'&Eacute;tat Fran&ccedil;ais, sous Giscard d'Estaing, dans le cadre de l'incroyable et malheureuse affaire Schlumpf, pr&eacute;textant la mise au ch&ocirc;mage des ouvriers de ses usines textiles pour faire main basse sur les biens personnels de la famille Schlumpf, en visant particuli&egrave;rement leur importante et inestimable collection...<br />Un vol honteux, car une seule <em>"Royale"</em> aurait suffit pour &eacute;ponger le passif suppos&eacute; et payer les indemnit&eacute;s..., mais, c'est la totalit&eacute; de la collection qui a ainsi &eacute;t&eacute; nationalis&eacute;e, sauf une cinquantaine d'&eacute;paves <em>"oubli&eacute;es"</em> dans un entrep&ocirc;t. <br /><br />C'est donc avec armes et bagages, chronom&egrave;tres et lunettes de soleil, que je me suis rendu &agrave; Paris pour conduire une de ces voitures qui d&eacute;tiennent &agrave; elles seules plus de pou&shy;voir qu'un million de cachets d'aspirine. <br />J'avais d&eacute;j&agrave; eu l'occasion de conduire une Royale toute une journ&eacute;e en Californie, &agrave; l'&eacute;poque de mes magazines Chromes&amp;Flammes...<br />C'est beau la Californie, c'est essentiellement automobile, mais vue au travers d'un pare-&shy;brise de Royale dessin&eacute; par Kellner <em>"of Paris", </em>cela vaut encore un remerciement sinc&egrave;re aux &eacute;l&eacute;&shy;ments naturels et surnaturels. <br /><br />La premi&egrave;re Bugatti Royale que j'ai eu l'honneur inestimable de conduire appartenait &agrave; Briggs Cunningham, elle fut construite en 1927 et avant de passer aux mains de Briggs, elle se tint tranquille jusqu'en 1950 au sein de la famille Bugatti. <br />Durant cette &eacute;poque, on la sortait dans Ies grandes occa&shy;sions, c'est-&agrave;-dire rarement et c'est pourquoi ce coup&eacute; deux portes affichait un kilo&shy;m&eacute;trage d&eacute;risoire. <br />Anecdote : la voiture fut emmur&eacute;e pendant la Seconde Guerre mondiale pour &eacute;chapper &agrave; l'app&eacute;tit avide des arm&eacute;es allemandes !<br />20 ans plus tard, j'ai eu l'occasion de piloter la <em>"Royale-Napol&eacute;on"</em> lorsqu'elle fut pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Saint-Cloud&nbsp;&agrave; Paris...</p>
<p>Par quoi commencer ? <br />Par la ligne, pardi, clas&shy;sique jusqu'au plus profond de l'ar&ecirc;te du capot,&nbsp;jusqu'au galbe des ailes, jusqu'&agrave; l'harmonie de l'avant et de l'arri&egrave;re. <br />L'ensemble fait monstrueux, pas discret, sinc&egrave;re dans sa beaut&eacute; et r&eacute;elle&shy;ment repr&eacute;sentatif des canons esth&eacute;tiques des ann&eacute;es 25.</p>
<p>A lui seul, le moteur vaut son pesant d'or. <br />Vu &agrave; dix pas, il ressemble, pour reprendre une expression ch&egrave;re &agrave; un bugattiste averti, &agrave; un contrepoids d'ascenseur. <br />En le d&eacute;taillant, cer&shy;tains charmes technologiques, qu'on d&eacute;couvrait &agrave; l'&eacute;poque, pouvaient &ecirc;tre pris au s&eacute;rieux. <br />Il s'agit d'un 8 cylindres en ligne monobloc dont la cylindr&eacute;e annonce somptueusement 12.760cc, ce qui repr&eacute;sente approximativement la cylindr&eacute;e d'une berline <em>"normale"</em> actuelle&nbsp;par cylindre. <br /><br />La premi&egrave;re gourmandise que s'est offert Ettore Bugatti sur ce moteur, ce sont les soupapes; il y en a trois par piston, deux &agrave; l'admission, une &agrave; l'&eacute;chap&shy;pement. <br />La seconde finesse provient de l'allu&shy;mage qui est double, soit 16 bougies. <br />Toujours &agrave; l'int&eacute;rieur de cet &eacute;norme bloc, un arbre &agrave; cames en t&ecirc;te fait de deux pi&egrave;ces. <br />L'alimenta&shy;tion est due &agrave; deux carburateurs Bugatti ali&shy;ment&eacute;s par deux pompes &eacute;lectriques. <br />Tout cela est parfaitement calcul&eacute; et l'on ne peut pas reprocher &agrave; Ettore Bugatti d'avoir fait preuve de pauvret&eacute; technique. <br />Le malheur, c'est qu'on ne conna&icirc;t pas la puissance r&eacute;elle de cette pi&egrave;ce &eacute;tudi&eacute;e &agrave; l'origine pour &eacute;quiper les autorails. <br />Certains avancent 300 chevaux ! <br />Pourquoi pas ? <br /><br />On sait n&eacute;anmoins que la vitesse de rotation est insigni&shy;fiante puisqu'elle ne d&eacute;passe pas les 2000 tr/mn au maxi. <br />Comme de nombreuses pi&egrave;ces mo&shy;teur telles que les pistons, le pont arri&egrave;re sont enti&egrave;rement en aluminium, &eacute;tant donn&eacute; l'&eacute;nor&shy;me couple, le ch&acirc;ssis est &eacute;quip&eacute; d'une bo&icirc;te &agrave; deux vitesses avant auxquelles s'ajoute une surmultipli&eacute;e de type overdrive. <br />Juste pour les <em>"hautes vitesses". </em><br />Le reste de la m&eacute;canique est beaucoup plus conventionnel avec un essieu rigide avant Bugatti, c'est-&agrave;-dire creux et d'une seule pi&egrave;ce. <br />Il est soutenu dans ses efforts par des ressorts semi-elliptiques, tandis que l'axe arri&egrave;re se contente de quart-elliptiques. <br /><br />Les freins sont &agrave; c&acirc;bles. <br />En fait, leur particularit&eacute; vient de ce que les tambours sont int&eacute;gr&eacute;s dans le voile des roues et qu'ils disposent d'un r&eacute;gulateur automatique d'usure. <br />Quant aux roues, elles sont de la taille d'un enfant de six ans, et &eacute;quip&eacute;es de pneus de 980 X 160.</p>
<p>La carrosserie de la Bugatti Royale que j'avais conduit en Californie&nbsp;avait &eacute;t&eacute;&nbsp;l'&oelig;uvre du Fran&ccedil;ais Kellner. <br />C'est un coup&eacute; deux portes enti&egrave;rement en aluminium, et cet ensemble imposant au&shy;pr&egrave;s duquel un &ecirc;tre humain a l'impression d'avoir oubli&eacute; de grandir est en fait remarqua&shy;blement l&eacute;ger : 2,4 tonnes. <br />L'int&eacute;rieur est trait&eacute; avec une sobri&eacute;t&eacute; propre &agrave; d&eacute;courager un &eacute;mir. <br />A l'avant, les si&egrave;ges et les int&eacute;rieurs de portes sont en cuir, &agrave; l'arri&egrave;re, tout est en tissus chamarr&eacute;s... <br /><br />Quant au tableau de bord, il est priv&eacute;, peut-&ecirc;tre par pudeur, de certains ca&shy;drans fondamentaux. <br />Par exemple il n'existe pas de jauge &agrave; essence, pas plus qu'un compteur de vitesses ou un compte-tours; idem pour l'amp&egrave;rem&egrave;tre. <br />Les seuls instruments sont la temp&eacute;rature d'huile, la pression d'huile, la temp&eacute;rature de l'eau, quelques bricoles pour l'avance, l'acc&eacute;l&eacute;rateur &agrave; main, et deux &eacute;tran&shy;ges manettes propres para&icirc;t-il &agrave; Bugatti, ma&shy;nettes qui contr&ocirc;lent le m&eacute;lange air-essence du carburateur. <br />Cela signifie qu'il existe un processus de mise en route &agrave; froid exigeant habilet&eacute; et connaissance.</p>
<p>Juste avant de prendre le volant, j'ai essay&eacute; les places arri&egrave;re. <br />Point de flacons &agrave; l'eau de quel&shy;que chose, pas de poudrier ou de miroir secret, pas de lumi&egrave;re indiscr&egrave;te. En revanche, la place est royale tant pour les jambes qu'on allonge librement que pour le post&eacute;rieur divinement re&ccedil;u dans des coussins largement calcul&eacute;s et profond&eacute;ment confortables.</p>
<p>Si je devais &eacute;noncer un certain nombre de m&eacute;chancet&eacute;s, je commencerais par le volant. <br />Sa taille est telle qu'on pourrait le confondre avec la roue de secours. <br />Cette taille d&eacute;mesur&eacute;e a bien s&ucirc;r une fonction : actionner les roues avant pour un minimum de d&eacute;pense d'&eacute;ner&shy;gie. <br />Le subterfuge est insuffisant et un chauffeur aux grandes qualit&eacute;s physiques est r&eacute;clam&eacute; &agrave; la r&eacute;ception. <br />Par ailleurs, le haut de cet usten&shy;sile arrive juste au milieu du pare-brise, ce qui veut dire que les moins de 1,65 m&egrave;tres sont pri&eacute;s de viser entre le bas du pare-brise et le haut du volant.</p>
<p>A bonne temp&eacute;rature, les&nbsp;12.760cc de cylindr&eacute;e partent tranquillement. <br />Mais, premier d&eacute;sagr&eacute;&shy;ment &eacute;manant de ce corps royal : le silence n'est pas d'or, et il faudrait &ecirc;tre indulgent pour lui d&eacute;cerner une m&eacute;daille argent&eacute;e. <br />Rien &agrave; voir avec un 12 cylindres Hispano&nbsp;ou Rolls de la haute &eacute;poque. <br />Et cela est d'autant plus regret&shy;table que les bruits sont perceptibles de l'int&eacute;&shy;rieur, non de l'ext&eacute;rieur. <br />Pour le quidam qui voit passer cette beaut&eacute; sans un souffle, c'est un grand moment. <br />La premi&egrave;re est tr&egrave;s courte ; en exag&eacute;rant, le r&eacute;gime monte inutile&shy;ment et il faut s'empresser de passer la seconde situ&eacute;e &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la premi&egrave;re et non en face. <br />Cette seconde est en fait le seul programme qui con&shy;vienne &agrave; la Royale. <br />Vu le couple &eacute;tudi&eacute; pour d&eacute;placer un autorail, la premi&egrave;re s'utilise dans des cas rarissimes, la seconde faisant le reste, c'est-&agrave;-dire tout. <br />Elle va de 10 km/h &agrave; 120 en toute qui&eacute;tude. <br />Dans cet &eacute;ventail de vitesses, le moteur dispense sa puissance avec onctuo&shy;sit&eacute;. <br /><br />Gr&acirc;ce au couple, je le r&eacute;p&egrave;te, car les acc&eacute;&shy;l&eacute;rations brutales n'existent pas sur cette voi&shy;ture.</p>
<p>Manifestement, elle ne fut pas con&ccedil;ue pour les d&eacute;cha&icirc;nements, mais pour la douceur. <br />D'ailleurs, on peut tr&egrave;s bien enclencher la surmultipli&eacute;e &agrave; 30 km/h sans qu'on enregistre un quelconque borborygme d'insatisfaction. <br />En revanche, si l'on veut utiliser enti&egrave;re&shy;ment les avantages de cette surmultipli&eacute;e, et aller tr&egrave;s haut dans la gamme des vitesses, il faut d'une part une patience orientale et d'au&shy;tre part le faire sur une route parfaitement goudronn&eacute;e. <br />La moindre imperfection du rev&ecirc;tement, le moindre raccord de pont assaille l'essieu avant, puis l'axe arri&egrave;re et en fin de compte provoque des tressautements fort d&eacute;sagr&eacute;ables. <br />Restent les freins.</p>
<p>On a dit que cette voiture &eacute;tait capable de faire du 200 km/h !<br /><br />Je n'ai pas atteint cette vitesse, du moins je le pense, faute de compteur, mais &eacute;tant donn&eacute; le peu d'empressement que la Royale manifeste &agrave; aller vers les hautes vitesses, l'inconfort qui s'ensuit rapidement et les freins peu enclins &agrave; travailler dur, je dois dire qu'elle n'est pas une b&ecirc;te d'autoroute, loin s'en faut. <br />A vue de nez, sa vitesse intelligente est de 100-120 km/h en surmultipli&eacute;e. <br />L&agrave;, le moteur doit tourner dans les 1200-1400 tr/mn... et c'est suffisant pour l'ensemble de la m&eacute;canique. <br />C'est trop peut-&ecirc;tre pour les sus&shy;pensions tr&egrave;s s&egrave;ches, dont les r&eacute;actions se per&shy;dent malgr&eacute; tout dans la profondeur des si&egrave;ges. <br />En fait, tout est dur sur cette automobile de grande lign&eacute;e. <br />La direction, les freins, les sus&shy;pensions, le passage des vitesses... et si l'on ajoute une puissance m&eacute;diocre, le bilan est lourd. <br /><br /><br />Apparemment, la Royale fut &eacute;tudi&eacute;e pour les coups d'&eacute;clat, mais le r&eacute;sultat a d&eacute;rap&eacute; dans le m&eacute;diocre. <br />Et si l'on devait d&eacute;gager en quelques mots la personnalit&eacute; de cette voiture, il suffit de lui faire prendre quelques virages &agrave; bonne cadence. <br />La Royale ne veut pas tourner, la caisse se penche, la direction durcit, impr&eacute;cise, et on arr&ecirc;te l&agrave;&nbsp;toute tentative, faute de r&eacute;sultats suffisants.</p>
<p>Non, ses qualit&eacute;s m&eacute;caniques ne compensent pas ses d&eacute;fauts. <br />A son actif, il y a malgr&eacute; tout le couple, une p&eacute;dale d'embrayage douce et beau&shy;coup d'espace pour quatre personnes. <br />Cela dit, la Royale est un mythe, un symbole, et les essais les plus s&eacute;v&egrave;res qui soient n'entameront certainement pas l'image glorieuse et sereine qui entourera longtemps encore sa superbe carrosserie...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.GatsbyOnline.com">www.GatsbyOnline.com</a></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.ChromesFlammes.com</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><a href="http://www.gatsbyonline.com/">www.LesAutomobilesExtraordinaires.com</a> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><a href="http://www.collectioncar.com/">www.CollectionCar.com</a></p>
</p>]]></description>
			 <pubDate>Mon, 19 Jul 2010 20:54:54 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette28-11279587292-Bugatti-Royale-25.jpg" length="6012" type="image/jpeg"/>
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		<item>
			 <title><![CDATA[My first Mini Encounter]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>My son Phil called one night to report that he was the high bidder on a 1973 Austin Mini Cooper. Wonderful.</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Where is it?&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;New Zealand.&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Are you crazy?&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;What? I just have to arrange shipping and then pick it up in Boston. No problem.&rdquo;</p>
<p>Three months pass and finally the Mini is assigned to a ship with an unpronounceable name that will take it on a cruise that will almost circle the globe before it arrives in Boston &ndash; in another three months.</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Hello, Dad? The Mini was shipped to Port Elizabeth, New Jersey. Dad? Hello?&rdquo;</p>
<p>Having lived in New Jersey for several years, I knew of the hell hole that is Port Elizabeth. Located off the New Jersey Turnpike near the Meadowlands, it&rsquo;s a sea of exit and entrance ramps, narrow access roads, and speeding tractor trailers as far as the eye can see.</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Phil, have it shipped up to Boston.&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;But that&rsquo;ll cost another $800.00.&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;You&rsquo;re too big to spank. But I will get even.&rdquo;</p>
<p>So I borrow a truck and a trailer, and drag Phil and a friend along with all the paperwork. Since the port closes at 4:00 PM, we leave Holliston at the crack of dawn. We have to stop at the importer&rsquo;s office first for more paperwork. The lady with whom Phil has been dealing, and who promised to have all the paperwork ready for us, called in sick today. After an hour of searching, the papers are found, stamped, and we are out of there.</p>
<p>&nbsp; Sharing the narrow roads to the port with huge semis is not something a novice trailer puller like me dreams of doing. If I ever have to back up, I&rsquo;m done for.</p>
<p>&nbsp; Finally we find the right gate. <em>There it is, right on the other side of the gate. It&rsquo;s cute.</em> Not so fast. One more stop down the street to get the papers stamped by somebody else.</p>
<p>OK. Its only 3:30. Get the papers stamped and back to the gate at 3:50.</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Too late. Come back tomorrow. Union rules.&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;But sir, we&rsquo;ve come all this way and&hellip;&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;<em>OUT.&rdquo;</em></p>
<p>To make a long story longer, I had to drive all the way home again as my friend had to be back. Off at the crack of dawn the next morning. Arrive at noon. The gate is closing! Its lunch time. Union rules. 1:00 pm and we are finally past the Pearly Gates. Wait around for an official port guy to check our papers. Everyone ignores us. So we decide to load up.</p>
<p>Naturally the battery is dead and the tires are half full (more like half empty). Push the damn thing onto the trailer with some help from a few drivers. Strap her down tight. Suddenly an official port guy wants to know what we think we&rsquo;re doing.</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Let&rsquo;s see your papers.&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Why is that car on the trailer? Your papers aren&rsquo;t stamped!&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;But sir, they were stamped by that&hellip;&rdquo;</p>
<p>&nbsp; &ldquo;Go over to that office and wait for me inside&rdquo; After about 15 minutes, the official port guy bounds through the door and announces: &ldquo;Do you believe these guys? They put a car on their trailer without getting their papers stamped!&rdquo;</p>
<p>All conversations stop. Other official port types poke their heads out their offices up and down the hall to see the perpetrators.</p>
<p>&nbsp; After a good tongue lashing, we are advised to get out their collective sites before they decide to make our lives miserable, as is their right under union rules.</p>
<p>&nbsp; Well time as passed since the Mini encounter and I&rsquo;ve learned to love the little thing. I even have 3 of my own. But I had them delivered right to my door. I may be crazy, but I&rsquo;m not stupid.</p>]]></description>
			 <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 15:30:25 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette688-11279308622-1973%20Mini.jpg" length="10529" type="image/jpeg"/>
		</item>
		<item>
			 <title><![CDATA[Duesenberg Exhibition of Speed & Stinson Fly-in at the Auburn Cord Duesenberg Reunion]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>﻿</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">INTERSTATE BATTERIES PRESENTS DUESENBERGS RACING SIDE-BY-SIDE </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">AT AUBURN CORD DUESENBERG REUNION</span><strong></strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Classic Automobile Race Opens Annual Car Collector Festival in Indiana</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>AUBURN, IND. (July 14, 2010) &ndash; The Duesenberg was once the fastest automobile in the world.&nbsp; The early 20<sup>th</sup> century car was also the ultimate American classic in style and performance.&nbsp; On Labor Day weekend this year, Interstate Batteries is providing enthusiasts the opportunity to experience those Duesenberg qualities at the inaugural <strong>Ab Jenkins Memorial Duesenberg Exhibition of Speed &amp; Stinson Fly-in</strong> on Friday, September 3.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; The event is part of opening day activities at the 55<sup>th</sup> Annual Auburn Cord Duesenberg Reunion (<a href="http://www.acdmeets.org/">www.acdmeets.org</a>) in Auburn, Ind.&nbsp; Simply referred to as &ldquo;The Reunion,&rdquo; the weekend event is a national festival attracting collectors dedicated to the restoration and preservation of Auburn, Cord, and Duesenberg automobiles.&nbsp; For the first time ever at The Reunion, Duesenbergs will line up to race!</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; The Ab Jenkins Memorial Duesenberg Exhibition of Speed &amp; Stinson Fly-in presented by Interstate Batteries begins at 2 p.m. on Friday, Sept. 3, on the runway at nearby Kendallville (Ind.) Airport.&nbsp; Prior to the Duesenbergs speeding side-by-side down the runway, a special fly-in of vintage Stinson aircraft is scheduled to kick off the race.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &ldquo;Interstate Batteries is proud to showcase these beautiful Duesenbergs and pay tribute to one of the great pioneers in auto design and racing,&rdquo; <strong>Interstate Batteries Senior Vice President and Chief Marketing Officer Dennis Brown</strong> said.&nbsp; &ldquo;This exhibition of speed and special vintage airplane fly-in will be one of the highlight events of The Reunion, and Interstate Batteries is excited to be a part of this entertaining weekend.&rdquo;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; The namesake of the Ab Jenkins Memorial Duesenberg Exhibition of Speed &amp; Stinson Fly-in, Ab Jenkins, established numerous speed records in a Duesenberg at the famed Bonneville Salt Flats in Utah.&nbsp; In addition, Jenkins worked with brothers Fred and Augie Duesenberg on the design of many of the Duesenberg models.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; The Ab Jenkins Memorial Duesenberg Exhibition of Speed &amp; Stinson Fly-in presented by Interstate Batteries is a national stage for collectors to experience the famed automobile&rsquo;s specifications, coachwork, performance &ndash; and speed!&nbsp; Spectators can see the cars parade with a police escort prior to the races in the 18-mile Duesenberg Cavalcade from the Auburn Cord Duesenberg Museum in Auburn to the Kendallville airport.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &ldquo;The Reunion is the most prestigious event for collectors of these magnificent automobiles and annually attracts thousands of participants and spectators from all across America,&rdquo; Brown said.&nbsp; &ldquo;This is a great opportunity for Interstate Batteries to support one of the iconic brands in American automobile history.&rdquo;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Interstate Batteries is also presenting sponsor for the <strong><em>Special Exposition of Rochester-Duesenbergs</em></strong><em> </em>during The Reunion.&nbsp; A year ago, the Interstate Batteries Special Exhibition featured Mason &amp; Maytag motorcars and was a spectator favorite.&nbsp; The 2010 exhibit spotlights the automobiles powered by the Duesenberg &ldquo;walking beam&rdquo; racing engines fitted in an extraordinary rare passenger car.</p>]]></description>
			 <pubDate>Thu, 15 Jul 2010 19:09:15 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette663-11279235355-ab%20jenkins.jpg" length="7510" type="image/jpeg"/>
		</item>
		<item>
			 <title><![CDATA[A "Cat" takes on "the Dragon" ]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>Deal&rsquo;s Gap, North Carolina&nbsp; USA</p>
<p>April 26, 2010</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; There is a section of state Route 129 straddling the North Carolina and Tennessee border in the Great Smokey Mountains known as the &ldquo;Dragon&rsquo;s Tail&rdquo;. &nbsp;&nbsp;This 11 mile stretch of 2 lane road contains 139 curves that in places, loop back on themselves so quickly that the A pillar of the window sometimes obstructs your view of the road.&nbsp; &nbsp;The southern end terminates at Deal&rsquo;s Gap, NC, a place well known to motorcyclists who have been coming to &lsquo;ride the Dragon&rsquo; for years.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;At the time of our visit, driving our 2002 Jaguar X-type, the entrance to this section of the road was closed from the north due to a large rock slide. &nbsp;This meant we had to come in from the south through Bryson City, NC on route 28, no slouch of a road itself, but a well maintained two lane with lots of banked swooping curves running through the edge of the Smokey Mountains. While this detour made it inconvenient for some trying to travel a direct line north and south on route 129, it cut down considerably on casual traffic that frequently impedes those who were there to take up the challenge of driving this noted section of road.&nbsp; This meant the bikes and cars that came to Deal&rsquo;s Gap on this particular day were there specifically to run the &ldquo;Dragon&rsquo;s Tail&rdquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deals Gap is obviously geared to the motorcycle set.&nbsp; There is a very nice bar and grill, a gift shop where you can get your &ldquo;I survived the Dragon&rdquo; tee shirt, and a small motel that features parking spaces sized for cycles. &nbsp;There are even covered bays especially set up for working on motorcycles.&nbsp; It appears the proprietors want to discourage motor overhauls in the motel bathrooms!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; The focal point in the center of the parking lot was the &ldquo;tree of sacrifice&rsquo;.&nbsp; This large tree was hung with motorcycle parts, fenders, wheels, faring, tanks, chains, handlebars and even a set of crutches, evidently all parts from motor cycles that fell victim to the &lsquo;Dragon&rdquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>There were a few cars; we saw a couple of Mini&rsquo;s, a pumped up Dodge and a small herd of Mustangs.&nbsp; We buckled up and headed out of the parking lot and started up the hill.&nbsp; The road is narrow, but well maintained and lanes are clearly marked, however there are definite warnings to let you know this is no ordinary stretch of road.&nbsp; Barely a quarter mile up the first hill there is the very large sign at the Tennessee line that says &ldquo;Travel at your own risk&rdquo; and makes it clear that medical help is sparse. &nbsp;&nbsp;Some of the 139 curves are marked with arrows but not many.&nbsp; The curves come up so fast you are looking at the next one as you drive through the first.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Our first trip across the 11 miles was messed up by a lumbering van whose driver didn&rsquo;t have enough sense or manners to pull over and not hold up traffic.&nbsp; To combat, we pulled over and gave the van a 5 minute head start...twice.&nbsp; The van finally did stop between mile markers 6 and 7 to talk to the two Tennessee state troopers parked there and this gave us an opportunity to zoom on by, zooming being a relative term since the posted speed limit is 30 mph and actual speed varies greatly, and wind our way up the mountain then down toward Fontana Lake.&nbsp; The road is blocked at the bridge due to the rock slide farther up the road and the state of Tennessee has considerately paved a large area so drivers can turn around and head back to Deal&rsquo;s Gap.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The light rain and cool weather was not too great for a cyclist or for overpowered rear wheel cars, but the Jaguar X-type was not intimidated.&nbsp; Surefooted on wet pavement the curves were highly suitable for the superb handling of the car.&nbsp; It was great fun swinging left, then right, setting up a rhythm that took the curves, dips and banks with aplomb.&nbsp; If the driver is not cautious it can become hypnotic, not a good thing on a two way public road where other drivers may be doing the same thing coming the opposite direction.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Obviously just running the eleven miles once was not enough so we turned around and did it again.&nbsp; After a few passes you begin to really drive the road much more agressively.&nbsp; Intermittent rain continued and dusk was beginning to fall.&nbsp; We had zipped by the Tennessee Staties four times now and thought we might be starting to draw untoward attention.&nbsp; The wild turkey that ran across the road in the twilght convinced us it was getting late and time to leave the &ldquo;Dragon&rdquo; to sleep.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Should you be driving through this breathtakingly scenic area of the Smokey  Mountains, I highly recommended that you take the time to run the Dragon&rsquo;s Tail for a thrilling test of you and your Jaguar&rsquo;s mountain road skill.&nbsp; It is a great demonstration of Jaguars&rsquo; handling ability and just plain fun to boot!&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
			 <pubDate>Thu, 15 Jul 2010 16:59:10 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette632-11279227549-Deals%20gap1.jpg" length="10935" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[My Split Bus VW 1975 ]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>"Marriage Spilt Bus&nbsp;VW"</p>
<p>Technical token:&nbsp;</p>
<p>Model:&nbsp; Kombi</p>
<p>Year:&nbsp; 1975</p>
<p>Motor:&nbsp; 1,600 CC tork</p>
<p>Color:&nbsp; Orange and white</p>
<p>Km:&nbsp; 5,000 km (the motor was rectified)</p>
<p>Nickname:&nbsp; Girl publicity of Clear or Kombi Kasamenteira</p>
<p>Curiosity:&nbsp; Windows safari, suspended double bed and soon will be receiving it I escaped bottom.&nbsp;</p>
<p>Environment of 2005, as dusky was tight for our journeys, the family Rebuli intended to buy a pick-up and a platform for lead the dusky one in the expositions and meetings, ah my wife suggested that we bought a kombinha old of two-party glass, I worshipped the idea and we begin the search.&nbsp; Many kombis visited, a more damaged that another one, a lot vehicles mistreated, specially old more damaged.&nbsp; 6 months afterwards, we find a kombinha that pleased ourselves, she originally was cherry and white, more was now orange and white.&nbsp; Unique in this color in the epoch, already possu&iacute;a a strong motor, 1600 tork, exactly what did we be necessary for be able to haul our fusquinha. <br />To kombi was well original, less color and motor.&nbsp; Again my wife suggested that I carried out a dream, transform his style, in a style of the decade of 1960, a surfing bus vw.&nbsp; It removed the goalkeepers of the parachoques, paint rims of the color of her, white streaks squares, tires I plow 15-195, draperies in the windows, original porter, we change the frontal banks by the of the clio, she I possessed double bed suspen&ccedil;a ("bed of Surfer" project of a famous Australian surfer) comfort for long journeys and finally the special touch. ..parabrisas swivel windows, coming straight of an old iron of the Germany, original seurity, (the best accessory that possess! !!).&nbsp; She stayed irreproachable, gaudy as no another one, in a style "funny car" that soon was detached us events.&nbsp; In him and in the dusky one were installed a system of "camb&atilde;o", that is going to tow the dusky one with the kombi, like this we will participate with the 2 VW in the events.&nbsp; January of 2008, I received a phone call of the publicity native of S&atilde;o Paulo agency O2, commenting that the client of her myself Clear User of cellular telephone technology, desired to use my kombi orange (color of the Clear one), in a commercial one for the South America, I accepted in the act.&nbsp; See the commercial one in the site <a href="http://www.portaldapropaganda.com/comunicacao/2008/02/0036">www.portaldapropaganda.com/comunicacao/2008/02/0036</a> A week afterwards we were led of van and to kombinha of platform for Florian&oacute;polis where in the brink of the beach from Mozambique the commercial one was recorded, (the actor did not obtain to drive to kombi, the conductor in the commercial one I am I even! !).&nbsp; After that, to kombinha alaranjanda was transformed in star, everybody it recognized in the street.&nbsp; During the month of exhibition of the commercial one, I received a new phone call, this time of a fianc&eacute;e that "will want for that will want" use in his marriage to kombinha of the commercial one of the Clear one, ...rs....claro that accepted. ..ai I and my wife we catch fianc&eacute;e (Juliene), we arrive with her in the church, after ceremony we drive the recently married of the church up to reception. ..voc&ecirc;s believe that in this marriage many existed others bride and groom that requested our service? ...ai was born To kombi matchmaking, over 70 marriages carried out and 2009, visits the fotolog <a href="http://www.casamentos.kombi.br.nafoto.net">www.casamentos.kombi.br.nafoto.net</a>.&nbsp; With the success, many invitations more arose and the popularity of the kombinha orange itself signed in expositions, thematic parties, section of pictures and other activities in Curitiba and other cities.&nbsp; Access <a href="http://www.gazetadopovo.com.br/automoveis/conteudo.phtml?tl=1&amp;id=754820&amp;tit=As-1001-utilidades-da-Kombi-alaranjadaKombi-alaranjada">www.gazetadopovo.com.br/automoveis/conteudo.phtml?tl=1&amp;id=754820&amp;tit=As-1001-utilidades-da-Kombi-alaranjadaKombi-alaranjada</a> With the success I became acquaintance, and in conversation with others holders of kombi of Curitiba was born the Kombi Club Curitiba (since 2007)...mais ah is an another one history! !!...acesse <a href="http://www.kombiclubecuritiba.nafoto.net">www.kombiclubecuritiba.nafoto.net</a></p>
<p>It like to thank to each club VW of Curitiba, by the dedication of carry out his meetings and like this foment<br />the old one mobilismo VW here in Curitiba.&nbsp;</p>
<p><a href="mailto:marcorebuli@hotmail.com">marcorebuli@hotmail.com</a></p>
<p><a href="http://www.casamentos.kombi.br.nafoto.net">www.casamentos.kombi.br.nafoto.net</a></p>
<p><a href="http://www.kombiclubecuritiba.nafoto.net">www.kombiclubecuritiba.nafoto.net</a></p>
<p><a href="http://www.rebuli-marco.nafoto.net">www.rebuli-marco.nafoto.net</a></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
			 <pubDate>Thu, 15 Jul 2010 09:32:09 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette585-11279200724-DSC02302.JPG" length="11219" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[SPAITALIA 2010]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p>&nbsp;&nbsp; <strong>На 19 и 20 Юни една от наи - красивите писта за F1 - Spa Francorchamps &ndash; отвори своите врати за деветото издание на срещата SPAITALIA. Събитието затвърди своята заслужена репутация на един от наи &ndash; големите празници на италианските автомобили в Европа. Това се дължи както на приятния коктеил от класически и ултра модерни коли, така и на страстта и професионализма на организаторите. &nbsp;Тази година основната тема бе 100 годишния рожден ден на Alfa Romeo. Юбилея бе отпразнуван достоино от многоброините Алфисти пристигнали от всички краища на Европа. Не липсваха и&nbsp;приятни изненади като осигурените от организаторите изключително редки Алфи между които бе &nbsp;и една&nbsp;от 19 -те произведени TZ2 Zagato. Програмата включваше туристическо рали, конкуpс за елегантност и свободни( и безплатни) обиколки на пистата. &nbsp;&nbsp;Достоино място и внимание бе отделено и на останалите членове на италианското семеиство- &nbsp;&nbsp;Fiat, Lancia, Alfa, Abarth, Ferrari, Lamborghini, Maserati, Iso и De Tomaso . &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</strong></p>
<p><strong>Представителят на организаторите и шеф но отдела Public Relations гн. Pierre Rubens оказа любезно и пълно съдеиствие на нашето списание.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><br />Със своята неповторима атмосфера и ентусиазма както на участниците, така и на организаторите SPAITALIA за девети път успя да дари един истински празник на любителите на италянските марки!<br /></strong></p>]]></description>
			 <pubDate>Thu, 01 Jul 2010 17:43:49 -0400</pubDate><enclosure url="http://www.collectioncar.com/files/sgazette211-11278020623-DSC03273.JPG" length="9540" type="image/jpeg"/>
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			 <title><![CDATA[66/67 Mustang chabadabada...]]></title>
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			 <description><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000; font-size: xx-large;"><strong>66/67 Mustang chabadabada...<br /></strong></span><strong><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Il existe un ph&eacute;nom&egrave;ne myst&eacute;rieux qui chuchote <em>"chabadabada-chabadabada"</em>, qu'on ne peut saisir que dans un seul lieu : Deauville..., ou, &eacute;t&eacute; comme hiver, par beau ou mauvais temps, tous les couples s'aiment et sont &eacute;l&eacute;gants sur <em>"les planches"</em> le long de la plage. <br />Cette m&ecirc;me plage accueille depuis 1966 les incessantes liaisons amoureuses... et gargarise sa m&eacute;moire de tendresse et de volupt&eacute;s &eacute;ph&eacute;m&egrave;res ou intarissables. <br />Car, de ce petit coin de Normandie, rejaillit les effluves suaves d'un amour de cin&eacute;ma devenu mythique, embaumant les ballets des bien-aim&eacute;s d'esth&eacute;tique, d'&eacute;quivoque et de s&eacute;pia&hellip;<br />Des couples sans &acirc;ge, s'y amusent de leur extraterritorialit&eacute; amoureuse et de sensuelles caresses...<br />Ils sont atteints d'une affection quinquag&eacute;naire qui persiste et s'objective par le rituel d&eacute;licat des mains enlac&eacute;es...<br /></span><span style="color: #000000;">Instant d'&eacute;vanescenc</span></span></strong><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><strong>e symbolique, un jeune homme tourne autour de sa dulcin&eacute;e...&nbsp;<br />Il y a 44 ans, Claude Lelouch virevoltait dans le sable avec la m&ecirc;me passion autour de Jean-Louis Trintignant et d'Anouk Aim&eacute;e afin de raconter leur histoire : celle d'un homme et une femme.</strong></span><br />Si nos paradigmes esth&eacute;tiques se nourrissent inconsciemment de notre libido, quoi de plus d&eacute;finitivement beau qu'une courbe ? <br />Que celui qui ne s'est point retourn&eacute; sur la d&eacute;marche ondulante d'une beaut&eacute; bott&eacute;e oscillant du fessier me jette la premi&egrave;re pierre ! <br />Il fut pourtant une &eacute;poque o&ugrave; ar&ecirc;tes vives et lignes tendues exer&ccedil;aient un puissant attrait au point d'inspirer aux designers un futurisme d'&eacute;querre. <br />A la charni&egrave;re des ann&eacute;es '60 et '70, des hommes, comme Marcello Gandini ou Giorgetto Giugiaro r&eacute;invent&egrave;rent ni plus ni moins que la beaut&eacute; automobile. <br />Une beaut&eacute; cun&eacute;iforme dont la brutalit&eacute; formelle exacerbait puissance et vitesse sur fond de miracle &eacute;conomique et de foi positiviste. <br />Souvenez-vous donc, nostalgiques d'aujourd'hui, le futur, c'&eacute;tait hier.<br />En ces temps d'abondances o&ugrave; les courbes de croissance semblaient devoir monter au ciel, la conqu&ecirc;te spatiale nourrissait une foi b&eacute;ate dans la technologie. <br />La voiture du futur s'exposait aux foules mat&eacute;rialistes lors des salons internationaux. <br />Les coulures de chrome et ventre mou avaient v&eacute;cu, les lignes se tendaient un peu plus chaque ann&eacute;e, mais c'est en cette fin d'ann&eacute;e 1966, que Ford marqua un non-&eacute;v&egrave;nement en re-stylisant la Mustang n&eacute;e en 1964...<br />Ce fait ne marquera pas&nbsp;l'av&egrave;nement d'une esth&eacute;tique radicalement futuriste. <br />Pour les si&egrave;cles des si&egrave;cles, Orff implique Carmina Burana..., il n'y a rien de nouveau chez Erich Maria Remarque (il est toujours &agrave; l'ouest)..., Kafka se m&eacute;tamorphose &agrave; l'infini... et Lelouch rime ad-vitam-eternam avec chabadabada et cette quasi m&ecirc;me voiture, dans cette quasi m&ecirc;me version dans la quasi m&ecirc;me configuration... (le film date de 1966, ma Mustang est de 1967) !<br />Ne manquait que la couleur blanche... <br />Ainsi abondent les cr&eacute;ateurs (re-)connus que par une seule et unique &oelig;uvre, et le constat se v&eacute;rifie aussi en automobile. <br />Pas d'AC sans Cobra, de De Tomaso sans Pantera et de&nbsp;Mustang sans <em>"Un homme et une femme, chabadabada"</em>... !<br />D&eacute;finitivement, la Mustang rec&egrave;le et symbolise &agrave; elle seule cette ann&eacute;e-l&agrave;. <br />Et pourtant, elle n'est qu'une &eacute;volution. <br />Objectivement, son design marque d&eacute;j&agrave; l'obsolescence d'une auto un peu trop&nbsp;typ&eacute;e pour &eacute;carter les franchouillards peugeotistes, citro&euml;nistes et/ou renaultistes convaincus de la supr&eacute;matie du litron de pinard sur le&nbsp;Coca-Cola (marque d&eacute;pos&eacute;e)...,&nbsp;pratiquant de ses r&eacute;f&eacute;rences id&eacute;ologiques. <br />La&nbsp;Mustang va cependant b&eacute;n&eacute;ficier d'une s&eacute;rie d'opportunit&eacute;s marketing &agrave; m&ecirc;me de fa&ccedil;onner une l&eacute;gende. <br />L'emploi syst&eacute;matique d'images cin&eacute;matographiques, telles que dans : <em>"Un homme et une femme"</em>, <em>"Bullit"</em> et <em>"Gone in sixties seconds"...,</em> va servir une image pr&eacute;tendument avant-gardiste de baroudeurs d&eacute;jant&eacute;s hors-normes en rupture avec les st&eacute;r&eacute;otypes de l'automobile. <br />Mieux, la publicit&eacute; va jouer &agrave; fond sur le cot&eacute; <em>"Vroum-vroumesque"</em>, qu'&eacute;voquaient vaguement la longueur du capot, les jantes larges et les &eacute;chappements semi-libres. <br />Et tant pis pour le Cx quelconque, la&nbsp;Mustang &eacute;tait d'abord <em>"diff&eacute;rente",</em> un leitmotiv de la propagande Ford. <br />A cela s'ajoutait la b&eacute;n&eacute;diction d'une version cabriolet particuli&egrave;rement r&eacute;ussie puisque priv&eacute;e de tout disgracieux arceau qui enlaidissait bien des baignoires &agrave; l'&eacute;poque. <br />Avec elle, l'amateur d'exotisme pouvait acheter une&nbsp;am&eacute;ricaine sans rouler en char d'assaut.<br />La recette avait fait mouche&nbsp;d&egrave;s 1964, particuli&egrave;rement chez les <em>"re-chercheurs"</em> de libert&eacute;s autorouti&egrave;res d'outre-Atlantique, dynamitant simultan&eacute;ment&nbsp;l'identit&eacute;&nbsp;Ford aux yeux de fondamentalistes convaincus d'appartenir &agrave; une &eacute;lite d&eacute;finitivement &agrave; part. <br />H&eacute;las, la client&egrave;le va vieillir peu &agrave; peu, le r&eacute;seau&nbsp;va se&nbsp;d&eacute;liter et&nbsp;&agrave; la fin des ann&eacute;e '70,&nbsp;la marque va attendre comme Godot&nbsp;un renouvellement via l'abominable <em>"New-Mustang"</em> hyper-raccourcie, pataude et vulgaire..., tandis que de chim&eacute;riques concept-cars vont meubler une actualit&eacute; d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment vide. <br />La fin de la grande &eacute;poque des Muscle-cars&nbsp;ressemble &eacute;trangement &agrave; la fin des r&ecirc;ves d'adolescents...<br />Alors, que s'est-il pass&eacute; chez&nbsp;Ford depuis les embl&eacute;matiques&nbsp;1967/68 ? <br />A vrai dire, quasiment rien, sauf peu de chose, sinon des Mustang&nbsp; de plus en plus lourdes, grandes, pataudes... et apr&egrave;s 1972 il n'y a plus rien eu de transcendantal..., c'est &agrave; pleurer.<br />Pour la premi&egrave;re fois en ces temps changeants, l'automobile avait cess&eacute; d'exalter le progr&egrave;s, la libert&eacute;, le plaisir. <br />A raison sans doute. <br />Vous pouvez donc y&nbsp;arr&ecirc;ter l'histoire et jouir &agrave; l'envi des Mustang entre 64 et 72... et de ses cours &agrave; la hausse.&nbsp;<br />Sauf masochisme refoul&eacute;, je n'&eacute;prouve pour ma part aucune jouissance particuli&egrave;re &agrave; me saigner pour une bo&icirc;te de m&eacute;tal et de plastique qui m'attaque le porte-monnaie jusque dans mon sommeil et dont je ne puis go&ucirc;ter aux performances sans r&eacute;veiller ma haine pathologique du k&eacute;pi.<br />Oui, l'automobile telle que je l'ai r&ecirc;v&eacute;e au si&egrave;cle dernier, appartient sans doute au pass&eacute;. <br />Au rythme o&ugrave; va le moralisme &eacute;colo-hygi&eacute;niste, afficher la silhouette suggestive d'une phallique&nbsp;Mustang va devenir aussi r&eacute;pr&eacute;hensible qu'exhiber un bout de sein devant l'Am&eacute;rique puritaine. <br />Et viendra le jour o&ugrave; l'on mettra &agrave; l'index le moteur &agrave; explosion, tel un licencieux pousse-au-crime, quand la police des m&oelig;urs poursuivra les internautes &eacute;coutant des enregistrements pirates de&nbsp;huit cylindres hurlant &agrave; plus de 6000 tours. <br />Tol&eacute;rance z&eacute;ro pour incitation au gaspillage d'&eacute;nergie non renouvelable ! <br />C'est de ces sombres anticipations dignes du film 2012 (vous savez, le film catastrophe o&ugrave; Sarkol&eacute;on rempile pour cinq ans...) que doivent me venir mes envies brutales d'avoir achet&eacute; une Mustang 1967. <br />Comme une ultime envie d'encorner une gueuse &agrave; l'approche de la phase terminale, je ressens l'irr&eacute;sistible attrait de cette marque fantasque au destin chaotique, mais qui ne laisse jamais de marbre. <br />Car la folle m&eacute;lodie des V8 virtuoses ne cesse d'exciter mes nuits blanches tel un Graal obs&eacute;dant. <br />Le ver est dans le fruit et le virus&nbsp;<em>"Muscle-cars"</em> me lib&egrave;re. <br />G&eacute;niale autant qu'affligeante dans sa qualit&eacute; de construction, la&nbsp;Mustang ne cessait de hanter mes nuits. <br /><em>"Avant la fin du monde, ach&egrave;te-en une..., c'est assez urgent"</em>, me disait une petite voix &agrave; l'oreille... <br />A force de redite l'art, on le sait, s'appauvrit. <br />L'avant-garde prisonni&egrave;re des mus&eacute;es ne remet plus rien en cause, on a couch&eacute; mai '68 sur papier glac&eacute; comme dans une tombe quand Lucien Ginzburg consid&eacute;rait lui-m&ecirc;me l'anthologie <em>"de Gainsbourg &agrave; Gainsbarre"</em> comme son propre sarcophage. <br />Du reste, il faut bien reconna&icirc;tre que le n&eacute;o-classicisme, pour ne pas sacrifier &agrave; la terminologie anglomaniaque du r&eacute;tro-design, s'est impos&eacute;e comme une tendance un peu trop lourde de l'esth&eacute;tique et de la vente automobile.<br />De la r&eacute;surrection de la Lotus Elan par Mazda avec la Miata en 1989, au ph&eacute;nom&egrave;ne de la Nuova Fiat 500, &eacute;lue fer &agrave; repasser de l'ann&eacute;e 2008..., voil&agrave; d&eacute;j&agrave; deux d&eacute;cennies que cela dure. <br />Et l'on a encore battu des records d'anachronisme avec la <em>"nouvelle"</em> Bentley Mulsanne et son pastiche de radiateur en nid d'abeille fa&ccedil;on ann&eacute;es '20, ses yeux exorbit&eacute;s de carrosse ann&eacute;es '30, sa ligne de caisse ondulante tr&egrave;s ann&eacute;es '50 et son nom d&eacute;j&agrave; usit&eacute; dans les ann&eacute;es '80. <br />Sans oublier bien s&ucirc;r l'imm&eacute;morial V8 culbut&eacute; dont les origines remontent au Cr&eacute;tac&eacute; mais que les ing&eacute;nieurs VW parviendront s&ucirc;rement &agrave; faire encore fonctionner lorsqu'on ne trouvera plus gu&egrave;re d'&eacute;nergie fossile que dans les livres d'histoire. <br />Alors, qu'est-ce que les passionn&eacute;s de demain retiendront de l'automobile des ann&eacute;es&nbsp;<em>"Muscle-cars"</em> si l'esth&eacute;tique des automobiles actuelles&nbsp;ne se nourrit que des formes d'hier ?<br />Comble de l'ironie, cette r&eacute;tromania pathologique rec&egrave;le moult contresens historiques. <br />De la Volkswagen originelle, la New Bettle d&eacute;sormais <em>"Old"</em> n'eut ni la modicit&eacute; ni les volumes de vente, r&eacute;duits &agrave; la confidentialit&eacute; une fois l'effet de mode retomb&eacute;. <br />Les mensurations comme le prix de la New Mini tiennent plut&ocirc;t d'une... Maxi. <br />Quant &agrave; la griffe Gordini, tout r&eacute;cemment exhum&eacute;e par Renault lors d'une sauterie aux champs Elys&eacute;es, il ne s'agit que d'un vulgaire faire-valoir adh&eacute;sif pour citadine branchouillarde aussi &eacute;loign&eacute;e de la spartiate caisse &agrave; savon des sixties qu'une DS3 pour p&eacute;tasse en tregging peut l'&ecirc;tre de la DS 21 du notable coiffant le feutre.<br />Les n&eacute;cessit&eacute;s du commerce s'accommodent fort bien, reconnaissons-le, d'une vision superficielle et s&eacute;lective de l'histoire, quitte &agrave; passer sous silence certains <em>"d&eacute;tails"</em> embarrassants. <br />A ce propos, on sera gr&eacute; &agrave; VW de faire (discr&egrave;tement) mention des origines nazies de la b&ecirc;te &agrave; bon Dieu dans son temple d'auto-c&eacute;l&eacute;bration de Wolfsburg. <br />Pour le reste, il y avait relativement peu de chance qu'Alfa Romeo en pleine d&eacute;confiture commerciale nous rappelle au (tr&egrave;s) bon souvenir d'Arna au moment de rebaptiser l'ex-Milano-ex-149. <br />Ou que Citro&euml;n fasse poser la BX &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'une C5 pour ses 90 ans. <br />Cette m&eacute;moire s&eacute;lective a cependant trouv&eacute; ses limites chez Jaguar o&ugrave; le cours du temps semble s'&ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute; aux ann&eacute;es '60 et &agrave; trois ic&ocirc;nes - E-type, Mk II, XJ - autant de mod&egrave;les fondateurs dont on s'est &eacute;vertu&eacute; &agrave;<em> "extraire l'ADN"</em> pour les si&egrave;cles des si&egrave;cles de sorte qu'aucune nouvelle orientation esth&eacute;tique n'a pu percer depuis la sortie de la XJ6, en 1968. <br />D&egrave;s 1972, pourtant, Pininfarina avait imagin&eacute; l'apr&egrave;s-XJ via une int&eacute;ressante &eacute;tude XJ12PF tellement admir&eacute;e du c&ocirc;t&eacute; de Coventry qu'aucune occurrence Google n'en rappelle aujourd'hui le souvenir. <br />Quant &agrave; la XJS, mod&egrave;le de rupture par excellence dont on oublie un peu trop vite le succ&egrave;s, les sp&eacute;cialistes ne veulent y voir qu'une trop oubliable parenth&egrave;se entre la E-type divinis&eacute;e et sa r&eacute;-interpr&eacute;tation n&eacute;o-classique de 1996, la XK8. <br />Las, &agrave; force de pasticher des pastiches, l'on imaginait gu&egrave;re l'habitacle d'une nouvelle Jaguar sans l'indispensable portrait officiel d'Elizabeth II tr&ocirc;nant au beau milieu d'une orgie de cuir cr&eacute;meux et de boiseries rococo. <br />Mais de ces clich&eacute;s ambulants, m&ecirc;me la client&egrave;le la plus conservatrice en a eu la naus&eacute;e. <br />N'en pouvant plus de rappeler la s&eacute;rie II, la derni&egrave;re XJ fut le duplicata de trop, particuli&egrave;rement dans sa variante Daimler d&eacute;goulinante de chromes.<br />Bien, finalement Jaguar a chang&eacute; de style..., mais ce qui en est sorti est pire, un gros tas identique &agrave; bien d'autres gros tas..., aucun esth&eacute;tisme, aucune innovation stylistique... <br />Il faut donc rendre gr&acirc;ce&nbsp;&agrave; Ford&nbsp;d'avoir rompu ce cercle vicieux avec la Mustang derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration, premi&egrave;re&nbsp;Mustang <em>"moderniste"</em> depuis&nbsp;1972... mais dont l'habitacle contemporain &eacute;voque d'avantage un ensemble hi-fi Bang &amp; Olufsen qu'un jukebox...<br />Gare &agrave; ceux qui s'&eacute;garent des formes trop universellement reconnues. <br />J'en arrive presque &agrave; consid&eacute;rer&nbsp;la Mustang 1967&nbsp;comme une audace incomprise, c'est dire...<br />Le 17 avril 1964 est une date m&eacute;morable : ce jour l&agrave;, Ford, second constructeur mondial, pr&eacute;sente &agrave; la foire mondiale de New York sa Mustang. <br />Ford a invent&eacute; l'automobile pour les jeunes am&eacute;ricains, en rupture avec les grosses berlines paresseuses. <br />Le concept de <em>"Pony-car"</em> est n&eacute; : une voiture de <em>"petite taille",</em> basse... et dont l'habitacle est recul&eacute; pour laisser place &agrave; un long capot et un profil &eacute;lanc&eacute;. <br />Pourtant, la Ford Mustang est con&ccedil;ue initialement comme un roadster bi-place, &agrave; travers un concept car pr&eacute;sent&eacute; en 1962 au salon de Gen&egrave;ve. <br />Mais Lee Iacocca, designer en chef tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; de Henry Ford II, d&eacute;cide de remanier le projet pour en faire une quatre places et toucher une plus large client&egrave;le. <br />Le succ&egrave;s est imm&eacute;diat, la Mustang qui devait &ecirc;tre construite &agrave; 100.000 exemplaires, sera finalement produite &agrave; 700.000 unit&eacute;s pour le premier mill&eacute;sime, entre avril 1964 et ao&ucirc;t 1965 ! <br />Mon mod&egrave;le de 1967 est la premi&egrave;re version retouch&eacute;e de la Mustang premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration... et sera produite de 1967 &agrave; 1969. <br />Coup&eacute; classique comme la </span><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Mustang originale, par opposition au <em>"Fast Back"</em> propos&eacute; dans la gamme depuis 1965, cette version 289 de 1967 se <em>"virilise"</em> dans ses lignes et dans ses moteurs. <br />C'est d'ailleurs de cette &eacute;volution, en version fastback, que la Mustang 2005</span> semble la plus inspir&eacute;e. <br />Les faces avant et arri&egrave;re sont les principales modifications pour 1967 mais le dessin reste assez proche de l'original, tout en ajoutant une touche d'agressivit&eacute; suppl&eacute;mentaire. <br />La calandre avant est plus pro&eacute;minente, elle se d&eacute;tache des phares et ajoute un peu de longueur au capot. <br />A l'arri&egrave;re, la poupe creus&eacute;e et les triples feux vont faire date. <br />On note aussi les entr&eacute;es d'air factices appos&eacute;es sur les ailes arri&egrave;res, mais que l'on pouvait faire supprimer en option. <br />Plus longue de quelques centim&egrave;tres pour atteindre 4,66 m au total, plus large de 10 cm avec 1,80 m, mieux pos&eacute;e sur des voies &eacute;largies, la Mustang se d&eacute;marque &eacute;galement &agrave; l'&eacute;poque par une longue liste d'options ainsi qu'un prix de vente tr&egrave;s attractif en regard des performances propos&eacute;es. <br />Cette Mustang est une quadra en pleine fleur de l'&acirc;ge, encore bien d&eacute;cid&eacute;e &agrave; donner du plaisir. <br />Plaisir visuel tout d'abord, car sa ligne embl&eacute;matique accroche toujours autant le regard des passants. <br />Comme &agrave; sa sortie, on se retourne sur elle, comme sur une star de cin&eacute;ma qui a travers&eacute; les &eacute;poques et les modes sans rien perdre de son charme naturel. </span><span style="font-size: small;"><br />La pr&eacute;sentation int&eacute;rieure est celle des belles am&eacute;ricaines, avec du similicuir, des chromes et des rappels de teinte de carrosserie, mais la finition trahit les efforts faits sur le prix. <br />Enfin rien de bien m&eacute;chant, surtout qu'une Ferrari n'offrait gu&egrave;re mieux &agrave; l'&eacute;poque et co&ucirc;tait pourtant bien plus cher ! <br />Au-dessus de la colonne de direction, le compte-tours et le compteur de vitesse sont incrust&eacute;s dans une planche de bord d&eacute;licieusement <em>"r&eacute;tro"</em>. <br />Cet habitacle transporte dans une autre &eacute;poque, et le voyage ne manque pas de d&eacute;payser. <br />Assis bas, on survole la route avec ce long capot qui s'&eacute;tale vers l'horizon. <br />Incrust&eacute;s dans le bossage du capot, des r&eacute;p&eacute;titeurs de clignotants sont le genre de d&eacute;tail qui amuse et surtout participe au charme de rouler dans une telle voiture. <br />Si la Mustang incarnait &agrave; l'&eacute;poque la vitesse et la comp&eacute;tition, je me contente pour&nbsp;ma part de promener ma belle en me d&eacute;lectant des gargarismes <em>"camionesques"</em> de son V8. </span><span style="font-size: small;">Ce V8 justement, parlons-en. <br />La Mustang 289 ci (rapport &agrave; la cylindr&eacute;e unitaire en<em> "cubic inches"</em> du V8) se positionne en milieu de gamme, au-dessus des versions d'attaque &eacute;quip&eacute;es du 6 cylindres en ligne 2.8L de 115 ch et 120 ch. <br />Ce V8 289 va repr&eacute;senter le gros des ventes. <br />Le V8 4L7 &agrave; carburateur 4 corps Autolite 4100 d&eacute;veloppe donc pour sa part 228 ch SAE &agrave; 4800 tr/mn. <br />On trouve aussi au-dessus la version 289 "HP", qui n'a ici rien &agrave; voir avec 289 <em>"Horse Power"</em> ! <br />En effet, une option HP pour <em>"Hi-Power"</em>, correspondant au code moteur "K", permettait de faire grimper la puissance du V8 289 ci &agrave; 271 ch SAE &agrave; 6000 tr/mn. <br />Ces versions sont rarissimes au mill&eacute;sime '67, moins de 500 ont &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;es. <br />Enfin, en haut de gamme, le gros V8 390 ci de 320 ch SAE fait son apparition en 1967. <br />Il faut savoir aussi qu'avant 1971, la norme SAE (pour <em>Society of Automotive Engineers</em>) utilis&eacute;e aux USA exprime la puissance <em>"brute"</em> du moteur, c&rsquo;est &agrave; dire en sortie de vilebrequin et donc d&eacute;muni de tous ses <em>"p&eacute;riph&eacute;riques"</em> : transmission, roues, alternateur, ventilateur de refroidissement, silencieux d&rsquo;&eacute;chappement, etc. <br />&Eacute;videmment flatteuse pour le marketing, cette norme masque aux clients que les chiffres annonc&eacute;s sont souvent tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;s de la r&eacute;alit&eacute;, jusqu'&agrave; 25% de moins pour certains moteurs ! <br />Cet honn&ecirc;te 8 cylindres en V tout en fonte &agrave; arbre &agrave; cames lat&eacute;ral est accoupl&eacute; sur&nbsp;ce mod&egrave;le &agrave; une transmission automatique <em>"Cruise O-Matic"</em> &agrave; 3 rapports. <br /><br />Flash back dans les <em>"sixties",</em> j'emprunte les petites routes, plut&ocirc;t que les <em>"highways".</em> <br />Je r&egrave;gle le tuneur sur radio Nostalgie, &ccedil;a y est, c'est parti ! <br />Le temps de faire chauffer la m&eacute;canique, je profite des 40 Mkg de couple, l'oreille captiv&eacute;e par les glougloutements &eacute;vocateurs du V8. <br />Quelques occasions pour pousser un peu le moteur et faire ronfler le double &eacute;chappement en inox me permettent de cerner &agrave; la fois le poids de l'auto et la puissance qui l'anime. <br />En effet, c&ocirc;t&eacute; performances, le moteur n'aime pas sp&eacute;cialement les tours et malgr&eacute; une sonorit&eacute; merveilleuse, il convient de prendre un certain recul face &agrave; cette quadrag&eacute;naire qui est aux antipodes de ce qu'on attend d'une voiture de sport moderne. <br />Malgr&eacute; tout, m&ecirc;me si tous les chevaux ne sont pas l&agrave; (on peut supposer que le moteur en fournit r&eacute;ellement 200), avec peu d'efforts on peut tutoyer pr&egrave;s de 190 km/h en pointe. <br />Il y a pr&egrave;s de 40 ans, lorsque la vitesse &eacute;tait libre et qu'on risquait moins son permis que sa vie sur les routes, c'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; bien plus que la majorit&eacute; des voitures de s&eacute;rie ! <br />Bien qu'elle se fasse accrocher par la premi&egrave;re petite GTI venue et qui n'aurait pas le respect d&ucirc; &agrave;&nbsp;cette Mustang, reprises et acc&eacute;l&eacute;rations se montrent assez satisfaisantes (moins de 10 secondes pour passer de 0 &agrave; 100). <br />La Ford Mustang s'imposait &agrave; l'&eacute;poque alors comme une voiture performante et abordable, une base id&eacute;ale pour les amateurs de course automobile. <br />Petite pause, il est d&eacute;j&agrave; temps de refaire le plein ! <br />C'est que le r&eacute;servoir n'est pas &eacute;norme (65L) et la jauge impr&eacute;cise ne m'incite pas &agrave; risquer de continuer sur la r&eacute;serve. <br />En cons&eacute;quence, l'autonomie se montre plut&ocirc;t r&eacute;duite en raison d'une consommation moyenne qui tourne et ne descend pas, sous les&nbsp;15 L/100 Km. <br />Un bidon d'additif plus tard, pour ne pas encrasser le gros carbu, et&nbsp;me revoil&agrave; pr&ecirc;t &agrave; reprendre&nbsp;ma balade.</span><span style="font-size: small;"><br />La plupart des &eacute;l&eacute;ments de ch&acirc;ssis de la Ford Mustang sont h&eacute;rit&eacute;s des Ford Falcon et Fairlane. <br />Une suspension avant ind&eacute;pendante par ressorts h&eacute;lico&iuml;daux et un antique essieu rigide &agrave; l'arri&egrave;re contr&ocirc;l&eacute; par une paire de ressorts &agrave; lames, d&eacute;j&agrave; bien d&eacute;mod&eacute;s dans les ann&eacute;es '60, sont donc charg&eacute;s de maintenir le cap de cette authentique am&eacute;ricaine, accroch&eacute;e au bitume tant bien que mal via 4 roues de 17 pouces et non de 14 ou 15 sur les originales.... <br />Sur petite route, la direction &agrave; billes (moins d&eacute;multipli&eacute;e &agrave; partir de '67) non assist&eacute;e se montre assez impr&eacute;cise, tandis que le premier gros freinage apr&egrave;s une forte acc&eacute;l&eacute;ration me lance des sueurs froides ! <br />Diable, il y a pourtant des freins &agrave; disque &agrave; l'avant mais il vaut mieux anticiper au maximum ! <br />Les commandes sont fermes... et encore...,&nbsp;je dispose de la bo&icirc;te automatique qui &eacute;vite d'avoir &agrave; me muscler le mollet gauche sur la p&eacute;dale d'embrayage. <br />Petit transfert de masses avec un gauche droite &agrave; bonne allure, la caisse tangue gentiment. <br />Aie, le poids des ans est finalement plus cruel qu'il n'y parait et&nbsp;ma l&eacute;gende roulante a bien du mal &agrave; afficher le caract&egrave;re sportif tant vant&eacute; autrefois. <br />Enfin, disons qu'elle demande l'art et la mani&egrave;re. <br />Sous la pluie, un d&eacute;rapage impr&eacute;vu peut vite arriver... et vu la trop grande d&eacute;multiplication de la direction, le contre-braquage n'est pas des plus ais&eacute;s ! <br />Si d&eacute;j&agrave; une Porsche 911 de 1967 exige un certain talent de pilote pour &ecirc;tre men&eacute;e vite, que dire de la Mustang... <br />D&egrave;s que je&nbsp;la bouscule un peu, l'essieu arri&egrave;re redonne au cheval sauvage tout son sens ! <br />Et les fans de la Mustang n'auraient pourtant avou&eacute; que sous la torture qu'au plan dynamique il y avait quand m&ecirc;me &agrave; redire. <br />Les nombreuses victoires de la Mustang en sport automobile (notamment au Tour de France Auto), tendent pourtant &agrave; leur donner raison. <br />D'ailleurs, pour les vrais amateurs de conduite sportive, Ford proposait avec le V8 289 HP un <em>"comp&eacute;tition handling package"</em>, option tr&egrave;s rare et tr&egrave;s ch&egrave;re, associ&eacute;e &agrave; l'option <em>"GT equipment group"</em> et comprenant des freins &agrave; disques (mais freinage non assist&eacute;), des ressorts plus raides, des amortisseurs r&eacute;glables, une direction plus directe, une barre stabilisatrice de plus gros diam&egrave;tre et un diff&eacute;rentiel &agrave; glissement limit&eacute; en plus de quelques &eacute;l&eacute;ments stylistiques propres. <br />Ainsi dot&eacute;e, la Mustang pouvait revendiquer une tenue route plus en accord avec la puissance de son V8 <em>"Hi-Power".</em> <br />L'option GT, ch&egrave;re et inutile pour beaucoup d'acheteurs am&eacute;ricains, &eacute;tait en revanche tr&egrave;s demand&eacute;e en France... et c'est tout bonheur que ma Mustang en a &eacute;t&eacute; &eacute;quip&eacute;e. <br />Loin de pousser&nbsp;mon exemplaire dans ses derniers retranchements gr&acirc;ce &agrave; cette <em>"s&eacute;curisation",</em>&nbsp;je maintiens un rythme de croisi&egrave;re bucolique, toutes vitres ouvertes et coude &agrave; la porti&egrave;re pour savourer les odeurs de la campagne d'&eacute;t&eacute;&nbsp;et les vocif&eacute;rations du V8 &agrave; bord de ce morceau d'Am&eacute;rique. <br />Voiture pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e des stars et vedettes du show-biz, mais aussi des pilotes et des <em>"snobs",</em> sacralis&eacute;e en France sur grand &eacute;cran en 1966 dans le film <em>Un homme et une femme</em> avec Jean Louis Trintignant mais aussi et surtout en 1969 avec Steve McQueen dans <em>Bullit</em>, la Ford Mustang est aujourd'hui encore une idole qui fait r&ecirc;ver, les jeunes et les moins jeunes. <br />Pour le prix de six Citro&euml;n 2CV de l'&eacute;poque, soit environ 30.000 FF, on acc&eacute;dait au r&ecirc;ve am&eacute;ricain par excellence. <br />On l'ach&egrave;te toujours pour le plaisir de la regarder et de s'&eacute;merveiller devant ses d&eacute;tails stylistiques &agrave; l'exotisme am&eacute;ricain si r&eacute;tro, tout autant que pour la sonorit&eacute; visc&eacute;ralement prenante de son V8. <br />Malgr&eacute; sa tr&egrave;s grande diffusion, la Ford Mustang est devenue aujourd'hui un plaisir de connaisseurs et passionn&eacute;s qui ont r&eacute;ussis &agrave; sauver quelques exemplaires de l'h&eacute;catombe de la route et de la course. <br />Sur les 2000 exemplaires environ de Mustang 1 import&eacute;s entre 1964 et 1969, les survivantes sont finalement peu nombreuses. <br />La cote s'en ressent, puisque pour un beau mod&egrave;le de Mustang 289<em> "standard",</em> il faudra compter entre 15 et 20.000 euros, tandis qu'avec quelques options, les prix montent rapidement au del&agrave; de 30.000 euros. <br />Il existe deux solutions pour vous : acheter un mod&egrave;le en &eacute;tat... ou vous lancer dans une restauration plus ou moins compl&egrave;te si vos talents vous le permettent... <br />Quel que soit votre choix, sachez qu'une Mustang &eacute;quip&eacute;e du V8 289 comme celle pr&eacute;sent&eacute;e&nbsp;ici, est largement pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; une version 6 cylindres, an&eacute;mique et pas vraiment plus sobre. <br />V&eacute;rifiez imp&eacute;rativement, les passages de roue avant et bas d'ailes avant, points de corrosion fr&eacute;quents, ainsi que la jonction du sommet des ailes avant et le coffre, sous la moquette, les longerons et la traverse sous le radiateur. <br />Un autre point important est la grille d'a&eacute;ration plac&eacute;e entre le capot et le pare-brise : vous devez vous assurer que les chemin&eacute;es d'&eacute;vacuation d'eau ne sont pas bouch&eacute;es. <br />Les moteurs qui ont &eacute;quip&eacute; la Mustang sont de r&eacute;putation tr&egrave;s solides. <br />Ainsi, avec le V8 289ci on peut parfaitement parcourir 300.000 kilom&egrave;tres sans conna&icirc;tre de gros probl&egrave;mes. <br />Inspectez le syst&egrave;me de refroidissement qui doit &ecirc;tre en parfait &eacute;tat car la Mustang dispose d'un carter d'huile de faible contenance (4,5 litres), pour des cylindr&eacute;es &eacute;normes (de 4,7 &agrave; 7 Litres pour les V8), d'o&ugrave; des probl&egrave;mes &eacute;vidents de lubrification et donc de chauffe. <br />La pr&eacute;sence de cliquetis moteur trahira une usure prononc&eacute;e des poussoirs ou de l'arbre &agrave; cames. <br />La patience, la pers&eacute;v&eacute;rance, et les conseils de connaisseurs sont les clefs de la r&eacute;ussite de votre achat. <br />Car en ce qui concerne l'entretien courant, il n'est pas des plus prohibitifs ni des plus exigeants. <br />Les pi&egrave;ces d'usure ne co&ucirc;tent pas plus cher que sur une voiture moderne. <br />Finalement, le plus important sera de faire rouler le plus r&eacute;guli&egrave;rement possible votre Mustang, ce qui n'est pas le plus d&eacute;sagr&eacute;able ! <br />Quadrag&eacute;naire mythique et adul&eacute;e, la Ford Mustang fait partie des ic&ocirc;nes automobiles incontournables. <br />Un morceau d'Histoire et une machine pour retourner voyager dans l'Am&eacute;rique des ann&eacute;es Rock'n Roll. <br />Abordable en prix, comme &agrave; ses d&eacute;buts, elle vous offre des sensations d'un autre temps, aux antipodes des sportives actuelles. <br />D'ailleurs, pour le sport, &ccedil;a fait un moment qu'elle a raccroch&eacute; et sauf &agrave; courir en VHC, elle vous donnera tout autant de plaisir &agrave; fl&acirc;ner au rythme du c&oelig;ur battant de son gros V8.<br /><br /></span><span style="font-size: small;"><strong><em>"Un homme et une femme"</em> est une histoire simple...</strong> <br />Un homme, Jean-Louis Duroc, coureur automobile ayant perdu sa femme quelques ann&eacute;es auparavant, rencontre &agrave; Deauville Anne Gauthier, script-girl, &eacute;galement veuve d'un mari fascinant. <br />Apr&egrave;s avoir parl&eacute; de leurs amours perdues et de leurs enfants, ils s'aiment. <br />Malheureusement, le pass&eacute; peu enclin &agrave; pr&eacute;server l'avenir de son amertume... persiste &agrave; troubler cette romance. <br />C'est avec un sc&eacute;nario aussi &eacute;pur&eacute;, que Claude Lelouch a r&eacute;ussi &agrave; faire d'un long m&eacute;trage un mythe. <br />Avec un budget limit&eacute;, une dizaine de techniciens, une presse r&eacute;calcitrante, des cam&eacute;ras bruyantes pos&eacute;es sur l'&eacute;paule, quatre semaines de tournage, 3.500 plans, etc., les qualit&eacute;s du film, sa singularit&eacute; ont d&ucirc; &ecirc;tre arrach&eacute;es ailleurs, dans l'imaginaire et l'authenticit&eacute; des sentiments. <br />Mais de ces contraintes, le r&eacute;alisateur a su tirer l'avantage, plus ou moins volontairement. <br />L'envo&ucirc;tement esth&eacute;tique, par exemple, provoqu&eacute; par l'alternance des ext&eacute;rieurs film&eacute;s en couleur et des int&eacute;rieurs film&eacute;s en noir et blanc a pour cause un manque de moyens. <br />Progressivement, le tournage est devenu une histoire dans l'histoire qui ne devra rien ni &agrave; la technique ni au budget mais bien plus &agrave; la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des participants. <br />Comme le notera Lelouch en 1966 : <em>"Le tournage de ce film lui aussi est une histoire de gens qui s'aiment. Et je sais que cela se verra sur l'&eacute;cran"...</em> <br />Sans parler de la complicit&eacute; du ciel de Deauville qui a su fraternellement offrir la diversit&eacute; de ses couleurs et de ses lumi&egrave;res.<br /><span style="color: #000000;">Le film devra &eacute;videmment beaucoup &agrave; ses deux acteurs, Anouk Aim&eacute;e, sublime, &eacute;nigmatique, envo&ucirc;tante... et Jean-Louis Trintignant, &eacute;l&eacute;gant, touchant, impliqu&eacute;. <br />Une histoire d'amour &agrave; la fois simple et singuli&egrave;re ne pouvait faire l'impasse sur ses repr&eacute;sentants. <br />Claude Lelouch a &eacute;crit le sc&eacute;nario en pensant &agrave; Trintignant. <br />Pour le r&ocirc;le d'Anne, il &eacute;voqua </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Romy Schneider</span><span style="font-size: small;">, puis </span><span style="font-size: small;">Annie Girardot</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"> apr&egrave;s un diff&eacute;rend avec Anouk Aim&eacute;e (elle refusait de tourner la sc&egrave;ne sur le bateau). <br />Rapidement, le tournage annon&ccedil;a une entente loin de toutes les esp&eacute;rances et l'harmonie que r&eacute;v&eacute;la ce couple a engendr&eacute; le mythe. <br />Le film, attach&eacute; &agrave; l'humain, traite de deux th&egrave;mes fondamentaux : <em>l'amour et la mort</em>. <br />Coureur automobile, Jean-Louis Duroc conduit une Mustang qui brise les distances et encha&icirc;ne les allers-retours entre Paris et Deauville. <br />D&eacute;cid&eacute; &agrave; vivre pleinement, il est apte &agrave; s'investir dans le futur malgr&eacute; le tragique d&eacute;c&egrave;s de sa femme. <br />Anne est le symbole m&ecirc;me d'un pass&eacute; persistant. <br />Riv&eacute;e &agrave; l'image englobante de son d&eacute;funt mari, inconsolable, elle restera riv&eacute;e &agrave; ses souvenirs &eacute;touffants. <br />Malgr&eacute; cette dichotomie face au r&eacute;el, ils s'aiment pour une raison simple : ils parlent le m&ecirc;me langage, celui de la mort et du deuil.</span> <br /><span style="font-size: small;">L'histoire dans l'histoire est aussi technique. <br />Les deux acteurs ne connaissent que le matin le contenu du sc&eacute;nario. <br />Quant aux dialogues, Lelouch n'en donne que des fragments afin de pr&eacute;server la spontan&eacute;it&eacute; de l'improvisation. <br />Chaque plan conna&icirc;t ses &eacute;v&eacute;nements, rien n'est jamais fig&eacute;. <br />D&eacute;cid&eacute; &agrave; tourner une course de voitures, malgr&eacute; la contrainte financi&egrave;re, il accepte la proposition du jeune patron de Ford de participer effectivement au rallye de Monte-Carlo. <br />Assis &agrave; l'arri&egrave;re de la Mustang blanche, arm&eacute; d'une cam&eacute;ra 16 mm, il filmera la totalit&eacute; de la course avec Jean-Louis Trintignant au volant. <br /><span style="color: #000000;">Enfin, il y a la complicit&eacute; imm&eacute;diate avec son futur ami </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Francis Lai</span><span style="font-size: small;"> qui aboutira &agrave; la gen&egrave;se de la musique du film. Des m&eacute;lodies et des voix (celle de </span><span style="font-size: small;">Nicole Croisille</span></span><span style="font-size: small;">) qui tout autant que les images participeront &agrave; l'&eacute;motion et au charme de ce film. <br />En 1986, sort dans les salles la </span><span style="font-size: small;">suite inattendue</span><span style="font-size: small;"> d'un homme et une femme. <br />&Eacute;tait-il possible d'imaginer une fin &agrave; une histoire qui reposait sur l'absence de d&eacute;nouement ? <br />Serait-elle &agrave; la hauteur de son a&icirc;n&eacute;e ? <br />La r&eacute;ponse fut &eacute;videmment n&eacute;gative. <br />Lelouch lui-m&ecirc;me reconnaissait avec le recul, les raisons objectives d'une suite improbable. <br />Il en retenait une, frappante : les conditions de tournage. <br /><em>Un homme et une femme</em> est un pur produit d'un contexte contingent, de la sensibilit&eacute;, de l'imagination, de l'improvisation, de la pr&eacute;carit&eacute; technique et financi&egrave;re, de l'&eacute;quivoque et de la simplicit&eacute;. <br />Au contraire, <em>Vingt ans d&eacute;j&agrave;</em> fut r&eacute;alis&eacute; dans le confort d'une profusion technologique et d'un budget colossal. <br />Or, comme l'a not&eacute; Claude Lelouch : <em>"Toute la technologie bouffe l'humain. Et ce que pr&eacute;f&egrave;re le public dans un film c'est l'humain, les yeux d'un homme et d'une femme"...</em> <br />Loin pourtant de bouder le film, il a su en capter la sc&egrave;ne la plus sinc&egrave;re, comme un hommage &agrave; son a&icirc;n&eacute; : celle des retrouvailles, au restaurant, d'Anouk Aim&eacute;e et de Jean-Louis Trintignant. <br /></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Il avouera d'ailleurs : <em>"Si j'avais &eacute;t&eacute; producteur de ce film, j'aurais &eacute;crit un dialogue d'une heure et demie &agrave; table, au restaurant"...</em> <br />A la tomb&eacute;e de la nuit, un jeune couple persiste sur le sable de Deauville. <br /></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Il court &agrave; la rencontre d'une mer lointaine trahie par le bruissement des vagues. <br /></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">De retour sur les planches, l'homme tente maladroitement d'avouer son amour &agrave; sa bien-aim&eacute;e. <br /></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Passant devant une plaque o&ugrave; est inscrit <em>"rue Claude Lelouch"</em>, il entend une voix douce et sensuelle lui susurrer ces mots tendres : </s